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Offices religieux

  • Wallonie : le port du masque reste obligatoire dans les lieux de culte jusqu'à nouvel ordre

    Du site de la RTBF relayé par Belgicatho :

    « 30 septembre 2021

    Coronavirus : le port du masque ne sera pas assoupli en Wallonie

    Les discussions sur l'extension du covid safe ticket l'avaient quelque peu éclipsé mais la Wallonie ne s'était pas encore prononcée sur un éventuel assouplissement concernant le port du masque à partir du 1er octobre. C'est désormais chose faite et sans surprise, d'assouplissements, il n'y aura point.

    Comme à Bruxelles, et contrairement à la Flandre, le port du masque restera obligatoire dans les secteurs où il est actuellement d'application. "Les assouplissements décidés par le comité de concertation le 17 septembre dernier ne s'appliqueront pas, pour le moment, en Wallonie", a annoncé jeudi le gouvernement régional.

    Concrètement :

    Le masque devra toujours être porté dans les transports en commun et les gares, dans les magasins et les centres commerciaux, lors des déplacements dans les établissements Horeca, dans les salles de conférence, les foires commerciales, les auditoriums, les lieux de culte, les palais de justice, les bibliothèques et lors de manifestations. Il reste également obligatoire dans les lieux très fréquentés tels que les rues commerçantes, les marchés annuels et les foires.

    Par contre, dans les lieux ou évènements durant lesquels le covid safe ticket sera d'application dès le 1er octobre (discothèques et évènements de masse), le port du masque ne sera pas obligatoire pour les visiteurs.

    Et lorsque le pass sanitaire sera étendu au sud du pays - ce qui devrait prendre plusieurs semaines à tout le moins -,  "les modalités relatives au port du masque seront revues dans certains secteurs", indique enfin le gouvernement. »

  • Dimanche 19 septembre 2021 à 10h00 en l’église du Saint-Sacrement à Liège : Solennité de la Fête de saint Lambert

    Patron du diocèse de Liège 

    martyre de saint Lambert téléchargement (4).jpg

    L'évêque Lambert fut assassiné un 17 septembre d'une année entre 696 et 705 que les historiens hésitent encore à fixer. Son martyre eut lieu à Liège dans la villa franque qu'il possédait sur le site de l'actuelle place Saint-Lambert. Un culte populaire du saint martyr s'y développa. Il fut favorisé par la décision de son successeur, saint Hubert, d'y transférer sa dépouille mortelle qui, dans un premier temps, avait été ramenée au siège du diocèse alors fixé à Maastricht. La dévotion jamais démentie à la mémoire de notre Saint entraîna ensuite le déplacement à Liège de la résidence officielle des évêques: un acte véritablement fondateur pour l'avenir de la Cité et ce qui deviendra, plus tard, le Pays de Liège.

    Le "dies natalis", la naissance au ciel, de saint Lambert se fête le 17 septembre de chaque année mais la solennité de cette fête peut aussi  se célébrer le dimanche qui suit : ce sera le cas en l'église du Saint-Sacrement au Bd d’Avroy, dimanche prochain 19 septembre 2021 à 10 heures, où la messe sera aussi chantée en grégorien et en plain chant liégeois. À l’orgue : Patrick Wilwerth

    DIMANCHE 19 SEPTEMBRE 2021 À 10 HEURES 

    A l'église du Saint-Sacrement

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    Boulevard d'Avroy, 132 à Liège 

    Le programme des chants:

    Propre grégorien de la fête :

    Introït « Gaudeamus », graduel « Ecce sacerdos magnus », alleluia « Ego sum pastor bonus », offertoire « Posuisti » et communion « Ego sum pastor bonus »:

    Ces chants du propre de la fête sont ceux de la messe de saint Lambert en usage à Liège au XXe siècle, à partir de la réforme de saint Pie X. Il démarque lui-même une partie de la messe, beaucoup plus ancienne cette fois, du deuxième dimanche après Pâques, le dimanche du Bon Pasteur. On sait que la représentation la plus précoce du Christ dans les catacombes était celle d’un berger ayant une brebis sur ses épaules, illustration en forme d’arcane de la parabole du bon berger : d’où sa présence dans la liturgie pascale. L’adaptation de cette liturgie aux évêques martyrs est obvie, puisqu’ils ont, comme le bon berger de l’Evangile, « donné leur vie pour leurs brebis ». C’est le cas du verset alléluiatique « Ego sum pastor bonus » (1er mode) et du verset de communion sur le même texte (IIe mode). D’autres textes chantés de la messe proviennent du répertoire destiné aux fêtes d’évêques, peut-être créés en partie pour la célébration de la fête de saint Martin de Tours. Ce serait le cas du graduel « Ecce sacerdos magnus » (Ve mode) et de l’offertoire « Posuisti » (VIIIe mode). L’introït est le très célèbre « Gaudeamus » (1er mode) attesté dès le haut moyen âge et qui a tant de fois servi de « teneur » aux compositions polyphoniques ; cette page, peut-être écrite primitivement pour la commémoration du martyre de sainte Agathe, se retrouve aux fêtes de la Toussaint et de Notre-Dame.

    (D’après la notice du musicologue Carl de Nys accompagnant le disque « Plain-chant pour le millénaire de Liège ») 

    Kyriale « Cunctipotens genitor Deus » :

    Kyrie, Gloria, Sanctus, Agnus Dei et Credo IV

    Plain-chant liégeois :

    Séquence à saint Lambert "Christi nomine laetemur et Lamberto gratulemur"

    17_Sequentia_Christi_nomine_laetemur.mp3

    Cette prose ou séquence « Christi nomine laetemur » (Ve mode), qui se chante après l’alleluia, avant la lecture de l’Evangile, ne se trouve pas dans le répertoire : il s’agit plus que probablement, de l’adaptation d’un texte assez récent sur un schéma mélodique ancien en usage à Liège. 

    Hymne de la Principauté de Liège "Magna Vox",

    La  Magna vox  fut considérée comme l’hymne « national » de la Principauté de Liège. Un des derniers maîtres de chapelle de la cathédrale Saint-Lambert, Jean-Noël Hamal (Liège 1709-1778) nous en a laissé une belle version polyphonique à six voix.  En fait, il s’agit de l’antienne ad Magnificat des premières Vêpres de l'office liégeois de saint Lambert . 

    C’est cette version que l’on peut lire et  écouter ici, interprétée par des grégorianistes du diocèse:

     

  • Liège : sacrement de confirmation pour huit jeunes à l’église du Saint-Sacrement

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    Samedi dernier, 5 septembre 2021, en l’église du Saint-Sacrement à Liège, huit jeunes catéchisés par le Recteur de la communauté des fidèles de cette église, y ont reçu le sacrement de la confirmation des mains de Mgr Jean-Pierre Delville, évêque du diocèse. Le rite, inscrit dans le cadre d’une messe grégorienne suivant l’usus antiquior de la liturgie romaine, s’est déroulé en la présence des nombreuses familles liégeoises réunies pour la circonstance :

     

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    L’évêque debout, tourné vers les confirmands agenouillés, prie, les mains jointes :

    Spíritus Sanctus supervéniat in vos, et virtus Altíssimi custódiat vos a peccátis.

    R/. Amen.

    Que le Saint-Esprit descende sur vous, et que la puissance du Très-Haut vous garde des péchés.

    R/. Amen.

    Il appelle le secours d’en haut :

    V/. Adiutórium nostrum in nómine Dómini.

    R/. Qui fecit cælum et terram.

    V/. Dómine, exáudi oratiónem meam.

    R/. Et clamor meus ad te véniat.

    V/. Dóminus vobíscum.

    R/. Et cum spíritu tuo.

    V/. Notre secours est dans le nom du Seigneur.

    R/. Qui a fait le ciel et la terre.

    V/. Seigneur, exaucez ma prière.

    R/. Et que mon appel parvienne jusqu’à vous.

    V/. Le Seigneur soit avec vous.

    R/. Et avec votre esprit.

    Puis il étend la main sur les confirmands, en disant :

    Orémus.          Oratio

    Omnípotens sempitérne Deus, qui regeneráre dignátus es hos fámulos tuos ex aqua et Spíritu Sancto, quique dedísti eis remissiónem ómnium peccatórum : emítte in eos septi-fórmem Spíritum tuum Sanctum Paráclitum de cælis.

    R/. Amen.

    Spíritum sapiéntiæ et intelléctus.

    R/. Amen.

    Spíritum consílii et fortitúdinis.

    R/. Amen.

    Spíritum sciéntiæ et pietátis.

    R/. Amen.

    Prions.               Oraison

    Dieu tout-puissant et éternel, qui avez bien voulu régénérer vos serviteurs que voici par l’eau et le Saint-Esprit, et qui leur avez donné rémission de tous leurs péchés : envoyez des cieux sur eux votre Saint-Esprit Paraclet septiforme.

    R/. Amen.

    Esprit de sagesse et d’intelligence.

    R/. Amen.

    Esprit de conseil et de force.

    R/. Amen.

    Esprit de science et de piété.

    R/. Amen.

    Adímple eos Spíritu timóris tui, et consígna eos signo Cru+cis Christi, in vitam propitiátus ætérnam. Per eúndem Dóminum nostrum Iesum Christum, Fílium tuum : Qui tecum vivit et regnat in unitáte eiúsdem Spíritus Sancti Deus, per ómnia sǽcula sæculórum.

    R/. Amen.

    Remplissez-les de l’Esprit de votre crainte, et marquez-les du signe de la Croix + du Christ, en votre bienveillance, pour la vie éternelle. Par notre même Seigneur Jésus-Christ, votre Fils : Qui vit et règne avec vous en l’unité du même Saint-Esprit, étant Dieu, pour tous les siècles des siècles.

    R/. Amen.

    Chaque confirmand vient s’agenouiller aux pieds de l’évêque, le parrain ou la marraine pose la main sur l’épaule du confirmand. 

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    SACREMENT

    L’évêque trempe son pouce dans le saint chrême, puis impose la main sur la tête du confirmand et trace sur son front le signe de la Croix en disant :

    1. Signo te signo Cru+cis : Et confírmo te chrísmate salútis : In nómine Pa+tris, et Fí+lii, et Spíritus + Sancti.

    R/. Amen.

    1. Je te signe du signe + de la Croix :

    Et je te confirme avec le chrême du salut : Au nom du Père +, et du Fils +, et du Saint-+Esprit.

    R/. Amen.

     

    Puis l’évêque frappe légèrement le confirmé à la joue, en disant :

    Pax tecum.

                                                                La paix soit avec toi.

    Lorsque l’évêque a terminé les onctions, on chante l’antienne :

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    Et l’on répète l’antienne:

    Ant. Confirmez, Dieu, ce que vous avez opéré en nous depuis votre temple saint, qui est en Jérusalem, alléluia, alléluia. Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. Comme il était au commencement, et maintenant, et toujours, et pour les siècles des siècles. Amen.

    Reprise de l’antienne : Confirmez, Dieu, ce que vous avez opéré en nous depuis votre temple saint, qui est en Jérusalem, alléluia, alléluia.

    Puis, tourné vers l’autel, l’évêque prie pour les confirmés :

    V/. Osténde nobis, Dómine, misericórdiam tuam.

    R/. Et salutáre tuum da nobis.

    V/. Dómine, exáudi oratiónem meam.

    R/. Et clamor meus ad te véniat.

    V/. Dóminus vobíscum.

    R/. Et cum spíritu tuo.

    V/. Montrez-nous, Seigneur, votre miséricorde.

    R/. Et donnez-nous votre salut.

    V/. Seigneur, exaucez ma prière.

    R/. Et que mon appel parvienne jusqu’à vous.

    V/. Le Seigneur soit avec vous.

    R/. Et avec votre esprit. 

    Orémus.          Oratio

    Deus, qui Apóstolis tuis Sanctum dedísti Spíritum, et per eos eorúmque successóres céteris fidélibus tradéndum esse voluísti : réspice propítius ad humilitátis nostræ famulátum, et præsta ; ut eórum corda, quorum frontes sacro chrísmate delinívimus et signo sanctæ Crucis signávimus, idem Spíritus Sanctus, in eis supervéniens, templum glóriæ suæ dignánter inhabitándo perfíciat : Qui cum Patre et eódem Spíritu Sancto vivis et regnas Deus, in sǽcula sæculórum.

    R/. Amen.

    Prions. Oraison

    Dieu, qui avez donné le Saint-Esprit à vos Apôtres, et qui avez voulu qu’il fût transmis par eux et par leurs successeurs à tous les autres fidèles : posez avec bienveillance le regard sur le service de notre médiocrité ; et faites que ce même Saint-Esprit, venant sur eux, rende à la perfection temple de sa gloire, en y faisant avec bonté sa demeure, le cœur de ceux dont nous avons oint du chrême sacré, et signé du signe de la sainte Croix, le front : Vous qui vivez et régnez avec le Père et le même Saint-Esprit, étant Dieu, pour les siècles des siècles.

    R/. Amen.

    L’évêque ajoute :

    Ecce sic benedicétur omnis homo, qui timet Dóminum.

    C’est ainsi que sera béni tout homme qui craint le Seigneur.

    Se tournant ensuite vers les confirmés, il les bénit :

    Bene+dícat vos Dóminus ex Sion, ut videátis bona Ierúsalem ómnibus diébus vitæ vestræ, et habeátis vitam ætérnam.

    R/. Amen.

    Que le Seigneur vous bénisse + du haut de Sion pour que vous puissiez voir les biens de Jérusalem tous les jours de votre vie, et que vous ayez la vie éternelle.

    R/. Amen.

    L’évêque prend la mitre et invite l’assemblée à prier le Je crois en Dieu, le Notre Père et le Je vous salue, Marie :

    JE CROIS EN DIEU

    C’est l’Esprit de vérité que nous avons reçu : c’est lui qui nous apprend toutes choses et nous donne de professer notre foi pour témoigner du Dieu vivant :

    Je crois en Dieu, le Père tout-puissant,

    Créateur du ciel et de la terre.

    Et en Jésus-Christ,

    son Fils unique, notre Seigneur ;

    Qui a été conçu du Saint-Esprit,

    Est né de la Vierge Marie,

    A souffert sous Ponce Pilate,

    A été crucifié, est mort et a été enseveli,

    Est descendu aux enfers.

    Le troisième jour est ressuscité des morts.

    Est monté aux cieux,

    Est assis à la droite de Dieu,

    le Père tout-puissant.

    D’où il viendra juger

    les vivants et les morts.

    Je crois en l’Esprit Saint ;

    A la sainte Eglise catholique ;

    A la communion des Saints,

    A la rémission des péchés,

    A la résurrection de la chair,

    A la vie éternelle.

    Amen.

    NOTRE PERE

    Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils, qui crie Abba, Père. C’est pourquoi, nous osons dire avec confiance :

    Notre Père, qui êtes aux cieux,

    Que votre nom soit sanctifié,

    Que votre règne arrive.

    Que votre volonté soit faite sur la terre

    comme au ciel.

    Donnez-nous aujourd’hui notre pain

    de chaque jour.

    Pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons

    à ceux qui nous ont offensés,

    Et ne nous laissez pas entrer en tentation :

    Mais délivrez-nous du mal. Amen.

    JE VOUS SALUE, MARIE

    C’est par la puissance de l’Esprit Saint que Marie a conçu Jésus : demandons à Marie la grâce de la fidélité quotidienne à l’Esprit Saint :

    Je vous salue, Marie, pleine de grâce,

    le Seigneur est avec vous :

    Vous êtes bénie entre toutes les femmes,

    Et Jésus, le fruit de vos entrailles est béni.

    Sainte Marie, Mère de Dieu,

    priez pour nous, pauvres pécheurs,

    Maintenant et à l’heure de notre mort, Amen.

    Les confirmés retournent à leur place.

    ™

    Homélie de confirmation 2021 prononcée en l’église du Saint-Sacrement

    par 

    Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège

    Chers Frères et Sœurs, chers Confirmands,

    C’est un grand moment pour nous tous, cette confirmation que nous allons célébrer ! C’est le don de l’Esprit-Saint qui est donné aux jeunes qui se présentent pour être confirmés.

     Vous les confirmands, vous m’avez écrit chacun une lettre pour exprimer votre motivation à recevoir la confirmation. Vous avez tous fait un cheminement particulier pour arriver à ce moment. Vous avez parfois vécu une conversion en profondeur, après des temps d’épreuves et de recherche ; vous avez été souvent portés dans votre foi par vos proches, votre famille, vos parrain et marraine, vos parents et grands-parents. Et vous avez ainsi ouvert vos cœurs pour recevoir cette force nouvelle qu’est l’Esprit Saint.

    De même les disciples de Jésus ont vécu un moment d’épreuve avant de recevoir le don de l’Esprit Saint à la Pentecôte. Le jour de la Pentecôte a commencé par un moment de peur. Après la mort de Jésus, les disciples se sentaient menacés et restaient renfermés à Jérusalem. Au fond, ils étaient confinés, par peur et par prudence. Ils s’étaient réfugiés au Cénacle, dans la salle de la dernière cène (Ac 2,1-11). Dans ce cadre évocateur, ils ont recommencé à prier, avec Marie et d’autres femmes. Ils n’ont pas renoncé à la prière. Ils sont restés ensemble et se sont épaulés mutuellement, en fondant ainsi le premier noyau de notre Église. C’est ainsi que leur cœur a été disponible pour recevoir l’Esprit Saint, l’Esprit de Dieu, l’Esprit de Jésus.

    Aujourd’hui, vous, les confirmands, vous êtes comme ces disciples, prêts à recevoir le don de l’Esprit, au cœur de votre vie personnelle et au sein de notre Église, dans la Communauté du Saint-Sacrement, qui manifeste aujourd’hui sa ferveur. Vous allez recevoir l’Esprit Saint d’une façon sacramentelle, par un signe sacré, visible et efficace, le saint chrême, qui va oindre votre front.

    Esprit signifie souffle. C’est ainsi que l’Esprit est entendu par les disciples sous la forme d’un souffle violent, un coup de vent, qui secoue la maison où ils se trouvaient. On pourrait dire que cette secousse est l’image d’une secousse intérieure de leur vie spirituelle. Cette secousse nous fait penser au Sinaï, où Moïse a reçu le don de la Parole de Dieu dans le feu de la foudre et le tremblement de terre. La fête de Pentecôte, dans le monde juif, rappelle ce don de la Parole de Dieu, le Dieu unique qui a fait sortir d’esclavage le peuple d’Israël. Ce souffle nous donne la vie et nous pousse en avant.

    C’est dans ce contexte que les disciples de Jésus s’étaient rassemblés à la fête de la Pentecôte, comme nous le racontent les Actes des Apôtres. À leur tour, ils ont reçu une parole de vie. Cette parole se manifeste par une apparition : des langues, qu’on eût dites de feu, se posèrent sur chacun d’entre eux. Ils reçoivent donc une capacité de parler, une langue nouvelle, une langue de feu. Ils ne gardent pas ce cadeau pour eux, ils sortent de la maison et se mettent à parler en rue. Et les gens les comprenaient dans leur propre langage. Les disciples parlent une langue qui rejoint le langage des gens, alors que ceux-ci viennent de toutes les cultures et tous les pays : « Mèdes, Parthes et Élamites… », c’est-à-dire les populations des actuels Iran Pakistan et Afghanistan... On pourrait dire qu’ils parlent la langue de l’amour, qui est une langue universelle.

    Nous avons grand besoin de témoins de ce langage d’amour dans notre monde, où il règne tant de guerres et de violence. Il faut partout des témoins concrets, comme chacun d’entre vous ici présent, chacun à sa façon, chacun avec son langage et ses charismes ! Nous avons besoin de témoins qui manifestent la beauté de la foi chrétienne dans un monde souvent déchristianisé et loin de l’évangile.

    J’invoque donc la venue de l’Esprit Saint sur vous les confirmands et sur toute notre assemblée. « Viens Esprit Saint ! Emplis le cœur de tes fidèles. Allume en eux le feu de ton amour ».