28.12.2009

La fête des Rois au Saint-Sacrement

 

A L’EGLISE DU SAINT-SACREMENT

 

 

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Boulevard d’Avroy, 132 à Liège 

 

 

 

LE SAMEDI 9 JANVIER 2010 À 17 HEURES

 

 

 

SOLENNITE DE L'EPIPHANIE

procession à la crèche suivie de la messe 

 

 

 

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célébrée selon le missel de 1962

 

 

 par l’abbé Claude GERMEAU

 

 

animateur du foyer d’accueil des jeunes à Herstal (*)

 

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LA SCHOLA LEODIENSIS

dirigée par Michel JASPAR

 

 

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interprétera

 

LA MESSE BASSE DE GABRIEL FAURÉ (1907)

pour chœur, solistes et orgue

 

et

 

SIX MOTETS POLYPHONIQUES

 POUR LE TEMPS DE NOËL

 

de Félix MENDELSSOHN (1809-1847), Zoltán KODÁLY (1882-1967)Francis POULENC (1899-1963), Benjamin BRITTEN (1913-1976) et Morten LAURIDSEN (né en 1943)

 

A L’ORGUE, Mutien-Omer HOUZIAUX

Titulaire ém. à la cathédrale de Liège

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Le Propre grégorien est assuré par la Schola du Saint-Sacrement

 

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 Après la Messe, partage de la galette des Rois

 

 

Les choristes

 

La Schola Leodiensis, d’abord appelée « schola academica leodiensis », est un ensemble vocal à voix mixtes, créé par Hubert Schoonbroodt. C’est Martine Niessen, organiste et pianiste, qui a repris en 1992, au décès d’Hubert Schoonbroodt, la direction du chœur constitué d’une quinzaine de chanteurs. La musique sacrée de toutes les époques constitue son répertoire principal, mais non exclusif. De nombreux concerts à Liège (cathédrale Saint-Paul, collégiale Saint-Denis), Verviers (église Saint-Antoine) ou Bruxelles (cathédrale des SS. Michel et Gudule) ont enrichi le curriculum vitae du groupe, auxquels il faut ajouter la collaboration avec l’ensemble orchestral mosan, sous la baguette de J.-P. Haeck (Vivaldi, Offenbach) ou la Second’Ora de Visé (Stabat Mater de Pergolèse, Missa brevis de Kodaly).

 

Michel Jaspar a suivi des cours de chant au conservatoire de Liège puis à l’académie César Franck (Visé), unstage de direction chorale avec Thimothy Brown (1989) et des cours de direction chorale avec Pierre Cao, à l’école internationale de direction chorale de Namur (1989-1991). Il a aussi participe, comme basse, au chœur universitaire de Liège et au chœur symphonique de Namur. Il dirige l’ensemble « Schola Leodiensis » depuis 2004.

 

Mutien-Omer Houziaux, titulaire ém. des orgues de la cathédrale de Liège, a mené une carrière de chercheur à l’Université de Liège où il fut maître de conférence. Linguiste de formation, il a notamment publié « Les œuvres musicales en latin chanté : à l’écoute des sonorités gallicanes »  préfacé par Arthur Bodson.

 

Les Grégorianistes du Saint-Sacrement assurent le plain-chant de la messe dans cette église chaque premier dimanche du mois à 10 heures, de même que lors des principales fêtes liturgiques.

 

 

les oeuvres interprétées

 

De Gabriel Fauré, tout le monde connaît le célèbre Requiem ou le Cantique de Jean Racine. Sa « Messe basse » pour chœur, solistes et orgue, qui est chantée ici,  fut d’abord écrite en 1881 pour le village de Villerville en Normandie. La version définitive date de 1907. Elle est imprégnée de cette intériorité mélodique, marquée par le plain-chant, qui tint une place majeure dans l’éducation musicale et les fonctions liturgiques du compositeur. 

 

Six motets polyphoniques sont également  inscrits au programme de la procession et de la messe : deux œuvres de Francis Poulenc « Magnum mysterium » et « Hodie Christus natus est », écrites dans les années 1950 après son retour à la foi catholique, illustrent l’alternance de gravité et de  fantaisie qui l’inspire. De Benjamin Britten, une mélodie évocatrice du mystère : « A boy was born » (1955) nous rappelle que ce compositeur fut l’un des plus grands de la seconde moitié du XXe siècle. « A Christmas carol » (1929) de Zoltán Kodály s’inscrit dans le fil de son inspiration qui transfigure, avec l’accent magyar, les chansons de la vie populaire ou les thèmes bibliques. Le « Magnum mysterium » (1994) de Morten Lauridsen nous vient des Etats-Unis où l’œuvre de ce compositeur classique d’ascendance danoise est l’une des plus jouées, enregistrées et diffusées à la radio. Enfin, « There shall a star come out of Jacob » est l’une des seules traces de l’oratorio inachevé « Christus » dont Félix Mendelssohn avait commencé la composition l’année même de sa mort (1847). Le génie musical de ce maître allemand de la période romantique fut célébré de son vivant même par toute l’Europe.

 

Le propre grégorien de la messe est celui de l’Épiphanie : tour à tour ample et solennel (chant d’entrée « Ecce advenit », offertoire « Reges Tharsis »), joyeux et expressif (graduel « omnes de Saba venient ») clair et léger (alleluia et communion « vidimus stellam »). Le gloria et le credo, qui alternent avec le kyrie, le sanctus et l’agnus de la « messe basse » de Fauré, sont ceux des grandes messes festives (IV).

 

 

 

 

QU'EST-CE QUE LA FÊTE DE L'EPIPHANIE ?

 

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Dans les lignes qui suivent, le pape Benoît XVI nous explique le sens de cette fête, avec clarté et profondeur: 

 

 

 

"La lumière qui à Noël a brillé dans la nuit, illuminant la grotte de Bethléem, où Marie, Joseph et les bergers demeurent, en adoration silencieuse, resplendit aujourd’hui et se manifeste à tous. L’Epiphanie est un mystère de lumière, représentée de manière symbolique par l’étoile qui a guidé le voyage des Rois mages. Toutefois, la vraie source de lumière, l’« Astre d’en haut qui vient nous visiter » (cf. Lc 1,78), c’est le Christ. Dans le mystère de Noël, la lumière du Christ rayonne sur la terre, en se diffusant comme par cercles concentriques. Avant tout sur la sainte Famille de Nazareth : la Vierge Marie et Joseph sont illuminés par la présence divine de l’Enfant Jésus. La lumière du Rédempteur se manifeste ensuite aux bergers de Bethléem qui, avertis par l’ange, accourent immédiatement à la grotte et y trouvent le « signe » qui leur avait été annoncé : un enfant enveloppé de langes et couché dans une mangeoire (cf. Lc 2,12). Les bergers, avec Marie et Joseph, représentent ce « reste d’Israël », les pauvres, les anawim, auxquels est annoncée la Bonne Nouvelle. L’éclat du Christ parvient enfin jusqu’aux Rois mages, qui constituent les prémices des peuples païens. Les palais du pouvoir de Jérusalem restent dans l’ombre et la nouvelle de la naissance du Messie y est annoncée paradoxalement par les Rois mages et suscite non pas la joie mais la crainte et des réactions hostiles. Mystérieux dessein de Dieu : « Quand la lumière est venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises » (Jn 3,19).

Mais qu’est-ce que cette lumière ? Est-ce seulement une métaphore suggestive ou cette image correspond-elle à une réalité ? L’Apôtre Jean écrit dans sa Première Epître : « Dieu est Lumière, en lui point de ténèbres » (1 Jn 1,5) ; puis il ajoute : « Dieu est amour ». Ces deux affirmations, mises ensemble, nous aident à mieux comprendre : la lumière, apparue à Noël, et qui se manifeste aujourd’hui aux nations, est l’amour de Dieu, révélé dans la Personne du Verbe incarné. Les Rois mages arrivent d’Orient, attirés par cette lumière. Dans le mystère de l’Epiphanie, par conséquent, en plus d’un mouvement de rayonnement vers l’extérieur, se manifeste un mouvement d’attraction vers le centre qui achève le mouvement déjà inscrit dans l’Ancienne Alliance. La source d’un tel dynamisme est Dieu, Un dans la substance et Trine dans les Personnes, qui attire tout et tous à lui. La Personne incarnée dans le Verbe se présente ainsi comme le principe de réconciliation et de récapitulation universelle (cf. Ep 1,9-10). Il est le but ultime de l’histoire, le terme d’un « exode », d’un chemin providentiel de rédemption, qui culmine dans sa mort et sa résurrection. Pour cette raison, lors de la solennité de l’Epiphanie, la liturgie anticipe celle que l’on appelle l’« Annonce de Pâques » : l’année liturgique en effet, reprend toute la parabole de l’histoire du salut, au centre de laquelle se trouve le « Triduum du Seigneur crucifié, enseveli et ressuscité ». Dans la liturgie du Temps de Noël on retrouve souvent, comme refrain, ce verset du Psaume 97 : « Le Seigneur a fait connaître sa victoire et révélé sa justice aux nations » (v. 2). Ce sont des paroles que l’Eglise utilise pour souligner la dimension « épiphanique » de l’Incarnation : le Fils de Dieu qui se fait homme, son entrée dans l’histoire est le pinacle de l’auto-révélation de Dieu à Israël et à toutes les nations. A travers l’Enfant de Bethléem Dieu s’est révélé dans l’humilité de la « forme humaine », dans la « condition d’esclave », ou plutôt de crucifié (cf. Ph 2,6-8). C’est le paradoxe chrétien. C’est précisément le fait de se cacher qui constitue la plus éloquente « manifestation » de Dieu : l’humilité, la pauvreté, l’ignominie même de la Passion nous font découvrir comment Dieu est réellement. Le visage du Fils révèle fidèlement celui du Père. C’est pour cette raison que le mystère de Noël est, pour ainsi dire, toute une « épiphanie ». La manifestation aux Rois mages n’ajoute pas une chose étrangère au dessein de Dieu mais en révèle une dimension éternelle et constitutive : « Les païens sont admis au même héritage, membres du même Corps, bénéficiaire de la même Promesse, dans le Christ Jésus, par le moyen de l’Evangile » (Ep 3,6).

La fidélité de Dieu à Israël et sa manifestation aux nations pourraient apparaître comme des aspects divergents entre eux à un regard superficiel ; en réalité ce sont les deux faces d’une même médaille. En effet, selon les Ecritures, c’est précisément en restant fidèle au pacte d’amour avec le peuple d’Israël que Dieu révèle également sa gloire aux autres peuples. « Grâce et fidélité » (cf. Ps 88, 2), « amour et vérité » (cf. Ps 84, 11) sont le contenu de la gloire de Dieu, son « nom », destiné à être connu et sanctifié par les hommes de toute langue et de toute nation. Mais ce « contenu » est inséparable de la « méthode » que Dieu a choisie pour se révéler, celle de la fidélité absolue à l’alliance, qui atteint son sommet en Jésus Christ. Le Seigneur Jésus est, dans le même temps et de manière inséparable, « lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d’Israël [son] peuple » (Lc 2,32), comme s’exclamera le vieux Siméon, inspiré par Dieu, en prenant l’Enfant dans ses bras, lorsque ses parents le présenteront au temple. La lumière qui éclairent les nations - la lumière de l’Epiphanie - provient de la gloire d’Israël, la gloire du Messie né, selon les Ecritures, à Bethléem « ville de David » (Lc 2,4). Les Rois mages ont adoré un simple Enfant dans les bras de sa Mère Marie car en Lui ils ont reconnu la source de la double lumière qui les avait guidés : la lumière de l’étoile et la lumière des Ecritures. Ils ont reconnu en Lui le Roi des Juifs, gloire d’Israël, mais aussi le Roi de toutes les nations. Dans le contexte liturgique de l’Epiphanie se manifeste également le mystère de l’Eglise et sa dimension missionnaire. Celle-ci est appelée à faire resplendir dans le monde la lumière du Christ, en la reflétant en elle-même comme la lune reflète la lumière du soleil. Les anciennes prophéties concernant la ville sainte de Jérusalem, comme la magnifique prophétie d’Isaïe, que nous venons d’entendre, se sont réalisées dans l’Eglise : « Debout, Jérusalem ! Resplendis : elle est venue, ta lumière, (...) Les nations marcheront vers ta lumière, et les rois, vers la clarté de ton aurore et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi » (Is 60, 1-3). C’est ce que devront réaliser les disciples du Christ : formés par Lui pour vivre dans le style des Béatitudes, ils devront attirer tous les hommes à Dieu, à travers le témoignage de l’amour : « De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors en voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux » (Mt 5,16). En écoutant ces paroles de Jésus, nous, membres de l’Eglise, ne pouvons pas ne pas percevoir toute l’insuffisance de notre condition humaine, marquée par le péché. L’Eglise est sainte mais elle est composée d’hommes et de femmes avec leurs limites et leurs erreurs. Seul le Christ, en nous donnant l’Esprit Saint peut transformer notre misère et nous renouveler continuellement. C’est Lui la lumière des nations, lumen gentium, qui a choisi d’éclairer le monde à travers son Eglise (cf. Concile Vatican II, Lumen gentium, n. 1).

« Comment cela adviendra-t-il ? », pouvons-nous nous demander en reprenant les paroles que la Vierge adressa à l’Archange Gabriel. C’est précisément la Mère du Christ et de l’Eglise qui nous fournit la réponse : par son exemple de disponibilité totale à la volonté de Dieu « fiat mihi secundum verbum tuum » (Lc 1,38), elle nous enseigne à être « épiphanie » du Seigneur, dans l’ouverture du cœur à la force de la grâce et dans l’adhésion fidèle à la parole de son Fils, lumière du monde et but ultime de l’histoire. Ainsi soit-il !"


_________

 

(*) Abbé Claude Germeau et Petit Frère Jérémie-Marie de l'Eucharistie, asbl Foyer d'Accueil de Herstal, Rue  Bellenay, 2, B-4040 Herstal. Site web http://www.foyer-herstal.com

 

 

 

 

 

 

 

 

26.12.2009

A la Chapelle Saint-Lambert de Verviers

 

LES VANDALES N’ONT PAS REUSSI A EMPÊCHER LES CELEBRATIONS DE NOËL

 

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La Chapelle Saint-Lambert, située au n°80 de la rue du Collège en plein centre de Verviers,  datant de la première moitié du XVIIIe siècle et classée comme monument du patrimoine de la région wallonne, a été la cible de vandales. Quelques jours avant Noël, les responsables ont constaté la présence de déchets en tout genre dans le porche d'entrée. Et ce n'était qu'un début. À l'intérieur c'était  un véritable spectacle de désolation : chaises renversées, bénitiers remplis de limonade et d'allumettes, par terre un liquide collant avait été répandu... «Nous avons même retrouvé dans la crèche quatre bouteilles vides de vodka orange», soupirait le sacristain Lucien Bouveroux.

La guirlande électrique de la crèche, installée la veille des faits, avait été arrachée. Une statue, oeuvre de l'artiste verviétois Hiram, avait elle aussi subi les affres des vandales qui se sont également attaqués à l'orgue. «Son revêtement protecteur gisait sur le sol et plusieurs touches du clavier ont été endommagées. Il faudra le passage d'un spécialiste pour réparer les dégâts», explique notre interlocuteur. Les vandales sont montés sur le maître-autel et y ont arraché le crucifix en bois, pièce d'époque, qui a été retrouvé, brisé en deux, le Christ ayant de plus, un bras arraché.

L'édifice a été fermé l'espace de trois jours pour permettre sa remise en état  afin qu’il soit en mesure d'accueillir dignement, le 24 décembre, la Veillée et la Messe de Minuit de Noël. Celle-ci et la Messe du Jour, le lendemain à 11 heures, ont ainsi pu réunir une centaine de fidèles. Les offices furent célébrés par le P. Jos Vanderbruggen, o.praem., dans la forme extraordinaire du rite romain, comme chaque dimanche et lors des fêtes d’obligation.

 

 

15.12.2009

Célébrations de Noël

 

NOËL A LA CHAPELLE SAINT-LAMBERT A VERVIERS:

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Rue du Collège, 80

 

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 JEUDI 24 DECEMBRE 2009

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A 23 h. 30: VEILLEE

Polyphonies

Veni, veni Emmanuel (processional franciscain, XVe siècle)

A la venue de Noël (Balbastre, XVIIIe siècle)

Une Vierge pucelle (Dandrieu, XVIIIe siècle)

Noël nouvelet (air provencal, XVe siècle)

Puer natus in Bethléem (anonyme, XIIIe siècle)

Chant, flûte et orgue

But who may abide, air extrait du "Messie" de Händel (XVIIIe siècle)

Oeuvres de A. Corelli (XVIIe siècle), J.-F. Dandrieu et Jiri Linek (XVIIIe siècle)

Plain Chant

Procession à la crèche:

Hymne "A solis ortus cardine"

 

A 24 h 00: MESSE

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Plain chant de la messe de minuit

Propre "ad primam missam in nocte" et Kyriale IX "Cum jubilo"

Polyphonie classique

Cantate Domino (Frederici, 1617)

Ave Maria (Zoltan Kodaly, 1882)

Grates nunc (Kugelmann, XVIe siècle)

Flûte et orgue

Oeuvres de Cl. Balbastre et L.-Cl. Daquin (XVIIIe siècle)

Adeste fideles

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Père Jos Vanderbruggen 

La Messe est célébrée (missel de 1962) par le Père Jos Vanderbruggen, Recteur du Prieuré de Tancrémont

avec le concours de la Schola de Saint Lambert, Patricia Moulan (alto solo), Albert Schäfer (direction et flûte)

A l'orgue: Léonard Aussems.

Saint-lambert à Verviers:

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 Renseignements: tél. 04.344.10.89

 

AUTRES MESSES DE LA NATIVITE CELEBREES SELON LE MISSEL DE 1962:

 

A VERVIERS

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Chapelle Saint-Lambert (Rue du Collège, 80)

Le vendredi 25 décembre 2009 à 11 heures

grand'messe du jour de Noël (polyphonie, plain-chant et orgue)

 

 

A LIEGE

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Chapelle de Bavière (Rue des Bonnes Villes) en Outremeuse

Le jeudi 24 décembre 2009 à 24h00

Messe de Minuit de Noël

 

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Eglise du Saint-Sacrement (Boulevard d'Avroy, 132)

Le vendredi 25 décembre 2009 à 10 heures

grand'messe du jour de Noël (polyphonie, plain-chant et orgue)

la messe du jour de noël est également célébrée à la chapelle de Bavière en Outremeuse à 11h15

 

A OVIFAT

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Chapelle du Château de Reinhardstein

(sur invitation)

Le jeudi 24 décembre 2009 à 24h00

messe de minuit de Noël (avec la Maîtrise de la Ville de Verviers)

 

 

 

28.09.2009

Premier dimanche du mois au Saint-Sacrement à Liège

EGLISE DU SAINT-SACREMENT

Boulevard d’Avroy, 132 à Liège

(face à la statue de Charlemagne)

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      voûte de la nef octogonale            la façade à restaurer :1e phase du projet

 

  

DIMANCHE 4 OCTOBRE  2009 A 10 HEURES

MESSE GREGORIENNE DU PREMIER DIMANCHE DU MOIS

 

(missel de 1962)

 

 

Propre grégorien «Da pacem » du XVIIIe dimanche après la Pentecôte

 

Kyriale XI « orbis factor »  (XIVe siècle), Credo I (XIe siècle)

Chant à la Vierge « O Virgo splendens » extrait du Livre Vermeil de Montserrat (XIVe siècle)

 

 

 

 

      

PAR LA SCHOLA DU SAINT-SACREMENT

 

                                                                                                                             

                          AUX ORGUES, MUTIEN-OMER HOUZIAUX                            

ancien organiste titulaire de la cathédrale de Liège 

                  

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livrets à votre disposition sur la table au fond de l’église pour suivre la messe

 

 

14.09.2009

Fêter saint Lambert, patron du diocèse de Liège

 

SOLENNITE DE LA FÊTE DE SAINT LAMBERT

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L'évêque Lambert fut assassiné un 17 septembre d'une année entre 696 et 705 que les historiens hésitent encore à fixer. Son martyre eut lieu à Liège dans la villa franque qu'il possédait sur le site de l'actuelle place Saint-Lambert. Un culte populaire du saint martyr s'y développa. Il fut favorisé par la décision de son successeur, saint Hubert, d'y transférer sa dépouille mortelle qui, dans un premier temps, avait été ramenée au siège du diocèse alors fixé à Maastricht. La dévotion jamais démentie à la mémoire de notre Saint entraîna ensuite le déplacement à Liège de la résidence officielle des évêques: un acte véritablement fondateur pour l'avenir de la Cité et ce qui deviendra, plus tard, le Pays de Liège.

Le "dies natalis", la naissance au ciel, de saint Lambert se fête le 17 septembre de chaque année dans la cathédrale de Liège où sont conservées ses reliques.

La Solennité de la Fête est célébrée le dimanche qui suit. Elle sera chantée selon la forme extraordinaire du rite romain à l'église du Saint-Sacrement à Liège et à la Chapelle Saint-Lambert à Verviers

LE DIMANCHE 20 SEPTEMBRE 2009

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10 heures

A l'église du Saint-Sacrement

Boulevard d'Avroy, 132 à Liège

Messe en plain-chant liégeois

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célébrée par l'abbé Jean Schoonbroodt

avec le concours de la Schola grégorienne du Saint-Sacrement

Aux orgues: Patrick Wilwerth, professeur au conservatoire de Verviers

 

11 heures

A la Chapelle Saint-Lambert

Rue du Collège, 80 à Verviers

(face à la grand'poste)

Messe en  plain-chant et en polyphonie ancienne

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célébrée par le Père Gonzague Le Feron de Longcamp (communauté des Frères de St-Jean)

avec le concours de la schola de Saint-Lambert et Léonard Aussems à l'orgue

Le programme des chants:

Hymne de la Principauté de Liège "Magna Vox", Séquence à saint Lambert "Christi nomine laetemur et Lamberto gratulemur", propre grégorien de la messe des évêques martyrs et trois motets polyphoniques: "Cantate Domino" de Daniel Frederici (1584-1638), "Ave Verum" du Padre Martini (1706-1784), "Alle-psallite-cum-luia" (anonyme, XIIIe siècle) avec son verset pour la fête de saint Lambert.

 

antienne  à saint Lambert:

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Renseignements: sursumcorda@skynet.be ou tél. 04.344.10.89

 

 

26.06.2009

Pour célébrer Pierre et Paul

 

SOLENNITE DE LA FÊTE DES SAINTS PIERRE ET PAUL

A L'EGLISE DU SAINT-SACREMENT

Boulevard d'Avroy, 132 à Liège

DIMANCHE 5 JUILLET 2009 A 10 HEURES

(missel de 1962)

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programme des chants de la messe

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Propre grégorien "nunc scio vere" de la fête

Kyriale IV "in festis apostolorum" (Xe siècle), Credo IV (XVe siècle)

Antienne "Tu es pastor ovium". Polyphonie "stella splendens" extraite du Livre Vermeil de Montserrat (XIVe siècle)

chantés par

LA SCHOLA DU SAINT-SACREMENT

et Erna Verlinden (soprano solo)

AUX ORGUES, PATRICK WILWERTH

professeur au conservatoire de Verviers

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Le propre grégorien de la fête des saints Pierre et Paul alterne les élans joyeux pour chanter la délivrance dejpg_Pierre-_-Paul-avec-une-ame-.jpg Pierre des mains d'Hérode (introït 3e mode  "nunc scio vere ", actes, 12) ou la Parole du Christ qui fonde l'universalité de son pouvoir spirituel (alleluia 2e mode et communion 6e mode "Tu es Petrus ", Matth., 16) et les mélodies plus solennelles qui rendent hommage aux deux princes des apôtres, Pierre et Paul (graduel 5e mode et offertoire 3e mode "constitues eos principes "). L'antienne "Tu es pastor ovium " qui sera ajoutée à la fin de la messe exalte la primauté de Pierre et de ses successeurs, qui tiennent en leurs mains les clefs du royaume des cieux.

La polyphonie "stella splendens " prévue  durant la distribution de la communion est extraite du Livre Vermeil de Montserrat (XIVe siècle). C'est un hommage à la célèbre "Vierge noire" qui représente Marie, mère protectrice du pays catalan: mais aussi de l'Eglise universelle.

A120409_1.jpgLes mélodies de l'ordinaire de la messe (kyrie, gloria, credo, sanctus, agnus) sont celles des fêtes des saints apôtres du Seigneur (IV).

La messe sera célébrée aux intentions du successeur de Pierre, NSP le pape Benoît XVI et à l'occasion de la clôture de l'"Année saint Paul". Des livrets sont mis à la disposition des fidèles sur la table du fond de l'église.

"Tu es pastor ovium, princeps apostolorum; tibi tradidit Deus omnia regna mundi: et ideo tibi traditae sunt claves regni caelorum. V./ Quodcumque ligaveris super terram erit ligatus in caelis; et quodcumque solveris super terram erit solutum et in caelis. Tu es le pasteur des brebis, le prince des apôtres; Dieu t'a confié le soin de tous les pays de la terre: et c'est pourquoi t'ont été confiées les clefs du royaume des cieux.V./ Tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux; et tout ce que tu auras délié sur la terre sera de même délié dans les cieux." (antienne chantée à la fin de la messe).

19.06.2009

Le Saint-Sacrement fêté à Liège

 

LA SOLENNITE DU CORPS ET DU SANG DU CHRIST

 

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à l'église du saint-sacrement

 au boulevard d'avroy à Liège

 

P1010162.JPGLa Solennité de la Fête-Dieu célébrée (selon le missel de 1962) à l'église du Saint-Sacrement à Liège, le samedi 13 juin 2009 a rassemblé 30 choristes et plus de 150 fidèles conduits par les trois prêtres officiant à l'autel majeur.

La fête était présidée par M.l'abbé Jean-Pierre Herman, chapelain aux sanctuaires de Beauraing, assisté par les abbés Jean Schoonbroodt (diacre) et Arnaud de Boisse (sous-diacre). Les servants de messe étaient dirigés par M. Jacques Braive, cérémoniaire attentif et compétent.P1010177.JPG

 

Cette année, la solennité était rehaussée par la participation de la "Schola gregoriana leodiensis" (dir. Erna Verlinden) -une nouvelle formation dont c'était, en quelque sorte, le "baptême du feu"- et l'Ensemble vocal "Praeludium" (dir. Patrick Wilwerth). Ces deux choeurs ont alterné les mélodies en plain-chant et des polyphonies en usage au temps des princes-évêques de la maison de Bavière. Le dialogue musical entre les voix  grégoriennes, claires et limpides au service de la Parole de Dieu et les entrelacs colorés de la musique baroque produisit un effet saisissant sur l'assistance recueillie.

 

 

 

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 L'exposition du Saint-Sacrement à la fin de la messe fut accompagnée par un extrait vibrant du "Lauda Sion" à quatre voix mixtes créé par Félix Mendelssohn en 1846 à la collégiale Saint-Martin de Liège, suivi du "Tantum ergo liégeois" repris en choeur par les fidèles tandis que le célébrant les bénissait avec l'ostensoir. Les quartiers d'Avroy et de Saint-Jacques étaient bien représentés dans l'assistance, si l'on en juge par le nombre de formulaires restitués à la fin de la cérémonie pour être tenu au courant des activités organisée à l'église. Et pourquoi pas, l'an prochain, la renaissance d'une procession de la Fête-Dieu dans la Ville de sainte Julienne ? On peut toujours rêver...

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29.05.2009

Fêter Dieu au Saint-Sacrement à Liège

 

EGLISE DU SAINT-SACREMENT

Boulevard d'Avroy, 132 à Liège

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SOLENNITE DE LA FÊTE-DIEU

LE SAMEDI 13 JUIN 2009 A 18 HEURES

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(ci-dessus, sainte Julienne de Cornillon)

messe célébrée selon le missel de 1962 par

L'ABBE JEAN-PIERRE HERMAN

chapelain aux sanctuaires de Beauraing

avec le concours de

L'ENSEMBLE VOCAL "PRAELUDIUM"

dir. Patrick Wilwerth

"Polyphonie sacrée à Liège aux XVI et XVIIe siècles"

Johannes Claux (c.1530-1573): Kyrie; Peter Philips (1560-1628): Panis angelicus;

Gilles Hayne (1590-1650): Salve Regina; Pierre Bonhomme (1555-1617): in nomine Jesu

"Lauda Sion" à quatre voix mixtes de Félix Mendelssohn

créé à Liège en 1846 pour le 600e anniversaire de la Fête-Dieu

(extraits)

P1010258.JPG

et la

LA "SCHOLA GREGORIANA FEMINEA LEODIENSIS"

dir. Erna Verlinden

Propre grégorien de la Fête et Plain-Chant Liégeois

 

 LES ORIGINES LIEGEOISES DE LA FÊTE-DIEU

Fête Dieu Julienne de Cornillon.jpgLa Fête-Dieu célèbre la présence réelle du Christ dans le Saint-Sacrement de l'Eucharistie. Cette fête est née au Pays de Liège en 1246, à l'initiative de sainte Julienne de Cornillon. Presqu'aussitôt (1264), elle sera étendue à l'Eglise universelle par Jacques de Troyes, ancien archidiacre de Campine devenu pape (1261) sous le nom d'Urbain IV. Julienne était née à Retinne en 1192. Orpheline, elle fut confiée aux religieuses de la léproserie du mont Cornillon, dont elle devint plus tard la supérieure. A la mort de son protecteur, l'évêque Robert de Thourotte, elle partit pour Salzinnes et mourut dans la recluserie de la collégiale Saint-Feuillen à Fosses (aujourd'hui Fosses-la-Ville) en 1258.

LE FRUIT DE L'EUCHARISTIE

"Deviens ce que tu reçois", disait saint Augustin en expliquant à ses fidèles le sens de l'Eucharistie. Deviens messe-016.jpgcorps du Christ, c'est à dire manifeste sa présence. Pour s'exprimer, aujourd'hui, le Christ a besoin de tes mains et de ta bouche. Imite ses gestes et redis ses paroles, mais surtout veille à ce que tes actes soient en accord avec tes paroles, à ce que ta parole ne soit pas seulement un écho fidèle de la sienne, mais s'incarne de la même façon que lui-même a été la parole incarnée de Dieu avant d'être parole exprimée de Dieu. Devenir ce que nous recevons, devenir, à notre façon et pour notre petite part, corps du Christ c'est à dire prolongement de sa présence à travers les siècles. Extrait de l'homélie de Mgr Gryson pour la Fête-Dieu célébrée à l'église du Saint-Sacrement à Liège (2008).

LE PROGRAMME MUSICAL DE LA MESSE

Le programme de la messe alternera les chants de la messe grégorienne du Saint-Sacrement composé par saint Thomas d'Aquin (1228-1274), le "Tantum ergo liégeois" et des motets illustrant le répertoire polyphonique  dyn009_original_285_200_pjpeg_2631944_40e55fc429820cd86ef1a249b99fb01e.jpgancien en usage dans la Principauté de Liège aux XVIe et XVIIe siècles: avec des oeuvres de P. Bonhomme qui fut chanoine à la collégiale Sainte-Croix, Gilles Hayne, un Liégeois influencé par le style italien, Johannes Claux, originaire des Pays-Bas espagnols et Peter Philips, un prêtre catholique anglais réfugié à la Cour des Archiducs Albert et Isabelle. On entendra aussi un extrait du "Lauda Sion" à 4 voix mixtes que Mendelssohn créa à la collégiale Saint-Martin en 1846 pour le 600e anniversaire de la naissance de la Fête-Dieu dans la Principauté.

LES INTERPRETES

Créé en 1994, l'Ensemble vocal mixte "Praeludium" compte 14 chanteurs, en majorité issus des classes de chant d'académies de la région liégeoise. Son répertoire, interprété a capella ou avec orgue et orchestre, comprend de la musique ancienne mais aussi des compositeurs du siècle romantique et des oeuvres contemporaines. La direction est assurée par Patrick Wilwerth, par ailleurs organiste, compositeur et professeur au Conservatoire de Verviers. Patrick Wilwerth est un disciple d'Hubert Schoonbroodt, auquel il succéda à la tête du Choeur universitaire de Liège, après le décès accidentel de son maître en 1992. Le grégorien de la messe sera interprété par la "Schola Feminea Leodiensis", récemment issue des rangs de l'Académie de chant grégorien qui organise dyn010_original_250_167_jpeg_2629161_520889e78009d2f94e9b8724b5aad44d.jpgdes cours à Liège depuis six ans. Cette schola est composée d'une quinzaine de voix féminines placées sous la direction d'Erna Verlinden, une excellente soprano, formée au chant grégorien par le professeur Frans Mariman au Gregoriaans Centrum de Drongen. Elle a dirigé, durant plusieurs années le choeur féminin "In voluntate" basé à l'abbaye de Waasmunster (Flandre orientale). Les parties d'orgue seront assurées par Patrick Wilwerth.

Entrée libre tant à la fête religieuse qu'à la réception qui suivra

Renseignements: tél 04.344.10.89. Courriel sursumcorda@skynet.be ou commentaire via ce blog web

19.05.2009

Un moment de silence et de paix ?

LE SAINT SACREMENT T'ACCUEILLE A LIEGE

Boulevard d'Avroy, 132

(église du saint-sacrement, face à la statue équestre de Charlemagne)

 

Extérieur hiver 3.JPG

 

TOUS LES MARDIS DE 17h00 A 19H00

 

ADORATION

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17h00, vêpres grégoriennes

lecture d'évangile

18h00 Chapelet

litanies du Sacré-Coeur

18h45, bénédiction du Saint-Sacrement

angelus

 

CONFESSIONS

 

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Un prêtre à ton écoute

de 17h00 à 19h00

 

 

 

JE NE SAIS PAS PRIER...

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"Seigneur, je ne sais pas prier.

Que te dirais-je que tu ne connais pas?

Que te demanderais-je que tu ne saches?

Un grand vide est en moi.

Dans le silence de cette église,

je réalise que face à Toi,

les mots ne sont que des mots.

Seigneur, Toi qui me sondes

jusqu'au plus profond de mon être,

tu vois le coeur de mon coeur

et tout ce qu'il contient  de beauté

mais aussi de faiblesse et de péché.

Je ne peux rien te cacher.

Tout juste, puis-je humblement

Te demander pardon

et t'écouter me dire

que je suis ton enfant

maintenant et pour l'éternité."

J.-P. Snyers

"La vie s'éclaire en Lui"

11.05.2009

liturgie grégorienne

LE CHANT GREGORIEN A LIEGE

un succès populaire

 

Dom JORROT METZ_GOUDJI_V3.jpgA Liège, le chant grégorien a décidément la cote. Le 28 mars 2009, à l'église du Saint-Sacrement, un symposium "Le chant grégorien dans l'histoire et la liturgie" a réuni une centaine de congressistes sous la présidence de Dom Michel Jorrot, Père-Abbé de l'abbaye bénédictine de Clervaux (Luxembourg). Les actes de cette manifestation (disponibles sur demande) seront publiés sous peu.

Dans la foulée de cette rencontre, un groupe d'une vingtaine de chanteuses ont constitué, sous la direction très avertie d'Erna Verlinden, une "schola feminea leodiensis" vouée à l'interprétation du plain-chant. Cette nouvelle schola va assurer le propre grégorien de la Solennité de la Fête-Dieu à l'église du Saint-Sacrement à Liège, le samedi 13 juin 2009 à 18 heures.

Troisième événement: le samedi 9 mai 2009, 250 personnes ont pris part à la journée de clôture du cycle de cours 2008-2009 de l'Académie de Chant grégorien à Liège. A l'église conventuelle des Bénédictines (16 heures) 70 auditeurs attentifs ont applaudi à l'écoute des métamorphoses historiques du chant grégorien ("du plain chant au déchant") illustrées par les 30 élèves liégeois de l'Académie dirigés par Stéphan Junker (conservatoire de Verviers): un professeur dont les qualités pédagogiques ne sont plus à démontrer. En seconde partie, le public a découvert de larges extraits de l'office liégeois de saint Lambert interprétés par l'Ensemble professionnel "Psallentes" conduit par Hendrik Vanden Abeele (conservatoire d'Amsterdam): six voix d'hommes très homogènes, d'une justesse et d'une plénitude parfaitement maîtrisée. Entre les deux prestations, Patrick Wilwerth (conservatoire de Verviers) a fait brillamment sonner le bel orgue Le Picard (XVIIIe siècle) avec de la musique baroque espagnole. Le même jour, après le concert, place à la liturgie chantée à 18 heures pour 180 personnes réunies à l'église du Saint-Sacrement. Les élèves ont interprété le kyriale "Lux et Origo" du temps pascal et, durant la distribution de la communion, le déchant (XIIe siècle) de la séquence "Victimae paschali laudes". L' excellent soliste Hendrik Vanden Abeele et un groupe de six chanteurs dirigés par  Gérald Messiaen (professeur de l'académie à Louvain-la-Neuve et à Liège) ont alterné les pièces du propre de la messe du IVe dimanche après PBIG.jpgâques. Après l'élévation, un autre soliste professionnel, le baryton Stéphan Junker, a interprété un motet baroque accompagné à l'orgue par Patrick Wilwerth. La messe selon la forme extraordinaire du rite romain était célébrée au maître-autel par Monseigneur Roger Gryson, doyen ém. de la faculté de théologie de l'Université Catholique de Louvain (U.C.L.), entouré des abbés Jean Schoonbroodt (diacre) et Arnaud de Boisse (sous-diacre). Pour la circonstance, Mgr Gryson a consacré son homélie à ce qu'est le véritable esprit de la liturgie. Nous reproduisons ci-après le texte de cette remarquable méditation.

 

 

LE VERITABLE ESPRIT DE LA LITURGIE (*)

 

P1010245.JPGLa fin d'une année consacrée à l'étude du chant grégorien est marquée aujourd'hui successivement par un concert et par une liturgie eucharistique. Le contraste entre ces deux formes de réunion est une occasion privilégiée de mieux faire comprendre ce qu'est une liturgie. Dans un concert, en général, -je ne parle pas précisément de celui qui vous a été offert aujourd'hui, - un orchestre ou un soliste se trouvent sur la scène, face au public qui est venu pour l'entendre. Le programme a été librement déterminé par les organisateurs; le public présent a choisi d'entendre telle oeuvre jouée par tel ensemble ou tel soliste déterminé.

Rien de tel dans une liturgie. Ici, il n'y a pas d'acteurs ni de spectateurs. Certains membres de l'assemblée ont une fonction particulière, mais leur personne n'a aucune importance. Lorsqu'ils s'adressent à l'assemblée, ils se tournent vers elle mais, le plus souvent, tous regardent dans la même direction. Les gestes accomplis et les paroles prononcées dans l'assemblée ne sont pas laissés à l'initiative des organisateurs ni des participants. Ils sont reçus d'une tradition qui les dépasse et qui s'impose à eux, sans marge d'interprétation. La musique joue un rôle important dans la liturgie, mais comme servante d'une parole. Le chant intervient dans la liturgie comme l'indice d'un vouloir dire qui excède ce que disent les mots. Il confère pour ainsi dire une gloire aux mots. De la même manière que la poésie peut dire une même vérité plus profondément et plus intensément que ne la dit la prose, qui utilise pourtant le même vocabulaire, la vérité des mots acquiert grâce au chant une dimension supplémentaire et en quelque sorte charnelle.

La liturgie, c'est la prière de l'Eglise, inspirée et dirigée par le Saint-Esprit, prière dans laquelle le Christ nous est rendu présent, de façon constante et toujours renouvelée, et par laquelle il entre dans notre vie pour la conformer toujours davantage à la sienne.

Dans la liturgie, nous accueillons une présence divine. Elle n'a d'autre fonction que de nous faire voir ou entendre celui qui nous est présent; elle est l'index ou, si vous préférez, l'ostensoir d'une présence. A cette présence, nous répondons par notre présence. Dans la liturgie, nous nous rendons présents, nous nous présentons à Dieu, nous nous confions à lui, nous nous remettons entre ses mains.

La liturgie anticipe en quelque sorte la résurrection de la chair, elle est comme un prélude à la vie future, la forme concrète de notre espérance, dans laquelle nous voyons déjà un reflet de la lumière du ciel briller sur la terre. Elle baigne dans une sorte de clair obscur caractéristique de notre condition présente. Le nouveau Temple, c'est à dire le corps du Christ, est encore en construction. Les bras du crucifié sont grands ouverts pour nous accueillir, mais Dieu et l'humanité ne se sont pas encore pleinement retrouvés. La liturgie chrétienne est une liturgie pérégrine, en chemin vers la transfiguration de toutes choses, vers le moment où Dieu sera tout en tous. Le temps de l'Eglise est un étrange entre-deux, où le déjà et le pas encore se rencontrent, où l'ombre fait place à l'image, pour parler comme saint Paul, où la nuit est avancée, le jour tout proche, où le soleil apparaît à l'horizon et blanchit le ciel, mais n'est pas encore levé.

C'est pourquoi les chrétiens prient tournés vers l'orient. Le soleil levant symbolise_wsb_514x245_Soleil+Levant+-+Petit.jpg le Seigneur du second avènement, l'aube finale de l'histoire. Prier en direction de l'orient signifie partir en esprit à la rencontre du Seigneur qui vient. Une liturgie tournée vers l'orient nous fait entrer dans la procession de l'histoire, en marche vers le monde à venir, vers le ciel nouveau et la terre nouvelle, qui viennent eux-mêmes à notre rencontre dans le Christ. Elle est prière de voyageur, prière sur la route ouverte par l'incarnation, la crucifixion et la résurrection du Christ. La liturgie se déroule le regard tourné vers Jésus, elle n'est, en fin de compte, rien d'autre que ce regard lui-même, selon la parole prophétique rapportée dans l'évangile de Jean: "Ils contempleront celui qu'ils ont transpercé". Dans la prière vers l'orient, nous exprimons notre fidélité au don reçu dans l'incarnation et l'élan de notre marche vers le second avènement.

De là découle le caractère nécessairement symbolique de la liturgie. Grâce à l'union de Jésus et, par lui, dP1010264.JPGe tous les hommes avec le Dieu vivant, le rideau du temple s'est déchiré, le ciel s'est ouvert. Toutefois, cette ouverture ne nous est accessible qu'à travers les signes du salut: nous avons besoin de médiations, nous ne voyons pas encore le Seigneur tel qu'il est. La liturgie participe de cette situation d'entre-deux, du stade de l'image qui est le nôtre. Elle est faite de symboles qui nous relient à ce qui est à la fois présent et caché. Par l'intermédiaire de ces signes terrestres que le Rédempteur nous a donnés comme gages du monde à venir, elle nous porte vers celui qui vient à notre rencontre. C'est grâce à ces signes que nous voyons les cieux entrouverts et que nous reconnaissons le mystère de Dieu dans le coeur ouvert du crucifié qui, en nous donnant son corps livré par amour, son sang versé par amour, nous fait entrer avec lui, par sa résurrection, dans l'éternité d'un amour plus fort que la mort.

La liturgie est une initiation, au sens étymologique du terme, initium, commencement, inire, entrer dans. Dans la liturgie, nous apprenons à connaître Dieu et à vivre de sa vie, puisque la vie éternelle, c'est précisément de le connaître, au sens que ce mot revêt dans la Bible.

La liturgie tire sa mesure et son ordonnance de Dieu lui-même et de sa révélation. Elle présuppose que Dieu se révèle et montre de quelle façon nous pouvons l'adorer; elle présuppose qu'il s'approche de nous et se rend présent à nous. La liturgie est instituée par Dieu, puisque c'est Dieu qui la rend possible, et que c'est à lui, par conséquent, qu'il appartient d'en fixer les modalités. Moïse, sur l'ordre de Dieu, avait fabriqué le tabernacle suivant le modèle qu'il avait vu sur la montagne du Sinaï. Toute liturgie se fonde sur un modèle divin.

Toute liturgie est malheureusement guettée, il faut le savoir, par ce que j'appellemesse moderniste.jpgrais la tentation du veau d'or, à laquelle, hélàs, on cède trop souvent de nos jours. Vous connaissez tous cette histoire, qui est racontée dans le livre de l'Exode. Le peuple ne supportant plus que Dieu soit invisible, lointain, mystérieux, veut s'en donner une représentation sensible et lui rendre un culte à sa manière. Un tel culte ne sert plus à élever l'homme vers Dieu, mais à abaisser Dieu au niveau de l'homme et à le rendre accessible de la manière que l'homme aura choisie. La danse autour du veau d'or, qu'évoque la bible, est une ronde fermée sur elle-même, l'exemple d'un culte égocentrique, dans lequel la communauté se cherche et se célèbre elle-même au lieu de s'approcher de Dieu. De cette apostasie sous le manteau du sacré ne peut résulter qu'un sentiment de frustration et de vide très éloigné de l'expérience libératrice qui se produit lors d'une véritable rencontre avec le Dieu vivant. La liturgie ne peut exercer une force d'attraction que si elle est tournée non pas sur elle-même, mais vers Dieu, et qu'elle laisse le champ libre à son action.

La liturgie chrétienne n'est jamais un événement organisé par un groupe particulier, un cercle ou medium messe tridentine.jpgune Eglise locale. Dans la liturgie, le mouvement de l'humanité en quête de Dieu et celui de Dieu cherchant à se réconcilier l'humanité se rejoignent dans le Christ, qui est mort pour rassembler tous les enfants de Dieu dispersés. L'universalité est un trait propre au culte chrétien. Nous prions en communion avec les anges et les saints de tous les temps, nous prions en communion avec les apôtres et les Pères, nous prions en communion avec toutes les Eglises sur toute la surface de la terre. Célébrer l'eucharistie, c'est rendre un culte qui embrasse ciel et terre dans la glorification de Dieu. Comme l'a très bien dit le pape Jean-Paul II, dans son encyclique sur l'eucharistie, toute messe est célébrée sur l'autel du monde. Tout ce qui, en nous singularisant, nous isolerait, couperait le lien symbolique qui nous unit à cette liturgie cosmique, dont chaque célébration particulière n'est que l'actualisation en un lieu déterminé, et réduirait cette manifestation à une gesticulation et à un verbiage vides de contenu et de sens. Une liberté sans frein n'est pas conciliable avec l'essence de la foi et et de la liturgie. La grandeur de la liturgie tient justement au fait qu'elle échappe à la subjectivité et à l'arbitraire.

La liturgie est le lieu de la descente de Dieu dans notre monde. On ne personnalise pas la liturgie, on ne la renouvelle pas en banalisant le vocabulaire et en multipliant les activités autour de l'autel. Dans le rite, il nous faut accueillir une présence qui toujours nous devance et toujours restera hors de notre portée. Seul le respect de la primauté de la foi dans la liturgie, en excluant toute initiative personnelle, peut nous offrir ce que nous espérons: une célébration où le ciel vient à notre rencontre, non de notre propre fait, non à la suite de ce que nous faisons, mais avec toute la gratuité qui caractérise un don.

C'est pourquoi, frères et soeurs, peuple de Dieu représentant ici aujourd'hui l'Eglise de tous les temps répandue par toute la terre, je vous invite à vous tourner maintenant avagneau.jpgec moi vers le Seigneur, pour rendre gloire à celui qui nous a fait passer des ténèbres à sa merveilleuse lumière. Faisant mémoire de la toute sainte, immaculée, bénie par-dessus tout et glorieuse vierge Marie, ainsi que de tous les saints, confions nous nous-mêmes, confions-nous les uns les autres, confions toute notre vie au Christ notre Dieu, afin qu'il la remette avec la sienne entre les mains de son Père, et qu'en retour, celui-ci nous comble de tous les dons de l'Esprit-Saint. Ainsi soit-il!

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(*) L'auteur de cette homélie s'est inspiré de l'ouvrage du cardinal Joseph Ratzinger intitulé "L'esprit de la liturgie", dont il recommande la lecture à ceux qui voudraient approfondir ce sujet.

 

 

 

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