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Sauvegarde du patrimoine

  • 34e Journées du Patrimoine en Wallonie à l’église du Saint-Sacrement à Liège

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    EGLISE DU SAINT-SACREMENT

    Boulevard d’Avroy, 132 à Liège

    Les samedi 10 et dimanche 11 septembre 2022

    Tous les ans, au deuxième week-end de septembre, le public peut découvrir gratuitement le patrimoine wallon et les organisateurs annoncent une nouveauté cette année : c’est tout le patrimoine qui est ouvert, même si un thème reste proposé pour mettre en lumière cette fois les liens entre le patrimoine et l’innovation.

    C’est en ce sens qu’à l’église du Saint-Sacrement, au Boulevard d’Avroy à Liège, les techniques employées à la restauration en cours de ce joyau de l’art néo-classique seront dévoilées au public, mais ce thème ne concerne pas que les techniques innovantes actuelles :  

    Dans la même église du Saint-Sacrement (dimanche à 14h00) M. Julien Maquet, Conservateur du Trésor de Liège à la cathédrale Saint-Paul et Maître de conférence à l’ULg  illustrera l’efflorescence de l’architecture à Liège au siècle des Lumières  Le conférencier s’attachera plus particulièrement à l’oeuvre de Jacques-Barthélemy Renoz (1729-1786), constructeur habile et fécond auquel on doit, entre autres ouvrages remarquables, l’église du Saint-Sacrement, dite alors des Augustins (1766), celle de Saint André (1772) et un plan d’embellissement de la ville de Liège.

    Suivra une audition musicale (dimanche à 16h00, au programme: Bach, Haendel, Corelli, Mozart) animée par Patrick Wilwerth, orgue, Anne-Sylvie Primo et Frédéric Vandendunghen, violons.  La manifestation se conclura par une réception conviviale (entrée libre).

     

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    Entrée libre. Autres renseignements : Tel. 04 344 10 89 ou  Email : sursumcorda@skynet.be

  • Liège : homélie de la messe de la Fête-Dieu célébrée à Liège en l’église du Saint-Sacrement le 18 juin 2022 par Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège

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    " Chers Frères et Sœurs,

    Vous savez peut-être que dans certaines églises du moyen âge, comme à la cathédrale de Chartres ou à celle de Cologne, un dallage représente un labyrinthe. C’est le signe du mystère de la foi et du chemin, parfois tortueux, qui nous mène à Dieu.

    Ce matin, j’ai eu l’occasion d’inaugurer devant la porte de l’église de Cornillon un autre dallage mystérieux : il représente un grand cercle en pierre de sable, de 8 mètres de diamètre, avec une échancrure, comme un morceau de tarte, en pierre calcaire grise. Vous l’avez compris, il s’agit d’une évocation de la vision qu’avait sainte Julienne de Cornillon, avant de promouvoir la fête du saint sacrement. Elle voyait la lune à laquelle il manquait une fraction. Après de nombreuses années, elle comprit que cette vision signifiait l’Église à laquelle il manquait une fête, la fête du S.-Sacrement du corps et du sang du Christ. La vision représentait l’hostie à laquelle il manquait une fraction. L’hostie évoquait la célébration de l’eucharistie et la communion au corps du Christ. Désormais à Cornillon l’esplanade créée devant la porte de l’église entraîne aussi notre contemplation : contemplation de la façade de l’église, contemplation du site du monastère et de la ville de Liège, contemplation du Christ et de l’humanité, grâce à la prière ou la rencontre.

    Ainsi, nous aussi comme sainte Julienne, nous sommes invités à contempler le Christ dans son humanité pour découvrir sa divinité. Le Christ partage sa vie, comme il a partagé le pain à la dernière Cène. Ce partage pourrait donner l’impression de faiblesse, car le Christ annonce le don de sa vie, la venue de sa passion, le corps brisé, le sang versé. Pourtant ce partage est une source de vie : comme le dit Jésus à la dernière Cène, « Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi en lui. … Comme je vis par le Père, celui qui me mange vivra par moi » (Jn 6).

    Comme l’écrit le pape Urbain IV,  « ce pain n’est pas de même nature que le pain commun. On le prend, mais on ne le consume pas ; on le mange, mais il n’en reçoit point d’altération ; car il ne se transforme pas en celui qui l’a mangé; mais, au contraire, si on l’a reçu dignement, il transforme celui qui l’a reçu et il le rend semblable à Lui ». Donc notre communion au corps du Christ nous transforme intérieurement et nous convertit. Comme dit le Lauda Sion,  à la strophe 16, « Qu’un seul ou mille reçoivent ce pain, l’un y trouve autant que l’autre ; et, consommé, ce pain ne disparaît pas ».

    Le pain partagé est donc le mystère d’un don sans mesure et d’une joie sans mesure ! C’est pourquoi sainte Julienne a eu l’inspiration qu’il fallait une fête pour célébrer ce corps et ce sang du Christ, partagé à toute l’humanité. Ce mystère visible de tous comme la lune est visible de tous au même moment sur toute la terre ! Et ce soir, n’oubliez pas de regardez le ciel, vous verrez la lune à laquelle il manque un morceau, car nous après la pleine lune du dimanche de la Trinité, deux mois après la pleine lune de Pâques, nous fêtons la fête du S. Sacrement, avec la lune à laquelle il manque une portion, une fraction, le pain rompu pour un monde nouveau.

    Or ce fut la volonté de Jésus lui-même que de prolonger sa vie terrestre par un signe perpétuel. C’est le geste qu’il a fait à la dernière cène, comme nous le raconte saint Paul dans sa 1e lettre aux Corinthiens (1 Cor 11,23-26) : « Le Seigneur Jésus, la nuit même où il fut livré, prit du pain et rendant grâces, le rompit et dit : prenez et mangez, ceci est mon corps, qui sera livré pour vous ; faites ceci en mémoire de moi ». Donc Jésus, face à la souffrance et à la mort, partage le pain et le vin, en tant que son corps et son sang. Face à la fragilité de sa vie, à l’échec apparent de sa mission, face à la pauvreté des disciples qui vont se sentir abandonnés, Jésus ne baisse pas les bras, il ne tombe pas dans la déprime, encore moins dans la fuite. Il partage cette nourriture essentielle d’un repas, que sont le pain et le vin, en disant qu’ils sont son corps et son sang. Ils représentent une vie fragile, une vie qui va être enlevée. Mais ils représentent en même temps un partage de cette vie et une démultiplication de ses effets : « faites ceci en mémoire de moi ». Le corps et le sang du Christ, donnés en communion, nous associent aujourd’hui à sa vie, à sa mort et à sa résurrection. Notre pauvreté est dépassée, nous sommes rassasiés ; nous recevons une vie nouvelle, par notre communion à la pauvreté du Christ.

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    Dieu est dans ce partage de la pauvreté et nous communique sa divinité. Et c’est pourquoi, en abrégé, nous appelons « Fête-Dieu » la fête d’aujourd’hui. Nous la célébrons ici dans cette église du Saint-Sacrement d’une manière particulièrement solennelle, dans la forme ancienne du rite romain, parce qu’elle nous permet de garder la richesse de la liturgie ancienne, dans la beauté de ses gestes, ses mots et de ses chants, qui évoquent le mystère d’amour de Dieu qui se donne à nous.

    Frères et Sœurs, dans la communion au Christ nous trouvons la vraie vie, et dans la communion à celui qui souffre, nous trouvons la vraie joie. Ainsi la communion au Christ débouche dans une communion en Église.

    Alors recevons avec foi le corps du Christ qui nous est donné en communion et soyons des témoins de la vraie vie dans notre monde !

    Amen ! Alleluia !"

  • La Fête-Dieu, Mémoire de Liège : souvenirs et traditions populaires

    Exposition à l’église du Saint-Sacrement, Bd d’Avroy, 132, 4000 Liège

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    Documents iconographiques (photographies, affiches, livres anciens) et films historiques (1946) projetés en boucle sur grand écran pour découvrir ou redécouvrir l’époque des fastes du 7e centenaire de l’institution de la Fête-Dieu dans la Cité ardente

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    Du 12 au 19 juin 2022. Entrée gratuite

    Ouverture : dimanche 12 juin dans l’après-midi (concert à 17h00)

    Visites accessibles de 10h00 à 12h00 et de 14h00 à 16h00 :

    Lundi 13 juin

    Mardi 14 juin

    Mercredi 15 juin

    Vendredi 17 juin

    Samedi 18 juin

    Prolongation : dimanche 19 juin de 14h00 à 16h00.

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    Pour en savoir plus, lire ici:

    Exposition 2022 Guide.pdf

    Exposition 2022 Notice détaillée.pdf

    Prières à sainte Julienne.pdf