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19/10/2017

Deux, trois pas au Livre de Job

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"Vir erat in terra Hus, nomine Job: simplex et rectus, ac timens Deum: quem Satan petiit, ut tentaret: et data est ei potestas a Domino in facultates et in carnem ejus...

"Il y avait, au pays de Hus, un homme appelé Job, simple, droit et craignant Dieu. Satan demanda de le mettre à l'épreuve et reçut du Seigneur pouvoir  sur ses biens et  sur son corps..."

Job, 1 (offertoire du 21e dimanche après la Pentecôte)

 

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Il était un homme, appelé Job...

 

Un homme simple et droit,

qui vénérait Dieu

et veillait à garder ses enfants en son amour.

~

Job était entouré d’estime

et comblé de biens.

~

Il n’est pas entouré d’estime

et comblé de biens

parce qu’il vénère Dieu.

 

Il ne vénère pas Dieu

parce qu’il est entouré d’estime

et comblé de biens.

 

Simplement Job est Job

et Dieu, Dieu.

~

Là,

ni « parce que », ni « pour que ».

Simplement Job est Job

et Dieu, Dieu.

C’est tout.

 

C’est Tout.

Il ne faut pas chercher plus loin.

~

Dieu garde l’homme en bienveillante main ;

il « ne dort ni ne somnole » :

il veille.

 

« Regardez les oiseaux du ciel...

Regardez les lis des champs... »

Dieu pourvoit à tout

et au-delà.

 

Job le sait : Job est Job

et Dieu, Dieu.

~

Il ne faut pas chercher plus loin.

Job est un homme simple et droit.

Job vénère Dieu :

Il est Job ; Dieu est Dieu.

~

Dieu pourvoit.

A tout.

Pour rien.

Dieu est Dieu.

~

« Il fait lever son soleil

sur les bons, et sur les méchants ;

et sa pluie, il la prodigue

aux justes et aux injustes.»

 

Dieu est Dieu.

Il donne à chacun

comme il lui plaît.

Dieu donc comble Job ;

Job se tient simple sous le regard de Dieu.

Tout cela sans calcul.

 

Ainsi vont selon Dieu les choses.

En leur principe.

« In principio... »

~

Sous le regard de Dieu,

Job est auprès de Dieu.

 

A l’image du modèle...

mais de cela, il n’a point révélation

― bien plus tard viendra

la plénitude des temps ―

... à l’image du Verbe-modèle.

 

« Au principe, le Verbe était auprès de Dieu. »

~

La clé de l’Ecriture,

de toute l’Ecriture,

c’est le Verbe de Dieu.

 

Abraham, Isaac, Jacob, Joseph,

Job et les autres,

chacun à sa façon le préfigure.

 

Chaque trait de l’Ecriture

est touche de pinceau

où librement s’exprime

la liberté de l’homme.

 

Chaque trait, sa liberté ;

et le tableau pourtant,

les personnages,

les récits :

tout y aboutit au Verbe de Dieu.

~

Pleine vraiment est la liberté de l’homme.

Et voici : quelque usage qu’il en fasse,

jamais elle ne met en échec

le dessein de Dieu.

 

Par oui, par non,

c’est le dessein de Dieu qu’elle avantage,

toujours.

 

Moïse y concourt,

Pharaon y concourt.

 

La bourrasque se lève-t-elle contraire ?

vent debout cingle le vaisseau.

~

Avance donc, Satan, viens,

allez, viens

parmi les fils de Dieu,

toi qui te présentes devant le Seigneur

pour dénigrer son Juste.

Un jour, comme les fils de Dieu

venaient se présenter devant le Seigneur,

Satan aussi s’avança

parmi eux.

 

«  D’où viens-tu ?

― De parcourir la terre. »

~

« ... tel un lion rugissant

cherchant qui dévorer... »

précisera le bon saint Pierre.

 

Le Nouveau le dit

tout ainsi que l’Ancien.

C’est l’Ecriture.

Satan rôde, et jamais ne se lasse,

il rôde et il dévore.

~

Qui ne reçoit

humblement

l’avertissement

ne sait

ni le danger

ni le recours.

~

«  D’où viens-tu ?

― De parcourir la terre.

― As-tu remarqué mon serviteur Job ?

Il n’a point son pareil sur la terre :

un homme intègre et droit.

― Est-ce pour rien que Job vénère Dieu... »

Voilà le propos assassin !

C’est à bon droit qu’on te nomme le Menteur,

le Calomniateur,

toi qui ne vois que mal

là où il n’est que bien.

 

Parce que ton œil est ténèbres

tout ce que tu vois est ténèbres.

~

Et moi, hélas,

ne suis-je pas disciple complaisant

à ta détestable école,

qui tant de fois me prends

 à prêter à autrui

un noir penser,

que tu m’instilles ?

 

« Que si une action pouvait avoir cent visages,

il la faut regarder

en celui qui est le plus beau. »

C’est bien le Tentateur

qui réclame de nous passer au crible.

Il ne le peut toutefois

sans l’agrément de Dieu.

 

Dieu ne nous soumet pas à la tentation

Dieu ne nous fait nul mal.

Mais c’est de sa main,

de la main de Dieu,

de Dieu sans qui rien ne se peut,

que nous recevons

tentation et mal.

 

A la requête de l’Ennemi.

~

L’Ennemi frappe Job

encore, encore et encore.

 

Et Job dit :

« Le Seigneur a donné

le Seigneur a ôté :

comme il a plu au Seigneur

ainsi en a-t-il été fait :

que le nom du Seigneur soit béni ! »

 

L’Ennemi frappe Job

« peau pour peau »

encore, encore et encore.

 

Et Job dit :

« Si nous accueillons le bonheur

comme un don de Dieu,

comment

ne pas accueillir de même le malheur ? »

~

L’Ennemi frappe

mais Job ne s’y trompe pas.

C’est de la main du Seigneur

qu’il accueille le coup.

Et Job bénit le Seigneur.

Dieu accède à la requête de Satan,

de Satan qui plus tard,

à nouveau,

réclamera les Apôtres cette fois,

pour les « cribler comme du froment. »

 

Satan s’acharne

et de la fournaise qu’il embrase

coule, or pur,

l’amour de l’homme pour Dieu.

 

L’amour désintéressé.

 

Simplement

Job est Job

et Dieu, Dieu.

C’est tout.

L’amour désintéressé,

celui auquel aspire le cœur

vraiment épris,

celui qui fait fils de Dieu

à l’image du Verbe,

celui qui donne plénitude à l’homme,

par participation

au Sacrifice du Verbe fait homme

crucifié :

l’officine de Satan en est la forge,

la pierre de touche

et le creuset.

~

Satan met en œuvre la souffrance

et Dieu y produit son Saint.

En haute estime,

en grande confiance.

 

Il sait son cœur,

car il l’habite.

Le Seigneur sait le cœur de Job.

Dieu est Dieu :

il sonde reins et cœurs.

Job ne sait pas les voies du Seigneur

Job est Job :

il ne peut comprendre Dieu.

 

Il n’a qu’un recours,

s’en remettre au Seigneur.

En pleine confiance,

plein de nuit.

~

Dieu est Dieu,

et Job, Job.

~

Immense est sa nuit.

Et Job maudit le jour qui l’a vu naître.

Immense est sa nuit.

Elle est immense comme Dieu la fait.

~

Il n’en peut plus.

« Mon Dieu, mon Dieu,

pourquoi

m’avoir abandonné ? »

 

Job est à présent

en le Verbe enlevé.

 

En le Verbe élevé.

~

Immense est sa nuit,

immense son « pourquoi ? »

Immense apparaît

la fidélité de son cœur,

la fidélité

en l’Unique Recours :

« Mon Dieu, mon Dieu. »

Dieu est l’Unique.

 

« Seigneur, à qui irions nous ? »

 

Quelle que soit la détresse,

à lui le cri revient.

Il ne peut en être autrement :

Dieu est l’Unique,

il n’y a pas d’autrement.

 

La fidélité de Job

la voilà.

 

Elle n’est pas conditionnelle :

elle est.

 

Dieu est,

alors elle est.

A Dieu unique

réponse unique.

~

Pourquoi est-il dit

que les amis de Job

n’ont pas bien parlé de Dieu ?

― Leurs discours pourtant étaient sages ! ―

 

Pourquoi le courroux de Dieu

s’est-il enflammé

contre Eliphaz de Téman,

contre Bildad de Shuah,

contre Çophar de Naamat ?

 

Leurs discours n’étaient-ils point sages ?

 

Leurs discours

cherchaient à Dieu justification.

 

Folie.

Dieu est.

Jean-Baptiste Thibaux.

 Extrait de "Vérité et Espérance-Pâque Nouvelle" n° 104, automne 2017.

Editeur: sursumcorda@skynet.be

 

08/06/2017

Liège : renouveau au sanctuaire de Cornillon et festivités populaires de la Fête-Dieu 2017

Quatre jours pour fêter Dieu à Liège

Fête-Dieu 2017.jpg

Une conférence de presse était organisée au Carmel de Cornillon ce mercredi 7 juin en présence de Mgr Delville, évêque de Liège, pour communiquer sur la célébration de la Fête-Dieu à Liège, du 15 au 18 juin prochains. Voici la synthèse de ces manifestations :

Jeudi 15 juin

9h30 Laudes animées par les bénédictines à St Martin
10h00-18h00 Journée d’adoration à St Martin
19h00 Eucharistie festive de la Fête-Dieu, présidée par le Cardinal De Kesel et concélébrée par Mgr J-P. Delville, évêque de Liège, à St Martin
20h15 Procession solennelle
21h30-24h00 NightFever & bougies pour la paix à la Cathédrale

Vendredi 16 juin

9h00 Eucharistie à la Cathédrale
9h30 « Donne nous notre pain de ce jour ». Conférence sur la nouvelle version du Notre Père, à la Cathédrale
10h-17h Journée d’adoration, animée par le MEL, à la Cathédrale
20h00 « Donne nous notre pain de ce jour ». Conférence sur la nouvelle version du Notre Père, à Saint-Remacle

Samedi 17 juin

IMG_6589.JPG14h00-18h00 Balade contée aux sources de sainte Julienne, à Retinne
14h00-18h00 Exposition « 700 ans de la procession de la Fête-Dieu de 1317 », à l’église du Saint-Sacrement
18h00 Solennité de la Fête-Dieu célébrée selon le missel de saint Jean XXIII, par Mgr Jean-Pierre Delville, à l’église du Saint-Sacrement, avec le concours de la Schola Antiqua de Madrid et le Quatuor Genesis

 

Dimanche 18 juin

10h00 Louange et messe animées par la communauté de l’Emmanuel, au Carmel de Cornillon
12h00-17h00 Adoration eucharistique, au Carmel de Cornillon
16h00 « Sainte Julienne, une messagère pour aujourd’hui », conférence de Mgr J-P. Delville Eglise, à l’église Sainte- Julienne de Retinne
16h30 Vêpres et Salut au Saint-Sacrement, au Carmel de Cornillon

Pendant ces quatre jours, plusieurs célébrations et événements seront proposés, en particulier la traditionnelle et 771ème célébration annuelle de la Fête-Dieu le jeudi 15 juin en la basilique Saint-Martin à 19h. L’eucharistie solennelle sera présidée par le cardinal Jozef De Kesel,

Tous les détails sont repris sur le site : www.liegefetedieu.be

Renouveau au sanctuaire de sainte Julienne de Cornillon

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Cette conférence de presse était aussi dédiée à l’annonce d’une nouvelle destinée pour ce qui s’appelle aujourd’hui encore le Carmel de Cornillon :

Un grand changement s’annonce au sanctuaire de sainte Julienne de Cornillon à la porte orientale de la Cité ardente. C’est le lieu où Julienne, grande figure féminine liégeoise médiévale et instigatrice de la célébration de la Fête-Dieu, fut directrice du grand hôpital de la cité ardente au Moyen-Âge. La léproserie de Cornillon est attestée dès 1176. C’est actuellement le carmel de Liège.

Après 157 années de présence active et contemplative dans ce haut-lieu spirituel, les Carmélites de Cornillon vont céder leur monastère aux Clarisses, une autre famille de religieuses contemplatives fondée par sainte Claire d’Assise.

Déterminées à vivre leur vocation au Carmel pour l’Église et le monde, comme le désirait leur mère sainte Thérèse d’Avila, les carmélites, précise le communiqué officiel, ont estimé en dialogue avec leurs supérieurs qu’elles n’étaient plus dans les conditions normales pour y correspondre : trop de différences d’âges et de soucis de santé, combinés à un manque de vocations. La décision a été prise de suivre un chemin inattendu : la fermeture de leur cher Carmel. Elles vont rejoindre d’autres carmels ou des maisons de repos.

Les clarisses du monastère de « Hannut-Bujumbura » sont déjà présentes et très appréciées dans le diocèse de Liège. Les similitudes entre sainte Julienne et sainte Claire sont nombreuses, comme par exemple les années de naissance, 1192 et 1194. Elles sont aussi représentées de manière similaire, chacune tenant en main un ostensoir avec l’eucharistie : en effet, pour chacune des deux, la communion au corps du Christ, l’eucharistie, était au cœur de leur spiritualité.

En outre, le sanctuaire va développer un nouveau béguinage contemporain, pour accueillir des laïcs et des familles répartis dans huit unités autonomes de logement. Ils associeront un beau cadre de vie sécurisée tout en participant, modestement et à leur mesure, au renouveau de ce haut-lieu spirituel. Ce projet immobilier va contribuer à la revitalisation des quartiers d’Amercoeur et de la Chartreuse. Liège est un des berceaux des béguinages, attestés dès 1173 et initiés par le prêtre liégeois Lambert le Bègue, en contrebas de Saint-Martin et près de l’actuel boulevard de la Sauvenière.

Le père Patrick Bonte, osc, commissaire apostolique du Sanctuaire de Cornillon commente : « Dans la longue tradition de prière et d’accueil des pauvres à Cornillon, nous remercions vivement les carmélites pour leur présence au cœur de la ville depuis 1860. Comme elles, nous regrettons le manque de vocations et de ressources humaines suffisantes pour pérenniser leur présence. Elles-mêmes se réjouissent de l’arrivée d’une partie de la jeune communauté des sœurs clarisses du couvent de Hannut. La plupart de ces religieuses belgo-burundaises habitent en Belgique depuis les événements de 1994 et leur couvent de Bujumbura fut co-fondé par deux clarisses liégeoises : Mère Marie-Agnès Baré et mère Marie-Françoise Wagelmans. C’est un beau signe d’unité entre les peuples. »

Selon Jacques Galloy, chargé du projet de redéveloppement "ce projet a pour ambition de contribuer au renouveau de la porte orientale de la ville, dans le quartier d’Amercoeur. Outre le monastère des clarisses contemplatives et le développement d’un béguinage contemporain, le sanctuaire va poursuivre la fabrication de plus de 2.000.000 d’hosties par an pour le diocèse de Liège et au-delà. La chapelle médiévale où pria sainte Julienne restera un grand poumon spirituel au cœur de la ville et un petit vignoble sera replanté sur les coteaux pour illustrer l’attachement du sanctuaire à la célèbre fête du corps – hosties – et du sang – le vin – du Christ. Un comité se met en place pour porter ce renouveau de ce haut-lieu de spiritualité et d’hospitalité. "

Voici le calendrier de la transition :

Lundi 7 août 2017, 17h00, fête de sainte Julienne, messe d’action de grâces pour les 157 années de présence des carmélites à Cornillon.

Vendredi 11 août 2017, fête de sainte Claire, remise privée des clés aux clarisses.

Dimanche 8 octobre 2017, 15h00, premier dimanche suivant la fête de saint François d‘Assise, ami de sainte Claire, messe d’installation des clarisses.

Ces célébrations seront présidées par Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège, et en présence du père Patrick Bonte, osc, vicaire épiscopal à la vie religieuse et aux mouvements, commissaire apostolique délégué du Vatican pour le sanctuaire.

Contacts

Service de Presse & de Communication du Diocèse de Liège

Tél.: +32 (0)4/223.15.26 – @: communication@evechedeliege.be

11/05/2016

Du 24 au 29 mai 2016 : la Fête-Dieu à Liège

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