28.09.2009

Premier dimanche du mois au Saint-Sacrement à Liège

EGLISE DU SAINT-SACREMENT

Boulevard d’Avroy, 132 à Liège

(face à la statue de Charlemagne)

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      voûte de la nef octogonale            la façade à restaurer :1e phase du projet

 

  

DIMANCHE 4 OCTOBRE  2009 A 10 HEURES

MESSE GREGORIENNE DU PREMIER DIMANCHE DU MOIS

 

(missel de 1962)

 

 

Propre grégorien «Da pacem » du XVIIIe dimanche après la Pentecôte

 

Kyriale XI « orbis factor »  (XIVe siècle), Credo I (XIe siècle)

Chant à la Vierge « O Virgo splendens » extrait du Livre Vermeil de Montserrat (XIVe siècle)

 

 

 

 

      

PAR LA SCHOLA DU SAINT-SACREMENT

 

                                                                                                                             

                          AUX ORGUES, MUTIEN-OMER HOUZIAUX                            

ancien organiste titulaire de la cathédrale de Liège 

                  

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livrets à votre disposition sur la table au fond de l’église pour suivre la messe

 

 

14.09.2009

Fêter saint Lambert, patron du diocèse de Liège

 

SOLENNITE DE LA FÊTE DE SAINT LAMBERT

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L'évêque Lambert fut assassiné un 17 septembre d'une année entre 696 et 705 que les historiens hésitent encore à fixer. Son martyre eut lieu à Liège dans la villa franque qu'il possédait sur le site de l'actuelle place Saint-Lambert. Un culte populaire du saint martyr s'y développa. Il fut favorisé par la décision de son successeur, saint Hubert, d'y transférer sa dépouille mortelle qui, dans un premier temps, avait été ramenée au siège du diocèse alors fixé à Maastricht. La dévotion jamais démentie à la mémoire de notre Saint entraîna ensuite le déplacement à Liège de la résidence officielle des évêques: un acte véritablement fondateur pour l'avenir de la Cité et ce qui deviendra, plus tard, le Pays de Liège.

Le "dies natalis", la naissance au ciel, de saint Lambert se fête le 17 septembre de chaque année dans la cathédrale de Liège où sont conservées ses reliques.

La Solennité de la Fête est célébrée le dimanche qui suit. Elle sera chantée selon la forme extraordinaire du rite romain à l'église du Saint-Sacrement à Liège et à la Chapelle Saint-Lambert à Verviers

LE DIMANCHE 20 SEPTEMBRE 2009

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10 heures

A l'église du Saint-Sacrement

Boulevard d'Avroy, 132 à Liège

Messe en plain-chant liégeois

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célébrée par l'abbé Jean Schoonbroodt

avec le concours de la Schola grégorienne du Saint-Sacrement

Aux orgues: Patrick Wilwerth, professeur au conservatoire de Verviers

 

11 heures

A la Chapelle Saint-Lambert

Rue du Collège, 80 à Verviers

(face à la grand'poste)

Messe en  plain-chant et en polyphonie ancienne

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célébrée par le Père Gonzague Le Feron de Longcamp (communauté des Frères de St-Jean)

avec le concours de la schola de Saint-Lambert et Léonard Aussems à l'orgue

Le programme des chants:

Hymne de la Principauté de Liège "Magna Vox", Séquence à saint Lambert "Christi nomine laetemur et Lamberto gratulemur", propre grégorien de la messe des évêques martyrs et trois motets polyphoniques: "Cantate Domino" de Daniel Frederici (1584-1638), "Ave Verum" du Padre Martini (1706-1784), "Alle-psallite-cum-luia" (anonyme, XIIIe siècle) avec son verset pour la fête de saint Lambert.

 

antienne  à saint Lambert:

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Renseignements: sursumcorda@skynet.be ou tél. 04.344.10.89

 

 

26.06.2009

Pour célébrer Pierre et Paul

 

SOLENNITE DE LA FÊTE DES SAINTS PIERRE ET PAUL

A L'EGLISE DU SAINT-SACREMENT

Boulevard d'Avroy, 132 à Liège

DIMANCHE 5 JUILLET 2009 A 10 HEURES

(missel de 1962)

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programme des chants de la messe

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Propre grégorien "nunc scio vere" de la fête

Kyriale IV "in festis apostolorum" (Xe siècle), Credo IV (XVe siècle)

Antienne "Tu es pastor ovium". Polyphonie "stella splendens" extraite du Livre Vermeil de Montserrat (XIVe siècle)

chantés par

LA SCHOLA DU SAINT-SACREMENT

et Erna Verlinden (soprano solo)

AUX ORGUES, PATRICK WILWERTH

professeur au conservatoire de Verviers

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Le propre grégorien de la fête des saints Pierre et Paul alterne les élans joyeux pour chanter la délivrance dejpg_Pierre-_-Paul-avec-une-ame-.jpg Pierre des mains d'Hérode (introït 3e mode  "nunc scio vere ", actes, 12) ou la Parole du Christ qui fonde l'universalité de son pouvoir spirituel (alleluia 2e mode et communion 6e mode "Tu es Petrus ", Matth., 16) et les mélodies plus solennelles qui rendent hommage aux deux princes des apôtres, Pierre et Paul (graduel 5e mode et offertoire 3e mode "constitues eos principes "). L'antienne "Tu es pastor ovium " qui sera ajoutée à la fin de la messe exalte la primauté de Pierre et de ses successeurs, qui tiennent en leurs mains les clefs du royaume des cieux.

La polyphonie "stella splendens " prévue  durant la distribution de la communion est extraite du Livre Vermeil de Montserrat (XIVe siècle). C'est un hommage à la célèbre "Vierge noire" qui représente Marie, mère protectrice du pays catalan: mais aussi de l'Eglise universelle.

A120409_1.jpgLes mélodies de l'ordinaire de la messe (kyrie, gloria, credo, sanctus, agnus) sont celles des fêtes des saints apôtres du Seigneur (IV).

La messe sera célébrée aux intentions du successeur de Pierre, NSP le pape Benoît XVI et à l'occasion de la clôture de l'"Année saint Paul". Des livrets sont mis à la disposition des fidèles sur la table du fond de l'église.

"Tu es pastor ovium, princeps apostolorum; tibi tradidit Deus omnia regna mundi: et ideo tibi traditae sunt claves regni caelorum. V./ Quodcumque ligaveris super terram erit ligatus in caelis; et quodcumque solveris super terram erit solutum et in caelis. Tu es le pasteur des brebis, le prince des apôtres; Dieu t'a confié le soin de tous les pays de la terre: et c'est pourquoi t'ont été confiées les clefs du royaume des cieux.V./ Tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux; et tout ce que tu auras délié sur la terre sera de même délié dans les cieux." (antienne chantée à la fin de la messe).

19.06.2009

Le Saint-Sacrement fêté à Liège

 

LA SOLENNITE DU CORPS ET DU SANG DU CHRIST

 

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à l'église du saint-sacrement

 au boulevard d'avroy à Liège

 

P1010162.JPGLa Solennité de la Fête-Dieu célébrée (selon le missel de 1962) à l'église du Saint-Sacrement à Liège, le samedi 13 juin 2009 a rassemblé 30 choristes et plus de 150 fidèles conduits par les trois prêtres officiant à l'autel majeur.

La fête était présidée par M.l'abbé Jean-Pierre Herman, chapelain aux sanctuaires de Beauraing, assisté par les abbés Jean Schoonbroodt (diacre) et Arnaud de Boisse (sous-diacre). Les servants de messe étaient dirigés par M. Jacques Braive, cérémoniaire attentif et compétent.P1010177.JPG

 

Cette année, la solennité était rehaussée par la participation de la "Schola gregoriana leodiensis" (dir. Erna Verlinden) -une nouvelle formation dont c'était, en quelque sorte, le "baptême du feu"- et l'Ensemble vocal "Praeludium" (dir. Patrick Wilwerth). Ces deux choeurs ont alterné les mélodies en plain-chant et des polyphonies en usage au temps des princes-évêques de la maison de Bavière. Le dialogue musical entre les voix  grégoriennes, claires et limpides au service de la Parole de Dieu et les entrelacs colorés de la musique baroque produisit un effet saisissant sur l'assistance recueillie.

 

 

 

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 L'exposition du Saint-Sacrement à la fin de la messe fut accompagnée par un extrait vibrant du "Lauda Sion" à quatre voix mixtes créé par Félix Mendelssohn en 1846 à la collégiale Saint-Martin de Liège, suivi du "Tantum ergo liégeois" repris en choeur par les fidèles tandis que le célébrant les bénissait avec l'ostensoir. Les quartiers d'Avroy et de Saint-Jacques étaient bien représentés dans l'assistance, si l'on en juge par le nombre de formulaires restitués à la fin de la cérémonie pour être tenu au courant des activités organisée à l'église. Et pourquoi pas, l'an prochain, la renaissance d'une procession de la Fête-Dieu dans la Ville de sainte Julienne ? On peut toujours rêver...

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29.05.2009

Fêter Dieu au Saint-Sacrement à Liège

 

EGLISE DU SAINT-SACREMENT

Boulevard d'Avroy, 132 à Liège

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SOLENNITE DE LA FÊTE-DIEU

LE SAMEDI 13 JUIN 2009 A 18 HEURES

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(ci-dessus, sainte Julienne de Cornillon)

messe célébrée selon le missel de 1962 par

L'ABBE JEAN-PIERRE HERMAN

chapelain aux sanctuaires de Beauraing

avec le concours de

L'ENSEMBLE VOCAL "PRAELUDIUM"

dir. Patrick Wilwerth

"Polyphonie sacrée à Liège aux XVI et XVIIe siècles"

Johannes Claux (c.1530-1573): Kyrie; Peter Philips (1560-1628): Panis angelicus;

Gilles Hayne (1590-1650): Salve Regina; Pierre Bonhomme (1555-1617): in nomine Jesu

"Lauda Sion" à quatre voix mixtes de Félix Mendelssohn

créé à Liège en 1846 pour le 600e anniversaire de la Fête-Dieu

(extraits)

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et la

LA "SCHOLA GREGORIANA FEMINEA LEODIENSIS"

dir. Erna Verlinden

Propre grégorien de la Fête et Plain-Chant Liégeois

 

 LES ORIGINES LIEGEOISES DE LA FÊTE-DIEU

Fête Dieu Julienne de Cornillon.jpgLa Fête-Dieu célèbre la présence réelle du Christ dans le Saint-Sacrement de l'Eucharistie. Cette fête est née au Pays de Liège en 1246, à l'initiative de sainte Julienne de Cornillon. Presqu'aussitôt (1264), elle sera étendue à l'Eglise universelle par Jacques de Troyes, ancien archidiacre de Campine devenu pape (1261) sous le nom d'Urbain IV. Julienne était née à Retinne en 1192. Orpheline, elle fut confiée aux religieuses de la léproserie du mont Cornillon, dont elle devint plus tard la supérieure. A la mort de son protecteur, l'évêque Robert de Thourotte, elle partit pour Salzinnes et mourut dans la recluserie de la collégiale Saint-Feuillen à Fosses (aujourd'hui Fosses-la-Ville) en 1258.

LE FRUIT DE L'EUCHARISTIE

"Deviens ce que tu reçois", disait saint Augustin en expliquant à ses fidèles le sens de l'Eucharistie. Deviens messe-016.jpgcorps du Christ, c'est à dire manifeste sa présence. Pour s'exprimer, aujourd'hui, le Christ a besoin de tes mains et de ta bouche. Imite ses gestes et redis ses paroles, mais surtout veille à ce que tes actes soient en accord avec tes paroles, à ce que ta parole ne soit pas seulement un écho fidèle de la sienne, mais s'incarne de la même façon que lui-même a été la parole incarnée de Dieu avant d'être parole exprimée de Dieu. Devenir ce que nous recevons, devenir, à notre façon et pour notre petite part, corps du Christ c'est à dire prolongement de sa présence à travers les siècles. Extrait de l'homélie de Mgr Gryson pour la Fête-Dieu célébrée à l'église du Saint-Sacrement à Liège (2008).

LE PROGRAMME MUSICAL DE LA MESSE

Le programme de la messe alternera les chants de la messe grégorienne du Saint-Sacrement composé par saint Thomas d'Aquin (1228-1274), le "Tantum ergo liégeois" et des motets illustrant le répertoire polyphonique  dyn009_original_285_200_pjpeg_2631944_40e55fc429820cd86ef1a249b99fb01e.jpgancien en usage dans la Principauté de Liège aux XVIe et XVIIe siècles: avec des oeuvres de P. Bonhomme qui fut chanoine à la collégiale Sainte-Croix, Gilles Hayne, un Liégeois influencé par le style italien, Johannes Claux, originaire des Pays-Bas espagnols et Peter Philips, un prêtre catholique anglais réfugié à la Cour des Archiducs Albert et Isabelle. On entendra aussi un extrait du "Lauda Sion" à 4 voix mixtes que Mendelssohn créa à la collégiale Saint-Martin en 1846 pour le 600e anniversaire de la naissance de la Fête-Dieu dans la Principauté.

LES INTERPRETES

Créé en 1994, l'Ensemble vocal mixte "Praeludium" compte 14 chanteurs, en majorité issus des classes de chant d'académies de la région liégeoise. Son répertoire, interprété a capella ou avec orgue et orchestre, comprend de la musique ancienne mais aussi des compositeurs du siècle romantique et des oeuvres contemporaines. La direction est assurée par Patrick Wilwerth, par ailleurs organiste, compositeur et professeur au Conservatoire de Verviers. Patrick Wilwerth est un disciple d'Hubert Schoonbroodt, auquel il succéda à la tête du Choeur universitaire de Liège, après le décès accidentel de son maître en 1992. Le grégorien de la messe sera interprété par la "Schola Feminea Leodiensis", récemment issue des rangs de l'Académie de chant grégorien qui organise dyn010_original_250_167_jpeg_2629161_520889e78009d2f94e9b8724b5aad44d.jpgdes cours à Liège depuis six ans. Cette schola est composée d'une quinzaine de voix féminines placées sous la direction d'Erna Verlinden, une excellente soprano, formée au chant grégorien par le professeur Frans Mariman au Gregoriaans Centrum de Drongen. Elle a dirigé, durant plusieurs années le choeur féminin "In voluntate" basé à l'abbaye de Waasmunster (Flandre orientale). Les parties d'orgue seront assurées par Patrick Wilwerth.

Entrée libre tant à la fête religieuse qu'à la réception qui suivra

Renseignements: tél 04.344.10.89. Courriel sursumcorda@skynet.be ou commentaire via ce blog web

19.05.2009

Un moment de silence et de paix ?

LE SAINT SACREMENT T'ACCUEILLE A LIEGE

Boulevard d'Avroy, 132

(église du saint-sacrement, face à la statue équestre de Charlemagne)

 

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TOUS LES MARDIS DE 17h00 A 19H00

 

ADORATION

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17h00, vêpres grégoriennes

lecture d'évangile

18h00 Chapelet

litanies du Sacré-Coeur

18h45, bénédiction du Saint-Sacrement

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CONFESSIONS

 

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Un prêtre à ton écoute

de 17h00 à 19h00

 

 

 

JE NE SAIS PAS PRIER...

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"Seigneur, je ne sais pas prier.

Que te dirais-je que tu ne connais pas?

Que te demanderais-je que tu ne saches?

Un grand vide est en moi.

Dans le silence de cette église,

je réalise que face à Toi,

les mots ne sont que des mots.

Seigneur, Toi qui me sondes

jusqu'au plus profond de mon être,

tu vois le coeur de mon coeur

et tout ce qu'il contient  de beauté

mais aussi de faiblesse et de péché.

Je ne peux rien te cacher.

Tout juste, puis-je humblement

Te demander pardon

et t'écouter me dire

que je suis ton enfant

maintenant et pour l'éternité."

J.-P. Snyers

"La vie s'éclaire en Lui"

11.05.2009

liturgie grégorienne

LE CHANT GREGORIEN A LIEGE

un succès populaire

 

Dom JORROT METZ_GOUDJI_V3.jpgA Liège, le chant grégorien a décidément la cote. Le 28 mars 2009, à l'église du Saint-Sacrement, un symposium "Le chant grégorien dans l'histoire et la liturgie" a réuni une centaine de congressistes sous la présidence de Dom Michel Jorrot, Père-Abbé de l'abbaye bénédictine de Clervaux (Luxembourg). Les actes de cette manifestation (disponibles sur demande) seront publiés sous peu.

Dans la foulée de cette rencontre, un groupe d'une vingtaine de chanteuses ont constitué, sous la direction très avertie d'Erna Verlinden, une "schola feminea leodiensis" vouée à l'interprétation du plain-chant. Cette nouvelle schola va assurer le propre grégorien de la Solennité de la Fête-Dieu à l'église du Saint-Sacrement à Liège, le samedi 13 juin 2009 à 18 heures.

Troisième événement: le samedi 9 mai 2009, 250 personnes ont pris part à la journée de clôture du cycle de cours 2008-2009 de l'Académie de Chant grégorien à Liège. A l'église conventuelle des Bénédictines (16 heures) 70 auditeurs attentifs ont applaudi à l'écoute des métamorphoses historiques du chant grégorien ("du plain chant au déchant") illustrées par les 30 élèves liégeois de l'Académie dirigés par Stéphan Junker (conservatoire de Verviers): un professeur dont les qualités pédagogiques ne sont plus à démontrer. En seconde partie, le public a découvert de larges extraits de l'office liégeois de saint Lambert interprétés par l'Ensemble professionnel "Psallentes" conduit par Hendrik Vanden Abeele (conservatoire d'Amsterdam): six voix d'hommes très homogènes, d'une justesse et d'une plénitude parfaitement maîtrisée. Entre les deux prestations, Patrick Wilwerth (conservatoire de Verviers) a fait brillamment sonner le bel orgue Le Picard (XVIIIe siècle) avec de la musique baroque espagnole. Le même jour, après le concert, place à la liturgie chantée à 18 heures pour 180 personnes réunies à l'église du Saint-Sacrement. Les élèves ont interprété le kyriale "Lux et Origo" du temps pascal et, durant la distribution de la communion, le déchant (XIIe siècle) de la séquence "Victimae paschali laudes". L' excellent soliste Hendrik Vanden Abeele et un groupe de six chanteurs dirigés par  Gérald Messiaen (professeur de l'académie à Louvain-la-Neuve et à Liège) ont alterné les pièces du propre de la messe du IVe dimanche après PBIG.jpgâques. Après l'élévation, un autre soliste professionnel, le baryton Stéphan Junker, a interprété un motet baroque accompagné à l'orgue par Patrick Wilwerth. La messe selon la forme extraordinaire du rite romain était célébrée au maître-autel par Monseigneur Roger Gryson, doyen ém. de la faculté de théologie de l'Université Catholique de Louvain (U.C.L.), entouré des abbés Jean Schoonbroodt (diacre) et Arnaud de Boisse (sous-diacre). Pour la circonstance, Mgr Gryson a consacré son homélie à ce qu'est le véritable esprit de la liturgie. Nous reproduisons ci-après le texte de cette remarquable méditation.

 

 

LE VERITABLE ESPRIT DE LA LITURGIE (*)

 

P1010245.JPGLa fin d'une année consacrée à l'étude du chant grégorien est marquée aujourd'hui successivement par un concert et par une liturgie eucharistique. Le contraste entre ces deux formes de réunion est une occasion privilégiée de mieux faire comprendre ce qu'est une liturgie. Dans un concert, en général, -je ne parle pas précisément de celui qui vous a été offert aujourd'hui, - un orchestre ou un soliste se trouvent sur la scène, face au public qui est venu pour l'entendre. Le programme a été librement déterminé par les organisateurs; le public présent a choisi d'entendre telle oeuvre jouée par tel ensemble ou tel soliste déterminé.

Rien de tel dans une liturgie. Ici, il n'y a pas d'acteurs ni de spectateurs. Certains membres de l'assemblée ont une fonction particulière, mais leur personne n'a aucune importance. Lorsqu'ils s'adressent à l'assemblée, ils se tournent vers elle mais, le plus souvent, tous regardent dans la même direction. Les gestes accomplis et les paroles prononcées dans l'assemblée ne sont pas laissés à l'initiative des organisateurs ni des participants. Ils sont reçus d'une tradition qui les dépasse et qui s'impose à eux, sans marge d'interprétation. La musique joue un rôle important dans la liturgie, mais comme servante d'une parole. Le chant intervient dans la liturgie comme l'indice d'un vouloir dire qui excède ce que disent les mots. Il confère pour ainsi dire une gloire aux mots. De la même manière que la poésie peut dire une même vérité plus profondément et plus intensément que ne la dit la prose, qui utilise pourtant le même vocabulaire, la vérité des mots acquiert grâce au chant une dimension supplémentaire et en quelque sorte charnelle.

La liturgie, c'est la prière de l'Eglise, inspirée et dirigée par le Saint-Esprit, prière dans laquelle le Christ nous est rendu présent, de façon constante et toujours renouvelée, et par laquelle il entre dans notre vie pour la conformer toujours davantage à la sienne.

Dans la liturgie, nous accueillons une présence divine. Elle n'a d'autre fonction que de nous faire voir ou entendre celui qui nous est présent; elle est l'index ou, si vous préférez, l'ostensoir d'une présence. A cette présence, nous répondons par notre présence. Dans la liturgie, nous nous rendons présents, nous nous présentons à Dieu, nous nous confions à lui, nous nous remettons entre ses mains.

La liturgie anticipe en quelque sorte la résurrection de la chair, elle est comme un prélude à la vie future, la forme concrète de notre espérance, dans laquelle nous voyons déjà un reflet de la lumière du ciel briller sur la terre. Elle baigne dans une sorte de clair obscur caractéristique de notre condition présente. Le nouveau Temple, c'est à dire le corps du Christ, est encore en construction. Les bras du crucifié sont grands ouverts pour nous accueillir, mais Dieu et l'humanité ne se sont pas encore pleinement retrouvés. La liturgie chrétienne est une liturgie pérégrine, en chemin vers la transfiguration de toutes choses, vers le moment où Dieu sera tout en tous. Le temps de l'Eglise est un étrange entre-deux, où le déjà et le pas encore se rencontrent, où l'ombre fait place à l'image, pour parler comme saint Paul, où la nuit est avancée, le jour tout proche, où le soleil apparaît à l'horizon et blanchit le ciel, mais n'est pas encore levé.

C'est pourquoi les chrétiens prient tournés vers l'orient. Le soleil levant symbolise_wsb_514x245_Soleil+Levant+-+Petit.jpg le Seigneur du second avènement, l'aube finale de l'histoire. Prier en direction de l'orient signifie partir en esprit à la rencontre du Seigneur qui vient. Une liturgie tournée vers l'orient nous fait entrer dans la procession de l'histoire, en marche vers le monde à venir, vers le ciel nouveau et la terre nouvelle, qui viennent eux-mêmes à notre rencontre dans le Christ. Elle est prière de voyageur, prière sur la route ouverte par l'incarnation, la crucifixion et la résurrection du Christ. La liturgie se déroule le regard tourné vers Jésus, elle n'est, en fin de compte, rien d'autre que ce regard lui-même, selon la parole prophétique rapportée dans l'évangile de Jean: "Ils contempleront celui qu'ils ont transpercé". Dans la prière vers l'orient, nous exprimons notre fidélité au don reçu dans l'incarnation et l'élan de notre marche vers le second avènement.

De là découle le caractère nécessairement symbolique de la liturgie. Grâce à l'union de Jésus et, par lui, dP1010264.JPGe tous les hommes avec le Dieu vivant, le rideau du temple s'est déchiré, le ciel s'est ouvert. Toutefois, cette ouverture ne nous est accessible qu'à travers les signes du salut: nous avons besoin de médiations, nous ne voyons pas encore le Seigneur tel qu'il est. La liturgie participe de cette situation d'entre-deux, du stade de l'image qui est le nôtre. Elle est faite de symboles qui nous relient à ce qui est à la fois présent et caché. Par l'intermédiaire de ces signes terrestres que le Rédempteur nous a donnés comme gages du monde à venir, elle nous porte vers celui qui vient à notre rencontre. C'est grâce à ces signes que nous voyons les cieux entrouverts et que nous reconnaissons le mystère de Dieu dans le coeur ouvert du crucifié qui, en nous donnant son corps livré par amour, son sang versé par amour, nous fait entrer avec lui, par sa résurrection, dans l'éternité d'un amour plus fort que la mort.

La liturgie est une initiation, au sens étymologique du terme, initium, commencement, inire, entrer dans. Dans la liturgie, nous apprenons à connaître Dieu et à vivre de sa vie, puisque la vie éternelle, c'est précisément de le connaître, au sens que ce mot revêt dans la Bible.

La liturgie tire sa mesure et son ordonnance de Dieu lui-même et de sa révélation. Elle présuppose que Dieu se révèle et montre de quelle façon nous pouvons l'adorer; elle présuppose qu'il s'approche de nous et se rend présent à nous. La liturgie est instituée par Dieu, puisque c'est Dieu qui la rend possible, et que c'est à lui, par conséquent, qu'il appartient d'en fixer les modalités. Moïse, sur l'ordre de Dieu, avait fabriqué le tabernacle suivant le modèle qu'il avait vu sur la montagne du Sinaï. Toute liturgie se fonde sur un modèle divin.

Toute liturgie est malheureusement guettée, il faut le savoir, par ce que j'appellemesse moderniste.jpgrais la tentation du veau d'or, à laquelle, hélàs, on cède trop souvent de nos jours. Vous connaissez tous cette histoire, qui est racontée dans le livre de l'Exode. Le peuple ne supportant plus que Dieu soit invisible, lointain, mystérieux, veut s'en donner une représentation sensible et lui rendre un culte à sa manière. Un tel culte ne sert plus à élever l'homme vers Dieu, mais à abaisser Dieu au niveau de l'homme et à le rendre accessible de la manière que l'homme aura choisie. La danse autour du veau d'or, qu'évoque la bible, est une ronde fermée sur elle-même, l'exemple d'un culte égocentrique, dans lequel la communauté se cherche et se célèbre elle-même au lieu de s'approcher de Dieu. De cette apostasie sous le manteau du sacré ne peut résulter qu'un sentiment de frustration et de vide très éloigné de l'expérience libératrice qui se produit lors d'une véritable rencontre avec le Dieu vivant. La liturgie ne peut exercer une force d'attraction que si elle est tournée non pas sur elle-même, mais vers Dieu, et qu'elle laisse le champ libre à son action.

La liturgie chrétienne n'est jamais un événement organisé par un groupe particulier, un cercle ou medium messe tridentine.jpgune Eglise locale. Dans la liturgie, le mouvement de l'humanité en quête de Dieu et celui de Dieu cherchant à se réconcilier l'humanité se rejoignent dans le Christ, qui est mort pour rassembler tous les enfants de Dieu dispersés. L'universalité est un trait propre au culte chrétien. Nous prions en communion avec les anges et les saints de tous les temps, nous prions en communion avec les apôtres et les Pères, nous prions en communion avec toutes les Eglises sur toute la surface de la terre. Célébrer l'eucharistie, c'est rendre un culte qui embrasse ciel et terre dans la glorification de Dieu. Comme l'a très bien dit le pape Jean-Paul II, dans son encyclique sur l'eucharistie, toute messe est célébrée sur l'autel du monde. Tout ce qui, en nous singularisant, nous isolerait, couperait le lien symbolique qui nous unit à cette liturgie cosmique, dont chaque célébration particulière n'est que l'actualisation en un lieu déterminé, et réduirait cette manifestation à une gesticulation et à un verbiage vides de contenu et de sens. Une liberté sans frein n'est pas conciliable avec l'essence de la foi et et de la liturgie. La grandeur de la liturgie tient justement au fait qu'elle échappe à la subjectivité et à l'arbitraire.

La liturgie est le lieu de la descente de Dieu dans notre monde. On ne personnalise pas la liturgie, on ne la renouvelle pas en banalisant le vocabulaire et en multipliant les activités autour de l'autel. Dans le rite, il nous faut accueillir une présence qui toujours nous devance et toujours restera hors de notre portée. Seul le respect de la primauté de la foi dans la liturgie, en excluant toute initiative personnelle, peut nous offrir ce que nous espérons: une célébration où le ciel vient à notre rencontre, non de notre propre fait, non à la suite de ce que nous faisons, mais avec toute la gratuité qui caractérise un don.

C'est pourquoi, frères et soeurs, peuple de Dieu représentant ici aujourd'hui l'Eglise de tous les temps répandue par toute la terre, je vous invite à vous tourner maintenant avagneau.jpgec moi vers le Seigneur, pour rendre gloire à celui qui nous a fait passer des ténèbres à sa merveilleuse lumière. Faisant mémoire de la toute sainte, immaculée, bénie par-dessus tout et glorieuse vierge Marie, ainsi que de tous les saints, confions nous nous-mêmes, confions-nous les uns les autres, confions toute notre vie au Christ notre Dieu, afin qu'il la remette avec la sienne entre les mains de son Père, et qu'en retour, celui-ci nous comble de tous les dons de l'Esprit-Saint. Ainsi soit-il!

________________

(*) L'auteur de cette homélie s'est inspiré de l'ouvrage du cardinal Joseph Ratzinger intitulé "L'esprit de la liturgie", dont il recommande la lecture à ceux qui voudraient approfondir ce sujet.

 

 

 

08.05.2009

Une initiative de l'Académie de Chant grégorien à Liège

 

LE SAMEDI 9 MAI 2009 A LIEGE

A 16 HEURES

EGLISE DES BENEDICTINES

Boulevard d'Avroy, 54

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CONCERT

TROIS VISAGES DU CHANT MEDIEVAL

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grégorien des origines-plain chant liégeois-premières polyphonies

par les trente élèves de

 L'ACADEMIE DE CHANT GREGORIEN A LIEGE

direction: Stéphan Junker

professeur au conservatoire de Verviers

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"Du Plain-Chant au Déchant"

LE GREGORIEN DES ORIGINES (VIe-VIIe s.)

Antiennes d'introït "Omnes gentes" et de communion "Illumina"

LE PLAIN-CHANT D'ENTRE MEUSE ET RHIN

Laudes carolingiennes (VIIIe s.), Antienne ad magnificat des 2e vêpres de l'office liégeois de saint Lambert "magna vox" (Xe s.)

LE KYRIALE DU TEMPS PASCAL (Xe s.)

Kyrie et Sanctus

LES PREMIERES POLYPHONIES (XIe-XIIe s.)

Déchant "annus novus in gaudio" extrait des vêpres du nouvel an à la cathédrale du Puy-en-Velay et de la séquence de Pâques "victimae paschali laudes"

 

L'ENSEMBLE VOCAL "PSALLENTES" 

direction: Hendrik Vanden Abeele

professeur au conservatoire de Rotterdam

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GESTA SANCTI LAMBERTI

LE PREMIER NOCTURNE DE L'OFFICE LIEGEOIS DE SAINT LAMBERT

Trois antiennes: "orbita solaris","hic fuit ad tempus","sed post, ut fidei"

Lectio I "hic puerulus", Repons "gloriosus martyr Lambertus"

Lectio II "quamvis iuvenis", Repons "sanctus Lambertus"

Lectio III "postquam Theodardus", Repons "sanctum dominum Lambertum"

 

A L'ORGUE "LE PICARD" (XVIIIe s.)

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PATRICK WILWERTH

professeur au conservatoire de Verviers

Oeuvres de Sebastian Aguilera de Heredia (c. 1560-Saragosse, 1627) et Andrès de Sola (Tolède, 1634-Saragosse, 1696)

 

A 18 HEURES

EGLISE DU SAINT-SACREMENT

Boulevard d'Avroy, 132

 

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MESSE GREGORIENNE DU TEMPS PASCAL

célébrée selon la forme extraordinaire du rite romain par

 MONSEIGNEUR ROGER GRYSON

doyen ém. de la faculté de théologie de l'université catholique de Louvain (U.C.L.)

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l'entrée du choeur et la nef de l'église du Saint-Sacrement à Liège (XVIIIe s.)

Propre de la messe "Cantate Domino" du IVe dimanche après Pâques 

Kyriale I "lux et origo"

Déchant de la séquence "victimae paschali laudes"

Antienne "regina caeli"

interprétés par

HENDRIK VANDEN ABEELE

baryton

professeur au conservatoire de Rotterdam et à l'Institut Lemmens de Louvain

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ET L'ACADEMIE DE CHANT GREGORIEN A LIEGE

30 élèves dirigés par Stéphan JUNKER, professeur au conservatoire de Verviers, avec le concours de Gérald MESSIAEN, professeur de l'Académie à Louvain-la-Neuve

MOTETS BAROQUES

interprétés par le baryton Stéphan Junker

A L'ORGUE

PATRICK WILWERTH, professeur au conservatoire de Verviers

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l'orgue Thomas du Saint-Sacrement

 

Après la messe, une réception sera offerte par l'Académie (entrée libre)

 

 L'ACADEMIE DE CHANT GREGORIEN

 

L'Académie de Chant grégorien a été fondée à Bruxelles en mars 2000 par une quinzaine de personnes. Le but de l'Académie est précisé dans l'article 1er de ses statuts:

L'objectif de l'Académie de Chant grégorien est de réunir des personnes qui aiment ou pratiquent le chant grégorien, qui désirent le promouvoir et assurer sa perennité sous tous les aspects, notamment sa fonction liturgique et sa valeur spirituelle, historique, musicale et vocale.

En particulier, l'Académie a pour mission de favoriser la fondation de nouvelles chorales grégoriennes, d'enseigner le chant grégorien et d'organiser des activités pour le pratiquer, l'améliorer, l'étudier et le faire connaître.

Pour un aperçu des structures et des activités de l'Académie ou obtenir plus de renseignements, consultez le site web http://www.gregorien.be

 

LES COURS A LIEGE

 

Junker Stephan.jpgLes cours de l'Académie de Chant grégorien à Liège ont lieu à l'église du Saint-Sacrement (Boulevard d'Avroy, 132). Chaque cycle annuel (de novembre à mai) comporte une dizaine de leçons qui se donnent le samedi après-midi. La technique vocale, le solfège grégorien et le chant d'ensemble sont placés sous la responsabilité de Stéphan Junker, professeur au conservatoire de Verviers. Stéphan Junker est diplômé du conservatoire royal de Bruxelles, il anime plusieurs ensembles vocaux, parmi lesquels figure une importante chorale verviétoise: l'Emulation. La sémiologie, l'histoire et la pratique des modes grégorien sont enseignés par Gérald Messiaen, qui a travaillé avec le professeur Mariman et le Choeur grégorien de Louvain.

Actuellement l'Académie de Chant grégorien à Liège compte une trentaine d'élèves et vient de donner naissance à un nouveau choeur grégorien, se composant d'une vingtaine de damesse-003.jpgmes : la "schola feminea leodiensis", placée sous la direction d'Erna Verlinden. Cet Ensemble se produira pour la première fois dans le cadre de la Solennité de la Fête-Dieu qui sera célébrée le samedi 13 juin 2009 (18 heures) en l'église du Saint-Sacrement. 

Renseignements et inscriptions: Jean-Paul Schyns, secrétaire, Quai Churchill, 42/7, 4020 Liège. Tel. +32(0)4.344.10.89 ou e-mail jpschyns@skynet.be

 

 L'ENSEMBLE VOCAL "PSALLENTES"

Cet Ensemble se compose de six chanteurs professionnels dirigés par Hendrik Vanden Abeele. Pianiste et chanteur, ce dernier enseigne depuis 1987 à l'institut Lemmens de Louvain et aussi, depuis 2006, au conservatoire de Rotterdam.

C'est en 2000 qu' Hendrik Vanden Abeele a fondé le groupe "Psallentes". Celui-ci explore les différents états historiques du plain-chant. Il accorde une attention particulière à l'époque du moyen âge tardif et de la renaissance, dans la ligne des recherches doctorales poursuivies par Hendrik Vanden Abeele à l'université de Leiden.

La plupart des concerts et des disques réalisés par cet Ensemble l'ont été avec des organistes de talent (Arnaud Vande Cauter, Pascale Van Coppenolle, Joris Verdin etc.) et des choeurs polyphoniques renommés (comme la Capilla flamenca, La Fenice, Millenarium). Pour s'en tenir au patrimoine de nos régions, le plain-chant fut associé de la sorte à la "Missa de septem doloribus" et à la "Missa Ave Maria et Vesperae" de Pierre de la Rue (Tournai, 1460-1518): deux disques parus chez Musique en Wallonie. Il en fut de même avec la "Missa Verbum Incarnatum" d'Arnold de Lantins (XVe siècle) et des oeuvres de Johannes Brassart (Tongres, c.1400 - Liège c.1455) pour la reconstitution d'une "journée de la Fête-Dieu à Tongres en 1444": deux disques édités chez Ricercar. A noter aussi le superbe disque consacré à l'office grégorien de la Trinité attribué à Etienne de Liège (aussi chez Ricercar).

"Psallentes" a réalisé pas moins de trente CD. Il a entrepris des tournées en Europe, en Amérique du Nord, en Nouvelle-Zélande, en Corée, au Japon, en Chine et a reçu beaucoup d'éloges: cinq étoiles dans la revue Goldberg, deux "diapasons d'or", une cote 10 dans le répertoire du "Monde de la Musique" et le prix Caecilia de la critique musicale belge.

Plus d'information: consultez le site http://www.psallentes.be

 

 

PATRICK WILWERTH

Le titulaire des orgues de l'église liégeoise du Saint-Sacrement, Patrick Wilwerth, est né à Spa en 1959. Après des études musicales au conservatoire de Verviers, il entre au conservatoire royal de Liège et y obtient plusieurs premiers prix, dont celui de l'orgue dans la classe d'Hubert Schoonbroodt. Puis, au conservatoire royal de Bruxelles, et toujours chez Hubert Schoonbroodt, il décroche un diplôme supérieur d'orgue.

Depuis lors, Patrick Wilwerth partage son temps entre l'enseignement, les récitals, la composition ainsi que la sauvegarde du patrimoine organologique. Il a été designé comme auteur de projet pour le classement et la restauration de plusieurs instruments historiques de la région liégeoise. Depuis 2000, il est membre de la commission diocésaine des orgues.

Professeur d'orgue dans les académies de Visé, Welkenraedt et au conservatoire de Verviers, Patrick Wilwerth a également été chargé de cours d'Hubert Schoonbroodt au conservatoire royal de Bruxelles et d'Anne Froidebise au conservatoire royal de Liège.

Compositeur d'oeuvres pour orgue et pour choeur, il est aussi attentif à valoriser les grands noms de la musique liégeoise ancienne. Organiste de concert autant que d'église, il maintient la tradition du chant grégorien aux offices de l'église du Saint-Sacrement à Liège.

Outre ses activités dans le domaine de l'orgue et de la composition, Patrick Wilwdyn010_original_250_167_jpeg_2629161_520889e78009d2f94e9b8724b5aad44d.jpgerth a aussi fondé en 1994 le choeur de chambre "Praeludium" et a été nommé en 1993 directeur artistique du Choeur universitaire de Liège où il succède à Hubert Schoonbroodt. Son travail comme chef de choeur l'a amené  à interpréter les grandes oeuvres du répertoire choral (le Messie de Haendel, le Requiem de Mozart, la Passion selon saint Jean de Bach etc.) avec le Choeur universitaire et l'Ensemble instrumental "Tempus musicale" créé sous son impulsion.

30.03.2009

LA SEMAINE SAINTE 2009

  LA SEMAINE SAINTE 2009

   suivant le Missel de 1962

EN GREGORIEN ET EN POLYPHONIE ANCIENNE

1

A L'EGLISE DU SAINT-SACREMENT

Boulevard d'Avroy, 132, à Liège

 

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église du Saint-Sacrement à Liège (Jacques-Barthélemy Renoz, 1776) 

célébrations par l'abbé Jean Schoonbroodt, chapelain au sanctuaire de Banneux

et l'abbé Claude Germeau, animateur du Foyer d'Accueil de Herstal, desservants de l'église du Saint-Sacrement 

 

DIMANCHE DES RAMEAUX, 5 AVRIL A 9 HEURES 45 

Distribution du buis bénit suivie de la grand'messe chantée en grégorien.

Propre de la messe "Domine ne longe". Psalmodie de la Passion selon saint Matthieu. Kyriale XVII.

Polyphonie "Jesu Salvator Mundi" (Menegali, XVIIIe s.)

 

MARDI SAINT, 7 AVRIL DE 17 HEURES A 19 HEURES

ADORATION DU SAINT-SACREMENT EXPOSE

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17h00, vêpres grégoriennes suivies d'un temps de méditation - 18h00, chapelet suivi des litanies du Sacré-Coeur -

18h45, bénédiction du Saint-Sacrement

CONFESSIONS PASCALES

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Un prêtre à votre disposition, de 17h00 à 18h45

 

VENDREDI SAINT, 10 AVRIL A 15 HEURES

CHEMIN DE CROIX

en communion avec Benoît XVI 

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Benoît XVI: prostration du vendredi-saint

Le chemin de la croix du vendredi-saint sera médité avec l'abbé Claude Germeau et le Frère Jérémie-Marie de l'Eucharistie.

 Chant grégorien du "Stabat Mater" entre les stations.

 

DIMANCHE DE PÂQUES, 12 AVRIL A 10 HEURES

Grand'messe du jour de Pâques, chantée en grégorien. Propre "Resurrexi". Séquence "Victimae Paschali Laudes". Kyriale I.

 

Veuillez aussi noter que les messes des Rameaux et de Pâques en français (missel de 1970) ont lieu à 11h15

Plus de renseignements: tél. +32(0)4.344.10.89. Courriel: sursumcorda@skynet.be 

 

2

A L'EGLISE SAINT-LAMBERT

Rue du Collège, 80 à Verviers

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Célébrations par le Père Jos Vanderbruggen, o.praem., vicaire dominical à Saint-Lambert, recteur du prieuré de Tancrémont (Banneux) et l'abbé Jean Schoonbroodt, chapelain au sanctuaire de Banneux et desservant de l'église du Saint-Sacrement à Liège

DIMANCHE DES RAMEAUX, 5 AVRIL A 10 HEURES 30

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Procession suivie de la grand'messe, chantées en grégorien. Distribution du buis bénit. Psalmodie de la Passion selon saint Matthieu. Motets polyphoniques "Adoramus Te"(R. de Lassus, 1532-1594), "Jesu, Salvator mundi" (Menegali, circa 1700), "In monte oliveti" et "Tristis est anima mea" (Giovanni-Battista Martini, 1706-1784).

JEUDI SAINT, 9 AVRIL A 19 HEURES 30

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Messe de la Dernière Cène, chantée en grégorien. Motets polyphoniques "Jesu dulcis memoria" (Edouard Senny, 1923-1980), "Ave, ave verum" (Giovanni-Battista Martini, 1706-1784), "O salutaris hostia" (Pasquale Pisari, 1725-1778). Translation des Saintes-Espèces au Reposoir. Adoration et bénédiction du Saint-Sacrement. "Tantum ergo" liégeois.

VENDREDI SAINT, 10 AVRIL A 19 HEURES 30

 

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Office des présanctifiés, chanté en grégorien. Psalmodie de la Passion selon saint Jean. Chant gréco-latin du Trisagion (Ve s.) et des Impropères. Adoration de la Croix. Communion. Motets polyphoniques"Stabat mater" (Giuseppe Baini, 1775-1844), "Jesu, Salvator mundi" (Menegali, circa 1700), "Ave, Rex noster" (G.-M.. Asola, XVIe s.), "Ecce homo" (Gereon Stein, 1853), "Christus factus est" (Francesco Basili, 1767-1850)

SAMEDI SAINT, 11 AVRIL A 21 HEURES

VIGILE PASCALE ET MESSE SOLENNELLE DE LA RESURRECTION

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Vigile pascale. Bénédiction du feu nouveau. Renouvellement des promesses de baptême. Messe de la Résurrection, chantée en grégorien. Motets polyphoniques "Surgens Jesus" (Claudio Monteverdi, 1567-1648), "Tristes erant apostoli" (Costanzo Festa, 1485-1548), "Alle psallite "(anonyme XIIIe s.), "Laudate Dominum" (Gregor Aichinger, 1564-1628), "Alleluia" (William Boyce, 1710-1779). Psalmodie des Laudes en déchant, "O filii et filiae" (hymne en plain-chant du XVe siècle).

DIMANCHE DE PÂQUES, 12 AVRIL A 11 HEURES

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Grand'messe du Jour de Pâques, chantée en grégorien. Motets polyphoniques "Cantate Domino" (Daniel Friderici, 1584-1638), "Confitemini Domino" (A. Constantini, 1616), "Surgens Jesus" (Claudio Monteverdi, 1567-1648), "Alleluia", (William Boyce, 1710-1779), "O filii et filiae" (hymne en plain-chant, XVe siècle).

informations sur les offices de la semaine sainte à Saint-Lambert (Verviers) : tel. [+32 ](0)4.344.10.89 ou courriel sursumcorda@skynet.be 

 

DE LA MORT A LA VIE PASCALE: LA VERITABLE EVOLUTION

 

Pâque nouvelle077.jpg"La Résurrection du Christ est la plus grande 'mutation', le saut absolument le plus décisif dans une dimension totalement nouvelle qui soit jamais advenu dans la longue histoire de la vie et de ses développements: un saut d'un ordre complétement nouveau, qui nous concerne et qui concerne toute l'histoire.

Sa mort fut un acte d'amour. Au cours de la dernière Cène, Il a anticipé sa mort et Il l'a transformée en don de soi. Sa communion existentielle avec Dieu était concrètement une communion existentielle avec l'amour de Dieu, et cet amour est la vraie puissance contre la mort, il est plus fort que la mort. La Résurrection fut comme une explosion de lumière, une explosion de l'amour, qui a délié le lien jusqu'alors indissoluble du 'meurs et deviens'. Elle a inauguré une nouvelle dimension de l'être, de la vie, dans laquelle la matière a aussi été intégrée, d'une manière transformée, et à travers laquelle surgit un monde nouveau.

Il est clair que cet événement n'est pas un quelconque miracle du passé, dont l'existence pourrait nous être, en définitive, indifférente. Il s'agit d'un saut qualitatif dans l'histoire de l'évolution et de la vie en général, vers une vie future nouvelle, vers un monde nouveau qui, en partant du Christ, pénètre déjà continuellement dans notre monde, le transforme et l'attire à lui. Mais, comment cela se produit-il ? Comment cet événement peut-il effectivement m'arriver et attirer ma vie vers lui et vers le haut ? Dans un premier temps, la réponse pourrait sembler surprenante, mais elle est tout à fait réelle: un tel événement me rejoint à travers la foi et le baptême.

Le baptême auquel nous convie la vigile pascale est quelque chose de bien différent d'un acte de socialisation ecclésiale, d'un rite VATICANO_-_ISLAM_-_Magdi_Cristiano_Allam.jpgun peu démodé et compliqué pour accueillir les personnes dans l'Eglise. Il est encore bien plus que le simple fait d'être lavé, qu'une sorte de purification et d'embellissement de l'âme. Il est vraiment mort et résurrection, renaissance, transformation en une vie nouvelle. La grande explosion de la résurrection nous saisit  dans le baptême pour nous attirer. Ainsi nous sommes associés à une nouvelle dimension de la vie dans laquelle nous sommes déjà en quelque sorte introduits, au milieu des tribulations de notre temps. Etre baptisé, être chrétien signifie vivre sa vie comme une entrée continuelle dans cet espace ouvert par le Christ." (ci-contre, à droite, lors de la vigile pascale 2008 à Saint-Pierre de Rome: le pape baptise un musulman converti, le journaliste Magli Allam)

 BENOÎT XVI

 

 

A L'EGLISE DU SAINT-SACREMENT

Boulevard d'Avroy, 132 à Liège

LE WEEK-END DES RAMEAUX :

samedi et dimanche 4 et 5 avril 2009

de 10 à 18h

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EXPOSITION D'ICÔNES CONTEMPORAINES

DE L'ATELIER SAINT SERAPHIM DE SAROV

inauguration le vendredi 3 avril à 19h

entrée libre

L'Atelier Saint-Seraphim de Sarov est organisé avec le concours du Centre diocésain de formation et de la paroisse orthodoxe Saint-Alexandre Nevsky  et Saint Seraphim de Sarov (Laveu). Renseignements: Mme Annette Gottschalk. Tél. 04.379.32.41

19.01.2009

SOLENNITE DE L'EPIPHANIE 2009 A L'EGLISE DU SAINT-SACREMENT DE LIEGE

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 UNE MANIFESTATION ECLATANTE

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En grec, "Epiphanie" signifie "manifestation éclatante" et cette solennité le fut assurément, le samedi 3 janvier 2009 à l'église du Saint-Sacrement de Liège.

Près de deux cents fidèles y assistèrent, de même qu'à la procession à la crèche qui la précédait. Plus de la moitié d'entre eux vinrent aussi, après la messe, partager la galette des rois avec la chorale de Warsage: un geste qui rendit hommage à son excellente prestation (messe en ut majeur de Gounod et noëls traditionnels) durant l'office.

La beauté des ornements anciens, le plain-chant et la forme extraordinaire du rite romain, célébré par le chanoine Michel Dangoisse avec les abbés Jean Schoonbroodt (diacre), Arnaud de Boisse (sous-diacre), Claude Germeau (chapier) et quatre acolytes, ont aussi donné un bel éclat à cette cérémonie.

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LE SENS DE LA FÊTE

L'Epiphanie est, à vrai dire, bien plus qu'un conte pour enfants sages émerveillés devant la crèche ou tirant de la galette la fève qui désigne les rois de la fête.

Dans son homélie, le chanoine Dangoisse a rappelé le sens réel du message que le récit évangélique adresse au monde en ce jour. Voici le texte de sa prédication:

" La célébration de l'Epiphanie, dans cette magnifique église que vous avez sauvée, m'inspire deux réflexions, en plus de mes souhaits de sainte année: sur la foi, puis sur le caractère universel de l'Eglise.

Il n'y a pas de contradiction entre la raison et la foi

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"On raconte que notre cher Roi Baudouin aimait parfois, le soir ou la nuit, se rendre dans son petit observatoire astronomique pour contempler la splendeur des étoiles et de la création:"Les cieux racontent la gloire de Dieu"(Ps.19,2). Nul doute que cette contemplation nourrissait sa P1010056.JPGvie intérieure et sa prière."La beauté sauvera le monde" (Dostoïevski).

Les mages aussi, présentés comme de savants astronomes venus du Moyen-Orient, étaient séduits par la splendeur du ciel étoilé. Pressés, sans le savoir, par l'Esprit, ils ont été intrigués par l'apparition d'une étoile et ont pressenti la naissance d'un nouveau Roi -qui, pourtant, n'était pas de ce monde- et ils se sont mis en route jusqu'à Bethléem pour lui offrir l'or, l'encens et la myrrhe. Et nous aussi, aujourd'hui surtout, nous offrons comme eux à Dieu un encens qui va embaumer les saints mystères que nous célébrons.

Et je conclus déjà cette première réflexion: la science de ces païens (qui n'avaient que des instruments humains) n'est nullement en contradiction avec la foi: la foi la prolonge, elle va plus vite que la science, en brûlant les étapes pour arriver à la Vérité. J'ai lu cette petite parabole d'un célèbre astrophysicien américain. Pendant des siècles, dit-il, les savants se sont mis à grimper la montagne de la Vérité et quand ils arrivent au sommet, qu'est-ce qu'ils découvrent? Une bande de théologiens, de philosophes et de saints déjà là depuis longtemps et qui leur disent en riant:"Quoi? Vous arrivez seulement ?"

Je suis de plus en plus persuadé, avec Benoît XVI qui y revient souvent (entre autres dans son fameux discours de Ratisbonne), qu'il n'y a pas de contradiction entre la raison et la foi. Ce sont deux chemins un peu parallèles mais qui finissent par converger vers l'unique Vérité. Les savants d'aujourd'hui sont beaucoup plus humbles que ceux du XIXe siècle: ils peuvent décrire ce qui s'est passé quelques milliardièmes de milliardièmes de secondes après le "big bang", mais non ce qui s'est passé juste avant. Ils n'ont rien contre les théologiens et les philosophes qui affirment que Dieu lui-même est à l'origine de la création, mais cette réponse ne relève pas de leur domaine comme tel. Ils la respectent comme possible. C'est déjà un grand progrès! Voilà une première réflexion que cette fête de l'Epiphanie m'inspire"

Une affirmation du caractère universel de l'Eglise

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"Mais voici une deuxième réflexion que je vais développer davantage:

89802 Les mages de l'Epiphanie.jpgOn serait tenté de voir dans le passage de l'évangile selon saint Matthieu relatant l'adoration des mages (2, 1-12) un conte doré, pour faire rêver les enfants, et il est possible que l'écrivain sacré ait embelli un peu le récit selon certaines traditions littéraires. Mais ce qui l'intéresse et nous touche profondément dans la démarche de ces trois personnages (parmi lesquels l'iconographie a placé un noir), c'est l'affirmation éclatante du caractère universel de l'Eglise.

Non! La Bonne Nouvelle ne sera pas réservée au seul petit peuple juif, mais offerte à toutes les nations sans distinction. L'Epiphanie ,c'est, avec la Pentecôte, la Fête de l'Eglise. Saint Paul l'a bien perçu.

Comme on comprend la joie et la fiereté des premiers chrétiens célébrant cette épiphanie, c'est à dire la "manifestation" (épiphaneia) du Seigneur qui est destinée aussi à d'autres pays que la Palestine (pour laquelle nous prions), à tous les paëns: Grecs et Romains, Gaulois et Belges, Chinois et Japonais, Africains, habitants du Congo, etc., et puis à ceux de l'Amérique, de la Terre de Feu ou de Papouasie: c'est l'entrée en masse dans l'Héritage du peuple de Dieu.

Saint Paul, avec sa profondeur habituelle, a formulé admirablement cette révolution spirituelle: le mystère qui était resté caché aux générations précédentes, c'est que, grâce à l'Evangile, les païens aussi sont associés au même héritage, au même corps, à la même promesse dans le Christ Jésus (Ephésiens, 3, 5-6) qui est le seul Sauveur de tous les hommes. L'Epiphanie est un peu à Noël ce que la Pentecôte est à Pâques: c'est la manifestation publique du mystère, ici du mystère caché de Bethléem.

Vous pouvez chercher: aucune religion -aucune!- n'a affirmé que Dieu a pris une vraie chair d'homme et qu'il est venu pour tous les hommes sans exception. Aucune n'a une telle prétention à l'universel. Catholique veut dire universel, ouvert à la terre entière. La seule véritable internationale, c'est nous, même si certains s'en offusquent. Trop souvent, les religions sont liées à un pays ou à une région (les religions de l'Asie), au sang, à la race ou encore à la culture (je pense à l'islam). Même si elle y est parfois très minoritaire (je pense aux chrétiens d'Asie), l'Eglise du Christ est présente sur la terre entière. On le voit clairement lors des rassemblements des J.M.J. (Journées Mondiales de la Jeunesse). Malgré ses faiblesses et ses imperfections, elle ne veut connaître aucune limite, aucune frontière, même si elle demeure un peu trop marquée par l'Occident qui fut son berceau historique. Eh bien, donc, dépassons aujourd'hui nos horizons trop étroits: sentons que nous sommes membres d'une Eglise qui est née avant nous, qui ne mourra pas avec nous et qui est répandue aux quatre coins du monde. Si nous chantons en latin lors des grands rassemblements, c'est précisément pour affirmer cela.

Après saint Paul, écoutons maintenant Isaïe le Prophète (Is., 60, 1-6). Il n'exagère pas quand il s'extasie devant ce qui est pour nous la nouvelle Jérusalem, devant l'Eglise:"Lève-toi, Jérusalem, resplendis et regarde: l'obscurité recouvre la terre, les ténèbres recouvrent les peuples". C'est tragiquement vrai aujourd'hui: obscurité du péché, de la violence, de la volupté, de la haine, obsurité de la crise économique mondiale, fruit de l'appât du gain, aveugle et égoïste. L'humanité patauge dans le noir, déboussolée au sens propre; l'Occident surtout est atteint d'une sorte de leucémie:la peur de donner la vie et l'autorisation officielle de la supprimer, légalement. C'est une crise fondamentale du goût de vivre qui aboutit à ce qu'on appelle l'hiver démographique.

Eh bien, justement:"Debout, lève-toi Jérusalem" car, au sein même de cette obscurité, "sur toi se lève le Seigneur", sa Gloire brille sur toi et les nations marcheront à sa Lumière, un jour ou l'autre. "Lève les yeux et regarde: tes fils reviennent de loin", parfois de très loin; il y a et il y aura des conversions étonnantes...

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Plus que jamais, dans le désarroi des esprits, nous avons besoin de l'enseignement de l'Eglise. Heureusement qu'il y a, à Rome, un pape courageux, humble et lucide, chargé de rappeler les exigences lumineuses d'une loi naturelle, qui est divine, et celles de l'Evangile. L'Eglise est la seule à oser sortir des tranchées, à oser élever la voix: et même des incroyants l'écoutent avec intérêt, sachant qu'elle ne ment jamais, qu'elle voit loin -très loin- et on lui rendra hommage, plus tôt qu'on ne le pense.

Revenons donc toujours à l'Eglise. Il faudra bien qu'un jour l'humanité redécouvre le sens du détachement des biens de ce monde, seul remède à la crise actuelle, et le sens de la vie intérieure. Retrouvons la fiereté de dire, comme les trois mages:"Oui, nous avons vu l'Etoile du Christ (même si parfois elle est voilée ou bien connaît des éclipses) et nous sommes venus avec nos cadeaux pour adorer le Seigneur" (Matth., 2, 11). Quels cadeaux ? Nos corps (jeunes ou affaiblis par l'âge), nos mains, notre intelligence, notre coeur, pour que ses affections soient pures, notre mémoire, notre sensibilité: tout. Offrons-nous comme nous sommes, avec nos pauvres offrandes: "Seigneur, je Vous donne tout" (Pascal).

Je termine. J'aime imaginer ce que devrait être une crèche au XXIe siècle, prolongeant l'adoration des mages et des bergers: les ouvriers en bleu de travail, les chômeurs et les sans-papiers; les employés avec leur mallette et les commerçants offrant un cadeau; les étudiants en blue jeans avec leur cartable sous le bras (ils préparent leurs examens!);- les drogués qui luttent pour en sortir; les mamans portant tous leurs soucis de leur foyer; les ados qui viendraient jouer de la guitare devant le Fils de Dieu; les enfants qui joueraient dans la paille de la crèche; les hommes politiques qui ne savent plus où donner de la tête; et aussi tous les chercheurs de Dieu, sans le savoir, venus par curiosité...

Tout cela, c'est l'humanité.P1010040.JPG

Nous aussi, Seigneur, nous sommes venus, malgré nos péchés, nos brouillards et nos doutes, avec nos pauvres offrandes. Et voilà qu'en entrant dans Ta maison (qui est Ton Eglise, Seigneur), nous voyons l'Enfant avec Marie, Sa Mère et nous nous prosternons. Et puis, chaque fois que l'Etoile réapparaît et illumine Ton Eglise, nous sommes remplis de joie comme les mages: plus jamais, Seigneur, plus jamais nous ne cacherons Ta lumière sous le boisseau, mais nous repartirons, réconfortés, tout joyeux, par un autre chemin."

 

 

 

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