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05/04/2015

Saint Jour de Pâques : le graduel de la messe

Voici le jour que le Seigneur a fait ; exultons et réjouissons-nous en lui.

Psaume 117 
Haec dies, quam fecit Dominus:
exsultemus, et laetemur in ea.
V. Confitemini Domino, quoniam bonus:
quoniam in saeculum misericordia eius.

Voici le jour, celui que fit le Seigneur :
exultons et réjouissons-nous en lui.
V. Confessez le Seigneur, car il est bon ;
car sa miséricorde est pour les siècles.

 

On ne peut chanter ce graduel de la messe de Pâques sans se laisser gagner par la grâce de Pâques. L'atmosphère si tendre du matin de la Résurrection nous guette à chaque mot ; chaque note semble avoir été le témoin direct de ces instants exquis qui ont changé le monde.

Les offices des jours saints nous avaient jeté à la figure la brutalité de la mort du Christ ; ils avaient laissé en notre âme un arrière-goût amer, une sensation de tristesse, de lourdeur et de douloureuse incompréhension. À la mort du Christ, l'univers, consterné par ces flots de haine jaillis du cœur de l'homme, s'était arrêté de respirer, l'œil plongé dans l'obscurité : Tenebrae factae sunt : il se fit des ténèbres. On ne voyait plus de sens à rien, tout devenait absurde.

Mais en ce matin de Pâques, tout reprend vie, la chair du monde retrouve des couleurs. Les saintes femmes courent au tombeau, les visages défaits. Pourtant, sur leur passage, les sentiers embaument, annonçant déjà la nouvelle fulgurante de la Résurrection. Vous rendez-vous compte : à en croire les anges, le Christ serait ressuscité ! Pierre et Jean ne se rendent justement pas compte de ce qui vient de se passer dans la nuit, – c'est tellement incroyable -, mais ils doivent établir la vérité sur ce que les femmes viennent de rapporter. Ils courent eux aussi ; le plus jeune arrive le premier. Et ils virent et ils crurent. Ce qu'ils voient là ne peut pas avoir d'autre sens : le Maître est forcément ressuscité par la puissance divine.

Ça, c'est le jour qu'a fait le Seigneur, le jour neuf où le corps du Christ désormais glorieux irradie, chaque parcelle de la création.

Étrangement, le mode qu'a choisi le grégorien pour ce psaume est un mode mineur, généralement grave ; c'est celui du grand trait du Vendredi Saint ! Mais par un tour dont le grégorien a le secret, la mélodie s'envole malgré tout, cédant à la joie, parce que le Seigneur est bon de nous avoir donné tout cela. Alors c'est comme si le parfum des saintes femmes se répandait tout entier sur chaque note, comme si la bonne odeur du Christ ressuscité imprégnait tous les mots. Ce qui était grave devient profond, ce qui était lancinant devient enivrant, ce qui était pénombre devient lumière matutinale.

Cela se voit, cela s'entend ! On voudrait que ces instants de grâce parfaite ne cessent jamais.

On pleure.
                       De joie.  Alleluia !

 

Ref. Chant grégorien : Graduel de la messe de Pâques

03/04/2015

La Semaine Sainte et Pâques 2015 à l’église du Saint-Sacrement de Liège

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11/02/2015

Liège, église du Saint-Sacrement : messe et imposition des cendres le mercredi 18 février 2015 à 18h00

Ouverture du carême 2015

 EGLISE  DU SAINT-SACREMENT

Boulevard d’Avroy, 132, à Liège 

 

 

 

MERCREDI 18 FEVRIER 2015 À 18 HEURES

MESSE ET IMPOSITION DES CENDRES

par l’abbé Claude Germeau

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Chants grégoriens et Motets traditionnels

Repons « Emendemus » de la procession des cendres

Kyriale XVIII

Extraits du propre de la messe « Misereris »

Chant des psaumes 50 (latin) et 129 (français)

  Hymne du carême 

 schola, orgue (Mutien-Omer Houziaux ) et violoncelle (Octavian Morea)

Possibilité de se confesser 

 

 

Repons Emendemus (version polyphonique, William Byrd, 1539-1623): 

  

Plus d’information : tel 04.344.10.89 (secrétariat) ou sursumcorda@skynet.be 

Comme toute fête du calendrier chrétien, le mercredi des cendres, par lequel débute le carême,  se situe en référence à la fête des fêtes qu’est Pâques qui célèbre le passage de la mort à la résurrection du Christ. Fête tellement importante qu’elle est célébrée durant cinquante jours (de là vient le mot Pentecôte), et qu’elle est précédée d’une préparation de quarante jours. Le mot "carême" est la contraction du mot latin quadragesima, qui signifie quarantième -sous-entendu : jour, le quarantième jour étant le jour de Pâques.

Cette préparation est un temps de cheminement spirituel, tout entier orienté vers Pâques, pour ceux qui se préparent à être baptisés à la veillée pascale et pour tous les fidèles. Il est marqué par le jeûne (privation), la prière et le partage (charité, solidarité), et pas seulement comme pratique à observer - d’ailleurs le plus discrètement possible mais véritable démarche spirituelle. La durée de quarante jours est à mettre en relation avec les 40 jours de Jésus au désert précédant sa vie publique, eux-mêmes en relation symbolique avec les quarante ans de traversée du désert par les Hébreux avant l’entrée en Terre promise.

C’est pour tenir les quarante jours de jeûne et de privation, en dehors des dimanches qui sont toujours jour de fête et de résurrection - même en temps de Carême - que le début de celui-ci fut avancé au mercredi avant le 1er dimanche de carême. La cendre évoque la faiblesse de l’homme (cf. Genèse 3, 19 "Souviens-toi que tu es poussière…"), elle évoque aussi le péché et la fragilité de l’homme (cf. Sagesse 15, 10 ; Ézéchiel 28, 18 ; Malachie 3, 21) et son regret du péché (cf. Judith 4, 11-15 ; Ézéchiel 27, 30). Pour les chrétiens, l’imposition des cendres est, avant tout, un rite pénitentiel dont la signification est portée par la phrase que prononce le prêtre en faisant le geste : "Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle." (Marc 1, 15).   

Hymne du carême « Attende Domine » : 

Saint Césaire d'Arles, Ve siècle:

"Ne tarde pas, dit le Seigneur, convertis-toi à Dieu, et ne diffère pas de jour en jour." Ce sont les paroles de Dieu et non les miennes; vous ne les avez pas entendues de moi, mais moi je les entends avec vous : "Ne tarde pas, dit-il, convertis-toi au Seigneur." Mais toi tu réponds : "Demain! demain!" (dans le latin du texte : "Cras! cras!") Quel croassement de corbeau! Comme le corbeau envoyé de l'arche n'y est pas revenu et, maintenant qu'il est vieux, dit encore : Demain! demain! C'est le cri du corbeau : tête blanche et coeur noir. Demain! demain! c'est le cri du corbeau : le corbeau n'est pas revenu à l'arche, la colombe est revenue. Qu'il se perde donc, le croassement du corbeau, et que se fasse entendre le gémissement de la colombe."