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Eglise du Saint-Sacrement à Liège - Page 69

  • Liège: à propos de la fête de saint Lambert et du jubilé épiscopal

    LE CHRIST EN NOS PASTEURS

    ET LA VERTU D’OBÉISSANCE

    08b St Lambert.jpg Le 3juin 2011 a marqué pour Liège le 10eme anniversaire de l'installation de son 91e évêque, Mgr Aloys Jousten, dont le jubilé épiscopal fut célébré à la cathédrale Saint-Paul le samedi 17 septembre, en la fête de saint Lambert, patron de la cité et du diocèse. Une belle occasion de méditer sur le thème qu'un de nos amis développe ci-après:

    Comme chaque année, au mois de septembre, nous avons fêté dans la joie saint Lambert, patron du diocèse et de la ville de Liège et chanté sa messe solennelle à l’église du Saint-Sacrement (Liège) comme à l’église Saint-Lambert(Verviers) : selon la forme extraordinaire du rite romain et en grégorien « more leodiense ».

     Nous connaissons la vie de notre Saint par la relation qu'en a laissée sur le vif un de ses contemporains, puis d’autres après lui ; l’existence même de Liège, née de la présence de son corps qui y repose aujourd’hui encore, lui rend au surplus un pertinent témoignage. Bien campé dans l’histoire – ce qui importe ici, nous le verrons – il est aussi pour nous plus qu’un personnage historique.

    Car saint Lambert est évêque, autrement dit « pontife ». Et pontife veut dire : celui qui fait un pont. Le pont entre Dieu et nous.

     Or saint Paul dit bien qu’il n’y a qu’un seul pontife, Jésus-Christ. Saint Lambert, c’est donc notre Jésus-Christ. Il est par participation notre Jésus, Dieu-fait-homme, dont la vie a commencé au Oui de la Vierge Marie, il y a un peu plus de deux mille ans ; lui dont la vie aussi a été de « faire la volonté du Père », en se rendant « obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix ».

     

     L’Église est le Corps du Christ. Corps mystique du Christ, l’Église est physique, on peut la toucher. Elle n’existe d’ailleurs que par le toucher physique qui de proche en proche nous relie à Jésus, Dieu-fait-homme.

    Saint Lambert est pontife parce que saint Théodard lui a imposé les mains : saint Théodard, parce que saint Remacle ; saint Remacle, parce que saint Amand, et ainsi de suite, de mains en mains, par contact physique, jusqu’à l’un des Douze, touchés de Jésus-Christ.

     « Qui vous écoute, m’écoute ».La crédibilité de l’Église tient en cette parole, fondement aussi de la distinction entre l’Église enseignée et l’Église enseignante. Il n’est, qui autorise à s’en prévaloir, qu’une succession apostolique ininterrompue et physique, en communion avec le siège de Pierre, d’évêque en évêque. « Nul ne s’attribue lui-même cette charge ».

    L’Église n’est pas auto-proclamée comme sont tous ceux qui courent sans avoir été envoyés. Dans l’Église, et dans l’Église seule, le mandat du Christ est palpable, traçable, contrôlable, de mains en mains.

    Remarquons bien que si une paire de mains sales se glisse dans la série, Jésus passe par elles tout autant que par les propres. De façon moins lumineuse, oui, mais tout autant : ce n’est pas la vertu de l’ homme qui donne le Christ, c’est le Christ qui se donne par l’homme. Il est le trésor porté dans des « vases d’argile », comme dit saint Paul.

    Le Christ s’est donné à nous par Henri de Gueldre, évêque scandaleux du treizième siècle, sans qu’on le voie briller en lui. C’est le même Christ, le même trésor, quel que soit le vase. Quelle que soit la vase…

    Nous ne vénérons pas nos pasteurs pour l’argile dont ils sont faits, nous les vénérons pour ce qu’ils portent, le trésor : le Christ. Le vase est précieux par ce qu’il contient.

    Si l’on rejette le vase parce qu’il est vaseux, on rejette en même temps le contenu précieux. Ce contenu précieux, le Christ, qui, lui, n’a pas refusé de se laisser porter dans ce vase vaseux. Quelle leçon pour nous qui faisons les difficiles !

    Nous pouvons aimer l’Église de tout cœur, car elle est sainte. Toute argileuse sans doute, elle est sainte. Que l’homme ne s’en attribue pas la sainteté, lui qui barbouille son trésor lumineux d’une grasse couche d’argile ! Qu’il se laisse plutôt rendre transparent à sa lumière, comme le fit saint Lambert.

    Que l’homme n’en nie pas non plus la sainteté, lui qui a tant besoin de lumière. Qu’il accepte plutôt qu’elle lui soit donnée dans ces vases d’argile, pétris de la même pâte que lui. Il n’est pas juste que l’argile fasse reproche à l’argile. "Ôte d’abord la poutre…"

     

    Qu’il importe de prononcer le "Oui" de notre obéissance ! Par motif surnaturel de foi, d’espérance et de charité.

    De foi en cette parole « Qui vous écoute m’écoute » ; d’espérance en cette autre : »Voici que je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » ; de charité enfin, et surtout, car l’amour de Dieu consiste à embrasser toutes ses voies : »J’aime le Père, et selon que m’en a donné ordre le Père, c’est ainsi que j’agis. »

    « Dieu, personne ne l’a jamais vu : le Fils unique, qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a manifesté ». De la façon qu’il a voulue, selon les moyens qu’il a voulus.

    Nous ne pouvons connaître le Père, et sa volonté, que par le Fils ; nous ne pouvons agir selon la volonté du Père qu’en nous conformant à la parole de son Fils : en écoutant ceux qu’il nous a dit d’écouter.

    Suivre le Bon Pasteur, c’est suivre les pasteurs qu’il a institués et fait instituer.

    Parce qu’elle s’adresse au Christ, cette obéissance par motif surnaturel de foi, d’espérance et de charité  comporte en soi l’antidote à toute dérive où peuvent se laisser entraîner ces pasteurs, qui, bien qu’assis « sur la chaire » du nouveau « Moïse », restent néanmoins des vases d’argile : elle a pour pierre de touche la Révélation contenue dans l’ Écriture etla Tradition.

    En tout état de cause cependant, quand, à Antioche, Paul « résiste en face » à Pierre « parce qu’il était répréhensible » et qu’il « ne marchait pas droit selon la vérité de l’Évangile », ce n’est pas pour se soustraire à sa juridiction, mais bien au contraire pour y faire appel. Il réclame le jugement de Pierre, qui, selon le beau mot de saint Grégoire « se rangea à s’accorder à son frère inférieur, de sorte que là encore il marchait en tête : dans la mesure où lui qui était le premier au sommet de l’apostolat, fut premier aussi en humilité » (In Ezech. I. II, Hom. VI, § 9.)

    Ainsi se règlent à la gloire de Dieu et pour une plus grande sainteté de ses enfants les différends qui peuvent surgir entre ceux dont le cœur n’a d’autre attache que le Christ Vérité. Rien de bon ne se fait dans l’Église que par l’obéissance respectueuse de l’unité. L’unité du diocèse, c’est l’évêque. L’unité des évêques, c’est le successeur de Pierre, l’unité de tous, c’est le Oui au Père, par le Christ Vérité, en conformité à l’action du Saint-Esprit.

     

     Par le Oui de Notre-Dame, Dieu s’est fait homme.

    Puissance de l’obéissance à la volonté du Père ! Jésus fut dans le corps de Notre-Dame ; il fut dans ses bras, dans sa maison ; sur les chemins d’une terre que des pieds foulent encore aujourd’hui ; surla Croix.« Femme, voici ton fils ».

    Jésus n’est dès lors plus seulement lui, Jésus, mais saint Jean, et les autres. Pas seulement eux, mais ceux qu’ils ont lavés dans le sang de l’Agneau, de proche en proche, par contact physique ininterrompu.

    Tous nous avons été baptisés, par tel qui a été baptisé, et ainsi de suite, sans une seule déchirure, par contact physique ininterrompu, jusqu’aux Apôtres, jusqu’àla Croix, par la grâce dela Résurrection.

    Telle est la grâce que nous avons reçue, qui met notre main au contact de la main du Christ.

     

    Ce courant de grâce ne peut passer que par le Oui de l’obéissance, qui fait de la personne ce qu’elle est dans le dessein de Dieu.

    Saint Lambert, ramené à son essentiel, est un Oui. Retirez son Oui qui est l’actualisation du Oui de Notre-Dame…et qu’en est-il de nous ?

    Et nous, que faisons-nous de cet Oui arrivé jusqu’à nous ? arrivé par son sang jusqu’à nous ? Allons-nous dire un Non ? Nous avons reçula Vie. Jésus. Jésus Dieu. Nous avonsla Vie entre les mains. Que faisons-nous ?

    Passe encore que nous ayons les mains sales. C’est bien assez que nous ayons les mains sales, n’y ajoutons pas encore le Non. Le Non d’orgueil, d’égoïsme, d’incrédulité, d’indifférence, de défiance…Le Non mortel. Recueillons et transmettons - «  je vous donne ce que j’ai moi-même reçu »- : la Vie rayonnera dans notre argile. Ce n’est pas nous qui ferons cela, notre médiocrité ne doit pas nous arrêter. Jésus rayonnera. D’autant plus que notre vase d’argile s’identifiera davantage, par la grâce de Dieu, au trésor qu’il porte par cette même grâce de Dieu.

     

    Saint Lambert s’est identifié à Jésus. On le voit bien en lisant le vieux manuscrit qui raconte sa vie. On le voit tout au long des pages de sa vie. Prenons la dernière. Des assassins sont là –toute une bande- pour le tuer. Ils encerclent le lieu où il se trouve avec deux de ses neveux et quelques compagnons. L’attaque est déclenchée. Lisons le manuscrit, aux vers 364 et suivants :

     Alors la compagnie, et les gens de maison,

    et les neveux aussi dont nous avons parlé,

    saisissent leur épée et vaillamment résistent :

    ils ont tant le dessus qu’ils les boutent dehors.

    Ainsi donc le combat fait rage, et les amis de Lambert ont le dessus. Mais que va faire l’évêque ? Saint Lambert n’est pas homme de trempe moins valeureuse que ses fidèles compagnons : il est de noble lignage : on lui sait une certaine expérience militaire et il lui en faut plus que cette poignée de gredins pour être impressionné, fussent-ils armés de pied en cap.

     Vers 367 et suivants : 

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     Alors le Saint de Dieu, d’un cœur plein de vigueur,

    prend des armes de guerre et commence à en être,

    tout comme s’il allait se mêler au combat ;

    puis, il repasse en soi l’enseignement du Christ,

    -        qu’un homme desservant les autels consacrés

    n’avait pas à porter sur soi cette ferraille

    ni tout cet armement ; qu’il ne devait plus craindre

    ceux qui tuent les corps mais qui par aucun trait ne peuvent réussir

    à supprimer une âme;

    il laisse alors tomber ses armes sur le sol

    et fait voir son regret de les avoir saisies

    alors qu’il était là comme soldat du Christ.

    Voyez-vous le vase d’argile qui devient vase de lumière ? qui se fait transparent à la lumière ? Plutôt que de sauver sa vie, il la donne. En donnant sa vie, il gagne la Vie. Pour lui, pour ses amis, pour nous. Il laisse rayonner le beau jour du Christ dans sa splendeur.

    Dans ses yeux il n’y a plus que l’amour. Lui-même n’est plus qu’amour. Il donne sa vie et tout ce qui était en elle mort devient Vie.

    Saint Lambert recommande donc à ses neveux, dont la conduite n’avait pas été irréprochable, de faire saintement pénitence, puis il reste seul, prosterné devant la croix, où il sera bientôt transpercé d’un coup de lance.

     

    Au fond, c’est tout simple d’être un Saint : il suffit de dire Oui.

    Ce Oui, on n’a même pas à l’inventer, il suffit de répéter celui dela Vierge Marie. C’est le même. A tout bien considérer, on ne le répète pas, plutôt, on le prolonge.

    Le Corps mystique de Jésus se forme alors dans nos cœurs aussi sûrement que son Corps physique dans le sein de Marie pour le salut du monde. Par ce Oui unique d’obéissance, qui laisse jaillirla Vie.

    Saint Lambert s’est donc identifié à Jésus. Au Bon Pasteur. Comme Jésus, sa vie, il la donne. Et son sang uni à celui de Jésus féconde encore notre terre liégeoise. Le sang de Jésus est un sang donné. Le sang de Lambert est un sang donné.

    Notre sang aussi doit être un sang donné. Il importe peu qu’il soit donné en coulant hors de nos veines ou dans nos veines, mais il importe qu’il soit donné.

    Car un sang de chrétien est un sang donné. D’avance. Définitivement. Donné au Père. Voilà pourquoi le chrétien est un martyr quand les circonstances l’exigent. La façon de donner son sang change alors, mais le sang était déjà donné.

    L’Église est le corps dont le Christ est la tête. Il n’y a qu’un même sang dans la tête et dans le corps. Dans chacun des membres du corps, c’est le même sang. Un sang donné.

    Le sang donné par le Christ sur la croix nous a été donné, il n’a pas été versé dans le vide, il a été donné. Il nous a été donné. Il est devenu nôtre.

    Mais ce sang ne nous vient pas immédiatement de la Tête.

    Il nous vient par le Corps, c'est-à-dire par l’Eglise. A nous qui lisons ces lignes, par l’un des douze, lequel ? je ne sais, Dieu le sait ; puis de pasteur en pasteur, par Amand, Remacle, Théodard, Lambert. Puis d’Ubert en Floribert, en passant ensuite par Etienne, Notger, Wazon…et par Henri-le-scandaleux- par des saints, des moins saints, des pas saints- par des pauvres pécheurs toujours, des pauvres pécheurs lumineux parfois ; plus récemment enfin par nos contemporains Louis-Joseph, Guillaume-Marie, Albert, et jusqu’à notre Aloys : c’est le sang de Jésus qui est en nous.

    Sang qu’eux tous à la suite ont bien ou mal donné, sang qu’ils ont donné tant bien que mal, mais sang toujours donné.

    Que serait-il de nous sans eux tous ? Que serait-il de nous, si un seul parmi eux avait manqué ?

    Que serait-il de nous si notre lignage s’arrêtait à l’un de ces auto-proclamés qui prétendent un jour donner ce qu’ils n’ont pas reçu, servir l’Evangile du Christ, en lâchant la main dans laquelle il a été remis ? Qui prétendent sauver l’Eglise –on ne sauve pas l’Eglise, c’est en elle qu’on est sauvé !- en s’arrachant à elle ?

    Que serait-il de nous si notre lignage s’arrêtait à l’un de ces auto-proclamés qui, butant contre l’argile du vase, ont perdu le trésor ?

    Le trésor, il est toujours, ici et maintenant, dans le pasteur auquel l’Eglise donne ce nom qui dit tour : l’Ordinaire.

     

    Alors, soyons-en bien conscients : saint Lambert, notre vieux manuscrit nous dit ce qu’il a été, nous dit ce qu’il a fait ; son corps, conservé dans notre cathédrale nous dit qu’on l’a aimé, prié, vénéré, de génération en génération depuis treize fois cent ans, ce n’est pas rien.

    Son souvenir est bien présent dans nos cœurs : nous savons par la foi que, admis auprès du Père, il veille sur nous, l intercède pour nous. Nous célébrons sa solennité, c’est notre Lambert glorieux, lui

     En qui le Chœur des cieux trouve à se réjouir

    De se savoir augmenté d’un pareil compagnon

     

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    Mais Aloys, notre évêque, notre Ordinaire, c’est Lambert, vivant au milieu de nous : en Aloys, c’est Lambert qu’il faut voir, c’est l’ Apôtre, c’est Jésus, « Emmanuel : Dieu-parmi-nous. »

    Que c’est beau, un évêque, quand on le regarde pour ce qu’il est vraiment.

    Il l’est par la grâce du Oui de la Vierge Marie. Oui continué par Lui, comme un enfant répète le mot de sa Mère, comme il peut.

    Que nos prières et notre filiale affection, vraie, lui obtiennent de manifester toujours plus lumineusement ce Oui confié à ses mains d’homme

     

    à propos de la fête de saint lambert à liège

    Seigneur Dieu, Pasteur et guide de tous les fidèles, regardez avec bienveillance votre serviteur Aloys, que vous avez placé comme pasteur sur le siège de saint Lambert. Accordez-lui d’aider, par la parole et par d’exemple, au bien de ceux dont il est le chef, et de parvenir avec le troupeau qui lui est confié à la vie éternelle. Amen

     JBT

     

  • Des Pierres et des Lettres

     

    LES 23e JOURNÉES DU PATRIMOINE EN WALLONIE 

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    À L’ÉGLISE DU SAINT-SACREMENT

    Boulevard d’Avroy, 132 à Liège 

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    LES SAMEDI 10 ET DIMANCHE 11 SEPTEMBRE 2011

     
    de 14h30 à 18h00 

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    MILLE ANS D’ĖCRITURE NEUMATIQUE

    Une exposition sur l’histoire du chant grégorien et de son écriture musicale 

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    racontée en onze panneaux polychromes réalisés pour le millénaire de l’abbaye de Solesmes et complétée par quelques beaux livres liturgiques du patrimoine liégeois.  

    Cette manifestation est organisée avec le concours du Conseil général du Département de la Sarthe et le Trésor de la Cathédrale de Liège. 

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    Ouverture samedi 10/09 et dimanche 11/09 de 14h30 à 18h00. Entrée libre.

    visites guidées de l’église à 15h00 et 17h00  

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    ANIMATIONS MUSICALES

    Chant et orgue 

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    Samedi 10 septembre à 16h00 

    Œuvres pour orgue de Jean-Sébastien Bach (1685-1750), Matthieu Lanes (1660-1725), Lambert Chaumont (c.1630-1712), par Patricia Moulan (Conservatoire de Verviers)

    Entrée libre 

    Dimanche 11 septembre à 16h00 

    Programme

    Isabelle André (soprano), Patricia Moulan (alto) et Léonard Aussems (orgue):

    Signore delle Cime, de Giuseppe de Marzi (né en 1935); Seigneur, Seigneur, de J. Jorion; Sanctus XVIII grégorien, arrrangement pour deux voix et orgue.

    Isabelle André (soprano) et Léonard Aussems (orgue)

    What can we poor female do, de Henry Purcell (1659-1695); Amarilli, de Giulio Caccini (1551-1618); Cantar dell Alma (paroles de saint Jean de la Croix), de Federico Mompou (1893-1887); Domine Deus, d'Antonio Vivaldi (1678-1741), Cantabo Domino, d' Alessandro Grandi (1577-1630).

     Patricia Moulan (alto) et Léonard Aussems (orgue)

    The fatal hour, de Henry Purcell; Alma Dei Creatoris, de Marc-Antoine Charpentier (1643-1704);Vergin tutto amor, de Francesco Durante (1684-1755)

    Léonard Aussems est professeur d'orgue hre à l'Académie de Malmédy et ancien titulaire des orgues malmédiennes de l'ancienne cathédrale SS. Pierre et Paul. Isabelle André et Patricia Moulan sont,t outes deux ,issues du Conservatoire de Musique de Verviers.

    Entrée libre 

    Renseignements : tél. 04.344.10.89 ou email sursumcorda@skynet.be

     

    LE JEUDI 15 SEPTEMBRE 2011

    À 20 h00 

    MILLE ANS D’HISTOIRE DE LA MUSIQUE OCCIDENTALE:

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    concert de chants grégoriens interprétés par

    l’Ensemble vocal féminin « Caliomène » (dir. Inés Gonzáles), issu du prestigieux chœur grégorien de Paris.

    Commentaires : Marie Fallon 

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    Programme :

    Alleluia  Omnes gentes  ( procession d´entrée ) ; Antienne Benedictus Deus ; Antienne Veníte adoremus eum ; Hymne Te Deum ; Trait Domine non secúndum ; Graduel Dirigatur ; Repons Gaude María Virgo avec verset " Gabrielem " et prose "Inviolata" ; Communion Visiónem quam vidístis ; Introit Deus Israel conjúngat vos ; Offertoire Ave María avec verset ; Alleluia Christus resurgens ; Kyrie de Angelis ; Sequence Lauda Sion Salvatorem ; Conduit Beata Viscera María ; Drame liturgique " Quem queritis " ; Introit Resurrexi farci du trope Hodie ; Litanie diaconale  (procession sortie )

    Ce concert privé est organisé par la Société Littéraire de Liège. Cette société, fondée en 1779 par le prince-évêque François-Charles de Velbrück, demeure aujourd’hui encore très active et, à l’instar du Cercle Gaulois à Bruxelles, propose régulièrement à ses membres des activités et des rencontres culturelles dans la Cité ardente.

    Des entrées au concert du 15/09 sont disponibles pour le public au prix de 10€

    à verser au compte IBAN BE58 0003 2522 9579  BIC BPOTBEB1 de l’asbl « Sursum Corda » à 4000 Liège avec la mention « concert 15/09 ». S’inscrire sans tarder.

    Réservation obligatoire par téléphone : gsm 0472.60.69 ou par e-mail : gregorien.liege@gmail.com

     

     

     

     

  • Fêter Marie: 15 août 2011

    ASSUMPTA EST MARIA IN CAELUM, GAUDET EXERCITUS ANGELORUM 

    Marie a été élevée au Ciel: l’assemblée des anges se réjouit  

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          Messes à l’église du Saint-Sacrement (Bd d'Avroy, 132, à Liège)

    ce week-end du 15 août 2011 

    Dimanche 14 août 2011 (précepte dominical)

     10 heures (missel de 1962) : propre du IXe dimanche après la Pentecôte (grégorien et orgue)

    11 heures 15 (missel de 1970) : propre du 20e dimanche ordinaire (grégorien et orgue)

     Lundi 15 août 2011 (fête d'obligation)

     10 heures (missel de 1962) : propre de la fête de l’assomption (grégorien et orgue)

     11 heures 15 (missel de 1970) : propre de la fête de l’assomption (grégorien et orgue)

     la signification de la fête:

    cliquez  ici    Qu'est-ce que l'Assomption ?

     

  • Festival de promenade à Liège , du 19 au 28 août 2011

     

     

     

     

     Vous voulez pratiquer l'art de la promenade en cet fin d'été ? Investissez l'espace qui revient à chaque promeneur à la ville comme à la campagne et partez bon pied bon oeil; le pied pour assurer tous les kilomètres que vous allez parcourir et l'oeil pour ne rien manquer de ce que vous allez découvrir..., du 19 au 28 août. Au menu de la 8ème édition du Festival de Promenade, nous vous proposons une centaine d'activités qui mêlent balade, histoire, patrimoine, urbanisme, architecture, nature, environnement, contes, art, artisanat, littérature, musique... pour 10 jours de découverte d'un bout à l'autre de Liège mais également à Ans, Awans, Crisnée, Flémalle, Grâce-Hollogne, Saint-Nicolas et Seraing.

     

    Informations

    à la Maison du Tourisme du Pays de Liège, place Saint-Lambert, 35 – 4000 Liège
     
     04/237 92 92
    et
    à l'Office du Tourisme de la Ville de Liège, Féronstrée 92 – 4000 Liège
     
    04/221 92 21

     

     

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    Jeudi 25 août 2011, de 10 à 13 heures :

    « Diversité des lieux de culte à Liège »

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    St-Sacrement, fronton aux armes du prince-évêque Charles-Louis d'Oultremont (XVIIIe s)

    Départ : Eglise du Saint-Sacrement, Boulevard d’Avroy, 132, à 10 heures. 

    Durée du circuit: 3 h - PAF : 3 €

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    St-Sacrement, tableau à l'effigie de saint Augustin (XVIIe s)

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    St-Sacrement, sainte Anne et saint Joachim: médaillons sculptés de la porte d'entrée monumentale, Antoine-Pierre Franck (XVIIIe s)

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    St-Sacrement, de gauche à droite: saint Jean Berchmans, 1599-1621 (toile début XIXe s); culte de sainte Julienne de Cornillon,initiatrice de la fête de Saint-Sacrement,1192-1258; célébration traditionnelle de la messe 

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    St-Sacrement, tribune, médaillon XVIIIe s. 

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    maître-autel surmonté de l'ostensoir du st-sacrement 

    Ne manquez pas de visiter en cette matinée des lieux de culte parfois méconnus. Cette balade vous permettra de comparer, analyser et comprendre leur spiritualité, leurs différences. 

    Réservation obligatoire au 04/237 92 92 (Maison du Tourisme du Pays de Liège) 

    Organisation :  échevinat de l’Urbanisme, de l’Environnement, du Tourisme et du Développement durable de la Ville de Liège

     

  • En la fête de sainte Julienne de Cornillon

     

    ENCORE QUELQUES PHOTOS SOUVENIRS

    DE LA FÊTE-DIEU 2011  A LIEGE 

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    au quartier d'Avroy

    Ce dimanche 7 août 2011 à l'église du Saint-Sacrement (Bd d'Avroy, 132) , lors de la célébration de la messe latine à 10h ( 8e dimanche après la pentecôte) on fera aussi mémoire de la fête de sainte Julienne de Cornillon, l' initiatrice liégeoise de la Fête-Dieu (1246). Pour la circonstance la chorale chantera cette antienne de l'office primitif du Saint-Sacrement:, attribué à Jean de Cornillon:

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     "Ô bon Jésus, Jésus plein de bonté, notre vrai salut et notre sanctification, mets angélique onctueux et rassasiant, coulée de miel magnifique et céleste sacrifice, fais-nous parvenir jusqu'à Ta gloire, là où nous te verrons non plus dans une énigme comme ici-bas mais dans une vision manifeste, lorsque tu apparaitras entièrement à tous, ô Dieu béni pour les siècles"

     A l'église du Saint-Sacrement...

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    la sainte messe au grand autel...

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    le prêche de l'abbé Herman

     

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    de gauche à droite:

    l'abbé J.P. Herman, le P. Jos Vanderbruggen, l'abbé C.Germeau

    J. Braive, G. Lahaye, G. Soleil

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    la procession est de sortie... 

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    l'Harmonie royale Saint-Georges (Montzen) et la schola Sainte-Cécile (paroisse Saint-Eugène, Paris 9e) 

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    ....sur le Boulevard d'Avroy 

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    Rue Sainte Marie et Rue Louvrex...

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    Rue du Jardin Botanique  

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    Bénédiction finale au kiosque du Parc d'Avroy, sous la pluie...

     

     

     

     

     

  • La Société Littéraire de Liège promeut le chant grégorien

     

     

    l'ensemble vocal parisien caliomène au saint-sacrement à liège

    À l’église du Saint-Sacrement

    (Boulevard d’Avroy, 132 à Liège) 

    l'ensemble vocal parisien caliomène au saint-sacrement à liège

     Concert exceptionnel

    le jeudi 15 septembre 2011 à 20 heures

    avec l’Ensemble vocal parisien Caliomène 

    l'ensemble vocal parisien caliomène au saint-sacrement à liège

     La Société Littéraire de Liège, fondée en 1779 par le prince-évêque François-Charles de Velbrück, demeure aujourd’hui encore très active et, à l’instar du Cercle Gaulois à Bruxelles, propose régulièrement à ses membres des activités et des rencontres culturelles dans la Cité ardente.

    Sous le titre « Mille ans d’histoire de la musique occidentale », elle organise le jeudi 15 septembre prochain à 20h, en l’église du Saint-Sacrement (XVIIIe s.), Boulevard d’Avroy, 132 à Liège  un concert de chants  grégoriens interprétés par l'ensemble vocal féminin Caliomène  (direction Inès Gonzalès), une formation professionnelle issue du prestigieux chœur grégorien de Paris et du conservatoire de Pantin. 

    l'ensemble vocal parisien caliomène au saint-sacrement à liège

    La manifestation se déroulera dans le cadre d’une exposition  de reproductions, documents et livres liturgiques illustrant la première écriture musicale de l’Occident : celle des neumes grégoriens.

    Ce concert privé comporte un certain nombre de places disponibles pour le public, au prix de 10 € , à verser au compte IBAN BE58 0003 2522 9579  BIC BPOTBEB1 de l’asbl « Sursum Corda » à Liège, en mentionnant « concert 15/09 » et un n° de téléphone.

    Réservation obligatoire par email gregorien.liege@gmail.com ou par téléphone : 0472.60.69.59. (s’inscrire sans tarder)

     Le programme de la soirée sera commenté par

     Marie Fallon

    l'ensemble vocal parisien caliomène au saint-sacrement à liège

     

     Alleluia  Omnes gentes  ( procession d´entrée )

     Antienne Benedictus Deus

    Antienne Veníte adoremus eum

      Hymne Te Deum

     

     Trait Domine non secúndum

    Graduel Dirigatur

    Repons Gaude María Virgo avec verset " Gabrielem " et prose "Inviolata"


     Communion Visiónem quam vidístis

     Introit Deus Israel conjúngat vos

     Offertoire Ave María avec verset

    Alleluia Christus resurgens

     Kyrie de Angelis

     

     Sequence Veni Sancte Spiritus

     Conduit Beata Viscera María

     Drame liturgique " Quem queritis "  

     Introit Resurrexi farci du trope Hodie


     Litanie diaconale  ( procession sortie )

     

     

  • Fête-Dieu 2011 à Liège: l'homélie de la solennité

       

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    SERMON POUR LA SOLENNITÉ DE LA FÊTE-DIEU

    prononcé en l’église du Saint-Sacrement à Liège le 25 juin 2011

     par

     Monsieur l’abbé Jean-Pierre HERMAN

    Chapelain aux sanctuaires de Beauraing

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    Mercredi dernier, lors de l’audience publique qu’il donnait place Saint-Pierre à Rome, le Saint-Père Benoît XVI a présenté l’eucharistie comme le trésor le plus important, le plus précieux que puisse receler l’humanité et dont, fit-il remarquer, beaucoup de contemporains ignorent la présence à l’intérieur même de ce monde.

     Impasse ou chemin d’éternité ? (*)

     Pourquoi qualifier l’eucharistie de « trésor précieux » pas seulement pour l’Église mais aussi et surtout pour l’humanité toute entière ? Ceci nous renvoie à la conception de la vie : ou bien  nous considérons celle-ci comme une espèce d’élément matériel, créé à un moment donné, puis qui s’étiole et disparaît, un ensemble de jours, de mois, de semaines, d’années à aménager le mieux possible jusqu’à l’adieu définitif, la fin inexorable avant le départ pour le néant ; ou bien alors nous regardons la sainte Écriture, nous y découvrons pourquoi et pour qui l’être humain est fait : il est créé par un Dieu qui lui a donné la vie, un Dieu qui a insufflé en lui sa propre grâce, qui lui a donné aussi et surtout la faculté de penser et d’agir, en toute liberté, pour suivre le véritable chemin qui le rendra épanoui et heureux : le chemin de la vie en Dieu.

     C’est un chemin dont l’homme s’éloignera très souvent durant l’histoire du salut. Et c’est pourquoi Dieu, nous dit l’Évangile,  envoie son propre Fils, né d’une femme sujette de la Loi, pour racheter les sujets de la Loi. Dans l’accomplissement du mystère pascal –mort et résurrection- le Seigneur Jésus va donner sa vie et puis la reprendre, afin de nous assurer le chemin qui mène à Lui. En ayant vaincu la mort dans sa résurrection, le Christ a ouvert un chemin non pas seulement pour lui mais pour chacun d’entre nous, si nous le suivons et si, dans notre vie, nous accomplissons sa volonté. Or, ce chemin qu’il inaugure, ce chemin qu’il nous montre nous garantit un avenir. Il  garantit que notre vie, si nous le voulons, n’est pas un simple amas de jours, de semaines et de mois mais bien davantage : l’être humain, l’homme créé à l’image de Dieu a un avenir dans son Dieu et à ce titre il est appelé à vivre éternellement.

     Entre deux naissances : le viatique

     Lorsque je célèbre des baptêmes ou des funérailles, je dis généralement à ceux qui y assistent qu’il y a deux moments importants dans la vie du chrétien : le moment du baptême, le moment précis où nous devenons enfants de Dieu et le moment de la mort, le moment où ce Dieu qui nous a donné la vie, nous allons le rencontrons chez Lui. L’entre-deux est fait pour nous préparer à ce dernier moment.

     Copie de 100_9357.JPG Avant de quitter ses apôtres, avant d’aller vers l’accomplissement de sa pâque, de son « passage », Notre Seigneur a voulu laisser à ceux-ci le trésor le plus précieux qui soit afin de ne pas les laisser seuls. Il a offert son Corps et son Sang en nourriture, avec le commandement  donné à l’Église - à travers ses apôtres qui assistaient avec Lui au repas de la dernière Cène -  de perpétuer cette mémoire, ce mémorial de sa passion et de sa résurrection, jusqu’à ce qu’Il revienne.  C’est cela que nous commémorons chaque fois que nous célébrons la sainte messe et c’est cela que nous fêtons particulièrement lorsque nous célébrons la Fête-Dieu, la fête du Corps et du Sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

     Le sens de la Fête-Dieu

     Bien sûr, on pourrait s’étendre sur l’histoire de cette fête, sur le glorieux passé liégeois qu’elle peut avoir, sur le fait que c’est à Liège qu’elle a été célébrée pour la première fois solennellement et que c’est un pape qui avait eu des fonctions à Liège qui l’a instaurée d’abord pour nos régions et qui a demandé à son successeur de l’étendre à toute l’Église. Mais nous ne sommes pas ici nécessairement pour faire de l’histoire, si intéressante soit-elle, nous sommes ici surtout pour comprendre le sens de ce que nous accomplissons aujourd’hui, le sens de l’apport de la célébration de cette messe remarquable et de la pérégrination que nous allons accomplit bientôt dans la cité humaine, pour que Notre Seigneur soit aussi adoré par ceux du dehors.

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     Lorsque nous célébrons la Fête-Dieu, nous en redisons les textes admirables composés par saint Thomas d’Aquin et nous pourrions nous étaler en commentaires sur chacun d’eux parce qu’ aucun office n’a jamais été mieux réfléchi, mieux préparé, mieux composé. Pourtant, dans l’office de cette fête, il y a un élément particulier, caractéristique de ce que nous faisons lorsque nous célébrons la Fête-Dieu. C’est l’antienne du Magnificat des deuxièmes vêpres : « O sacrum convivium, in quo Christus sumitur : recolitur memoria passionis eius, mens impletur gratia et futurae gloriae nobis pignus datur » O banquet sacré où le Christ est reçu en nourriture : on y fait mémoire de sa passion, l’esprit est rempli de grâce et déjà nous sont données les prémices de la gloire future. Doit-on expliquer cela ? Ce sont des paroles qui, d’elles-mêmes, nous touchent au cœur, ce sont des paroles qui sont là, simplement, pour nous faire comprendre immédiatement ce que nous accomplissons : un  banquet sacré, qui nous a été donné par le Seigneur Lui-même, le soir de la dernière Cène, banquet sacré où il est reçu en nourriture, non pas d’une manière banale, d’une manière symbolique ou historique car, tout au long des temps, jusqu’à leur accomplissement, celui qui Le reçoit communie réellement au Corps et au Sang du Christ et, par là, il se tourne vers le moment où Jésus a accompli le mystère pascal. La memoria passionis, la mémoire, la commémoration de Sa passion est accomplie. Et vient alors la conclusion logique : mens impletur gratia, l’esprit est rempli de grâce. C’est le sommet de la fête d’aujourd’hui. Lorsque nous célébrons la fête du Corps et du Sang du Seigneur, nous ne pouvons pas faire autrement que de ressentir en nous cette grâce, cette joie immense de Le recevoir et de Le contempler. Lorsque nous sommes réunis pour célébrer l’eucharistie, futurae gloriae pignus, que ce soit la plus discrète des messes basses dans une église presque déserte, que ce soit dans un magnifique rassemblement comme aujourd’hui ou dans celui de milliers de prêtres, comme l’an dernier sur la place Saint-Pierre  à l’occasion de la clôture de l’année sacerdotale, oui, chaque fois que nous ne sommes plus réunis comme une foule humaine ou quelques personnes accomplissant je ne sais quelle dévotion,  nous sommes là pour signifier ce que sera l’avenir  et l’avenir c’est le peuple, le nouveau peuple choisi, tous ceux qui ont été rachetés par le Christ et qui, pour l’éternité, seront réunis autour de Lui pour chanter ses louanges.

     « Mon Seigneur et mon Dieu »  (Saint Jean, 20, 24-29)

     On a parfois tendance à tellement banaliser la célébration de la messe, à communier n’importe comment, à inventer des prières eucharistiques, souvent très terre à terre, qu’on a l’impression que c’est aujourd’hui tout ce que l’Église propose. La réflexion sur le sens de l’eucharistie s’est développée aux XIIIe et au XIVe siècle, en réponse aux écrits de Bérenger de Tours (XIe s.), lequel niait la présence réelle, corporelle, presque matérielle du Christ dans l’eucharistie. On se dit alors que l’histoire est un éternel recommencement et que, souvent, ceux qui veulent inventer ou faire œuvre originale ne font, ma foi, que reprendre des choses déjà dites avant eux. Que faut-il faire après cela ? Ne jamais réagir sous forme polémique, ne jamais se présenter comme si nous avions la science que d’autres n’ont pas mais simplement offrir au monde le témoignage de notre foi, la foi dans le fait réel du Christ présent dans l’eucharistie, la foi dans le fait réel que, lorsque nous le contemplons dans le Saint-Sacrement, nous savons qu’il est là. Nous pourrions citer des tas de témoignages de personnes qui ont été bouleversées par cette présence du Christ dans l’eucharistie, sans même la connaître.

     J’en ai eu le témoignage, voici quelques années, d’une pauvre personne assez âgée, qui avait été vaguement élevée dans le protestantisme et qui, sans trop savoir ce qu’elle faisait, vint un jour participer à la messe et se sentit convertie parce qu’elle avait reconnu le Seigneur dans l’eucharistie. On pense aussi à André Frossard qui était allé avec un ami porter un colis chez des religieuses qui faisaient l’adoration : quand il entre dans l’église, il voit un espèce de disque blanc, qui pour lui était sans signification, au fond du sanctuaire avec des religieuses alternant des versets se terminant toujours avec le même « Gloria Patri et Filio et Spiritui sancto » et puis vient le moment où il regarde ce disque blanc, où alors un sentiment de bouleversement, un sentiment foudroyant le saisit et le pousse comme celui qui a reconnu le Christ après la résurrection, avec, simplement, cette confession : « Mon Seigneur et mon Dieu ».

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     Le vrai chrétien, c’est celui qui vit de la foi et qui vit de la grâce, ce n’est pas celui qui veut être supérieur, c’est celui qui, justement, dans la pleine humilité et la plus grande des charités, vit entièrement cette foi et témoigne d’elle en face de ceux qui sont autour de lui.

     Saint Paul nous a dit : chaque fois que vous mangez de ce pain et que vous buvez à cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur jusqu’à son retour et Jésus dit dans l’Évangile : « Ma chair est une vraie nourriture et mon sang est vraiment une boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi je demeure en lui » et, un peu plus loin il ajoutera : « …et moi, je le ressusciterai au dernier Jour ». Continuons donc cette célébration avec la certitude que le Seigneur, mort et ressuscité, pleinement vivant auprès du Père, est présent au milieu de nous comme il le sera lorsque nous chanterons ses louanges dans l’éternité. Recevons-le dans la foi et laissons-nous habiter par sa présence dans notre vie. Ainsi soit il.

     ________________

     (*) les intertitres sont de notre rédaction

  • Premier dimanche du mois

    EGLISE DU SAINT-SACREMENT
    Boulevard d’Avroy, 132 à Liège

    (face à la statue de Charlemagne)

     

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    Messe en l’honneur du Saint-Père Benoît XVI

    à l’occasion de ses soixante ans de vie sacerdotale 

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     Saints Pierre et Paul

    Évangile de la Profession de foi et de la primauté de Pierre (St. Matthieu, 16, 13-19)

     

    DIMANCHE 3 JUILLET 2011 À 10 HEURES

    Solennité de la Fête des Saints Pierre et Paul

    MESSE DU PREMIER DIMANCHE DU MOIS

    Grégorien et Polyphonie

     

    Missel de 1962 

    Propre grégorien de la messe «Nunc scio vere»  Kyriale IV « Cunctipotens genitor Deus» (Xe s.), Credo IV (XVe siècle)

    Motet « Oremus pro Pontifice » 

     

    PAR LA SCHOLA DU SAINT-SACREMENT 

    AUX ORGUES, PATRICK WILWERTH

    Professeur au conservatoire de Verviers 

    Livrets à votre disposition sur la table au fond de l’église pour suivre la messe

     

     

  • Cinq cents personnes pour le Saint-Sacrement

    Solennité de la Fête-Dieu à Liège le 25 juin 

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    pour écouter les chants de la messe

     

    La Solennité de la Fête-Dieu célébrée ce samedi 25 juin à Liège a attiré de nombreux chrétiens, venus essentiellement de Liège mais aussi de sa banlieue et même d’autres villes : Verviers, Malmédy, Namur, Bruxelles…Cinq cents personnes se pressaient dans l’église du Saint-Sacrement (où la messe était célébrée avec le concours de la Schola Sainte-Cécile, une excellente chorale parisienne  vouée au plain chant et au répertoire baroque) et, malgré le temps maussade, un peu moins de trois cents d’entre elles ont suivi la procession qui s'est déroulée ensuite dans les rues du quartier d’Avroy.

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    Pour ne pas être accusés de chauvinisme liégeois, laissons sur ce point la parole à un témoin venu de l’extérieur et qui a spontanément « posté » ses impressions sur le site du « forum catholique » :

    « Je rentre de Liége où j’ai eu le bonheur d'assister aux magnifiques cérémonies de la Fête-Dieu. N'oublions pas que cette ville de Belgique est le berceau de la Fête du Saint Sacrement, initiative d'une belge, sainte Julienne de Cornillon, aidée de sainte Eve de Saint-Martin et de sainte Isabelle de Huy.  Après Vatican II,la procession du Saint Sacrement disparut dans cette ville princière. Il y a peu l'église du Saint-Sacrement fut même mise en vente. Heureusement, une association sérieuse fut créée, présidée par un prêtre vraiment catholique, des sommes furent données, même par de grands personnages de l'Eglise belge. L'édifice put être acheté.
    Aujourd'hui pour la deuxième fois, une magnifique procession se déroula dans le quartier, agrémentée d'une bonne fanfare connaissant les marches traditionnelles de procession, rythmée par la récitation du chapelet et les cantiques traditionnels que tout le monde chante. Cette manifestation priante était suivie par une foule nombreuse. Dans la procession, tout était magnifique, car comme disait le saint Curé d'Ars "Rien n'est trop beau pour le Bon Dieu »: un monumental ostensoir, superbe orfèvrerie en vermeil, un somptueux dais garni de velours rouge et broderies d'or, surmonté du pélican en bois doré, des bannières toutes au plus belles, dont une de sainte Julienne, ainsi qu'une Madone richement habillée, ornée de dentelles et de bijoux, portées sous un baldaquin. La procession était précédée d'une Messe Solennelle, célébrée selon la forme extraordinaire, rehaussée par les chants célestes de la Scola Sainte-Cécile, de la Paroisse Saint-Eugène, de Paris. L'église était comble. Grâce à cette association dynamique et les différents prêtres, Liége a renoué avec l'esprit de sainte Julienne et a organisé une belle cérémonie, vraiment digne du Dieu de l'Eucharistie, notre Roi. ». C’est signé : Frère Guibert.

     

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    messe et procession du saint-sacrement le 25 juin 2011 à liège

    autres images ici: 

    Images de la procession de la Fête-Dieu à Liège

     

     

     

  • "Tantum ergo sacramentum, veneremur cernui..."



    FÊTE-DIEU À LIÈGE :
     

     

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    LA PROCESSION EST DE SORTIE AU CENTRE-VILLE 

    LE SAMEDI 25 JUIN 2011 

     

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    La Solennité de la Fête-Dieu sera célébrée le samedi 25 juin prochain à 16 heures, en l’église du Saint-Sacrement à Liège (Bd d’Avroy, 132). Cette messe (missel de 1962) sera présidée par le chanoine Jos Vanderbruggen, o.praem., recteur du sanctuaire de Tancrémont (officiant), assisté par les abbés Jean-Pierre Herman, chapelain aux sanctuaires de Beauraing (diacre) et Claude Germeau, directeur du foyer d'accueil des jeunes à Herstal (sous-diacre).

     

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    l'église du saint-sacrement à Liège

     

    La manifestation bénéficie du concours de la Schola Sainte-Cécile (dir. Henri Adam de Villiers), un excellent ensemble vocal parisien dédié au plain-chant et à la musique baroque. Cette chorale (basée à l’église Saint-Eugène, Paris 9e) interprétera, outre le propre grégorien de la fête, la messe à quatre voix « ad majorem Dei gloriam » d’André Campra (1660-1744) ainsi que des motets du XVIIe siècle français (Michel de Lalande, Jean de Bournonville) et liégeois (Henri Du Mont, Peter Philips, Lambert Pietkin).

    extrait de la messe interprété ici par Le concert spirituel (dir. H.Niquet):

     

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    Comme l’an dernier, la procession du Saint-Sacrement se déroulera ensuite  dans le quartier d’Avroy, avec le concours de la Schola Sainte-Cécile et de l’Harmonie du Royal Cercle Musical Saint-Georges de Montzen : départ de l’église du Saint-Sacrement vers 17h30. Itinéraire : Boulevard d’Avroy, Rue Sainte-Marie, Rue Louvrex, Rue des Augustins et clôture (18h30) au kiosque du Parc d’Avroy. Les autorités, tant civiles qu' ecclésiastiques, ont marqué leur accord sur cette organisation.

     La fête est ouverte à tous. Ce n’est ni un simple spectacle, ni une parade folklorique mais une marche religieuse qui renoue aussi avec une tradition née au Pays de Liège voici plus de sept siècles, après l'instauration de la fête (1246) sous l'impulsion de  sainte Julienne de Cornillon .

    André Campra:

    André Campra (Aix-en-Provence, 3 décembre 1660 - Versailles, 29 juin1744), fut maître de musique à Notre-Dame de Paris, après l’avoir été à la cathédrale Saint-Etienne de Toulouse. Avant de s’illustrer dans la musique d’opéra et de ballet, il se fit une réputation dans la musique sacrée. Il officie à l'Académie royale de musique et à la chapelle royale de Versailles après la mort de Louis XIV. À partir de 1720 il retourna à la musique religieuse pour lui consacrer l’essentiel de son œuvre.

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    La Schola Sainte Cécile:

    La Schola Sainte-Cécile est un chœur liturgique parisien d’une trentaine de chanteurs, fondé par Henri Adam de Villiers en 2000 et dédié à l’interprétation de la musique vocale sacrée traditionnelle, en particulier la période baroque française. Cette schola intervient ordinairement dans le cadre de la liturgie romaine traditionnelle et dans celui de la liturgie byzantine russe. Elle a également chanté à plusieurs occasions des offices de la liturgie ambrosienne traditionnelle : à Milan en2000 et à Rome en 2003 (église de la très Sainte Trinité des Pèlerins) et en 2010 (au Panthéon).

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    Henri Adam de Villiers

     

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    Le mois de juin n’est pas seulement voué au culte du Sacré-Cœur de Jésus, c’est aussi celui de la Fête-Dieu qui nous invite à proclamer notre foi dans la présence réelle du Christ sous les espèces eucharistiques consacrées lors de chaque messe : oui, sous ces humbles apparences du pain et du vin, Jésus a voulu demeurer vivant aujourd’hui encore dans et pour ce monde,  tous les jours et jusqu’à la fin des temps. Pour en témoigner devant tous,  chaque année depuis plus de sept siècles l’Eglise célèbre une messe festive suivie d’une marche publique au cours de laquelle le pain eucharistique, communément appelé « hostie », est montré respectueusement mais visiblement, au peuple dans un support appelé « ostensoir » (du mot latin ostendere : montrer) : c’est la procession de la Fête-Dieu ou Fête du Saint-Sacrement.

     

    fête-dieu 2011 à liège: messe et procession au centre-ville

    sainte Julienne (église du saint-sacrement, Liège)

     sur la vie de sainte Julienne de Cornillon, lire ici:http://www.sainte-julienne

    Cette célébration festive, aujourd’hui universelle, est née au diocèse de Liège en 1246, sous l’impulsion de sainte Julienne de Cornillon et d’ Ève de Saint-Martin. Elle fut étendue au monde entier en 1264 et la procession  qui  suit la messe instituée quelque cinquante ans plus tard (1318).

    Mais à Liège, berceau de la fête, cette procession s’est éteinte dans les années 1970. Un comité de fidèles a vu le jour pour la faire renaître au cœur de la cité ardente : dans le quartier Avroy-Jardin botanique. L’an dernier, près de 500 personnes y ont pris part ainsi qu’à  la messe dont elle procède. Le rendez-vous est pris cette année pour le samedi 25 juin 2011, 16 heures, à l’église du Saint-Sacrement (Bd d’Avroy, 132).

     

     

     

    Mémorable :

    EXTRAIT DU RADIOMESSAGE DE PIE XII AU PEUPLE LIÉGEOIS,

    LE 30 JUIN 1946

     

      pour le VIIe centenaire de l’institution de la Fête-Dieu à Liège

     

     « Faut-il Nous étonner que le Christ de lumière, d’amour et de charité ait choisi votre patrie pour lui confier, par le ministère caché de la vierge augustinienne de Cornillon, ce joyau de la liturgie catholique, la Fête-Dieu, afin que, brillant d’abord chez vous du plus pur éclat, il rayonne de chez vous sur le monde entier en sorte que tous, sans distinction de pays, de classes, de conditions, rassasiés de la même nourriture divine, goûtent ensemble la fortifiante douceur de l’unité et de la paix que signifient les apparences du pain et du vin sous lesquelles se voilent le corps, le sang, l’âme, la divinité du Christ, notre véritable aliment et notre véritable vie.

    Tel est l’objet de la prière qui monte, ardente, de Notre cœur vers le Cœur de Jésus, présentée par le Cœur immaculé de Marie, Mère et Médiatrice ; qu’elle attire sur vous l’abondance de toutes grâces avec la Bénédiction que Nous allons vous donner dans toute l’effusion de Notre amour paternel à vous, peuple liégeois, à vos chefs spirituels et particulièrement aux nouveaux prêtres et sous-diacres ordonnés en cette mémorable journée. » Ci-dessous: la procession nautique sur la Meuse.

     

    fête-dieu 2011 à liège: messe et procession au centre-ville

     

     

    Plan du quartier d'Avroy, à hauteur de l'église du St-Sacrement:

    fête-dieu 2011 à liège: messe et procession au centre-ville

     

    Renseignements : tél. 04.344.10.89,  courriel sursumcorda@skynet.be

    Web : http://eglisedusaintsacrementliege.hautetfort.com  et http://fetedieualiege.wordpress.com