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Eglise du Saint-Sacrement à Liège - Page 66

  • Réflexion faite

    DIEU EST-IL A L’IMAGE DE L’HOMME ?

    QUELQUES RÉFLEXIONS... 

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    « Si Dieu nous a faits à son image, nous le lui avons bien rendu. » Cette boutade du Sottisier (XXXII), qui ne la connaît ? Ce serait toutefois faire preuve de beaucoup de légèreté, et d’ignorance, que de s’en tenir à un mot d’esprit en cette matière, qui mérite un peu plus d’attention.

    Certes, dans tout ce qui nous est dit de Dieu, les expressions ne manquent pas où il apparaît semblable à ce que nous sommes. L’est-il ? A-t-on le droit d’en parler de la sorte ?

    Pour avoir atteint à une conception assez pure de l’Etre, Parménide déjà en était arrivé à préconiser de n’en rien dire, sinon que « l’Etre est » ... 

    Que l’homme imagine Dieu à son aune, le peut-il éviter, dès lors que toute appréhension se fait selon le mode de celui qui appréhende ?

    Qu’il y ait danger d’abus à imaginer Dieu, la chose est indéniable, puisque le caractère sensible de l’image n’est pas directement compatible avec un être que les sens ne peuvent nullement percevoir.

    Qu’il faille donc user de prudence dans les représentations que nous nous faisons de Dieu, et particulièrement quand nous lui attribuons nos façons d’être, de penser et d’agir, cela va — ou devrait aller — de soi. 

    Qu’il soit possible de parler de Dieu en termes humains, à quelles conditions, en vertu de quoi, et dans quelle mesure, c’est ce que nous allons tâcher d’examiner. 

     Quand nous entendons l’Ecriture sainte évoquer les sentiments de Dieu, il nous faut toujours avoir à l’esprit que c’est en termes finis que nous est dit l’Infini. Qui viendrait à le perdre de vue s’exposerait aux plus graves méprises.

     « Dire de Dieu ce qu'il est nous est impossible. » (S. Jean Damascène, La Foi orth., 1, 4) Notre condition d’êtres finis ne nous permet d’avoir de l’Etre infini qu’une connaissance par négation de l’imperfection que nous décelons en nous, car Dieu seul peut avoir une connaissance positive de lui-même. Comprendre Dieu, en effet, cela suppose d’avoir en partage son immensité, ce qui revient à être lui. Même dans la vision, Dieu peut être saisi mais non pas compris. (Cf. S. Thomas, Comp. II, 9, 21.)

    Néanmoins, étant créés à l’image de Dieu et à sa ressemblance, nous avons reçu de lui comme une aptitude à accéder quelque peu aux manifestations de son être, par notre raison ; plus amplement aussi, par la révélation qu’il nous fait de lui-même. Il faut bien toutefois que ce soit en nos mots qu’il se révèle à nous, et nos mots ne s’appliquent jamais à lui que par analogie.

    L’analogie est le lien de proportion existant entre des réalités qui demeurent diverses  entre elles par leur essence (au point d’appartenir parfois à des ordres différents de l’être) : ce lien va légitimer le recours à une même appellation pour désigner ces réalités, sans aucunement les mettre sur le même pied. 

    C’est en s’appuyant sur ce principe d’analogie que les philosophes, même païens — un Aristote par exemple — ont pu élaborer comme une ébauche des perfections de Dieu. Ebauche minimale, car il s’agit ici d’une simple connaissance humaine formulée en termes humains.

    Dieu seul est en mesure d’enrichir cette ébauche, en se révélant à nous, comme il l’a fait progressivement, jusqu’à l’Avènement de son Verbe parmi nous.

    Le Verbe fait chair établit comme un pont entre l’infini de Dieu et le fini de l’homme : par sa nature divine, sa personne à la fois humaine et divine a de Dieu une connaissance parfaite ; mais pour nous en communiquer quelque chose que nous puissions entendre, c’est encore en langage humain qu’il traduit ce qu’il nous apprend de Dieu. Cette fois, il s’agit d’une connaissance divine, mais toujours formulée en termes humains.

    Alors, non content de nous parler de lui-même, du Père, et de l’Esprit, en nos termes, donc forcément analogiques, il s’est mis dans notre bouche, Verbe réel, en pleine vérité, et tout entier, sous les espèces du sacrement de l’Eucharistie.

    Ainsi ne peut-on entendre vraiment avec justesse le verbe de l’Ecriture que par la vertu de cette Présence réelle du Verbe agissant en nous. 

    Confirmée par l’ordonnance même de la liturgie de la messe — où ce n’est pas par hasard que l’un puis l’autre verbe nous sont donnés — cette considération devrait nous remplir à la fois de modestie, de défiance pour nous-mêmes, et de retenue, quand nous ouvrons la bouche pour parler de Dieu. 

    Remarquons que la traduction du divin en langage humain, même quand elle est faite par le Christ-Dieu, ne comble pas le fossé entre l’Infini et le fini : le pont établi par le Christ (Pontifex) enjambe le fossé, mais ne le comble pas.

    Prenons le vocable de Père attribué à Dieu : bien que ce terme soit en rapport certain avec la paternité désignée par ce mot ici bas, « la définition de ce qui est dit de la créature n’est pas la définition de ce qui est dit de Dieu. » (S. Thomas, Comp. I, 27) Saint Albert le Grand dit quelque part que Dieu contient « noyé dans l’infini » le principe de nos définitions. 

     

    Ne nous étonnons pas non plus de rencontrer dans l’Ecriture, et principalement dans l’Ancien Testament, bon nombre d’expressions nettement anthropomorphiques. Il serait puéril d’imaginer que l’écrivain sacré les ait entendues au sens propre. « Quand l’Ecriture parle du bras de Dieu, le sens littéral n’est pas qu’il y aurait en Dieu un membre corporel de cette sorte, mais bien ce qui est signifié par ce membre, à savoir sa puissance opérative. » (S. Thomas, S. Th. 1, q. 1, art. 10, 3).

     Dans les cas de cette sorte, il est évident qu’on se trouve devant ce que les exégètes appellent le sens littéral métaphorique (cf., par exemple, s. Thomas, Sur l’ép. aux Gal., 4e leçon, 7). Et qu’on ne vienne pas prétendre qu’il s’agit là d’une invention de l’Eglise pour sauver la crédibilité de la Bible : comment donc les rédacteurs de l’Ancien Testament — inspirés par Dieu — auraient-ils pu entendre au sens propre ces expressions, alors que par ailleurs ils se montrent constamment si jaloux d’interdire toute représentation de Dieu ? Nous ne croyons pas que le Cygne de Cambrai  et l’Aigle de Meaux soient de vrais oiseaux ; ne croyons pas non plus que les autres le croient ! 

     Dieu entre-t-il donc en colère contre l’homme, pour rester courroucé jusqu’à ce que le sacrifice du Christ l’apaise ?

     Laissons répondre saint Augustin : « Quand on dit de Dieu qu’il change de volonté, qu’il entre en fureur, par exemple, contre ceux qu’il regardait avec complaisance, ce sont les hommes qui changent et non Dieu, et ce n’est que par leur souffrance qu’ils le trouvent changé. » (La Cité de Dieu, 22, 2, trad. L. Moreau.)

    Dieu est en effet immuable.

    Et il est un. Si l’on distingue à juste titre, en raison même du fonctionnement de l’intelligence humaine, plusieurs perfections divines, « il est manifeste que toutes ces perfections en Dieu sont tout un quant à la réalité. » (S. Thomas, Comp. I, 22) Cela se déduit incontestablement de l’une de ces perfections mêmes : la simplicité

    Miséricorde et justice, amour et courroux, et ainsi des autres, sont les termes humains qu’à la suite de l’Ecriture nous attribuons, par analogie, à l’unique perfection de Dieu.

    Comme le disaient les Anciens, le même soleil, sans cesser de dispenser ses rayons bienfaisants, fait fondre la cire et durcir la boue. Si notre cœur est de bonne cire, l’amour de Dieu le fera fondre en lui : voilà la miséricorde ; s’il est de boue, il s’endurcira au contraire, et d’autant plus que ce même amour divin le pénétrera davantage : voilà la justice.

    S. Augustin le dit encore d’une autre manière « L’épreuve est un feu : te trouve-t-il or ? il évacue tes scories ; te trouve-t-il paille ? il te transforme en cendre. (Serm. 81, 7)

    Etant donc exposé au feu de l’amour que Dieu lui porte, l’homme peut sans doute appeler cet amour « colère » en ce sens que son rayonnement détruit en lui tout le mal qui le ronge. Mais c’est amoureusement.

    Que le pécheur prenne donc bien garde de s’identifier à son mal. Par une sincère pénitence, qu’il s’en remette plutôt au Christ, qui, chargé de tous nos maux, s’est approché de ce feu d’amour pour qu’en lui soit détruit tout péché. Et comme c’est bien réellement qu’il a porté nos péchés, c’est bien réellement aussi qu’en sa chair, son cœur et son âme, il en a souffert la destruction, au feu de cet amour du Père, à cause de nous.

    Sans la contrition, notre mal resterait nous, et ce serait nous alors qui brûlerions, dans l’Amour, mais non pas d’amour, ce qui nous serait insupportable, pour notre malheur éternel.

    Puisque le Christ a fait déjà tout le chemin pour nous conduire au bonheur éternel, ne le suivrons-nous pas, « par sa Passion et par sa Croix, jusqu’en la gloire de sa Résurrection » ?

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    J.-B. T.

     

  • À l’Université de Liège, le mardi 27 mars à 18h00:

    politique et religion dans la pensée grecque 

     politique et religion dans la pensée grecque

     

    POLITIQUE ET RELIGION DANS LA PENSEE GRECQUE

    un lunch-débat avec le professeur André Motte 

    politique et religion dans la pensée grecqueLa rencontre sur ce thème aura lieu le mardi 27 mars 2012 de 18h00 à 20h00 à l’Université de Liège dans le bâtiment du Rectorat (place du XX  août 7, salle des professeurs). Elle est organisée par le Groupe de réflexion « Ethique sociale » et l’Union des étudiants catholiques de Liège,avec le concours du forum de conférences "Calpurnia", dans le cadre d’un cycle de « lunch-débats »  sur le thème « Neutralité ou Pluralisme ».

    Entre liberté des consciences et marché libre de la pensée, quelle est la place légitime des religions et des idéologies dans l’espace public ? Entre neutralité et pluralisme, quelle doit être l’attitude des institutions de l’Etat ? Ce thème soulève beaucoup de questions de principe ou d’actualité introduites par huit orateurs spécialisés.  

    politique et religion dans la pensée grecquepolitique et religion dans la pensée grecque

    Les 23 novembre et 5 décembre 2011, 25 janvier et 28 février 2012, le Chanoine Éric de Beukelaer, Doyen de l’Unité pastorale « Rive Gauche » de Liège, auteur du livre « Credo politique », Laurent de Briey, Directeur du CEPESS, professeur aux Facultés Universitaires Notre-Dame de la Paix à Namur,  Philippe Deitz, membre de la grande loge régulière de Belgique (GLRB) et Mgr Piotr Mazurkiewicz,  Secrétaire général de la Commission des Episcopats de la Communauté européenne ont abordé respectivement, le rapport des catholiques à la politique, l’analyse de trois courants de la pensée économique et sociale : libéralisme, socialisme, humanisme ainsi que les questions relatives à la compatibilité entre le catholicisme et la franc-maçonnerie  et à la laïcité dans les institutions européennes

    La parole est donnée cette fois à un spécialiste de la philosophie morale et de la pensée religieuse de l’antiquité grecque : André Motte, professeur hre à l’Université de Liège, directeur de la revue internationale « Kernos ».

    Quelle leçon peut-on tirer aujourd’hui de l’histoire des rapports entre la religion, la philosophie et la politique dans la Grèce antique ?

    Les cités grecques ont toujours imbriqué la politique et la religion.  Est-ce à dire que la puissance publique était totalitaire sur ce point (comme sur d’autres) ? Quels liens unissent exactement la religion, les mœurs et les convenances sociales de l’antiquité ?  Jusqu’où la vie religieuse était-elle encadrée par le pouvoir politique ? L’impiété était-elle admise ? Pourquoi Socrate fut-il condamné ? Comment les Grecs ont-ils concilié l’essor de la philosophie et les mythes du polythéisme ? La raison qui engendre la morale a-t-elle transformé l’image des dieux ? Pour les Grecs, existe-t-il une morale et un droit naturels fondés sur la raison, la nature, l’intuition, voire la providence ? Les dieux sont-ils justes ? La loi naturelle vient-elle des dieux ou s’impose-t-elle à eux aussi par une fatalité immuable ? L’Antigone de Sophocle est-elle l’illustration tragique de cette loi et ou du devoir d’agir selon sa conscience individuelle face aux décisions du pouvoir politique ?

    Ces questions ne sont pas anachroniques : elles rejoignent l’éternel débat sur les rapports entre la foi et la raison, la morale sociale, l’ordre et la liberté.

    politique et religion dans la pensée grecquepolitique et religion dans la pensée grecque

    Réponse au lunch-débat que le Professeur André Motte animera le mardi 27 mars prochain à 18 heures  à l’Université de Liège, place du XX août, 7 1er étage (accès par la grande entrée, parcours fléché). Horaire : apéritif à 18h00 ; exposé suivi du lunch-débat : de 18h15 à 20h00. P.A.F :10 €  (à régler sur place).  Inscription obligatoire trois jours à l’avance par tel. 04.344.10.89 ou info@ethiquesociale.org

     Quelques informations sur la suite du cycle

    Les rencontres suivant le débat sur Politique et Religion dans la Pensée grecque sont programmées comme suit (aux mêmes lieu et heures) :

    Mercredi 25 avril 2012 :

    Neutralité ou pluralisme dans l’espace public : avec Francis Delpérée, sénateur, professeur ém. de droit constitutionnel à la Faculté de droit de l'Université Catholique de Louvain (UCL) 

    Mardi 29 mai 2012 :

    Religions et État et dans l’Islam : avec Vincent LEGRAND, professeur à  la Faculté des sciences économiques, sociales, politiques de l’Université Catholique de Louvain (UCL), ancien chargé de cours au Centre interdisciplinaire d'étude des religions et de la laïcité de l’ULB à Bruxelles

    Mercredi 20 juin 2012 :

    la religion en droit comparé à l'aube du XXIe siècle : avec Louis-Léon Christians, professeur de droit des religions à la Faculté de Théologie de l’Université Catholique de Louvain (UCL), Vice-Président de l’Institut de recherche Religions, Spiritualités, Cultures, Sociétés.

    Renseignements et inscriptions :

    e-mail : à info@ethiquesociale.org

    téléphone : 04.344.10.89 ou 04.253.25.15, portable : 0475.83.61.61 

  • A l’initiative d’un « collectif d’étudiants »

    TROISIEME MARCHE POUR LA VIE

    LE DIMANCHE 25 MARS 2012 A BRUXELLES

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    A priori on se demande si tout cela sert vraiment à grand’chose. Les contre-manifestants seront sans doute là aussi (en tout cas ils organiseront une marche "pro choice" la veille).On se comptera, on échangera des slogans. La RTBF ira filmer plus ou moins tendancieusement les uns et les autres. Trois petits tours et puis s’en vont ? Et pourtant…

    Le professeur Michel Ghins nous explique de façon convaincante pourquoi l’association « Action pour la famille », dont il est le président, se joindra à la manifestation "pro life". Un ton au dessus de la propagande, et qui donne à réfléchir. Faut-il rappeler que Michel Ghins est professeur de philosophie à l’Ucl et président du centre de philosophie des sciences de cette université ?  Voici son texte :

    « Action pour la famille soutient la Marche pour la vie organisée par un collectif d’étudiants qui partira le dimanche 25 mars à 14h du Mont des Arts (près de la statue du roi Albert I) à Bruxelles. Pour plus d’informations http://www.marchforlife.be

    Malgré les campagnes en faveur de l’usage des contraceptifs et des cours d’éducation affective et sexuelle dans les écoles, le nombre d’avortements ne cesse de progresser en Belgique. Selon les chiffres du dernier rapport de la commission d’évaluation sur l’interruption de grossesse, nous sommes passés de 13 474 avortements en 2003 à 19 421 en 2009, alors que le nombre de femmes en âge d’avoir des enfants est en diminution constante. Plus inquiétant encore : la proportion de jeunes femmes (moins de 25 ans) qui subissent une IVG ne cesse d’augmenter.

    Ne nous voilons pas la face : que l’on soit pro-choice ou pro-life, nous devons admettre qu’il y a un problème de l’avortement en Belgique. Plusieurs décennies d’utilisation de plus en plus répandue et efficace de méthodes contraceptives nous montrent qu’elles sont impuissantes à enrayer cette tendance à la hausse.

    Les propositions d’Action pour la famille :

    1. Aider en priorité la femme qui demande une interruption volontaire de grossesse à garder son enfant. Il est frappant de constater le grand nombre de femmes qui invoquent comme raison d’une IVG de « ne pas souhaiter d’enfant pour le moment » (4659 en 2009). Or la loi de 1990 stipule que l’avortement n’est dépénalisé que pour les femmes que « leur état place dans une situation de détresse » avérée et qu’il revient au médecin qui pratiquerait l’IVG, et au médecin seul, d’apprécier cet état de détresse. La loi précise également que la femme qui souhaite interrompre sa grossesse a le droit d’être clairement et complètement informée sur les « droits, aides et avantages garantis par la loi aux familles, aux mères célibataires ou non, et à leurs enfants, ainsi que sur les possibilités offertes par l’adoption de l’enfant à naître. »

    Plutôt que de simplement prendre acte d’un « état de détresse » il faut en premier lieu de tout faire pour aider la femme à sortir de cette détresse en gardant l’enfant, éventuellement en décidant de le confier à terme à l’adoption, tout en bénéficiant de l’accompagnement psychologique indispensable à une telle décision. La possibilité de l’adoption ainsi que l’aide psychologique nécessaire sont clairement mentionnées par la loi. Une écoute déculpabilisante et généreuse de son cœur et de son temps est absolument indispensable. Le plus souvent, une femme doit affronter seule l’épreuve de l’avortement. Ceci est d’autant plus préoccupant pour les mineures d’âge qui ont accès à l’avortement sans avoir à en informer leurs parents.

     2. Rappeler que l’avortement n’est pas un droit. La loi de 1990 n’instaure pas un « droit à l’avortement » mais une dépénalisation dans des conditions précises. Un tel droit impliquerait l’obligation à quiconque de pratiquer un avortement pourvu que les conditions légales soient remplies. Or, le législateur dit bien qu’ « aucun médecin, aucun infirmier ou infirmière, n’est tenu de concourir à une interruption de grossesse ». Certainement, une femme, comme chacun d’entre nous, est libre d’opérer ses propres choix. Mais ce choix doit s’effectuer dans des conditions qui n’imposent pas une décision dans un sens ou dans un autre, et en ayant toujours en vue qu’en principe, une femme voudrait d’abord garder son enfant. Rappelons également, que le choix d’une IVG n’engage pas seulement la femme, mais une autre vie humaine : celle qu’elle porte en elle.

    3. Briser le tabou sur les conséquences psychologiques d’un avortement. Une véritable loi du silence empêche les femmes de s’exprimer sur les difficultés psychologiques et relationnelles qui surviennent souvent suite à une interruption de grossesse. Cependant, de plus en plus de femmes ont le courage de faire état publiquement des difficultés éprouvées à surmonter une IVG, des difficultés d’autant plus importantes que l’avortement est tardif et qui se manifestent parfois de nombreuses années après. Or, l’expression d’une souffrance aide considérablement à la surmonter et peut permettre à d’autres de l’éviter. Les femmes qui demandent une interruption de grossesse ont le droit d’être informées clairement et complétement sur les conséquences psychologiques possibles d’une IVG et les personnes qui les accueillent ont le devoir de lui communiquer cette information. Action pour la famille est opposée à tout allongement du délai légal actuel de 12 semaines.

    4. Dispenser dans les écoles des cours d’éducation sexuelle et surtout affective qui mettent en valeur la beauté du don de soi à l’autre et la joie qui l’accompagne. L’amour qui vise le bien de l’autre conduit tout naturellement à une attitude de respect et à une prise de conscience de ses responsabilités. S’engager dans des relations sexuelles à un âge précoce ou dès le début d’une relation peut entraîner des conséquences dommageables pour l’équilibre affectif. De tels comportements peuvent aussi porter préjudice à la réussite future d’une relation amoureuse stable.

    5. Garantir davantage les droits et la protection des femmes enceintes à l’égard de leur employeur et assurer leur retour au travail dans de bonnes conditions. Des décisions politiques doivent aider à concilier la vie familiale avec la vie professionnelle, aussi bien pour les hommes que pour les femmes. Action pour la famille est favorable à l’instauration du salaire parental.

    Action pour la famille asbl est une association citoyenne, pluraliste et indépendante qui ne reçoit aucune subvention d’organisations publiques ou privées. Visitez notre site internet

    Pour se rendre à cette marche à Bruxelles (rassemblement le 25 mars à 14h au Mont des Arts, près de la Gare centrale : rendez-vous

     

    depuis Liège  -hall de la gare des Guillemins, à 12h45 (afin de prendre le train de 13h pour Bruxelles)

    ▶ depuis Verviers - devant la gare, à 12h15 (afin de prendre le train de 12h37 pour  Bruxelles)

    Contacts pour Liège-Verviers: Mme Monique Crismer tél  04.263.59.44  e-mail jean.crismer@skynet.be

  • Premier Dimanche du Mois avec la Schola grégorienne

    EGLISE DU SAINT-SACREMENT
    Boulevard d’Avroy, 132 à Liège

     

     

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    DIMANCHE 4 MARS 2012 À 10 HEURES

    MESSE DU PREMIER DIMANCHE DU MOIS 

    Deuxième Dimanche du Carême  2012 

    Evangile de la Transfiguration du Seigneur (Matth., 17, 1-9) 

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    le Mont Tabor 

    Dans la tradition chrétienne, le mont Tabor (en Galilée) est lié au lieu de la Transfiguration de Jésus. Bien qu'il ne soit pas mentionné dans le Nouveau Testament, ce mont Tabor est lié à l'évènement depuis les temps anciens, et l'on trouve, en son sommet, plusieurs vestiges d'églises. Il fut occupé par un nombre non négligeable de moines et d'ermites

    De Jésus, l'Ecriture affirme que, s'étant retiré dans la montagne avec Pierre, Jacques et Jean, « Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements blancs comme la lumière. » Matthieu 17, 2.

    Jésus emmène trois disciples qui lui sont proches, et qui seront présents au moment de son agonie et de sa mort. Cette révélation de Jésus transfiguré leur est accordée pour affermir leur foi avant la passion :« il les emmène à l’écart sur une haute montagne »

     La montagne est le cadre idéal pour la prière. Jésus se rend souvent seul sur une colline pour prier. Le haut d’une montagne est toujours dans la bible le lieu de rencontre avec Dieu. C’est sur une haute montagne que Moïse avait eu la révélation du Dieu de l’Alliance et avait reçu les tables de la Loi. C’est encore sur une haute montagne que le prophète Elie avait eu la révélation du Dieu de tendresse manifesté dans la brise légère.

     « Il fut transfiguré devant eux » Jésus apparaît revêtu de la gloire de Dieu, il se montre sous sa nature divine lui qui est à la fois vrai homme et vrai Dieu.

    « Voici que leur apparurent Moïse et Elie » Moïse et Elie, les deux colonnes de l’Ancien Testament, la loi et les prophètes.« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis tout mon amour ; écoutez-le ! » De même, les dix commandements donnés par Dieu à Moïse commençaient par « écoute Israël. » Le Seigneur nous demande d’ouvrir nos oreilles et notre cœur à sa Parole. « les disciples tombèrent face contre terre et furent saisis d’une grande frayeur …/… Jésus s’approcha, les toucha et leur dit : ‘ Relevez-vous et n’ayez pas peur ! ‘ ».

    Ce n’est pas étonnant que les disciples aient un mouvement de peur devant cette manifestation si spectaculaire de Dieu qui est le tout autre, le tout puissant, le très haut. Tout de suite après, Jésus est là pour les rassurer, il les touche pour leur signifier qu’il est aussi le tout proche, le frère, l’ami. Voilà toute la vérité sur Dieu, transcendant et intime.

    « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. » Jésus leur confie qu’il va ressusciter, mais les hommes ne sont pas encore prêts à recevoir ce témoignage.

    premier dimanche du mois à l'église du saint sacrement à liège

    Messe selon le missel de 1962 

    Propre grégorien de la messe «Reminiscere »  

    Kyriale XVII (XIVe siècle), Credo I (XIe siècle)

    Hymne du Carême « Audi, benigne conditor »  

    L'hymne du Carême nous met dans l'état d'esprit de ce temps liturgique. Cette hymne est plutôt joyeuse, remplie d'espérance, celle de la fin de cette vallée de larmes.  Cliquez ci-dessous pour l'entendre, interprétée par l'ensemble Vox Reflexa :

    Audi benigne conditor performed by Vox Reflexa - YouTube

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    LA MESSE EST CHANTEE PAR LA SCHOLA DU SAINT-SACREMENT

    À L’ORGUE, PATRICK WILWERTH

    Professeur au Conservatoire de Verviers

     Livrets à votre disposition sur la table au fond de l’église pour suivre la messe 

  • Un succès pour la célébration de la messe latine traditionnelle à Malmedy

     Cliquez ici pour voir le reportage:

        Malmedy : retour de la messe en latin - TELEVESDRE Télévision

     

     

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    La première messe latine traditionnelle a eu lieu à l'église des Capucins de Malmedy, le dimanche 26 février 2012 à 18 heures. On a dénombré 130 personnes dans l'assemblée.

    fc04746b-f960-471c-88ff-840ee37bf312.jpgBeaucoup de piété, des Malmédiens mais aussi pas mal de fidèles venus de la Communauté germanophone toute proche. Télévesdre et la BRF étaient présentes et ont interviewé le célébrant, M. l'abbé Claude Germeau, ainsi que les organisateurs. Peut-être n'est-ce pas le plus important, car le sérieux tranquille et priant des fidèles, venus aussi en famille, est ce qui a le plus impressionné. Rien à voir avec la militance et les crispations intégristes dont certaines "chapelles pointues" donnent quelquefois le mauvais exemple.

    "Perge ut instituisti"...

    Voici le calendrier complet des célébrations prévues à Malmedy pour 2012. Il a été établi en concertation avec le Curé-Doyen du lieu :

     26 février, 1eer dimanche du carême ; 18 mars, 4e dimanche de carêmesuccès pour la messe en latin à malmedy (« Laetare ») ; 22 avril, 2e dimanche après Pâques (« bon Pasteur ») ; 20 mai, dimanche après l’Ascension ; 17 juin, 3e dimanche après la Pentecôte ; 22 juillet, 8e dimanche après la Pentecôte ; 19 août, 12e dimanche après la Pentecôte ; 23 septembre, solennité de saint Lambert, patron du diocèse ; 21 octobre, 21e dimanche après la Pentecôte ; 18 novembre, 25e dimanche après la Pentecôte ; 9 décembre, 2e dimanche de l’avent.Toutes ces messes seront célébrées à 18 heures, à la Chapelle des Capucins. Pour plus de renseignements,  tél. 080.33.74.85 (L. Aussems) ou 080/39.81.28 (P. Lambert).

    succès pour la messe en latin à malmedy

    Grenz-Echo 28.2.12

  • Invitation à un week-end de réflexion

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    Régulation des naissances, avortement, procréation médicalement assistée, expérimentations sur les embryons…

    L’EGLISE FACE AUX PROGRÈS DE LA SCIENCE

    Que dit l’Eglise ?  Comment justifie-t-elle ses positions ?

    Peut-elle/doit-elle changer de discours ?  Pourquoi (pas) ?

    Du samedi 17 mars 2012 à 10h30

    au dimanche 18 mars 2012 à 16h00

    (Possibilité de loger sur place)

     

    Avec le Dr. Jean-Benoît Linsmaux, médecin psychiatre
    et l’abbé Bruno Jacobs, aumônier au CHU de Mont-Godinne

    Lieu : Rue des Capucins 19, 5590 Ciney

    PAF libre

    Renseignements et inscriptions :  bjacobs@gmx.com

     

  • Un débat à l’université de Liège, le mardi 28 février 2012 à 18h00 :

    « La laïcité dans le cadre des institutions de l’Union européenne »

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    Dans le cadre de son cycle de rencontres 2011-2012 « neutralité ou pluralisme », l’Union des Etudiants catholiques de Liège (Cercle « Ethique sociale ») organise un lunch-débat  sur le thème « La laïcité dans le cadre des institutions de l’Union européenne ».

    Qu’est-ce que la laïcité ? En quel sens les institutions publiques peuvent-elles ou doivent-elles être laïques ? A l'heure du pluralisme et du sécularisme, l'Eglise n'a-t-elle plus rien à leur dire, ni à la société civile? Ces pouvoirs sont-ils à ce point séparés?Qu’en est-il de la laïcité dans le droit positif et la pratique de l’Union européenne et de ses Etats membres ?

    C’est Monseigneur Piotr Mazurkiewicz (photo), Secrétaire général de la Commission des Episcopats de la Communauté européenne (COMECE) qui a été invité à débattre de ces questions avec le public. Mgr Mazurkiewicz est aussi professeur ordinaire d’Ethique politique à la faculté  des Sciences politiques de l’Université de Varsovie. La rencontre aura lieu en présence de Mgr Jousten, évêque de Liège,

     le mardi 28 février 2012 à 18h00, au bâtiment du Rectorat de l’Université de Liège, Place du XX août, 7, 1er étage: salle des professeurs (accès par la grande entrée de l'immeuble) .

     Horaire : apéritif à 18h00 ; exposé suivi du lunch-débat : de 18h15 à 20h00. P.A.F : 10 €  (à régler sur place). Inscription à l’avance par tel 04.344.10.89 ou e-mail info@ethiquesociale.org

     

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    Dans la perspective de ces échanges, voici quelques réflexions sur la notion de laïcité telle qu’elle s’est développée au cours des siècles et qui est loin de faire l’unanimité même au sein de l’Europe, la moindre des difficultés n’étant pas celle de savoir de quoi l’on parle exactement :

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    La notion de laïcité (le mot dérive de laïc, non clerc, qui est d’origine ecclésiale) n’est, en effet, pas univoque, ni en termes de sociologie, ni en termes de droit positif. La question se pose alors de savoir si une notion aussi imprécise, voire confuse, présente une vraie utilité opérationnelle pour les sciences humaines.

    Le terme laicus est utilisé dans le vocabulaire des églises chrétiennes dès l'Antiquité tardive pour désigner toute personne de la communauté qui n’est ni clerc, ni religieux; c'est-à-dire profane en matière de théologie : λαϊκός, laikos, « commun, du peuple, laos », par opposition à κληρικός, klerikos, clerc.[

    Par ailleurs, le concept de laïcité, en tant que distinction du pouvoir ecclésiastique et du pouvoir séculier, est aussi ancien que le christianisme, même s’il ne s'exprime pas d'emblée dans le champ lexical du laïcat.

    « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » dit Jésus aux princes des prêtres et aux scribes (Lc 20, 20-26 ;  Mc 12, 13-17 et Mt 22, 15-22) . C'est le point de confrontation proprement dit entre le christianisme et l'Empire romain: L'Etat tolérait parfaitement les religions privées, à la condition toutefois qu'elles reconnaissent le culte de l'Etat lui-même,  Les chrétiens refusent cette « totalité fusionnelle » des pouvoirs, qui est de règle dans la cité antique.

    Mais il faut se garder de tout anachronisme : il s’agit d’une distinction plus que d’une séparation au sens laïciste. Pie XII, dans une allocution du 23 mars 1958,  parlait encore d’une « saine » laïcité s’inspirant (sans le dire) de la théorie catholique classique des « deux glaives » : il s’agit, disait le Saint-Père,  de maintenir les deux pouvoirs (spirituel et temporel) « distincts mais aussi toujours unis, selon de justes principes ».  Selon cette théorie, le pouvoir spirituel de l’Eglise, qui commande et ordonne le bien commun surnaturel, et le pouvoir temporel de la société civile, qui commande et ordonne le bien commun naturel, ne peuvent s’opposer : ils se complètent et doivent s’aider mutuellement, sachant que le pouvoir spirituel prime sur le pouvoir temporel (comme l’explique saint Thomas d’Aquin dans le De Regno). Les deux ont le même objet sous des modalités différentes : le bien des âmes.

    En revanche, issu de l’esprit des Lumières du XVIIIe siècle, le concept moderne de laïcité a un tout autre sens, selon lequel l’Etat, séparé de l’Eglise, serait porteur de valeurs publiques transcendant les religions, renvoyées à la sphère privée. Comme le note Benoît XVI (dans "Le sel de la terre". Flammarion/Cerf, 1997)  « ce qui est négatif, là, c'est que la modernité entraîne avec soi la réduction de la religion au subjectif -et rend ainsi de nouveau un caractère absolu à l'Etat ».

    D'une part, explique Joseph Ratzinger, « le christianisme n'a jamais voulu se considérer comme religion d'Etat, du moins dans ses commencements, mais se distinguer de l'Etat. Il était prêt à prier pour les empereurs, mais non à leur offrir des sacrifices ». D'autre part, « il a toujours officiellement tenu à ne pas être un sentiment subjectif -"le sentiment est tout" dit Faust- mais il voulait être une Vérité propagée au coeur de l'opinion publique, qui lui donne des critères de valeur et qui, dans une certaine mesure, engage aussi l'Etat et les puissants de ce monde. Je crois qu'en ce sens le développement de la modernité apporte un côté négatif: le retour de la subjectivité ».

    Qu’en est-il de la laïcité dans le droit positif des pays européens et de l’Union qui les lient aujourd’hui ?

    De la laïcité de l’Etat affirmée, non sans ambiguïtés, comme principe identitaire (France*, Portugal **) aux pays professant une (ou plusieurs) religions d’Etat (Danemark, Grèce, Norvège, Royaume-Uni), en passant par les régimes concordataires (du type espagnol, italien, polonais, allemand et même portugais ou alsacien-mosellan) et les situations sui generis (comme en Belgique *** ou en Irlande), l’Union européenne respecte et s’accommode des divers statuts conférés aux cultes par les droits nationaux de ses Etats membres.

    Reflet de cette diversité, l’article 17 du « traité sur le fonctionnement de l’Union européenne » (Lisbonne 2009) énonce que : 

    - « L’Union respecte et ne préjuge pas du statut dont bénéficient, en vertu du droit national, les Eglises et les associations ou communautés religieuses dans les Etats membres » ;

    -« L’Union respecte également le statut dont bénéficient, en vertu du droit national, les organisations philosophiques et non confessionnelles » ;

    -« Reconnaissant leur identité et leur contribution spécifique, l’Union maintient un dialogue ouvert, transparent et régulier avec ces Eglises et organisations ».

    En France, certains esprits se sont élevés contre l’alinéa 3 de cet article 17, estimant qu’il accordait aux Églises des privilèges incompatibles avec une constitution « laïque ».

    A contrario, d’autres en Europe ont regretté que dans le préambule du « traité de l’Union » tel qu’il a aussi été adopté à Lisbonne (et avant celui-ci, dans le projet avorté de constitution européenne) aucune référence explicite ne soit faite à l’héritage chrétien des pays membres. L’un des considérants se borne en effet à évoquer les « héritages culturels, religieux et humanistes de l'Europe, à partir desquels se sont développées les valeurs universelles que constituent les droits inviolables et inaliénables de la personne humaine, ainsi que la liberté, la démocratie, l'égalité et l'État de droit ».

    Quoi qu’il en soit, à la différence de  l’article 17 du traité « sur le fonctionnement de l’Union », le considérant précité du préambule du « traité de l’Union » ne constitue pas une disposition de droit positif.

    ________

    (*) l’article 1er de la constitution française de 1958 proclame que la France est un Etat laïc, sans définir ce qu’il entend par là. Et à cet égard, rien n’est simple. Ainsi, le concept de laïcité n’est pas forcément synonyme de séparation des Eglises et de l’Etat. De ce point de vue même, la célèbre loi de 1905 expulsant l’Eglise de la sphère publique française n’a pas empêchéla République d’entretenir des liens avec elle : loi sur les édifices publics mis à la disposition du culte (1907), rétablissement des relations diplomatiques avec le Saint-Siège (1921), applicabilité du concordat de 1801 en Alsace-Moselle (1925), loi Debré sur les rapports entre l’Etat et les établissements scolaires privés (1959), accord avec le Saint-Siège sur la reconnaissance des diplômes délivrés par l’enseignement supérieur catholique (2008) etc.

    Ajoutant à la perplexité de l’observateur étranger, l’actuel président de la Républiquefrançaise, lors de sa réception paradoxale ( pour le Chef d’un Etat séparé de l’Eglise) comme chanoine honoraire de l’archi-basilique du Latran à Rome (2007), a appelé de ses vœux l’avènement d’une laïcité positive reconnaissant que les religions constituent un atout sociétal. Là encore l’éclairage des Lumières s’en trouve singulièrement biaisé. 

    (**) L’article 41, paragraphe 4 de la constitution portugaise de 1976 votée à la faveur de la « révolution des œillets », établit que l’État est  « laïc » mais le nouveau concordat établi en 2004 avec le Saint-Siège « garantit le caractère exceptionnel des relations entre le Portugal et l’Église catholique sans que rien n’entre en contradiction avec l’ordre juridique portugais », ce qui éloigne la laïcité portugaise de celle des Lumières.

    (***) L’Etat belge n’est pas laïc en ce sens qu’il serait porteur d’une éthique « citoyenne » transcendant les convictions individuelles, ni obligatoirement agnostique devant le phénomène religieux : la laïcité est assimilée, par la loi, aux cultes reconnus, en tant que philosophie du « libre examen ». 

    Parler de séparation de l’Eglise et de l’Etat serait aussi inapproprié, si l’on entend par là qu’ils n’ont rien à voir ensemble. Les dispositions constitutionnelles et légales organisent plutôt une certaine indépendance dans le respect mutuel. Et même un peu plus : à ce titre, on peut citer, la rémunération par l’Etat des ministres des cultes reconnus et divers privilèges ou contraintes connexes, la répression pénale propre aux désordres et outrages touchant à l’exercice ou aux objets du culte, à la personne de ses ministres ou à leur habit officiel ; l’organisation de préséances protocolaires ou diplomatiques; les honneurs civils et militaires rendus lors de certaines cérémonies religieuses officielles, comme le « Te Deum », mais aussi les poursuites pénales spécifiques contre les ministres du culte qui attaqueraient « directement » un acte de l’autorité publique ou célébreraient le mariage religieux des époux avant leur mariage civil.

    On comprend ainsi pourquoi la neutralité des pouvoirs publics n’est, pas plus que la laïcité, mentionnée comme telle dans la constitution, même si certains la déduisent de l’interdiction des discriminations et du principe d’égalité qui y sont inscrits. Face à la pluralité des religions, cette neutralité est, pour le moins, toute relative puisque l’Etat (et à sa suite les autres pouvoirs publics) soutient le libre développement des activités religieuses et apporte son aide et sa protection aux sept cultes (laïcité comprise) qu’il reconnaît, parmi lesquels – primus inter pares – le catholicisme romain. Il faut donc, à tout le moins, parler d’une neutralité « positive ».  

  • Célébration des Cendres

     

     

    EGLISE  DU SAINT-SACREMENT

    Boulevard d’Avroy, 132 à Liège

     

     

    mercredi des cendres à l'église du saint-sacrement de liège

    MERCREDI 22 FEVRIER 2012 À 18 HEURES

    MESSE DES CENDRES 

    Grégorien: Kyriale XVIII. Hymne Attende Domine

    Ouverture du Carême 2012 

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    « memento quia pulvis es » 

    Bénédiction et imposition des Cendres aux fidèles

    par

    MONSIEUR L’ABBÉ CLAUDE GERMEAU 

    « Feria Quarta Cinerum »

    mercredi des cendres à l'église du saint-sacrement de liège

    Comme toute fête de l’année au calendrier chrétien, le mercredi des cendres, par lequel débute le carême,  se situe en référence à la fête des fêtes qu’est Pâques qui célèbre le passage de la mort à la résurrection de notre Seigneur Jésus Christ. Fête tellement importante qu’elle est célébrée durant cinquante jours (de là vient le mot Pentecôte), et qu’elle est précédée d’une préparation de quarante jours. Le mot "carême" est la contraction du mot latin quadragesima, qui signifie quarantième -sous-entendu : jour, le quarantième jour étant le jour de Pâques.

    Cette préparation est un temps de cheminement spirituel, tout entier orienté vers Pâques, pour ceux qui se préparent à être baptisés à la veillée pascale et pour tous les fidèles. Il est marqué par le jeûne (privation), la prière et le partage (charité, solidarité), et pas seulement comme pratique à observer - d’ailleurs le plus discrètement possible (voir Matthieu 6, 5-18 "Quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu… mais parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes") - mais véritable démarche spirituelle. La durée de quarante jours est d’ailleurs à mettre en relation avec les 40 jours de Jésus au désert précédant sa vie publique, eux-mêmes en relation symbolique avec les quarante ans de traversée du désert par les Hébreux avant l’entrée en Terre promise.

    C’est pour tenir les quarante jours de jeûne et de privation, en dehors des dimanches qui sont toujours jour de fête et de résurrection - même en temps de Carême - que le début de celui-ci fut avancé au mercredi avant le 1er dimanche de carême. La cendre évoque la faiblesse de l’homme (cf. Genèse 3, 19 "Souviens-toi que tu es poussière…"), elle évoque aussi le péché et la fragilité de l’homme (cf. Sagesse 15, 10 ; Ézéchiel 28, 18 ; Malachie 3, 21) et son regret du péché (cf. Judith 4, 11-15 ; Ézéchiel 27, 30). Pour les chrétiens, l’imposition des cendres est avant tout, un rite pénitentiel dont la signification est portée par la phrase que prononce le prêtre en faisant le geste : "Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle." (Marc 1, 15).  

    "Ne tarde pas, dit le Seigneur, convertis-toi à Dieu, et ne diffère pas de jour en jour." Ce sont les paroles de Dieu et non les miennes; vous ne les avez pas entendues de moi, mais moi je les entends avec vous : "Ne tarde pas, dit-il, convertis-toi au Seigneur." Mais toi tu réponds : "Demain! demain!" (dans le latin du texte : "Cras! cras!") Quel croassement de corbeau! Comme le corbeau envoyé de l'arche n'y est pas revenu et, maintenant qu'il est vieux, dit encore : Demain! demain! C'est le cri du corbeau : tête blanche et coeur noir. Demain! demain! c'est le cri du corbeau : le corbeau n'est pas revenu à l'arche, la colombe est revenue. Qu'il se perde donc, le croassement du corbeau, et que se fasse entendre le gémissement de la colombe." Saint Césaire d'Arles, 470-542

     

  • Liturgie au Saint-Sacrement: dimanche de la septuagésime

     

     

    EGLISE DU SAINT-SACREMENT
    Boulevard d’Avroy, 132 à Liège

     

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    PREMIER DIMANCHE DU MOIS

    Dimanche 5 février 2012 à 10 heures

    MESSE DE LA SEPTUAGÉSIME

    (missel de 1962)  

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    Evangile : parabole des ouvriers de la onzième heure

    Cette parabole signifie que la générosité de Dieu dépasse notre justice humaine. En effet on associe le propriétaire de la vigne au Seigneur, c'est-à-dire Dieu. Les rapports de Dieu avec l'homme ne sont pas les rapports qu'a un patron avec ses ouvriers. Parmi les premiers chrétiens, ceux d'origine juive pouvaient être choqués de voir des pécheurs et des païens appelés comme eux dans la communauté des chrétiens. La leçon est transposable en tous temps.

    Les chants de la messe:

    Propre grégorien  «circumdederunt me »  Kyriale  XI « orbis factor » (XIVe siècle), Credo I (XIe s.) Repons « Media vita »  (XIIe s.)

    La chronique rapporte que lorsqu'on chantait à l'office le célèbre répons Media vita, "au milieu de la vie, nous sommes dans la mort ",  le « docteur angélique » -saint Thomas d’Aquin (1225-1274) - pleurait en silence.

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    Liturgie chantée par la Schola du Saint-Sacrement. A l’orgue, Patrick Wilwerth , professeur au conservatoire de Verviers.

      

     Informations: 04.344.10.89 ou e-mail sursumcorda@skynet.be

     

     

     

    LE TEMPS DE LA SEPTUAGÉSIME

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    Avec la Septuagésime, nous quitterons définitivement ce dimanche le cycle de Noël pour entrer dans le cycle Pascal. Les rites extérieurs propres à cette nouvelle saison liturgique  -suppression du Gloria à la messe, suppression du joyeux Alleluia, ornements violets- tout cela est singulièrement évocateur et suffirait à caractériser l'atmosphère où va désormais se dérouler la liturgie : c'est maintenant l'esprit de pénitence qui va - et de plus en plus à mesure que l'on approchera des jours saints où se célèbre le mystère de la passion du Seigneur - marquer de son sceau la prière de l'Eglise.

    En somme, comme le Carême est la préparation à la Semaine Sainte, le temps de la Septuagésime et la préparation au Carême. Il en est comme une sorte d'anticipation durant trois dimanches (septuagésime, sexagésime, quinquagésime)

    Cette messe de la Septuagésime (circumdederunt me gemitus mortis) qui sera chantée dimanche prochain, peut être considérée à tous égards parmi les plus belles de l'année liturgique. On y entendra aussi le célèbre repons « Media Vita », si populaire au moyen-âge . Comme l’a écrit Camille Bellaigue, un critique musical réputé d’autrefois, « c'est un chant tragique et sublime. "Sancte Deus ! Sancte Fortis ! Sancte misericors Salvator !" Sur chaque sancte ! les voix se laissent tomber lourdement, puis remontent, comme si toute l'humanité chargeait cette note unique de tout le poids de son épouvante et de sa misère, pour la relever aussitôt de toute la force de sa foi et de son espérance". Puis, soudain, aux versets, les voix s'élèvent, tranchant nettement sur ce qui a précédé, s'installent à l'aigu, et avec une force splendide, à la fois de supplications et de confiance, rappellent à Dieu ses bienfaits passés, comme pour Le mettre en demeure de se montrer encore. Venez l’écouter…

     Dimanche 5 février 2012 à 10 heures à l’église du Saint-Sacrement à Liège (Bd d’Avroy, 132)

     

  • Académie des Juniors à l'église du Saint-Sacrement de Liège

     Le samedi 28 janvier 2012 à 15 heures

    l’Académie de Chant Grégorien à Liège

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     lance un cycle de cours pour les Juniors  

    Au mois de novembre 2011, l’Académie de Chant grégorien ouvrait à l’église du Saint-Sacrement à Liège son 9e cycle de cours pour adultes. Trente inscrits à ce cycle, préparent, en douze leçons dirigées par Stéphan Junker, professeur au conservatoire de Verviers, une après-midi festive qui illustrera « les quatre saisons du plain chant ». La manifestation aura lieu le samedi 12 mai prochain de 16 à 18 heures, au Saint-Sacrement et à l’église des Bénédictines.

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    dans les locaux de l'église du Saint-Sacrement

    A partir de cette année, la possibilité est aussi offerte d’inscrire des jeunes de 8 à 16 ans à l’Académie des Juniors : un cycle d’initiation à la pose de la voix et à la lecture musicale grégorienne, en cinq leçons données à l’église du Saint-Sacrement (Bd d’Avroy, 132 à Liège) de janvier à mars 2012  (samedis 28/1, 11/2, 3/3, 17/3 et 31/3 de 15 à 17h), sous la direction de Patricia Moulan . Formée au Conservatoire de Verviers (classe de chant de Céline Vieslet, lauréate du concours Dexia), Patricia Moulan est aussi organiste et membre de plusieurs chorales, telles que le Chœur Universitaire de Liège, l’Ensemble Praeludium et la Maîtrise de la Ville de Verviers. La formation est ouverte à tous sans prérequis.

    Les parents intéressés par cette initiative peuvent s’adresser au Secrétariat de l’Académie à Liège et y inscrire les jeunes gens motivés : tél. 04.344.10.89 (en cas d’absence : portable 0498.33.46.94) ou e-mail jpschyns@skynet.be