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Eglise du Saint-Sacrement à Liège - Page 68

  • Fêter Marie: 15 août 2011

    ASSUMPTA EST MARIA IN CAELUM, GAUDET EXERCITUS ANGELORUM 

    Marie a été élevée au Ciel: l’assemblée des anges se réjouit  

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          Messes à l’église du Saint-Sacrement (Bd d'Avroy, 132, à Liège)

    ce week-end du 15 août 2011 

    Dimanche 14 août 2011 (précepte dominical)

     10 heures (missel de 1962) : propre du IXe dimanche après la Pentecôte (grégorien et orgue)

    11 heures 15 (missel de 1970) : propre du 20e dimanche ordinaire (grégorien et orgue)

     Lundi 15 août 2011 (fête d'obligation)

     10 heures (missel de 1962) : propre de la fête de l’assomption (grégorien et orgue)

     11 heures 15 (missel de 1970) : propre de la fête de l’assomption (grégorien et orgue)

     la signification de la fête:

    cliquez  ici    Qu'est-ce que l'Assomption ?

     

  • Festival de promenade à Liège , du 19 au 28 août 2011

     

     

     

     

     Vous voulez pratiquer l'art de la promenade en cet fin d'été ? Investissez l'espace qui revient à chaque promeneur à la ville comme à la campagne et partez bon pied bon oeil; le pied pour assurer tous les kilomètres que vous allez parcourir et l'oeil pour ne rien manquer de ce que vous allez découvrir..., du 19 au 28 août. Au menu de la 8ème édition du Festival de Promenade, nous vous proposons une centaine d'activités qui mêlent balade, histoire, patrimoine, urbanisme, architecture, nature, environnement, contes, art, artisanat, littérature, musique... pour 10 jours de découverte d'un bout à l'autre de Liège mais également à Ans, Awans, Crisnée, Flémalle, Grâce-Hollogne, Saint-Nicolas et Seraing.

     

    Informations

    à la Maison du Tourisme du Pays de Liège, place Saint-Lambert, 35 – 4000 Liège
     
     04/237 92 92
    et
    à l'Office du Tourisme de la Ville de Liège, Féronstrée 92 – 4000 Liège
     
    04/221 92 21

     

     

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    Jeudi 25 août 2011, de 10 à 13 heures :

    « Diversité des lieux de culte à Liège »

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    St-Sacrement, fronton aux armes du prince-évêque Charles-Louis d'Oultremont (XVIIIe s)

    Départ : Eglise du Saint-Sacrement, Boulevard d’Avroy, 132, à 10 heures. 

    Durée du circuit: 3 h - PAF : 3 €

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    St-Sacrement, tableau à l'effigie de saint Augustin (XVIIe s)

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    St-Sacrement, sainte Anne et saint Joachim: médaillons sculptés de la porte d'entrée monumentale, Antoine-Pierre Franck (XVIIIe s)

    P1100161_edited.jpgP1010267.JPGmesse-016.jpg 

    St-Sacrement, de gauche à droite: saint Jean Berchmans, 1599-1621 (toile début XIXe s); culte de sainte Julienne de Cornillon,initiatrice de la fête de Saint-Sacrement,1192-1258; célébration traditionnelle de la messe 

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    St-Sacrement, tribune, médaillon XVIIIe s. 

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    maître-autel surmonté de l'ostensoir du st-sacrement 

    Ne manquez pas de visiter en cette matinée des lieux de culte parfois méconnus. Cette balade vous permettra de comparer, analyser et comprendre leur spiritualité, leurs différences. 

    Réservation obligatoire au 04/237 92 92 (Maison du Tourisme du Pays de Liège) 

    Organisation :  échevinat de l’Urbanisme, de l’Environnement, du Tourisme et du Développement durable de la Ville de Liège

     

  • En la fête de sainte Julienne de Cornillon

     

    ENCORE QUELQUES PHOTOS SOUVENIRS

    DE LA FÊTE-DIEU 2011  A LIEGE 

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    au quartier d'Avroy

    Ce dimanche 7 août 2011 à l'église du Saint-Sacrement (Bd d'Avroy, 132) , lors de la célébration de la messe latine à 10h ( 8e dimanche après la pentecôte) on fera aussi mémoire de la fête de sainte Julienne de Cornillon, l' initiatrice liégeoise de la Fête-Dieu (1246). Pour la circonstance la chorale chantera cette antienne de l'office primitif du Saint-Sacrement:, attribué à Jean de Cornillon:

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     "Ô bon Jésus, Jésus plein de bonté, notre vrai salut et notre sanctification, mets angélique onctueux et rassasiant, coulée de miel magnifique et céleste sacrifice, fais-nous parvenir jusqu'à Ta gloire, là où nous te verrons non plus dans une énigme comme ici-bas mais dans une vision manifeste, lorsque tu apparaitras entièrement à tous, ô Dieu béni pour les siècles"

     A l'église du Saint-Sacrement...

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    la sainte messe au grand autel...

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    le prêche de l'abbé Herman

     

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    de gauche à droite:

    l'abbé J.P. Herman, le P. Jos Vanderbruggen, l'abbé C.Germeau

    J. Braive, G. Lahaye, G. Soleil

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    la procession est de sortie... 

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    l'Harmonie royale Saint-Georges (Montzen) et la schola Sainte-Cécile (paroisse Saint-Eugène, Paris 9e) 

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    ....sur le Boulevard d'Avroy 

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    Rue Sainte Marie et Rue Louvrex...

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    Rue du Jardin Botanique  

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    Bénédiction finale au kiosque du Parc d'Avroy, sous la pluie...

     

     

     

     

     

  • La Société Littéraire de Liège promeut le chant grégorien

     

     

    l'ensemble vocal parisien caliomène au saint-sacrement à liège

    À l’église du Saint-Sacrement

    (Boulevard d’Avroy, 132 à Liège) 

    l'ensemble vocal parisien caliomène au saint-sacrement à liège

     Concert exceptionnel

    le jeudi 15 septembre 2011 à 20 heures

    avec l’Ensemble vocal parisien Caliomène 

    l'ensemble vocal parisien caliomène au saint-sacrement à liège

     La Société Littéraire de Liège, fondée en 1779 par le prince-évêque François-Charles de Velbrück, demeure aujourd’hui encore très active et, à l’instar du Cercle Gaulois à Bruxelles, propose régulièrement à ses membres des activités et des rencontres culturelles dans la Cité ardente.

    Sous le titre « Mille ans d’histoire de la musique occidentale », elle organise le jeudi 15 septembre prochain à 20h, en l’église du Saint-Sacrement (XVIIIe s.), Boulevard d’Avroy, 132 à Liège  un concert de chants  grégoriens interprétés par l'ensemble vocal féminin Caliomène  (direction Inès Gonzalès), une formation professionnelle issue du prestigieux chœur grégorien de Paris et du conservatoire de Pantin. 

    l'ensemble vocal parisien caliomène au saint-sacrement à liège

    La manifestation se déroulera dans le cadre d’une exposition  de reproductions, documents et livres liturgiques illustrant la première écriture musicale de l’Occident : celle des neumes grégoriens.

    Ce concert privé comporte un certain nombre de places disponibles pour le public, au prix de 10 € , à verser au compte IBAN BE58 0003 2522 9579  BIC BPOTBEB1 de l’asbl « Sursum Corda » à Liège, en mentionnant « concert 15/09 » et un n° de téléphone.

    Réservation obligatoire par email gregorien.liege@gmail.com ou par téléphone : 0472.60.69.59. (s’inscrire sans tarder)

     Le programme de la soirée sera commenté par

     Marie Fallon

    l'ensemble vocal parisien caliomène au saint-sacrement à liège

     

     Alleluia  Omnes gentes  ( procession d´entrée )

     Antienne Benedictus Deus

    Antienne Veníte adoremus eum

      Hymne Te Deum

     

     Trait Domine non secúndum

    Graduel Dirigatur

    Repons Gaude María Virgo avec verset " Gabrielem " et prose "Inviolata"


     Communion Visiónem quam vidístis

     Introit Deus Israel conjúngat vos

     Offertoire Ave María avec verset

    Alleluia Christus resurgens

     Kyrie de Angelis

     

     Sequence Veni Sancte Spiritus

     Conduit Beata Viscera María

     Drame liturgique " Quem queritis "  

     Introit Resurrexi farci du trope Hodie


     Litanie diaconale  ( procession sortie )

     

     

  • Fête-Dieu 2011 à Liège: l'homélie de la solennité

       

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    SERMON POUR LA SOLENNITÉ DE LA FÊTE-DIEU

    prononcé en l’église du Saint-Sacrement à Liège le 25 juin 2011

     par

     Monsieur l’abbé Jean-Pierre HERMAN

    Chapelain aux sanctuaires de Beauraing

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    Mercredi dernier, lors de l’audience publique qu’il donnait place Saint-Pierre à Rome, le Saint-Père Benoît XVI a présenté l’eucharistie comme le trésor le plus important, le plus précieux que puisse receler l’humanité et dont, fit-il remarquer, beaucoup de contemporains ignorent la présence à l’intérieur même de ce monde.

     Impasse ou chemin d’éternité ? (*)

     Pourquoi qualifier l’eucharistie de « trésor précieux » pas seulement pour l’Église mais aussi et surtout pour l’humanité toute entière ? Ceci nous renvoie à la conception de la vie : ou bien  nous considérons celle-ci comme une espèce d’élément matériel, créé à un moment donné, puis qui s’étiole et disparaît, un ensemble de jours, de mois, de semaines, d’années à aménager le mieux possible jusqu’à l’adieu définitif, la fin inexorable avant le départ pour le néant ; ou bien alors nous regardons la sainte Écriture, nous y découvrons pourquoi et pour qui l’être humain est fait : il est créé par un Dieu qui lui a donné la vie, un Dieu qui a insufflé en lui sa propre grâce, qui lui a donné aussi et surtout la faculté de penser et d’agir, en toute liberté, pour suivre le véritable chemin qui le rendra épanoui et heureux : le chemin de la vie en Dieu.

     C’est un chemin dont l’homme s’éloignera très souvent durant l’histoire du salut. Et c’est pourquoi Dieu, nous dit l’Évangile,  envoie son propre Fils, né d’une femme sujette de la Loi, pour racheter les sujets de la Loi. Dans l’accomplissement du mystère pascal –mort et résurrection- le Seigneur Jésus va donner sa vie et puis la reprendre, afin de nous assurer le chemin qui mène à Lui. En ayant vaincu la mort dans sa résurrection, le Christ a ouvert un chemin non pas seulement pour lui mais pour chacun d’entre nous, si nous le suivons et si, dans notre vie, nous accomplissons sa volonté. Or, ce chemin qu’il inaugure, ce chemin qu’il nous montre nous garantit un avenir. Il  garantit que notre vie, si nous le voulons, n’est pas un simple amas de jours, de semaines et de mois mais bien davantage : l’être humain, l’homme créé à l’image de Dieu a un avenir dans son Dieu et à ce titre il est appelé à vivre éternellement.

     Entre deux naissances : le viatique

     Lorsque je célèbre des baptêmes ou des funérailles, je dis généralement à ceux qui y assistent qu’il y a deux moments importants dans la vie du chrétien : le moment du baptême, le moment précis où nous devenons enfants de Dieu et le moment de la mort, le moment où ce Dieu qui nous a donné la vie, nous allons le rencontrons chez Lui. L’entre-deux est fait pour nous préparer à ce dernier moment.

     Copie de 100_9357.JPG Avant de quitter ses apôtres, avant d’aller vers l’accomplissement de sa pâque, de son « passage », Notre Seigneur a voulu laisser à ceux-ci le trésor le plus précieux qui soit afin de ne pas les laisser seuls. Il a offert son Corps et son Sang en nourriture, avec le commandement  donné à l’Église - à travers ses apôtres qui assistaient avec Lui au repas de la dernière Cène -  de perpétuer cette mémoire, ce mémorial de sa passion et de sa résurrection, jusqu’à ce qu’Il revienne.  C’est cela que nous commémorons chaque fois que nous célébrons la sainte messe et c’est cela que nous fêtons particulièrement lorsque nous célébrons la Fête-Dieu, la fête du Corps et du Sang de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

     Le sens de la Fête-Dieu

     Bien sûr, on pourrait s’étendre sur l’histoire de cette fête, sur le glorieux passé liégeois qu’elle peut avoir, sur le fait que c’est à Liège qu’elle a été célébrée pour la première fois solennellement et que c’est un pape qui avait eu des fonctions à Liège qui l’a instaurée d’abord pour nos régions et qui a demandé à son successeur de l’étendre à toute l’Église. Mais nous ne sommes pas ici nécessairement pour faire de l’histoire, si intéressante soit-elle, nous sommes ici surtout pour comprendre le sens de ce que nous accomplissons aujourd’hui, le sens de l’apport de la célébration de cette messe remarquable et de la pérégrination que nous allons accomplit bientôt dans la cité humaine, pour que Notre Seigneur soit aussi adoré par ceux du dehors.

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     Lorsque nous célébrons la Fête-Dieu, nous en redisons les textes admirables composés par saint Thomas d’Aquin et nous pourrions nous étaler en commentaires sur chacun d’eux parce qu’ aucun office n’a jamais été mieux réfléchi, mieux préparé, mieux composé. Pourtant, dans l’office de cette fête, il y a un élément particulier, caractéristique de ce que nous faisons lorsque nous célébrons la Fête-Dieu. C’est l’antienne du Magnificat des deuxièmes vêpres : « O sacrum convivium, in quo Christus sumitur : recolitur memoria passionis eius, mens impletur gratia et futurae gloriae nobis pignus datur » O banquet sacré où le Christ est reçu en nourriture : on y fait mémoire de sa passion, l’esprit est rempli de grâce et déjà nous sont données les prémices de la gloire future. Doit-on expliquer cela ? Ce sont des paroles qui, d’elles-mêmes, nous touchent au cœur, ce sont des paroles qui sont là, simplement, pour nous faire comprendre immédiatement ce que nous accomplissons : un  banquet sacré, qui nous a été donné par le Seigneur Lui-même, le soir de la dernière Cène, banquet sacré où il est reçu en nourriture, non pas d’une manière banale, d’une manière symbolique ou historique car, tout au long des temps, jusqu’à leur accomplissement, celui qui Le reçoit communie réellement au Corps et au Sang du Christ et, par là, il se tourne vers le moment où Jésus a accompli le mystère pascal. La memoria passionis, la mémoire, la commémoration de Sa passion est accomplie. Et vient alors la conclusion logique : mens impletur gratia, l’esprit est rempli de grâce. C’est le sommet de la fête d’aujourd’hui. Lorsque nous célébrons la fête du Corps et du Sang du Seigneur, nous ne pouvons pas faire autrement que de ressentir en nous cette grâce, cette joie immense de Le recevoir et de Le contempler. Lorsque nous sommes réunis pour célébrer l’eucharistie, futurae gloriae pignus, que ce soit la plus discrète des messes basses dans une église presque déserte, que ce soit dans un magnifique rassemblement comme aujourd’hui ou dans celui de milliers de prêtres, comme l’an dernier sur la place Saint-Pierre  à l’occasion de la clôture de l’année sacerdotale, oui, chaque fois que nous ne sommes plus réunis comme une foule humaine ou quelques personnes accomplissant je ne sais quelle dévotion,  nous sommes là pour signifier ce que sera l’avenir  et l’avenir c’est le peuple, le nouveau peuple choisi, tous ceux qui ont été rachetés par le Christ et qui, pour l’éternité, seront réunis autour de Lui pour chanter ses louanges.

     « Mon Seigneur et mon Dieu »  (Saint Jean, 20, 24-29)

     On a parfois tendance à tellement banaliser la célébration de la messe, à communier n’importe comment, à inventer des prières eucharistiques, souvent très terre à terre, qu’on a l’impression que c’est aujourd’hui tout ce que l’Église propose. La réflexion sur le sens de l’eucharistie s’est développée aux XIIIe et au XIVe siècle, en réponse aux écrits de Bérenger de Tours (XIe s.), lequel niait la présence réelle, corporelle, presque matérielle du Christ dans l’eucharistie. On se dit alors que l’histoire est un éternel recommencement et que, souvent, ceux qui veulent inventer ou faire œuvre originale ne font, ma foi, que reprendre des choses déjà dites avant eux. Que faut-il faire après cela ? Ne jamais réagir sous forme polémique, ne jamais se présenter comme si nous avions la science que d’autres n’ont pas mais simplement offrir au monde le témoignage de notre foi, la foi dans le fait réel du Christ présent dans l’eucharistie, la foi dans le fait réel que, lorsque nous le contemplons dans le Saint-Sacrement, nous savons qu’il est là. Nous pourrions citer des tas de témoignages de personnes qui ont été bouleversées par cette présence du Christ dans l’eucharistie, sans même la connaître.

     J’en ai eu le témoignage, voici quelques années, d’une pauvre personne assez âgée, qui avait été vaguement élevée dans le protestantisme et qui, sans trop savoir ce qu’elle faisait, vint un jour participer à la messe et se sentit convertie parce qu’elle avait reconnu le Seigneur dans l’eucharistie. On pense aussi à André Frossard qui était allé avec un ami porter un colis chez des religieuses qui faisaient l’adoration : quand il entre dans l’église, il voit un espèce de disque blanc, qui pour lui était sans signification, au fond du sanctuaire avec des religieuses alternant des versets se terminant toujours avec le même « Gloria Patri et Filio et Spiritui sancto » et puis vient le moment où il regarde ce disque blanc, où alors un sentiment de bouleversement, un sentiment foudroyant le saisit et le pousse comme celui qui a reconnu le Christ après la résurrection, avec, simplement, cette confession : « Mon Seigneur et mon Dieu ».

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     Le vrai chrétien, c’est celui qui vit de la foi et qui vit de la grâce, ce n’est pas celui qui veut être supérieur, c’est celui qui, justement, dans la pleine humilité et la plus grande des charités, vit entièrement cette foi et témoigne d’elle en face de ceux qui sont autour de lui.

     Saint Paul nous a dit : chaque fois que vous mangez de ce pain et que vous buvez à cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur jusqu’à son retour et Jésus dit dans l’Évangile : « Ma chair est une vraie nourriture et mon sang est vraiment une boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi je demeure en lui » et, un peu plus loin il ajoutera : « …et moi, je le ressusciterai au dernier Jour ». Continuons donc cette célébration avec la certitude que le Seigneur, mort et ressuscité, pleinement vivant auprès du Père, est présent au milieu de nous comme il le sera lorsque nous chanterons ses louanges dans l’éternité. Recevons-le dans la foi et laissons-nous habiter par sa présence dans notre vie. Ainsi soit il.

     ________________

     (*) les intertitres sont de notre rédaction

  • Premier dimanche du mois

    EGLISE DU SAINT-SACREMENT
    Boulevard d’Avroy, 132 à Liège

    (face à la statue de Charlemagne)

     

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    Messe en l’honneur du Saint-Père Benoît XVI

    à l’occasion de ses soixante ans de vie sacerdotale 

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     Saints Pierre et Paul

    Évangile de la Profession de foi et de la primauté de Pierre (St. Matthieu, 16, 13-19)

     

    DIMANCHE 3 JUILLET 2011 À 10 HEURES

    Solennité de la Fête des Saints Pierre et Paul

    MESSE DU PREMIER DIMANCHE DU MOIS

    Grégorien et Polyphonie

     

    Missel de 1962 

    Propre grégorien de la messe «Nunc scio vere»  Kyriale IV « Cunctipotens genitor Deus» (Xe s.), Credo IV (XVe siècle)

    Motet « Oremus pro Pontifice » 

     

    PAR LA SCHOLA DU SAINT-SACREMENT 

    AUX ORGUES, PATRICK WILWERTH

    Professeur au conservatoire de Verviers 

    Livrets à votre disposition sur la table au fond de l’église pour suivre la messe

     

     

  • Cinq cents personnes pour le Saint-Sacrement

    Solennité de la Fête-Dieu à Liège le 25 juin 

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    pour écouter les chants de la messe

     

    La Solennité de la Fête-Dieu célébrée ce samedi 25 juin à Liège a attiré de nombreux chrétiens, venus essentiellement de Liège mais aussi de sa banlieue et même d’autres villes : Verviers, Malmédy, Namur, Bruxelles…Cinq cents personnes se pressaient dans l’église du Saint-Sacrement (où la messe était célébrée avec le concours de la Schola Sainte-Cécile, une excellente chorale parisienne  vouée au plain chant et au répertoire baroque) et, malgré le temps maussade, un peu moins de trois cents d’entre elles ont suivi la procession qui s'est déroulée ensuite dans les rues du quartier d’Avroy.

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    Pour ne pas être accusés de chauvinisme liégeois, laissons sur ce point la parole à un témoin venu de l’extérieur et qui a spontanément « posté » ses impressions sur le site du « forum catholique » :

    « Je rentre de Liége où j’ai eu le bonheur d'assister aux magnifiques cérémonies de la Fête-Dieu. N'oublions pas que cette ville de Belgique est le berceau de la Fête du Saint Sacrement, initiative d'une belge, sainte Julienne de Cornillon, aidée de sainte Eve de Saint-Martin et de sainte Isabelle de Huy.  Après Vatican II,la procession du Saint Sacrement disparut dans cette ville princière. Il y a peu l'église du Saint-Sacrement fut même mise en vente. Heureusement, une association sérieuse fut créée, présidée par un prêtre vraiment catholique, des sommes furent données, même par de grands personnages de l'Eglise belge. L'édifice put être acheté.
    Aujourd'hui pour la deuxième fois, une magnifique procession se déroula dans le quartier, agrémentée d'une bonne fanfare connaissant les marches traditionnelles de procession, rythmée par la récitation du chapelet et les cantiques traditionnels que tout le monde chante. Cette manifestation priante était suivie par une foule nombreuse. Dans la procession, tout était magnifique, car comme disait le saint Curé d'Ars "Rien n'est trop beau pour le Bon Dieu »: un monumental ostensoir, superbe orfèvrerie en vermeil, un somptueux dais garni de velours rouge et broderies d'or, surmonté du pélican en bois doré, des bannières toutes au plus belles, dont une de sainte Julienne, ainsi qu'une Madone richement habillée, ornée de dentelles et de bijoux, portées sous un baldaquin. La procession était précédée d'une Messe Solennelle, célébrée selon la forme extraordinaire, rehaussée par les chants célestes de la Scola Sainte-Cécile, de la Paroisse Saint-Eugène, de Paris. L'église était comble. Grâce à cette association dynamique et les différents prêtres, Liége a renoué avec l'esprit de sainte Julienne et a organisé une belle cérémonie, vraiment digne du Dieu de l'Eucharistie, notre Roi. ». C’est signé : Frère Guibert.

     

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    messe et procession du saint-sacrement le 25 juin 2011 à liège

    autres images ici: 

    Images de la procession de la Fête-Dieu à Liège

     

     

     

  • "Tantum ergo sacramentum, veneremur cernui..."



    FÊTE-DIEU À LIÈGE :
     

     

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    LA PROCESSION EST DE SORTIE AU CENTRE-VILLE 

    LE SAMEDI 25 JUIN 2011 

     

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    La Solennité de la Fête-Dieu sera célébrée le samedi 25 juin prochain à 16 heures, en l’église du Saint-Sacrement à Liège (Bd d’Avroy, 132). Cette messe (missel de 1962) sera présidée par le chanoine Jos Vanderbruggen, o.praem., recteur du sanctuaire de Tancrémont (officiant), assisté par les abbés Jean-Pierre Herman, chapelain aux sanctuaires de Beauraing (diacre) et Claude Germeau, directeur du foyer d'accueil des jeunes à Herstal (sous-diacre).

     

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    l'église du saint-sacrement à Liège

     

    La manifestation bénéficie du concours de la Schola Sainte-Cécile (dir. Henri Adam de Villiers), un excellent ensemble vocal parisien dédié au plain-chant et à la musique baroque. Cette chorale (basée à l’église Saint-Eugène, Paris 9e) interprétera, outre le propre grégorien de la fête, la messe à quatre voix « ad majorem Dei gloriam » d’André Campra (1660-1744) ainsi que des motets du XVIIe siècle français (Michel de Lalande, Jean de Bournonville) et liégeois (Henri Du Mont, Peter Philips, Lambert Pietkin).

    extrait de la messe interprété ici par Le concert spirituel (dir. H.Niquet):

     

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    Comme l’an dernier, la procession du Saint-Sacrement se déroulera ensuite  dans le quartier d’Avroy, avec le concours de la Schola Sainte-Cécile et de l’Harmonie du Royal Cercle Musical Saint-Georges de Montzen : départ de l’église du Saint-Sacrement vers 17h30. Itinéraire : Boulevard d’Avroy, Rue Sainte-Marie, Rue Louvrex, Rue des Augustins et clôture (18h30) au kiosque du Parc d’Avroy. Les autorités, tant civiles qu' ecclésiastiques, ont marqué leur accord sur cette organisation.

     La fête est ouverte à tous. Ce n’est ni un simple spectacle, ni une parade folklorique mais une marche religieuse qui renoue aussi avec une tradition née au Pays de Liège voici plus de sept siècles, après l'instauration de la fête (1246) sous l'impulsion de  sainte Julienne de Cornillon .

    André Campra:

    André Campra (Aix-en-Provence, 3 décembre 1660 - Versailles, 29 juin1744), fut maître de musique à Notre-Dame de Paris, après l’avoir été à la cathédrale Saint-Etienne de Toulouse. Avant de s’illustrer dans la musique d’opéra et de ballet, il se fit une réputation dans la musique sacrée. Il officie à l'Académie royale de musique et à la chapelle royale de Versailles après la mort de Louis XIV. À partir de 1720 il retourna à la musique religieuse pour lui consacrer l’essentiel de son œuvre.

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    La Schola Sainte Cécile:

    La Schola Sainte-Cécile est un chœur liturgique parisien d’une trentaine de chanteurs, fondé par Henri Adam de Villiers en 2000 et dédié à l’interprétation de la musique vocale sacrée traditionnelle, en particulier la période baroque française. Cette schola intervient ordinairement dans le cadre de la liturgie romaine traditionnelle et dans celui de la liturgie byzantine russe. Elle a également chanté à plusieurs occasions des offices de la liturgie ambrosienne traditionnelle : à Milan en2000 et à Rome en 2003 (église de la très Sainte Trinité des Pèlerins) et en 2010 (au Panthéon).

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    Henri Adam de Villiers

     

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    Le mois de juin n’est pas seulement voué au culte du Sacré-Cœur de Jésus, c’est aussi celui de la Fête-Dieu qui nous invite à proclamer notre foi dans la présence réelle du Christ sous les espèces eucharistiques consacrées lors de chaque messe : oui, sous ces humbles apparences du pain et du vin, Jésus a voulu demeurer vivant aujourd’hui encore dans et pour ce monde,  tous les jours et jusqu’à la fin des temps. Pour en témoigner devant tous,  chaque année depuis plus de sept siècles l’Eglise célèbre une messe festive suivie d’une marche publique au cours de laquelle le pain eucharistique, communément appelé « hostie », est montré respectueusement mais visiblement, au peuple dans un support appelé « ostensoir » (du mot latin ostendere : montrer) : c’est la procession de la Fête-Dieu ou Fête du Saint-Sacrement.

     

    fête-dieu 2011 à liège: messe et procession au centre-ville

    sainte Julienne (église du saint-sacrement, Liège)

     sur la vie de sainte Julienne de Cornillon, lire ici:http://www.sainte-julienne

    Cette célébration festive, aujourd’hui universelle, est née au diocèse de Liège en 1246, sous l’impulsion de sainte Julienne de Cornillon et d’ Ève de Saint-Martin. Elle fut étendue au monde entier en 1264 et la procession  qui  suit la messe instituée quelque cinquante ans plus tard (1318).

    Mais à Liège, berceau de la fête, cette procession s’est éteinte dans les années 1970. Un comité de fidèles a vu le jour pour la faire renaître au cœur de la cité ardente : dans le quartier Avroy-Jardin botanique. L’an dernier, près de 500 personnes y ont pris part ainsi qu’à  la messe dont elle procède. Le rendez-vous est pris cette année pour le samedi 25 juin 2011, 16 heures, à l’église du Saint-Sacrement (Bd d’Avroy, 132).

     

     

     

    Mémorable :

    EXTRAIT DU RADIOMESSAGE DE PIE XII AU PEUPLE LIÉGEOIS,

    LE 30 JUIN 1946

     

      pour le VIIe centenaire de l’institution de la Fête-Dieu à Liège

     

     « Faut-il Nous étonner que le Christ de lumière, d’amour et de charité ait choisi votre patrie pour lui confier, par le ministère caché de la vierge augustinienne de Cornillon, ce joyau de la liturgie catholique, la Fête-Dieu, afin que, brillant d’abord chez vous du plus pur éclat, il rayonne de chez vous sur le monde entier en sorte que tous, sans distinction de pays, de classes, de conditions, rassasiés de la même nourriture divine, goûtent ensemble la fortifiante douceur de l’unité et de la paix que signifient les apparences du pain et du vin sous lesquelles se voilent le corps, le sang, l’âme, la divinité du Christ, notre véritable aliment et notre véritable vie.

    Tel est l’objet de la prière qui monte, ardente, de Notre cœur vers le Cœur de Jésus, présentée par le Cœur immaculé de Marie, Mère et Médiatrice ; qu’elle attire sur vous l’abondance de toutes grâces avec la Bénédiction que Nous allons vous donner dans toute l’effusion de Notre amour paternel à vous, peuple liégeois, à vos chefs spirituels et particulièrement aux nouveaux prêtres et sous-diacres ordonnés en cette mémorable journée. » Ci-dessous: la procession nautique sur la Meuse.

     

    fête-dieu 2011 à liège: messe et procession au centre-ville

     

     

    Plan du quartier d'Avroy, à hauteur de l'église du St-Sacrement:

    fête-dieu 2011 à liège: messe et procession au centre-ville

     

    Renseignements : tél. 04.344.10.89,  courriel sursumcorda@skynet.be

    Web : http://eglisedusaintsacrementliege.hautetfort.com  et http://fetedieualiege.wordpress.com

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Un réseau convivial

     

    JOURNÉE DES «  ÉGLISES OUVERTES »

     

     EN L'ÉGLISE DU SAINT-SACREMENT A LIÈGE

    Boulevard d'avroy, 132 à Liège

     

     

    journée "églises ouvertes" au saint-sacrement à liège

     

    journée "églises ouvertes" au saint-sacrement à liège 

     Le dimanche 5 juin 2011

     concert polyphonie, orgue et plain-chant à 17 heures

    messe solennisée à 10 heures

     

     

    journée "églises ouvertes" au saint-sacrement à liège

     

     

    La Journée des Eglises Ouvertes du dimanche 5 juin 2011 est un jour de fête pour tous les édifices religieux en Belgique. Plus de trois cents églises ouvrent leurs portes ce jour-là. Afin de contribuer à la mise en valeur du patrimoine religieux. C’est une initiative de la Fondation « églises ouvertes ». Celle-ci vise à créer un réseau d’églises ouvertes menant des actions communes pour rendre leur atmosphère chaleureuse et accueillante. L’église du Saint-Sacrement à Liège s’est associée à cette journée particulière et ouvrira ses portes au public le dimanche 5 juin à 17 heures pour une belle manifestation musicale. Située boulevard d’Avroy, 132 (face à la statue équestre de Charlemagne), cette église est particulièrement attentive à la promotion de la culture ainsi qu’au maintien de la tradition du chant grégorien.

     

    journée "églises ouvertes" au saint-sacrement à liègeLe thème du concert  « Orgue, Polyphonie et Plain Chant » y réunira : l’ensemble vocal « Praeludium », dans un programme de musique ancienne et de polyphonies modernes - l ’ensemble « Una Voce », composé d’élèves de l’académie de chant grégorien (dir. Stéphan Junker), qui proposera des œuvres en plain-chant et en diaphonie - l’organiste Patrick Wilwerth, qui interprètera des œuvres pour orgue de J.S. Bach et de compositeurs liégeois.

     

    Un moment musical où  rayonnera la musique sacrée, ancienne et contemporaine.

     journée "églises ouvertes" au saint-sacrement à liège

    Le matin de ce même dimanche 5 juin, à la messe habituelle de 10 heures (missel de 1962), la Schola du Saint-Sacrement chantera en grégorien le Kyriale du temps pascal, le Proprium « Exaudi, Domine » du dimanche dans l’octave de l’ascension ainsi qu’un Sanctus tropé en diaphonie d’origine hongroise. Á l’orgue Thomas du Saint-Sacrement :Patrick Wilwerth, professeur au conservatoire de Verviers.

     

    Organisation du concert de 17 heures :

     

    Fondation « églises ouvertes »,  ASBL « Tempus musicale » et ASBL « Sursum Corda »

    Info sur le concert : 0495.200.871,  P.A.F :  6€  (à partir de 12 ans) http://www.praeludium.be et http://eglisedusaintsacrementliege.hautetfort.com

     

  • Un nouveau dogme

     

      L'INFAILLIBILITE DES MEDIAS ?

     

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    Dans la récente livraison (40e année, n°1) de la Revue « Pâque Nouvelle » on peut lire,paque%203.jpg entre autres, trois intéressantes réflexions (Jacques Naedts , Olivier Bonnewijn, Bruno Jacobs) sur la relation du corps à l’être et à sa destinée et deux exposés sur la vision de l’au-delà dans l’ancien puis le nouveau Testament (J. Ries).

     On trouvera par ailleurs une évocation de l’aoôtre des « petits riens, l’abbé Edouard Froidure (J.-M. Derzelle) ainsi qu’un article sur la procréation médicalement assistée (C. Brochier).

     Une réflexion d’actualité sur  les médias (Marion Guében-Baugniet) a particulièrement attiré notre attention. Nous la reproduisons in extenso ci-après :

     

    "Le livre Lumière du Monde - entretiens de Peter Seewald avec Benoît XVI a fait un tabac : déjà vendu près d’un million d’exemplaires, il a suscité beaucoup de réactions dans la presse ! A partir de celles-ci et de façon plus générale, il est instructif de relever les tendances actuelles des médias et les motivations qui les sous-tendent.

    Comment les médias répercutent-ils les textes et paroles du Magistère ? Que penser par exemple de leur interprétation (concernant l’incontournable préservatif) :Benoît XVI vient d’ouvrir une brèche ?

    « Ouvrir une brèche » postule qu’il y a un mur, une muraille. La position de l'Église est donc posée erronément comme celle d’une forteresse. Et d’autre part, le présentateur postule que la vérité, c’est lui qui la détient et donc que le pape commence enfin à faire le premier pas vers la vérité en s’alignant sur l’opinion du moment. Voilà qui illustre bien la réalité pratique dans laquelle nous nous trouvons maintenant : le Magistère n’est plus au Vatican, il est sur les ondes. Au point que si le Pape ou un évêque émet un propos tranchant un peu sur le consensus inconsistant qui tient lieu de morale aujourd’hui, la presse, la TV, la radio clament péremptoirement : « Il a dérapé ! » Et le public finit par faire et croire sien ce qu’on n’arrête pas de lui inculquer. Si bien que la position de l'Église sera attaquée tant qu’elle n’aura pas rejoint le relativisme actuel.

    P1060678x_t_800.jpgEn parlant de « brèche » on semblait mettre une bonne note au pape parce qu’il se rapprochait de l’opinion commune !Si tant est qu’il s’en rapproche car là encore, il faut bien interpréter ses propos. Dans certains cas précis, l’utilisation du préservatif peut constituer un premier pas vers une décision d’inspiration plus morale, un pas qui commence à tenir compte de l’autre, mais ce premier pas, ce n’est pas depuis la brèche de l'Église. C’est un premier pas depuis le plancher. Il s’adresse à des gens (prostituées et autres) qui n’ont pas encore accédé à un réel comportement moral. C’est une pierre d’attente. Une petite pierre. Nous ne sommes pas encore dans cette véritable humanisation de la sexualité prônée par le Pape.

    Priorité des mentalités glissantes sur la vérité évangélique

    Qui donc à part l'Église tient publiquement un discours sur la qualité humaine de la vie amoureuse et sexuelle ? Les médias ne cherchent pas la vérité mais à grignoter la position de l'Eglise dans un rapport de force… qui habituellement aboutit à la ridiculiser sans vraiment analyser ce que dit le pape. Et là il devrait y avoir une morale minimale du monde médiatique qui consisterait à lire les textes et à les transmettre exactement comme ils sont dits. On ne recherche pas le sens du texte mais à créer un événement scandaleux. Oserait-on faire pareil au sujet des textes de l’Islam ?

    D’autre part, nous risquons de tomber dans le piège du changement perpétuel : nous sommes tous façonnés par une information qui change chaque jour. Immergés dans un immédiat paillettes, insoucieux de vérité, nous devenons addictifs aux nouveautés et aux choses qui se démodent. Peu importe si ce qui est nouveau est bon ou mauvais, ce qui importe c’est qu’il soit nouveau. Or si la vérité sur le plan moral tient compte des mentalités et des évolutions, elle n’est pas déterminée par elles. Ce sont les vérités de l'Évangile qui doivent éclairer les mentalités et non l’inverse. Ou alors que serait-il encore besoin de suivre cet Évangile si les mentalités suffisaient ! Or ce n’est pas « ce qui se fait » qui doit dicter la vérité à ce qui devrait se faire.

    Contradictions et paradoxes

    Il est délicat de développer une parole de Vérité dans un monde qui ne croit plus à la Vérité, à un public qui considère le discours chrétien à la limite comme des vues dangereuses mais qui, très paradoxalement, a soif de ces paroles chrétiennes. Paradoxe : les gens sont créés pour accueillir la parole chrétienne, mais pas formés à l'écouter. Actuellement c’est le monde médiatique qui est devenu la référence passe-partout, épousant et anticipant les pentes laxistes, évitant au public tout travail d’information personnelle et d’approfondissement, comme s'il jouissait de l’infaillibilité non seulement sur la foi, les mœurs mais sur tous les sujets… Et c’est sur fond de vide.

    Ce que pourrait dire l'Église désormais sera jugé à l’aune des vues des médias, ultra-dogmatiques encore que soumises aux fluctuations du moment. Nous grandissons tous sous la houlette du Magistère médiatique. Avec une force de pénétration très grande et diffuse les médias forment l'opinion. Nous sommes dans un univers qui n’a plus le sens des limites. C’est pour cela, comme l’a déjà fait remarquer Mgr Tony Anatrella, psychanalyste spécialisé en psychiatrie sociale, qu’on parle beaucoup de personnalités éclatées, voire liquides qui s’identifient à tout ce qui existe mais sans plus avoir aucune consistance intérieure. En fait de morale sexuelle, le désir de l’instant ne peut être une référence pour orienter et assumer sa sexualité. Au contraire, l’homme doit se référer à des valeurs supérieures à lui, celles qui humanisent la sexualité : le don, l’engagement, la fidélité... Certains hommes de médias semblent enfermés dans l’idée infantile de savoir si le préservatif est permis ou défendu. Ce qui d’ailleurs dénote une culpabilité sourde vis-à-vis de la sexualité médiatique.

    Comment se fait-il que l’Église « ne passe pas » dans certains médias  ?

    La cause en est profonde. Elle se situe bien au-delà des dysfonctionnements de la communication.Le-Choc.png La mission de l'Église est de se faire le vecteur du message du Christ, d'une vérité d’un autre ordre que la vérité du monde. Dans la mesure où ces deux s'opposent, il y aura toujours, au moins pour une part, une opposition entre la logique du monde et celle l'Évangile qui est celle, qu’on le veuille ou non, de la porte étroite. Lorsque Jésus enseigne, il ne cherche pas à faire l’unanimité. Il est venu déranger au nom de son Père pour que les hommes aient la vie et qu’ils l’aient en abondance. Il leur dit : Soyez dans le monde sans être du monde.

    La morale laïque a été pendant près d’un siècle – voire même jusqu’il y a cinquante ans – à peu près la même que la morale chrétienne. Les choses ont changé. Aujourd’hui en fait de morale, seule l'Église catholique a une parole publique qui est revêtue d’un certain courage et même d’un courage parfois héroïque. Il lui serait tellement plus commode de se compromettre avec le monde alors que des évêques risquent d’être traduits en justice dans l’exercice d’un enseignement en adéquation avec leur foi. Quant aux religions non chrétiennes, on est plus prudent lorsqu'il s'agit d’interviewer leurs représentants sur les sujets dits « sensibles » (dont, entre autres, l’homosexualité) alors que, soit dit en passant, bien souvent elles sont beaucoup plus sévères. De la qualité amoureuse des relations et de la morale sexuelle, le monde des médias se soucie peu. En revanche, il est le premier à souhaiter le mariage… pour les prêtres et les homosexuels, alors que les lois ne cessent de favoriser le divorce et de proposer des ersatz de mariage (tels le PACS, etc.) aux couples hétérosexuels. Ce qui intéresse, c'est la logique de la transgression. Au fond, le message de l'Église, hors le très petit nombre, qui le respecte ? … Alors pourquoi s’obstiner à titiller ce message ? Peut-être parce que c’est le seul qui témoigne d’une certaine grandeur, d’une certaine noblesse et c’est à son ombre qu’on retrouve quelque dignité humaine en en parlant. Les éducateurs chrétiens expérimentent qu’intuitivement, les consciences savent où est la vérité. Mais pour partie seulement, car d’autre part ils constatent aussi qu’elles sont brouillées… pourtant elles attendent de l'Église une certaine autorité avec un langage universel.

    On est aujourd’hui confronté au pluralisme tellement obligatoire qu’il est devenu pensée unique, et mène droit au relativisme : toutes les religions se valent, alibi commode pour n’en approfondir aucune. Une pensée unique très flottante, évolutive, on le verra bien de façon éclatante en bioéthique dans les années à venir.

    Le pape : point de référence ?

    Oui. Car on reconnaît en lui une certaine excellence personnelle d’abord et une excellence de sa fonction. Mais le pape ne doit pas être  seul. Dans chaque pays, il faut aussi les évêques et leurs prêtres, et parmi les chrétiens : des intellectuels, des scientifiques, des politiciens, des chefs d’entreprise, des enseignants, des responsables et animateurs de mouvements, et cetera. Ce n’est pas tout de pointer d’un doigt lucide les positions sournoisement hostiles des médias  occidentaux à l’adresse de l'Église catholique. Encore faudrait-il ne pas leur laisser toute la place. A de rares exceptions près, il y a aujourd’hui trop peu d’orateurs, de grands penseurs chrétiens. Et s’ils existent potentiellement, peut-être n’ont-ils pas toujours le courage de se démarquer de cette « pensée unique ». D’autant plus que, s’ils sont laïcs, afficher leur foi chrétienne pourrait nuire à la carrière d’aucuns… Il leur manque cette liberté de ton et c’est très dommage. Même certains membres du clergé subissent un peu comme par osmose l’influence du ton ambiant ou n’osent pas toujours livrer le fond de leurs convictions.

    Sans doute y a-t-il une prudence spirituelle et humaine à observer. Un discernement psychologique aussi, sous peine parfois d’être contre-productif. Cela dit, nous sommes dans une période où les choses doivent se dire nettement et s’argumenter comme essaie de faire le Saint Père. Ensuite, que certains médias déforment, c’est leur problème mais au moins les choses sont dites universellement.

    Vatican II a souligné le fait que la sanctification du temporel revient aux laïcs chrétiens. Le temps n’est plus où l’on pouvait tout attendre d’un clergé fourni sur mesure... Toute la communauté chrétienne est concernée par la mission. Aux laïcs donc d’adopter des professions ou des activités leur permettant visiblement de prendre la défense de l'Évangile, de le vivre et d’en témoigner. Et ce n’est pas un mince défi ! Aujourd’hui où, comme jamais auparavant, la barque de Pierre doit ramer à contre-courant de l’inversion de beaucoup de valeurs, de l’absence de sens et du laxisme ambiants, sa mission est particulièrement ingrate et périlleuse. Et pourtant… il revient aussi à ceux qui se veulent ses disciples de louer le Seigneur pour toutes ces grandes avancées de l’humanité, pour tant de belles et charitables réalisations, d’actes d’amour salvateurs, qui ont jalonné notre Histoire et continuent aujourd’hui de la marquer, grâce à des hommes, des femmes et même des enfants qui ont puisé toute leur audace à la source de leur foi. Oui, il est aussi des chrétiens heureux ! Et – Dieu merci ! – quelques journalistes convaincus pour le répercuter. Une pensée de gratitude ici à France Catholique, La Croix, Famille Chrétienne, R.N.D., L’Homme Nouveau, etc.

    Et tout particulièrement dans nos pages un vibrant merci à feu notre cher Mgr Michel Dangoisse, toujours prêt aussi à monter au bon créneau dans L.L.B. et L’Avenir.

    Et le point de vue de Peter Seewald, journaliste non-conformiste ? 

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    Pour terminer revenons-en un instant au co-auteur de Lumière du monde. Seewald est né en 1954 dans une famille catholique, aux confins de la Bavière et de l’Autriche. Dans les années 1968, le jeune Seewald est séduit par le gauchisme révolutionnaire. Il signe sa « sortie d'Église » en 1973. Puis, peu à peu, il s’interroge. « Non sans méfiance, j’entrais parfois dans une église… ». Et … « un jour, j’ai compris que les idéaux de ma jeunesse, je les retrouvais tous dans le message du Christ. Il suffit de lire l’Évangile. Les réponses y sont beaucoup plus radicales que celles du Manifeste de Marx.» Puis, au fil de ses rencontres avec Benoît XVI, l’ancien journaliste du Spiegel et du Bild, qui avait quitté l’Église, y est revenu. Le pape et son interviewer partagent une même interrogation : où va notre société ? où prend-elle ses racines ?

    C’est donc à partir de ce questionnement essentiel que s’est développée la relation, professionnelle et personnelle, entre le pape et le journaliste. Le tout dans un climat de confiance : « Le pape ne s’est jamais récusé devant aucune de mes questions. Parfois, j’hésitais, je sentais le poids de sa charge. Mais finalement, j’ai posé toutes mes questions, sur toutes les affaires, même scandaleuses. »

    Pour obtenir ces six heures d’interview échelonnées sur une semaine, Peter Seewald est revenu trois fois à la charge. Qu’il a eu raison ! Il est rare de lire un aperçu aussi lumineux de la société occidentale. Avec toute sa pénétrante subtilité, le Pape la décrypte, parfois avec tristesse, plus souvent avec confiance, lucide et ferme mais toujours charitable et porté à l’ouverture. De bout en bout, un chrétien !

    Et du coup, on comprend la réaction énergique de Peter Seewald à l’intention de ses confrères journalistes, notamment ceux qui ont réduit son livre d’entretiens avec Benoît XVI à la question du préservatif : « Lorsqu’on « étroitise » tellement une question, cela montre une crise du journalisme qui n’est plus capable de discerner l’essentiel et de le faire partager à ses lecteurs.»

    Et le journaliste de confier : « Pour moi, Benoît XVI est plus qu’un grand penseur intellectuel : un maître spirituel. Et un homme profondément humble et bon qu’il est important de connaître « en version originale ».

    Marion Guében-Baugniet

     

     

     

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