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Eglise du Saint-Sacrement à Liège - Page 72

  • Encore la procession de la Fête-Dieu à Liège

     

    QUELQUES PHOTOS SOUVENIRS SUPPLEMENTAIRES

    DU 5 JUIN 2010

    Des fidèles nous ont adressé beaucoup de photos prises lors de la procession du 5 juin 2010. Le comité organisateur en fera, peut-être, un "liber memorialis". Entretemps, voici encore un échantillon d'images reçues récemment. A suivre...

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    COMMENTAIRE D’UNE PARTICIPANTE 

    "Très grand merci à tous les organisateurs pour cette magnifique procession. Et félicitations : ce fut une réussite parfaite. Le choix des prières et des chants, leur programmation marquée par la discrétion et le souci de l'intériorité, l'emplacement de la station du Reposoir permettant l'adoration dans le calme décor de l'étang du Botanique, tout incitait au respect et à la prière. De fait, pas un bavardage dans le cortège, les attitudes recueillies des spectateurs dont certains sont venus s'y joindre, le comportement très participatif des policiers que l'on doit souligner, et des conducteurs des voitures et des bus arrêtés : toute l'importance de cette manifestation  a été reconnue par chacun d'eux. La belle fanfare de Montzen avait donné le ton, les décorations pour la jolie statue de Marie et surtout celles ornant le Saint Sacrement : tout a contribué, dans notre temps, à solenniser la Fête-Dieu en notre Ville où elle est chère à tant d'entre nous. Fasse le Saint-Sacrement que notre Evêque, qui certes manifeste lui aussi sa dévotion, donne sans crainte à l'avenir à tous ses fidèles la grande joie de sa présence."

     
  • Musiques spirituelles pour la Fête de la Musique à Liège:

     

    DIMANCHE 20 JUIN 2010 A 15 HEURES

    LE TEMPLE PROTESTANT ACCUEILLE LE CHANT GREGORIEN

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     QUAI MARCELLIS, 22, A LIEGE

     

    Le dimanche 20 juin 2010 à 15 heures, à l'occasion de la fête de la musique, nos amis de l'académie de chant grégorien se transporteront de l'église du Saint-Sacrement au temple calviniste du quai marcellis, en bord de Meuse. Le Centre de Recherches et de Rencontres (situé dans l'ancien couvent des Visitandines, en Outremeuse) organise en effet dans ce temple une présentation de la musique liturgique des cultes catholique, protestant, israélite et islamique: quatre prestations d'une durée respective de 30 minutes.

    Pour le culte catholique, c'est le chant grégorien qui a été retenu. Logique: même s'il n'y paraît guère de nos jours, c'est bien lui le chant propre de la liturgie catholique de rite latin, comme l'indiquait encore la constitution "sacrosanctum concilium" du concile Vatican II (1963-1965).

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    Les grégorianistes du Saint-Sacrement ouvriront la rencontre avec des pièces extraites de l'office des heures (lecture brève fratres sobrii estote, psaume responsorial cum invocarem, repons Christus ascendens in altum, hymne Veni Creator ) et de la messe (kyrie IV, graduel Christus factus est, communion factus est repente). Les commentaires seront assurés par Gérald Messiaen.

    Entrée gratuite.

  • Un retour sous le soleil

     

     

     LA PROCESSION DE LA FÊTE-DIEU A REUNI 500 PERSONNES A LIEGE

     

     

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    La procession de la fête-Dieu restaurée à Liège ce samedi 5 juin 2010 a réuni près de 500 personnes au cœur même de la Ville : des fidèles calmes et paisibles, de tous âges et conditions,  priant les mystères joyeux et chantant avec beaucoup de naturel et de simplicité, sans aucune ostentation.

     

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    C'était aussi une manifestation colorée, qui n’avait rien d’un défilé de pénitents. Un crucifère ouvrait la marche avec la croix. Il était suivi par une vingtaine de musiciens de la fanfare de Montzen jouant des hymnes religieuses traditionnelles.  Les bannières de confréries s’avançaient ensuite avec, en tête, celle de Sainte Julienne, finement brodée par une fidèle de l’église du Saint-Sacrement au boulevard d’Avroy. La jolie Vierge habillée de Vottem, portée sur un trône, les enfants, les acolytes et thuriféraires précédaient le dais du Saint-Sacrement prêté par la paroisse de Grand-Halleux. Après le Saint-Sacrement venaient le clergé, la chorale et une foule nombreuse (les trois cent cinquante livrets de prière et de chant prévus n’ont pas suffit pour servir tout le monde).

     

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    La procession est partie de la statue de Charlemagne, sur le boulevard d’Avroy, pour monter, par la rue des Augustins et la rue Louvrex, au Jardin Botanique où était installé un reposoir. Après avoir fait le tour du jardin, elle est redescendue, par la rue de Jardin Botanique, à l’église du Saint-Sacrement, sur le boulevard d’Avroy où une messe solennelle a été célébrée, selon le missel de 1962, par Mgr Michel Dangoisse Les chants grégoriens, les belles polyphonies de R. de Lassus et de G.-P. da Palestrina, le « Lauda Sion » alterné à l’orgue dans la version musicale de F.-C de Arauxo étaient interprétés par Erna Verlinden (soprano solo) et la schola de la Maîtrise de la Ville de Verviers. Celle-ci était dirigée par Jean-Michel Allepaerts, organiste titulaire à l’église décanale Saint-Remacle de Verviers. De sa propre composition,  on a aussi entendu un très beau « Tantum ergo » lors de la bénédiction finale avec le Saint-Sacrement dans l’ostensoir. Les quatre cent chaises de l’église n’ont pas suffit à accueillir les nombreux fidèles, dont certains ont du suivre la cérémonie debout.

     

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    Réfléchissant à ce beau succès,  nous dirions qu’une procession publique a deux sens qui, loin de s’opposer, découlent l’un de l’autre : des chrétiens se retrouvent pour exprimer leur foi commune et  la manifester aussi devant d’autres, respectueusement et sans prétention. Les disciples du Christ, à la Pentecôte, ne sont pas demeurés dans le Cénacle, ils ont aussi parlé à la foule. Quant à l’impact que peut avoir un tel défilé de chrétiens sur la population  aujourd’hui, c’est tout vu : beaucoup de personnes du quartier dans cette procession, très liégeoise, populaire et « bon enfant », des gens aux fenêtres arborant des fleurs ou prenant des photos, des gestes respectueux de certains même qui se doraient au soleil dans le parc du jardin botanique, aucun signe d’hostilité ni de mépris.

     

    Deo gratias.

     

     

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    Voici la transcription de l'homélie prononcée par Monseigneur Michel Dangoisse au cours de la messe qui a suivi la procession:

     

    SERMON DE MONSEIGNEUR MICHEL DANGOISSE

    Prélat d’honneur de S.S. le Pape Benoît XVI

    Doyen du Chapitre cathédral de Namur

     

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    POUR LA MESSE DE LA FÊTE-DIEU

    célébrée le samedi 5 juin 2010, à l’église du Saint-Sacrement à Liège

     

      

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    Un jour, Jacques Loew, encore incroyant (il deviendra le premier prêtre-ouvrier en France et fondera l’Ecole de la Foi en Suisse) passait, à l’âge de 25 ans, quelques journées chez les chartreux (à l’abbaye  de Valsainte, en Suisse). « J’ai été, écrit-il, accroché au mystère de l’Eucharistie, auquel je ne songeais nullement, à la messe du Jeudi-Saint ». Au moment de la communion, il était demeuré seul dans la tribune alors que les Pères et les retraitants se retrouvaient autour de l’autel. À ce moment, poursuit-il, « vraiment j’ai senti que, ou bien ces hommes étaient fous en allant avaler je ne sais quelle pastille, ou bien c’était moi l’aveugle. Or je voyais que ces chartreux, calmes et équilibrés, ne pouvaient pas être des fous. J’étais obligé de penser que, véritablement, il y avait là un je ne sais quoi qui me dépassait, une Présence Sainte au-delà du visible ». Ce fut le point de départ de sa conversion. Alors que l’Eucharistie pourrait paraître un obstacle à la Foi, c’est grâce à elle, au contraire, qu’il s’est converti. Hésitant entre le protestantisme et le catholicisme, après six mois de réflexion, il va trouver un prêtre et lui dit : « je veux être catholique » car, seule l’Eglise lui paraissait être fidèle au « ceci est mon corps et mon sang…faites ceci  en mémoire de moi »

     

    On aurait pu croire que le Christ, au soir du Jeudi-Saint, se faisait des illusions en donnant cet ordre à ses apôtres. Cette fidélité bi-millénaire de l’Eglise, malgré toutes les tentations contraires, est, de fait, impressionnante et unique !

      

    D’où ces paroles mystérieuses de Jésus, dans l’Evangile : « celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui ». Jean emploie le verbe « demeurer », qui prend chez lui un sens fort : « manger sa chair », littéralement le verbe grec signifie « mâcher », soulignant le caractère réaliste de la participation à l’Eucharistie. Ainsi sa chair est la vraie nourriture et son sang la vraie boisson spirituelle qui nous enivre. Tellement que, à ce moment-là, nous vivons par Lui et entrons en communion avec le Fils et le Père, dans la puissance de l’Esprit-Saint que le prêtre invoque dans l’épiclèse avant la consécration. Comme l’a écrit Thomas d’Aquin dans le Lauda Sion : « c’est un dogme de Foi pour les chrétiens que le pain se change en chair et le vin en sang ». Quel grand mystère ! Savez-vous que Luther, à sa première messe, dans le silence de la prière eucharistique, en fut tellement troublé, dit-on, qu’il s’évanouit ?

     

    « Ave Verum Corpus … je Te salue, ô Vrai Corps, né de la Vierge Marie ». C’est vrai que le Verbe s’est fait chair et qu’il a planté sa tente parmi nous : le tabernacle, c’est la tente  de Dieu parmi les hommes : la petite lampe rouge nous le rappelle. Et l’Eucharistie contient tout le trésor de l’Eglise, dit le concile Vatican II.

     

    Merci à saint Paul de nous avoir confié le témoignage  de ce qu’il a reçu de la part du Seigneur, dans le plus ancien texte sur l’Eucharistie, vers l’an 55, vingt-cinq ans après la mort de Jésus. Il n’a rien inventé, mais c’est la tradition qui remonte jusqu’au Seigneur lui-même. Et il confond d’avance ceux qui voudraient voir dans les paroles consécratoires un sens simplement symbolique. Il souligne le réalisme de la présence du Christ. Il met les points sur les « i » : « si quelqu’un mange ce pain indignement, il mange et boit sa propre condamnation ». Indignement, c'est-à-dire s’il est en état de péché grave et donc de rupture avec Dieu, ou « s’il ne reconnaît pas vraiment le corps de Seigneur ». Passage exigeant et redoutable, et je regrette qu’on l’ait  supprimé des lectures du Jeudi-Saint, dans la réforme de la liturgie. Il doit nous faire réfléchir à ce grand mystère : si c’était simplement un symbole du Christ, Paul n’aurait pas employé des termes aussi forts et aussi clairs. Oh oui ! il est grand ce mystère de la Foi. Il s’agit bien de ce que nos frères orientaux appellent « les Saints Mystères ».

     

    Mystère de l’Eucharistie : oui, le Christ est à la fois si proche de nous et insaisissable. Le Père Teilhard de Chardin raconte que, pendant la première guerre mondiale, il était dans les tranchées de Verdun et, lors d’un matin calme, portant sur lui les Saintes Espèces dans une petite custode, il tourna sa pensée vers ce trésor à peine séparé de sa poitrine par une mince enveloppe de vermeil. « Je réalisai soudain, écrit-il, tout ce qu’il y avait d’extraordinaire et de décevant à tenir si près de soi le Rédempteur du Monde et la Source de la Vie sans pouvoir les posséder, sans parvenir à les pénétrer. Comment se pouvait-il que le Christ fût à la fois si proche de mon cœur et si distant ? »

     

    C’est ce même Corps du Christ que nous venons de porter solennellement et publiquement dans la procession de la Fête-Dieu, qui sortait pour la première fois depuis 30 ans, je crois, suivie d'une vibrante Brabançonne qui m'a profondément ému, en ce quarantième anniversaire de la fondation des messes grégoriennes à l’église du Saint-Sacrement fêté avec le concours des choristes de la Maîtrise de la Ville de Verviers. Dois-je rappeler que cette Fête du Saint-Sacrement est née suite à une révélation faite à une Liégeoise, sainte Julienne de Cornillon. C’est en 1246, qu’à force de persévérance, elle obtint de l’évêque la célébration de la Fête-Dieu dans le diocèse, et celle-ci fut étendue à l’Église universelle en 1264. Savez-vous que, lorsque Don Bosco vint à Liège pour la première fois, l’évêque lui a demandé d’y créer un institut salésien ? Après avoir d’abord refusé, il retourne lui dire qu’il ne peut refuser à la Ville du Saint-Sacrement. Savez-vous qu’au XIIe siècle déjà, Marie d’Oignies reçut un riche marchand de Nivelles, venu prendre conseil auprès de « Madame Marie ». Elle lui ordonna d’entrer dans l’église la plus proche. Prosterné devant le Saint Autel, celui-ci contemplait la pyxide suspendue avec le Corps du Christ.  Fixant son regard sur elle, il fut ravi en contemplation et vit des choses mystérieuses. Revenu à lui, il courut vers Marie d’Oignies et lui dit « Ma Mère, j’aimerai le Seigneur sans mesure ! ». Quant à sainte Marie d’Oignies, qui avait du tempérament, elle ne pouvait supporter la soif  du Sang rédempteur et, parfois, après la messe, elle exigeait de pouvoir au moins regarder longtemps sur l’autel le calice nu. Ainsi, la Belgique a été et doit redevenir, après le "martyre blanc" qu'elle subit aujourd’hui, la terre du Très Saint-Sacrement.

     

     Mais n’allons pas croire que ce grand mystère nous détourne de notre vie quotidienne. Dans l’antiquité, les disciples du Christ, après la messe matinale, partaient au travail les lèvres encore empourprées du Sang du Seigneur. Devenus consanguins du Christ ! Une ouvrière, Annick Carité, écrivait vers 1960 : « Je rentre de la messe, j’essaie d’en faire le centre de ma vie. Les communions quotidiennes, quelle force ! Oui, à l’usine, sur la chaîne, j’essaie de faire tout très bien, tout pour Dieu. Et ma table, c’est mon autel. Je vis la messe. Mes copines de la chaîne, sans le savoir, vivent aussi la messe ». 

     

    Bernard Pingaut nous expliquait, à Beauraing, qu’avant sa visite au Congo, à Goma, il avait téléphoné à un de ses amis sur place :

     

     

    -         « Qu’est-ce que je peux vous apporter ? »

    -         « Apporte-nous un ostensoir »

    -         « D’accord, mais vous n’avez pas besoin d’autre chose ? »

    -         « Oui, des linges pour la messe »

    -         « Mais enfin, vous avez besoin de médicaments, par exemple… »

    -         « Tu sais, ici, il nous manque tellement de choses que nous n’avons besoin que de l’essentiel ! »

     

    A la fin de cette année sacerdotale, je rappelle que le saint Curé d’Ars disait : « Mes amis, si nous savions ce que c’est la messe, nous mourrions de joie ! ». C’est pourquoi sainte Thérèse de Lisieux, à laquelle on reprochait, car elle était malade, de monter l’escalier répliqua : « Pour une messe et une communion, est-ce trop cher payé ?  ».

     

    C’est pourquoi aussi, il faut des prêtres dans l’Église. Priez-vous tous les jours pour les vocations dans notre pays ? Jean-Paul II, aux J.M.J. de Rome, disait aux jeunes : « Chers amis, je vous confie ce qui est le plus grand don que Dieu nous ait fait…Puissiez-vous avoir toujours, dans chaque communauté, un prêtre qui célèbre l’Eucharistie ! ». Et dans son homélie au Cénacle à Jérusalem, il précisait : « [Les paroles consécratoires] ont été répétées générations après générations par ceux qui partagent le sacerdoce du Christ…De cette façon, le Christ lui-même répète constamment ces paroles à travers la voix de ses prêtres dans chaque lieu du monde » (est-ce clair pour l’ensemble des catholiques? J'espère que ce l'est pour tous nos évêques: priez beaucoup pour eux) et ainsi, à chaque messe, nous vivons un aspect eschatologique : nous attendons son retour dans la gloire. « Nous annonçons, dit saint Paul, la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne » -donec veniat : ces deux mots, je les ai fait graver sur mon calice. Et ainsi, au milieu des inquiétudes, des bouleversements et des violences inouïes de ce monde, en célébrant la messe nous hâtons Son retour et nous désirons voir, enfin, Son visage, face à face. Donec veniat ! Et nous rejoignons la devise de notre nouvel archevêque, mon cher ancien évêque : « Oh ! oui, viens, Seigneur Jésus » ! Ainsi soit-il.   

  • Procession de la Fête-Dieu à Liège

     

    Mise au point 

    Le landerneau médiatique s'est beaucoup agité à l'annonce d'un retour de la procession de la Fête-Dieu à Liège: c'est, au fond, surprenant dans une société que l'on dit indifférente et sécularisée. On jugera d'ailleurs sur pièce, demain samedi 5 juin à 15h30 au Boulevard d'Avroy.

    L'initiative est venue, il est vrai, non pas du clergé, ni -quoi qu'on en dise- de l’asbl « Sursum Corda » présidée par l’abbé Jean Schoonbroodt, mais de simples fidèles laïcs : un groupe de jeunes qui en a, au départ, informé l'autorité ecclésiastique compétente . Et cette dernière a bien voulu ne pas s'y opposer. Nous ne voyons pas pourquoi celle-ci viendrait ensuite nous reprocher d'en avoir diffusé l'annonce.

    La procession réunira des catholiques liégeois de tous horizons, unis dans une même foi. Elle n’a d’autre but que de manifester publiquement et respectueusement que selon leurs convictions, qui sont aussi les nôtres, le Christ est réellement présent au monde encore maintenant, dans la sainte Eucharistie.

    C’est dans le même esprit que la messe du Saint-Sacrement sera ensuite, comme tous les ans, célébrée à 17h dans l’église du même nom (Boulevard d’Avroy, 132).

    Pour le reste, nous saluons la belle objectivité du commentaire que Paul Vaute, chef de l'édition liégeoise du journal  "La Libre Belgique" vient de publier ce vendredi 4 juin. Voici son texte:

     

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    "Ainsi qu’on l’a annoncé précédemment, la procession de la Fête-Dieu sera de retour à Liège, ce samedi 5 juin, après une éclipse de plus de trente ans. Elle partira du boulevard d’Avroy, près de la statue de Charlemagne, à 15 h. 30, et sera suivie à 17 h. d’une messe grégorienne en l’église du Saint-Sacrement, présidée par Mgr Michel Dangoisse, prélat d’honneur du Pape et doyen du chapitre cathédral de Namur. Le programme musical sera assuré par la schola de la Maîtrise de la Ville de Verviers.

    Si le diocèse de Liège fut le berceau de la fête au XIIIe siècle, sous l’impulsion de sainte Julienne de Cornillon et Ève de Saint-Martin, l’initiative restauratrice n’est pas venue de l’autorité ecclésiale mais d’un groupe de chrétiens défenseurs de la tradition. Qu’en pense-t-on à l’évêché ? Interrogé par la "Gazette de Liége" à ce sujet il y a quelque temps déjà, Mgr Jousten ne s’était pas montré favorable : "Il faut bien réfléchir, déclarait-il. Rendre la vie à une chose qui n’existe plus, c’est difficile. Je sais qu’il y a une procession à Cologne qui est aussi une grande ville, mais la mentalité est différente. Nous avons la procession du 15 août en Outre-Meuse qui est très bien, mais est-ce qu’une procession du Saint-Sacrement peut être un signe pour aujourd’hui ? Notre projet vise plutôt à assurer une présence dans la vie de la cité". Mercredi, dans les colonnes du journal "La Meuse", l’évêque de Liège a réitéré ses réserves, mais cette position, bien sûr, ne constitue en rien un interdit. Agissant en laïcs catholiques autonomes, les organisateurs précisent du reste, sur leur site, que le doyen du lieu a donné son aval.

    Dimanche, l’archevêque de Malines-Bruxelles Mgr Léonard présidera pour sa part la procession du Saint-Sacrement à 19 heures, en plein cœur de la capitale."

    Renseignements: http://eglisedusaintsacrementliege.hautetfort.com/, http://fetedieualiege.wordpress.com, tél. 0498.51.88.77.

     

     

     

  • Fête-Dieu 2010 à Liège

     

    UNE PROCESSION AU CENTRE DE LIÈGE

     

     

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    LE SAMEDI 5 JUIN 2010 À 15 HEURES 30

     

     

     

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    Quel est le sens de cette démarche ?

    À travers une procession, les catholiques veulent témoigner visiblement et respectueusement que, vraiment, Jésus est vivant aujourd’hui et qu’il est avec nous tous les jours jusqu’à la fin des temps.

     

    Il s’agira de la procession du Saint-Sacrement

    Chaque année, depuis plus de sept siècles, une fête est spécialement vouée à la vénération de la présence réelle de Jésus parmi les hommes à travers le pain consacré à la messe, communément appelé « hostie ». Pour l’occasion, celle-ci est montrée au peuple dans un support appelé « ostensoir » (du mot latin ostendere, montrer) lors d’une marche festive : c’est la procession de la Fête-Dieu ou Fête du Saint-Sacrement

     

    Pourquoi à Liège ?

     

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    Sainte Julienne: adoration du Saint-Sacrement et vision de la lune entachée par l'absence de la Fête-Dieu

     (peinture de Philippe de Champaigne, XVIIe s.)

     

    La Fête-Dieu est née au diocèse de Liège en 1246, sous l’impulsion de sainte Julienne de Cornillon et Ève de Saint-Martin. Elle fut étendue au monde entier  en 1264 et sa procession  instituée quelque cinquante ans plus tard (1318). Mais à Liège, berceau de la fête, cette procession s’est éteinte dans les années 1970. Aujourd’hui, un comité de fidèles a vu le jour pour la faire renaître, au cœur de la Cité ardente : dans le quartier Avroy-Jardin Botanique, le 5 juin 2010.

     

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    archives: la procession fluviale de 1946 à Liège

    ( pour le 700e anniversaire anniversaire de l'institution de la fête)

     

     

    Comment y participer ?

    Rendez-vous, ce samedi 5 juin 2010 à 15h30, au pied de la statue équestre de Charlemagne, sur le boulevard d’Avroy (juste en face de l’église du Saint-Sacrement, située au n° 132), pour parcourir l’itinéraire reproduit ci-dessous : rue des augustins, parc du jardin botanique, rue du jardin botanique et retour au boulevard d'avroy.

     

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    Vous êtes invité à conclure la démarche en assistant à la messe solennelle de la Fête-Dieu célébrée à 17 heures, selon le missel de 1962, en plain-chant et en polyphonie ancienne,  à l’église du Saint-Sacrement (Bd d’Avroy, 132).

     

     

        

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    EGLISE DU SAINT-SACREMENT

    Boulevard d’Avroy, 132, à Liège

    (face à la statue de Charlemagne)

     

     

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    ostensoir de l'église du saint-sacrement 

     

     

    Samedi 5 juin 2010 à 17 heures

     

    MESSE SOLENNELLE DE LA FÊTE-DIEU

     

     

     

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    célébrée selon le missel de 1962 par

     

    Monseigneur Michel Dangoisse

    Prélat d’honneur de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI

    Doyen du chapitre cathédral de Namur

     

    avec le concours de la schola de

    LA MAÎTRISE DE LA VILLE DE VERVIERS

    direction et orgue : Jean-Michel Allepaerts,

    soliste du chant : Erna Verlinden

     

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    statue de sainte Julienne à l'église du saint-sacrement  

     

    Le programme des chants liturgiques alternera les polyphonies de la Renaissance: la Missa secundi toni de Roland de Lassus (1532-1594) et le motet Adoramus Te de Giovanni-Pierluigi da Palestrina (1525-1594), le Lauda Sion pour chœur et orgue baroque de Francisco Correa de Arauxo (1584-1654), un Tantum ergo de Jean-Michel Allepaerts et le propre grégorien de la fête, attribué à saint Thomas d’Aquin (ca 1256).

    Les choristes appartiennent à la Maîtrise de la Ville de Verviers, un choeur mixte créé en 1998, soucieux de qualité et d’authenticité. Cette brillante phalange propose un répertoire consacré principalement à la musique ancienne. Son chef, Jean-Michel Allepaerts, est aussi titulaire des grandes orgues de l’église décanale de cette ville où il a, entre autres, initié récemment un festival de musique sacrée. Erna Verlinden, soprano solo, est membre de l’Académie de Chant grégorien.

    L’église du Saint-Sacrement à Liège a été construite dans le style néo-classique par l’architecte liégeois Jacques Barthélemy Renoz (1767) pour les chanoines Augustins, propriétaires du site depuis le XVe siècle. Ceux-ci furent chassés à la Révolution et l’église ne fut rendue au culte qu’en 1866, pour servir de sanctuaire aux religieuses de l’Adoration perpétuelle. En 2003, l’édifice fut à nouveau menacé de sécularisation. Près de trois cents Liégeois, amis du patrimoine religieux et historique de leur Ville, se mobilisèrent alors pour permettre le rachat de l’église par l’asbl « Sursum corda » (haut les cœurs) présidée par l’abbé Jean Schoonbroodt.

     

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     au fronton de l'église du saint-sacrement:

    les armoiries du prince-évêque de Liège Charles-Louis d'Oultremont (né en 1716, élu en 1763, mort en 1771)

     

    Plus de renseignements : contactez-nous par téléphone au 0498/51.88.77 ou au 04.344.10.89 ou laissez un commentaire sur ce blog

     

  • le printemps liégeois du chant grégorien

     

    UN BRIN D'ETERNITE A LIEGE

    LE SAMEDI 8 MAI 2009

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    Concert à l'église des Bénédictines

    Soleil printanier pour le plain-chant, ce samedi 8 mai à Liège! Les trente élèves de l'Académie de Chant grégorien à Liège, dirigés par Stéphan Junker avec le concours de Gérald Messiaen, ont-ils bénéficié de l'effet mobilisateur de la fête de l'orgue ? Toujours est-il qu'ils ont rassemblé près de quatre cents personnes malgré la "concurrence" des nombreuses manifestations musicales organisées au centre ville durant tout le week-end.

    A l'église des Bénédictines, à 16 heures, devant la Mère Abbesse et une centaine d'auditeurs, Patrick Wilwerth (à l'orgue baroque "Le Picard") et Stéphan Junker (baryton) ont d'abord illustré la musique du siècle de Louis XIV (avec des oeuvres de Campra, Charpentier et Geoffroy). En seconde partie, les élèves du cours liégeois de l'Académie de Chant grégorien et la soliste Erna Verlinden (soprano) ont fait découvrir au public les métamorphoses du plain chant au fil des époques (chant gallican, grégorien, déchant) et selon les fonctions (dans la messe et l'office des heures). Unité dans la diversité: toutes les pièces se rapportaient aux deux prochaines fêtes du calendrier liturgique, l'ascension et la pentecôte.

    Messe à l'église du Saint-Sacrement

    Cette belle musique pour l'éternité, près de trois cents fidèles l'ont retrouvée à 18 heures, en l'église du Saint-Sacrement par l'écoute et leur participation aux chants de la messe du cinquième dimanche après Pâques, célébrée selon le missel de 1962 par l'abbé Jean-Pierre Delville (professeur à la faculté de théologie de l'université de Louvain) qu'assistaient l'abbé Jean Schoonbroodt (diacre), l'abbé Claude Germeau (sous-diacre) et quatre acolytes pilotés par Jacques Braive et le Fr. Jérémie-Marie de l'Eucharistie.

    Une réception chaleureuse a conclu ces manifestations, dont un enregistrement vidéo et un disque compact garderont la trace pour les amis de la musique sacrée et d'une liturgie toute imprégnée de la joie pascale. Une joie perceptible aussi dans la prédication de l'abbé Delville, dont nous reproduisons les termes ci-après:

     

    MUSIQUE ET FOI CHRETIENNE

     

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     église du saint-sacrement: angelot du tabernacle

     

    « Vocem jucunditatis annuntiate ! ».« Annoncez une parole de joie ! », avons-nous entendu dans l’introit de cette messe ! Puis, le psaume ajoutait : « Jubilez en Dieu toute la terre ! Dites un psaume à son nom ! ». Et l’antienne de communion ajoutera : « Cantate Domino ! Chantez au Seigneur ! ». Ainsi donc les chants d’aujourd’hui nous invitent à chanter ! Cela tombe bien en ce jour où nous nous retrouvons ici avec l’Académie de chant grégorien de Liège, qui vient de donner son concert, puis participe par le chant à la célébration de cette messe.

     

    Pourquoi une telle insistance sur la musique et les chants? C’est que la musique ouvre la porte à l’indicible. Elle ouvre notre esprit à ce qui dépasse le matériel, à ce qui dépasse la simple raison. La musique nous invite à la contemplation, parce qu’elle arrête le temps. Alors que d’habitude nous sommes pressés, nous courons pour 36 choses dans la vie, avec la musique, et spécialement le chant grégorien, nous sommes invités à nous arrêter à chaque mot, à méditer chaque parole. C’est spécialement vrai pour l’alleluia. Chaque alleluia de cette messe que nous chantons aujourd’hui est différent de l’autre, chacun est un arrêt sur image, qui nous fait voir d’une manière toujours nouvelle cette réalité mystérieuse qu’il énonce : « Louez le Seigneur, Allelu-Ya ! » Pourquoi louer Dieu dans un monde qui court ? Pourquoi passer du temps pour Dieu ? En a-t-il tellement besoin ?

     

    La première raison, je l’appellerai l’admiration ; c’est le son A ! comme « Ah ! Comme c’est beau ! ». La deuxième raison, je l’appellerai la conversion ; c’est le son O ! comme « Oh ! Qu’est-ce que je dois faire ? »

     

    Commençons par l’admiration. Le A. Quand je donnais catéchisme, j’ai eu une fois un enfant qui n’arrêtait pas de dire : « Ah ! C’est bien ! » Encore aujourd’hui, il a cette expression à la bouche. J’ai baptisé sa petite fille et il m’a dit : « Ah ! C’est bien ! »  Quand nous louons Dieu, nous disons : « alleluia ! » En d’autres mots : « ah c’est bien ! » En nous centrant sur Dieu, nous nous décentrons de notre préoccupation pour nous-même et nous nous tournons vers Lui, qui est tout amour. Chacun de nous est constamment tenté de penser à soi-même, à ses problèmes, à ses désirs, à ses joies, à ses peines, à ses émotions. Mais à force de trop penser à soi même, on dépérit, on se tracasse, on s’énerve. Le Seigneur nous donne la clé du bonheur : se décentrer de soi-même et penser à lui, le contempler, le louer, c’est-à-dire le féliciter, le remercier,  car il est la source de l’amour : comme disait encore l’introit : « Liberavit Dominus populum suum », « le Seigneur a libéré son peuple », il nous libère de l’esclavage du mal et de l’égoïsme. Cela vaut la peine de le remercier ! « Ah, c’est bien ! » Dire merci nous rend heureux, c’est un signe de joie.

     

    La deuxième raison de chanter et de louer Dieu, c’est le son O ! « Oh ! Qu’est-ce que je dois faire ? » C’est l’étonnement, puis la conversion. À la fin du graduel, vous avez entendu la vocalise sur le O, le o final de « sanguine suo », « il nous a rachetés par son sang ». Nous disons : Oh ! Nous nous étonnons : il a versé son sang ! À cette parole, nous sommes interpellés, nous sommes touchés. Comme les premiers disciples, nous disons : Seigneur, que devons-nous faire ? La réponse aujourd’hui est dans la lettre de S. Jacques (1,26-27) : « Si quelqu’un bavarde sans arrêt et se croit religieux, sa religion est vaine ! » Car la vraie religion, continue-t-il, « c’est de visiter les orphelins et les veuves au milieu de leurs tracas ». La parole de Dieu nous fait aimer notre prochain, elle nous tire de nos défauts et nous met sur la route des pauvres. C’est le Oh de compassion devant les difficultés des autres. Voilà un message peu banal dans le monde d’aujourd’hui ! On se dit qu’on a d’autres chats à fouetter ! Qu’on a des choses plus urgentes. Mais la parole de Dieu nous oriente vers les autres. Elle nous invite avant tout à prier pour eux, c’est ce que Jésus dit dans l’évangile. « Ce que vous demanderez au Père en mon nom il vous l’accordera » (Jn 16,23). Elle nous invite aussi à bouger, à visiter le voisin en difficulté. Jésus lui-même s’est fait pauvre, il a donné son sang : le calice sur l’autel le rappelle !

     

    Ce mystère nous dépasse, mais le fait de le chanter nous ouvre à sa réalité. Jésus nous dit que lui-même relaie notre prière auprès du Père : « Le Père vous aime puisque vous m’avez aimé et vous avez cru que je viens du Père » (Jn 16,27). Le Père nous aime et nous entraîne dans la communion avec lui, grâce à Jésus. Toute vie humaine est appelée à la communion avec Dieu. Voilà ce que nous dit la liturgie que nous célébrons et le chant que nous chantons. C’est le A de l’admiration. Mais cette communion passe par l’amour des pauvres : c’est le O de la conversion.  A, O, chantons la gloire de Dieu qui attendrit notre cœur et nous donne la vraie joie: celle de se mettre à l’écoute de sa Parole, pour la mettre en pratique! C’est ce que nous a dit la lettre de saint Jacques. Amen!

     

  • Un brin d'éternité...ça vous chante ?

     

     

    MUSIQUE SACRÉE À LIÈGE

     

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      ange du tabernacle de l'église du saint-sacrement

     

    LE SAMEDI 8 MAI 2010

     

     

    1. 

     

    Concert à l’église des Bénédictines

    Boulevard d’Avroy, 54 à Liège

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    Samedi 8 mai 2010 à 16 heures

      

     

    MOTETS CLASSIQUES ET ORGUE

     

     

    Patrick WILWERTH, choral sur un thème de J.S. Bach, Gib dich sufrieden

    André CAMPRA (1660-1744), « O dulcis amor »

    Marc-Antoine CHARPENTIER (1643-1704), « Salve Regina »

    Jean-Nicolas GEOFFROY (1633-1694), Offertoire en fanfare

     

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     interprétés par Stéphan JUNKER, baryton

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    et Patrick WILWERTH à l’orgue liégeois « Le Picard » (XVIIIe siècle)

     

     

    « LES MÉTAMORPHOSES DU PLAIN-CHANT »

     

     

    ● chant gallican ● grégorien ● déchant

    pour les fêtes de l’ascension et de la pentecôte

     

     

    « Viri Galilaei », introït de la messe de l’Ascension ● « Ascendens Christus in altum », repons bref de l’office de l’Ascension ● « Gloria », hymne gallicane du VIe siècle ● « Sanctus » du Kyriale Dominator Deus ● « In ascensione Domini », conduit paraliturgique en déchant ● « Kyrie Rex immensae », tropes en déchant ● « Emitte Spiritum », offertoire de la messe de vigile de la pentecôte ● «Veni Sancte Spiritus » alleluia et séquence de la messe de la pentecôte ● "Factus est repente ", communion  de la messe de la pentecôte● « Veni Creator Spiritus », hymne des vêpres de la pentecôte. 

      

     interprétées par

     

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    L’ACADÉMIE DE CHANT GRÉGORIEN À LIÈGE

     

    trente élèves dirigés par Stéphan Junker (professeur au Conservatoire de Verviers)

     avec le concours d' Erna Verlinden (soprano solo)

    Les pièces seront préludées à l’orgue par Patrick Wilwerth

     sur les thèmes festifs de l’ascension et de la pentecôte. 

     

      2.

     

    Messe à l’église du Saint-Sacrement

    Boulevard d’Avroy, 132

    (face à la statue de Charlemagne)

     

    Samedi 8 mai 2010 à 18 heures

     

     

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    MESSE GREGORIENNE DU TEMPS PASCAL

     

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    célébrée selon le missel de 1962 

     

    par

     

    Monsieur l’Abbé  Jean-Pierre Delville

      

    Professeur à la Faculté de Théologie

    de l’Université Catholique de Louvain (U.C.L.)

    historien (Ulg) et organiste

     

    homélie : le rôle de la musique dans la liturgie

     

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    LES CHANTS DE LA MESSE :

     

     

    Propre grégorien du Ve dimanche après Pâques

     

    Introït « Vocem iucunditatis » (3e mode)

    Alleluia « Surrexit Christus » (1er mode)

    Alleluia « Exivi a Patre » (7e mode)

    Offertoire « Benedicite gentes » (2e mode)

    Communion « Cantate Domino » (2e mode)

     

    Tropes en déchant « Rex immensae »

     

    Kyriale « Dominator Deus »

     

    Gloria gallican (VIe siècle), Sanctus et Agnus Dei XV

     

    Credo III

      

     

    Antienne finale 

     

    « Regina caeli » pour le temps de Pâques

     

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    interprétés par

     

    L’ACADÉMIE DE CHANT GRÉGORIEN À LIÈGE

    trente élèves dirigés par Stéphan Junker (professeur au Conservatoire de Verviers)

    solistes: Erna Verlinden (soprano solo) et Stéphan Junker (baryton)

     

     

    Motets baroques

     

    « O dulcis amor » (André Campra, 1660-1744),

     « Salve Regina » (Marc-Antoine Charpentier, 1643-1704) 

     

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    plafond de la nef de l'église du Saint-Sacrement

     

    interprétés par 

     

     STÉPHAN JUNKER

    baryton

     

     et, à l’orgue Thomas du Saint-Sacrement,

     PATRICK WILWERTH

    Professeur au Conservatoire de Verviers

     

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    l'orgue Thomas du Saint-Sacrement 

     

     

    Après la messe, une réception sera offerte par l’Académie (entrée libre)

     

    Ces manifestations sont organisées par l’Académie de Chant grégorien

    avec le concours de l'asbl "Liège les Orgues"

     

     

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    Entrée libre et gratuite

     

    Renseignements: 

    tél. 04.344.10.89 ou laissez un commentaire ci-dessous 

     

     

     

     

  • Pour Benoît XVI

     

    PASTOR BONUS

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    C'était hier le dimanche du "Bon Pasteur", veille du cinquième anniversaire de l'élection du pape Benoît XVI au Souverain Pontificat. Voici un extrait de l'homélie prononcée à cette occasion par le P. Jos Vanderbruggen, o. praem., à l'église Saint-Lambert de Verviers lors de la grand'messe dominicale chantée à 11 heures, suivant le missel de 1962:

    "(...) Soyons fidèles à la volonté du Bon Pasteur. Les Evangiles en témoignent: le Christ a confié son Eglise à ses Apôtres et spécialement à saint Pierre. "Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux: tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux" (Mt. 16, 19).

    " En cette année sacerdotale, qui voit l'image du prêtre défigurée par les scandales, les médias prennent prétexte des affaires de pédophilie pour attaquer, pêle-mêle, le sacrement de pénitence, la morale sexuelle, la gouvernance de l'Eglise etc. Dans une "panique morale", on parle de prêtres pédophiles, de rumeurs et d'allégations, en persistant à tenter d'impliquer des personnes proches du pape et le souverain pontife lui-même.

    "Le Saint-Père, qui guide l'Eglise dans la voie de la rigueur et de la vérité, mérite le respect et le soutien de nous tous. Il est le pasteur en mesure d'affronter avec rectitude et sûreté ce moment difficile, par delà critiques et insinuations. Accompagnons-le, en apprenant de lui la constance nécessaire pour grandir en vérité et transparence, pour affronter les drames de ce monde et répondre avec patience à l'avalanche de révélations supposées telles ou pour le moins partiales, dont le but est d'affaiblir sa crédibilité, celle de l'institution ecclésiale et d'autres membres de la hiérarchie.

    "La tentative médiatique d'impliquer le souverain pontife dans la question de la pédophilie n'est que le plus récent parmi les signes de l'hostilité que beaucoup nourrissent contre le pape. Il faut se demander comment il est possible que ce pape, malgré sa douceur évangélique et l'honnêteté, la clarté de ses paroles, la profondeur de sa pensée et de ses enseignements, suscite de plusieurs côtés des sentiments de hargne et des formes d'anticléricalisme que l'on croyait dépassées. Et, il faut le dire, la surprise et même la douleur sont encore plus grandes quand ceux qui ne veulent pas suivre le pape et en dénoncent les prétendues erreurs, sont des hommes d'Eglise, qu'ils soient théologiens, prêtres ou laïcs.

    "Vendredi dernier, c'était l'anniversaire du pape; cette semaine-ci, nous commémorons l'anniversaire de son élection et de son intronisation (le 19 et le 24 avril 2005). Le Saint-Père, successeur de Pierre, est la pierre sur laquelle le Christ construit son Eglise. Aujourd'hui et chaque jour, il a besoin de notre prière"

     

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     Jos Vanderbruggen, o.praem

                     Recteur du Prieuré de Tancrémont  et Chapelain

     au Sanctuaire de Banneux et à Saint-Lambert (Verviers)

    Saint-Lambert, rue du collège, à Verviers 

     

  • LA SEMAINE SAINTE 2010

     

      LA SEMAINE SAINTE 2010

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    suivant le missel de 1962

    EN GREGORIEN ET EN POLYPHONIE ANCIENNE

    1

    A L'EGLISE DU SAINT-SACREMENT

    Boulevard d'Avroy, 132, à Liège

     

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    église du Saint-Sacrement à Liège (Jacques-Barthélemy Renoz, 1776) 

    célébrations par l'abbé Jean Schoonbroodt, chapelain au sanctuaire de Banneux

    et l'abbé Claude Germeau, animateur du Foyer d'Accueil de Herstal,

    desservants de l'église du Saint-Sacrement.

    Dans ce ministère, ils sont secondés par le Frère-Jérémie Marie de l'Eucharistie 

     

    DIMANCHE DES RAMEAUX, 28 MARS A 9 HEURES 45 

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    Distribution du buis bénit suivie de la grand'messe chantée en grégorien.

    Propre de la messe "Domine ne longe". Psalmodie de la Passion selon saint Matthieu. Kyriale XVII.

      

    MARDI SAINT, 30 MARS DE 17 HEURES A 19 HEURES

    ADORATION DU SAINT-SACREMENT EXPOSE

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    17h00, vêpres grégoriennes suivies d'un temps de méditation

    18h00, chapelet suivi des litanies du Sacré-Coeur

    18h45, bénédiction du Saint-Sacrement

    CONFESSIONS PASCALES: 

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    Un prêtre à votre disposition, mardi 30 mars de 17h00 à 18h45

     

    VENDREDI SAINT, 2 AVRIL A 15 HEURES

    CHEMIN DE CROIX

     

     

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    Le chemin de la croix du vendredi-saint sera médité avec l'abbé Claude Germeau et le Frère Jérémie-Marie de l'Eucharistie.

     Extraits du "Stabat Mater" d'Antonio Vivaldi chantés par Patricia Moulan (conservatoire de Verviers), avec le concours d'Octavian Morea (violoncelle) et Mutien-Omer Houziaux (orgue)

     

    DIMANCHE DE PÂQUES, 4 avril A 10 HEURES

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    Grand'messe du jour de Pâques, chantée en grégorien. Propre "Resurrexi". Hymne "Salve festa dies".Séquence "Victimae Paschali Laudes" en diaphonie. Kyriale I.

     

    Veuillez noter, en outre, que les messes dominicales des Rameaux et de Pâques en français célébrées selon le missel de 1970 ont lieu à 11h15 et que la messe du jeudi saint , l'office des présanctifiés du vendredi saint, la vigile pascale du samedi saint suivie de la la messe de la résurrection selon le même missel sont célébrées chaque fois à 20h.

    Plus de renseignements: tél. +32(0)4.344.10.89. Courriel: sursumcorda@skynet.be 

     

    2

    A L'EGLISE SAINT-LAMBERT

    Rue du Collège, 80 à Verviers

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    Célébrations par le Père Jos Vanderbruggen, o.praem., recteur du prieuré de Tancrémont (Banneux), chapelain à Banneux et à Saint-Lambert-Verviers,  et l'abbé Jean Schoonbroodt, chapelain au sanctuaire de Banneux et à l'église du Saint-Sacrement à Liège

    DIMANCHE DES RAMEAUX, 28 MARS A 10 HEURES 45

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    Procession suivie de la grand'messe, chantées en grégorien. Distribution du buis bénit. Psalmodie de la Passion selon saint Matthieu. Motet classique et orgue: extrait du "Stabat Mater" de Jean-Baptiste Pergolèse (1710-1736)

    JEUDI SAINT, 1 AVRIL A 19 HEURES 30

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    Messe de la Dernière Cène, chantée en grégorien. Motets polyphoniques "Panis angelicus" (Claudio Casciolini,1697-1760), "O salutaris hostia" (Giovanni-Battista Martini, 1706-1784). Translation des Saintes-Espèces au Reposoir. Adoration et bénédiction du Saint-Sacrement. "Tantum ergo" liégeois.

    VENDREDI SAINT, 2 AVRIL A 19 HEURES 30

     

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    Office des présanctifiés, chanté en grégorien. Psalmodie de la Passion selon saint Jean. Chant gréco-latin du Trisagion (Ve s.) et des Impropères. Adoration de la Croix. Communion. Motets polyphoniques "Tristis est" (Giovanni-Battista Martini, 1706-1784), "Jesu Rex" (Giovanni-Pierluigi da Palestrina, 1525-1594).

    SAMEDI SAINT, 3 AVRIL A 21 HEURES

    VIGILE PASCALE ET MESSE SOLENNELLE DE LA RESURRECTION

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    Vigile pascale. Bénédiction du feu nouveau. Renouvellement des promesses de baptême. Messe de la Résurrection, chantée en grégorien. Motet polyphonique "Laudamus te" extrait du Gloria d'Antonio Vivaldi (1678-1741). Psalmodie des Laudes en déchant et hymne "O filii et filiae" (plain-chant du XVe siècle).

    DIMANCHE DE PÂQUES, 12 AVRIL A 11 HEURES

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    Grand'messe du Jour de Pâques, chantée en grégorien. Motet polyphonique "Domine Deus" extrait du Gloria d'Antonio Vivaldi (1678-1741) et hymne "O filii et filiae" (plain-chant, XVe siècle).

    informations sur les offices de la semaine sainte à Saint-Lambert (Verviers) : tel. [+32 ](0)4.344.10.89 ou courriel sursumcorda@skynet.be 

     

     

    « SURREXIT DOMINUS VERE »

     

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    La résurrection selon la chair, juste un symbole ? Monseigneur Léonard répond : « Il me paraît très important de souligner le réalisme de la résurrection. Ce n’est pas un réalisme naïf. Quand on parle de résurrection physique, je n’entends pas tomber non plus dans un anthropomorphisme presque grossier qui suscite des questions incongrues. Quel est le statut du corps de Jésus ressuscité ? Combien pèse-t-il ? Combien mesure-t-il ? C’est le genre de questions aussi idiotes que celle que l’on a posée sur l’eucharistie : comment Jésus, homme adulte, peut-il tenir dans l’hostie ? Ces questions indiquent bien que l’on comprend la réalité de la résurrection, comme celle de la présence réelle de Jésus dans l’eucharistie,  uniquement sur le mode de nos réalités terrestres. A mon sens, le corps de Jésus ressuscité est un corps réel, mais non plus au sens habituel d’un corps humain réel, en vieillissement, et s’acheminant vers la mort. Il doit présenter un certain rapport avec le corps du Christ que ses contemporains ont connu avant sa crucifixion mais, puisque Jésus ressuscité ne meurt plus, sa condition humaine réelle, incarnée, n’est plus tout à fait la même que la nôtre. Je considère le corps de Jésus comme réel, mais je ne le situe pas dans le cosmos. S’il est présent dans notre cosmos, c’est par la présence eucharistique. Le mystère a sa part dans la condition présente, mais tous nous recevons les lumières nécessaires à faire un acte de foi, à dire oui à Dieu. Ce oui à Dieu, c’est peut-être avant tout un acte de foi en la résurrection du Christ. Le christianisme sans la résurrection du Christ, sans le Christ vraiment ressuscité, ce n’est plus le christianisme, ce n’est plus qu’une idéologie parmi d’autres. Perdre cela, c’est perdre tout le contenu du message. Insinuer cette réduction dans le cœur des croyants, c’est un grand malheur et un grand méfait. C’est sortir de la foi chrétienne et pénétrer sur le terrain de l’hérésie. L’hérétique, c’est une personne qui retient de la foi chrétienne ce qui lui convient et laisse tomber le reste. Cette attitude réduit le croyant à la dimension d’un partisan. L’hérésie provient toujours d’une étroitesse d’esprit. Incapable d’accueillir toute la réalité de la Révélation, on nie le reste. On laisse tomber ce que l’on n’est pas capable d’intégrer dans sa raison trop courte, et on le transpose sur un mode acceptable ».

     

    Monseigneur Léonard, un évêque de plein air, éd. Omer Marchal, 1994, p.266


     

    LIEGE: L'EVANGILE AU CARRE 

     

    l'apostolat de Frère Jérémie-Marie de l'Eucharistie

     

    article à lire dans le journal "La Meuse" du lundi 22 mars

     

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    MORS ET VITA:

    Extrait de l'homélie du Saint-Père Benoît XVI

     "in cena Domini" (messe du jeudi-saint 2010)

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    «La vie éternelle, c’est de te connaître, toi, le seul Dieu, le vrai Dieu et de connaître celui que tu as envoyé, Jésus-Christ» (Jn 17,3). Chaque être humain veut vivre. Il désire une vie véritable, pleine, une vie qui vaille la peine, qui soit une joie. A l’aspiration à la vie, est jointe, en même temps, la résistance à la mort, qui, cependant, est inéluctable. Lorsque Jésus parle de la vie éternelle, il entend la vie authentique, vraie, qui mérite d’être vécue. Il n’entend pas simplement la vie qui vient après la mort. Il entend la manière authentique de la vie- une vie qui est pleinement vie et pour cela est soustraite à la mort, mais qui peut, de fait, déjà commencer en ce monde, ou mieux, qui doit commencer en lui: c’est seulement si nous apprenons déjà maintenant à vivre de façon authentique, si nous apprenons cette vie que la mort ne peut enlever, que la promesse de l’éternité a un sens. Mais comment cela se réalise-t-il? Qu’est donc cette vie vraiment éternelle, à laquelle la mort ne peut nuire? La réponse de Jésus, nous l’avons entendue: la vraie vie c’est qu’ils te connaissent, toi, Dieu et ton Envoyé, Jésus Christ. A notre surprise, il nous est dit là que la vie est connaissance. Cela signifie, par-dessus-tout: la vie est relation. Personne n’a la vie de lui-même et seulement pour lui-même. Nous l’avons de l’autre, dans la relation avec l’autre. Si c’est une relation dans la vérité et dans l’amour, un donner et recevoir, elle donne plénitude à la vie, elle la rend belle. Mais justement à cause de cela, la destruction de la relation, œuvre de la mort, peut être particulièrement douloureuse, peut mettre en question la vie elle-même. Seule la relation avec Celui qui est lui-même la Vie, peut soutenir aussi ma vie au-delà des eaux de la mort, peut me conduire vivant à travers elles. Déjà, dans la philosophie grecque, existait l’idée que l’homme peut trouver une vie éternelle s’il s’attache à ce qui est indestructible-à la vérité qui est éternelle. On devrait, pour ainsi dire, se remplir de la vérité pour porter en soi la substance de l’éternité. Mais seulement si la Vérité est Personne, elle peut me faire traverser la nuit de la mort. Nous nous accrochons à Dieu, à Jésus Christ, le Ressuscité. Et nous sommes ainsi portés par Celui qui est la Vie même. Dans cette relation, nous vivons aussi en traversant la mort, parce que Celui qui est la Vie même ne nous abandonne pas."

     

    Sermon du Saint-Père Benoît XVI

    lors de la nuit pascale 2010 

     

     

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    Une ancienne légende juive, tirée du livre apocryphe : « La vie d’Adam et Ève », raconte que, pendant sa dernière maladie, Adam aurait envoyé son fils Set avec Ève dans la région du Paradis pour prendre l’huile de la miséricorde, afin d’être oint de celle-ci et ainsi être guéri. Après toutes les prières et les larmes des deux à la recherche de l’arbre de la vie, l’Archange Michel apparaît pour leur dire qu’ils n’obtiendraient pas l’huile de l’arbre de la miséricorde et qu’Adam devrait mourir. Par la suite, des lecteurs chrétiens ont ajouté à cette communication de l’Archange une parole de consolation. L’Archange aurait dit qu’après 5.500 ans, serait venu l’aimable Roi Christ, le Fils de Dieu, et qu’il aurait oint avec l’huile de sa miséricorde tous ceux qui auraient cru en Lui. « L’huile de la miséricorde, d’éternité en éternité, sera donné à tous ceux qui devront renaître de l’eau et de l’Esprit Saint. Alors le Fils de Dieu, riche d’amour, le Christ, descendra dans les profondeurs de la terre et conduira ton père au Paradis, auprès de l’arbre de la miséricorde ». Dans cette légende, devient visible toute l’affliction de l’homme face à son destin de maladie, de souffrance et de mort, qui nous a été imposé. La résistance que l’homme oppose à la mort apparaît évidente : quelque part – ont pensé à maintes reprises les hommes – il doit bien y avoir l’herbe médicinale contre la mort. Tôt ou tard, il devrait être possible de trouver le remède non seulement contre telle ou telle maladie, mais contre la véritable fatalité – contre la mort. En somme, le remède de l’immortalité devrait exister. Aujourd’hui aussi les hommes sont à la recherche de cette substance curative. La science médicale actuelle s’efforce, non d’exclure à proprement parler la mort, mais d’en éliminer toutefois le plus grand nombre possible de causes, de la reculer toujours plus ; de procurer une vie toujours meilleure et plus longue. Mais réfléchissons encore un instant : qu’en serait-il vraiment, si l’on parvenait, peut-être pas à exclure totalement la mort, mais à la reculer indéfiniment, à parvenir à un âge de plusieurs centaines d’années ? Serait-ce une bonne chose ? L’humanité vieillirait dans une proportion extraordinaire, il n’y aurait plus de place pour la jeunesse. La capacité d’innovation s’éteindrait et une vie interminable serait, non pas un paradis, mais plutôt une condamnation. La véritable herbe médicinale contre la mort devrait être différente. Elle ne devrait pas apporter simplement un prolongement indéfini de la vie actuelle. Elle devrait transformer notre vie de l’intérieur. Elle devrait créer en nous une vie nouvelle, réellement capable d’éternité : elle devrait nous transformer au point de ne pas finir avec la mort, mais de commencer seulement avec elle en plénitude. La nouveauté et l’inouï du message chrétien, de l’Évangile de Jésus-Christ, était et est encore maintenant ce qui nous est dit : oui, cette herbe médicinale contre la mort, ce vrai remède de l’immortalité existe. Il a été trouvé. Il est accessible. Dans le Baptême, ce remède nous est donné. Une vie nouvelle commence en nous, une vie nouvelle qui mûrit dans la foi et n’est pas effacée par la mort de la vie ancienne, mais qui, seulement alors, est portée pleinement à la lumière.

    À cela certains, peut-être beaucoup, répondront : le message, je le perçois certes, mais la foi me manque. De même, qui veut croire, demandera : mais en est-il vraiment ainsi ? Comment devons-nous nous l’imaginer ? Comment se réalise cette transformation de la vie ancienne, si bien que se forme en elle la vie nouvelle qui ne connaît pas la mort. Encore une fois, un écrit juif ancien peut nous aider à avoir une idée de ce processus mystérieux qui débute en nous au Baptême. On y raconte que l’ancêtre Énoch est enlevé jusqu’au trône de Dieu. Mais il eut peur devant les glorieuses puissances angéliques et, dans sa faiblesse humaine, il ne put contempler le Visage de Dieu. « Alors Dieu dit à Michel – ainsi continue le livre d’Énoch - : "Prends Énoch et ôte-lui ses vêtements terrestres. Oint-le d’huile douce et revêt-le des habits de gloire !" Et Michel m’ôta mes vêtements, il m’oint d’huile douce, et cette huile était plus qu’une lumière radieuse… Sa splendeur était semblable aux rayons du soleil. Lorsque je me vis, j’étais comme un des êtres glorieux » (Ph. Rech, Inbild des Kosmos, II 524).

    C’est précisément cela – le fait d’être revêtu du nouvel habit de Dieu – qui se produit au Baptême ; c’est ce que nous dit la foi chrétienne. Certes, ce changement de vêtements est un parcours qui dure toute la vie. Ce qui se produit au Baptême est le début d’un processus qui embrasse toute notre vie – nous rend capable d’éternité, de sorte que, dans l’habit de lumière de Jésus Christ, nous pouvons apparaître devant Dieu et vivre avec Lui pour toujours.

    Dans le rite du Baptême, il y a deux éléments dans lesquels cet événement s’exprime et devient visible également comme une exigence pour notre vie ultérieure. Il y a tout d’abord le rite des renoncements et des promesses. Dans l’Église primitive, celui qui devait recevoir le Baptême se tournait vers l’occident, symbole des ténèbres, du coucher du soleil, de la mort et donc de la domination du péché. Celui qui devait recevoir le Baptême se tournait dans cette direction et prononçait un triple « non » : au diable, à ses pompes et au péché. Par cet étrange parole « pompes », c’est-à-dire le faste du diable, était indiqué la splendeur de l’ancien culte des dieux et de l’ancien théâtre, où l’on éprouvait du plaisir à voir des personnes vivantes déchiquetées par des bêtes féroces. C’était là ainsi le refus d’un type de culture qui enchaînait l’homme à l’adoration du pouvoir, au monde de la cupidité, au mensonge, à la cruauté. C’était un acte de libération de l’imposition d’une forme de vie, qui se présentait comme un plaisir et qui, toutefois, poussait à la destruction de ce qui, dans l’homme, sont ses meilleures qualités. Ce renoncement – avec un déroulement moins dramatique – constitue aujourd’hui encore une partie essentielle du baptême. En lui, nous ôtons les « vêtements anciens» avec lesquels on ne peut se tenir devant Dieu. Ou mieux : nous commençons à les quitter. Ce renoncement est, en effet, une promesse dans laquelle nous tenons la main du Christ, afin qu’il nous guide et nous revête. Quels que soient les « vêtements » que nous enlevons, quelle que soit la promesse que nous prononçons, on rend évident quand nous lisons au cinquième chapitre de la Lettre aux Galates, ce que Paul appelle les « œuvres de la chair » - terme qui signifie justement les vêtements anciens que nous devons quitter. Paul les désigne de cette manière : « débauche, impureté, obscénité, idolâtrie, sorcellerie, haines, querelles, jalousie, colère, envie, divisions, sectarisme, rivalités, beuveries, gloutonnerie et autres choses du même genre » (Ga 5, 19ss). Ce sont ces vêtements que nous enlevons ; ce sont les vêtements de la mort.

    Puis celui qui allait être baptisé dans l’Église primitive se tournait vers l’orient – symbole de la lumière, symbole du nouveau soleil de l’histoire, nouveau soleil qui se lève, symbole du Christ. Celui qui va être baptisé détermine la nouvelle direction de sa vie : la foi dans le Dieu trinitaire auquel il se remet. Ainsi Dieu lui-même nous revêt de l’habit de lumière, de l’habit de la vie. Paul appelle ces nouveaux « vêtements » « fruit de l’Esprit » et il les décrit avec les mots suivants : « amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, humilité et maîtrise de soi » (Ga 5, 22).

    Dans l’Église primitive, celui qui allait être baptisé était ensuite réellement dépouillé de ses vêtements. Il descendait dans les fonts baptismaux et il était immergé trois fois – symbole de la mort qui exprime toute la radicalité de ce dépouillement et de ce changement de vêtement. Cette vie, qui, de toutes façons est vouée à la mort, celui qui va recevoir le baptême la remet à la mort, avec le Christ, et, par Lui, il se laisse entraîner et élever à la vie nouvelle qui le transforme pour l’éternité. Puis, remontant des eaux baptismales, les néophytes étaient revêtus du vêtement blanc, du vêtement de lumière de Dieu, et ils recevaient le cierge allumé en signe de la nouvelle vie dans la lumière que Dieu lui-même avait allumée en eux. Ils le savaient : ils avaient obtenu le remède de l’immortalité qui, à présent, au moment de recevoir la sainte Communion, prenait pleinement forme. En elle, nous recevons le Corps du Seigneur ressuscité et nous sommes, nous aussi, attirés dans ce Corps, si bien que nous sommes déjà protégés en Celui qui a vaincu la mort et qui nous porte à travers la mort.

    Au cours des siècles, les symboles sont devenus moins nombreux, mais l’évènement essentiel du Baptême est toutefois resté le même. Il n’est pas seulement un bain, encore moins un accueil un peu complexe dans une nouvelle association. Il est mort et résurrection, une renaissance à la vie nouvelle.

    Oui, l’herbe médicinale contre la mort existe. Le Christ est l’arbre de la vie, rendu à nouveau accessible. Si nous nous conformons à Lui, alors nous sommes dans la vie. C’est pourquoi nous chanterons, en cette nuit de la Résurrection, de tout notre cœur l’alléluia, le cantique de la joie qui n’a pas besoin de paroles. C’est pourquoi Paul peut dire aux Philippiens : « Soyez toujours dans la joie du Seigneur ; laissez-moi vous le redire : soyez dans la joie » (Ph 4, 4). La joie ne peut se commander. On peut seulement la donner. Le Seigneur ressuscité nous donne la joie : la vraie vie. Désormais, nous sommes pour toujours gardés dans l’amour de Celui à qui il a été donné tout pouvoir au ciel et sur la terre (cf. Mt 28, 18). Sûrs d’être exaucés, demandons donc, par la prière sur les offrandes que l’Église élève en cette nuit : Avec ces offrandes, Seigneur, reçois les prières de ton peuple ; fais que le sacrifice inauguré dans le Mystère pascal nous procure la guérison éternelle. Amen.

     

  • La pensée sociale de Benoît XVI

     

    MONSEIGNEUR MICHEL SCHOOYANS, ROCCO BUTTIGLIONE

    ET HERMAN VAN ROMPUY

    TROIS REGARDS SUR L'ENCYCLIQUE "CARITAS IN VERITATE"

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    MAINTENANT UNE VIDEO ET UN LIVRE:

    Le 19 octobre 2009, à la salle académique de l'Université de Liège, l'ancien Premier ministre belge et actuel Président du Conseil Européen Herman Van Rompuy, s'est exprimé aux côtés de Rocco Buttiglione, Vice-Président de la Chambre des députés d'Italie, sur la pensée sociale de Benoit XVI exposée dans la dernière encyclique papale CARITAS IN VERITATE. Mgr Michel Schooyans, professeur émérite à l'U.C.L. et membre de l'académie pontificale des sciences sociales, introduisait la conférence. Celle-ci était organisée par le Groupe Ethique Sociale et le Cercle Gustave Thibon (Union des Etudiants Catholiques de Liège).

    Les interventions des trois conférenciers viennent d'être publiées aux éditions "Fidélité" sous le titre : "Un développement humain intégral. La pensée sociale de Benoît XVI dans l'Encyclique Caritas in Veritate."

    Pour obtenir ce document (prix: 6 euros) vous pouvez nous laisser un message (courriel sursumcorda@skynet.be ) ou prendre contact avec les édition Fidélité (www.fidelite.be)

     

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    La vidéo de l'ensemble de la conférence est ,par ailleurs, disponible sur le compte dailymotion du "Cercle Gustave Thibon (Union des Etudiants Catholiques de Liège)",co- organisateur de la conférence du 19 octobre dernier avec le groupe Ethique sociale

     

    Pour voir cette video cliquez ici, sur:

     

    http://www.dailymotion.com/playlist/x19jvt_cerclegustavet...

     

     

    et pour consulter le site Gustave Thibon, ici : http://cerclegustavethibon.hautetfort.com 

    ou celui du Groupe de réflexion sur l'éthique sociale, ici: http://www.ethiquesociale.org