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Eglise du Saint-Sacrement à Liège - Page 74

  • Conférence et messe de rentrée à l'église du Saint-Sacrement à Liège

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    "LITURGIE ET MODERNITE"

    Une initiative du Cercle interfacultaire Gustave Thibon

    La messe de rentrée

     

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    Le Père Gabriel Dìaz Patri, directeur de recherches liturgiques à l'université nationale de Cuyo à Mendoza (Argentine) et Curé de l'église catholique russe de la Sainte Trinité à Paris (XVIe arrondissement) nous a fait l'honneur d'être présent parmi nous le samedi 12 septembre, afin non seulement de célébrer la messe de rentrée du Cercle Gustave Thibon (17 heures), mais également d'éclairer nos esprits et nos coeurs sur les rapports entre la liturgie et la modernité: Le texte ci-dessous de la conférence qu'il a donnée (16 heures) au Saint-Sacrement,   vous montrera à quel point il est des invités qui brillent par leur honnêteté intellectuelle, dans un monde où malheureusement, ce jusque dans l'Eglise, il est difficile de faire entendre sa voix.

    De la voix, la vidéo ci-dessous vous montrera que le Père Dìaz n'en manque pas! Célébrant habituellement dans le rite byzantin (il est prêtre d'une paroisse catholique russe), il a accepté de célébrer en latin, selon la forme extra-ordinaire du rite romain, orienté c'est à dire tourné vers l'Orient, là où se lève le soleil, symbole de la résurrection du Christ. Une illustration parfaite et pratique du contenu de sa conférence en somme, le tout soutenu par le magnifique Ensemble vocal des Jeunes du Brabant Wallon, dirigé par madame Charlotte Messiaen.

    Merci au Père Dìaz, aux jeunes chanteurs, ainsi qu'aux nombreux liégeois présents ce jour-là (environ 150 personnes), lesquels découvrent ou redécouvrent avec émerveillement combien une belle liturgie peut être le reflet de la liturgie céleste!   

       

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    La conférence 

     

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    Le sujet proposé pour cette conférence présente un intérêt de la plus grande importance au regard des dérives historico-sociales de la liturgie. Notre approche, cependant, ne saurait être la même aujourd’hui que si nous avions traité du même sujet voici cinquante ans, ou même seulement trois. Des faits notoires ont modifié les données mêmes du  problème: le concept même de modernité est dévalorisé, comme d’ailleurs la conception de la liturgia, et surtout les relations entre l'une et l'autre.

     

    La pensée moderne: “sapere aude!”

    Commençons par préciser quelque peu certains aspects du phénomène multiforme et parfois changeant que nous nommons modernité. Arrêtons-nous d’abord sur la définition qu'Emmanuel Kant donne de l'Illustration dans son opuscule Beantwortung der Frage : Was ist Aufklärung? (Réponse à la question : “qu'est ce que les Lumières ?”) :Les Lumières se définissent comme la sortie de l'homme hors de son état de minorité auto-provoquée”. Et il développe: “La minorité est l'incapacité de se servir de son entendement sans être dirigé par un autre. Elle est due à notre propre faute quand elle résulte non pas d'un manque d'entendement, mais d'un manque de résolution et de courage pour s'en servir sans être dirigé par un autre. “Sapere aude ! ” Aie le courage de te servir de ton propre entendement ! Voilà la devise des Lumières” [[1]]. Kant écrit ce texte en expliquant combien il est bénéfique à l'Homme de penser par lui-même, sans préjugé. Pour ce faire, il reprend ainsi la maxime empruntée par l'Aufklärung au poète latin Horace: « Sapere aude! » (Aie le courage de savoir ! Ose savoir !). Cette conception de l’homme comme étant arrivé à l’âge de raison, à l’âge “adulte”, représente probablement la synthèse d’un processus commencé à la Renaissance et a marqué - avec des variantes très diverses, même opposées - la culture des derniers siècles, la mentalité dans un état enfantin étant alors sans doute représentée d’une façon archétypique par la liturgie telle que conçue au moyen âge.



    [1]           Aufklärung ist der Ausgang des Menschen aus seiner selbst verschuldeten Unmündigkeit. Unmündigkeit ist das Unvermögen, sich seines Verstandes ohne Leitung eines anderen zu bedienen. Selbstverschuldet ist diese Unmündigkeit, wenn die Ursache derselben nicht am Mangel des Verstandes, sondern der Entschließung und des Muthes liegt, sich seiner ohne Leitung eines andern zu bedienen. “Sapere aude! Habe Muth dich deines eigenen Verstandes zu bedienen! “ ist also der Wahlspruch der Aufklärung.”

     

    L’esprit médiéval et le sens de la liturgie

    Essayons de nous rapprocher un peu de cette conception: un regard approfondi sur l’homme et la culture du moyen âge ne peut laisser de côté l’élément qui a été la clef de voûte de cette culture, à savoir sa tension théocentrique. C'est cela qui constitue un premier contraste avec la pensée moderne, caractérisée par une tendance marquée à l’anthropocentrisme et qui se cristallise sur l’immanentisme et le naturalisme. Pour l’homme médiéval, la religion est une « vertu annexe » de la justice (en tant que partie potentielle de celle-ci), au moyen de laquelle il rend à Dieu l’honneur qui lui est dû[1]. L’homme religieux est celui qui fréquente assidûment les choses du culte divin[2]. Même s’il consiste surtout en des actes intérieurs, ce culte demande, la nature humaine étant ce qu’elle est, des actes extérieurs capables de conduire les hommes aux réalités supérieures, suivant le mot de saint Paul « Invisibilia Dei per ea quae facta sunt, intellecta conspiciuntur »[3]: les perfections invisibles de Dieu sont accessibles à l’intelligence par les oeuvres de la création.

    Ces actes extérieurs du culte, auxquels nous pouvons donner dans leur ensemble le nom de « liturgie », devaient réunir, pour pouvoir refléter dûment ces réalités supérieures, les éléments les plus élevés que l’homme pouvait produire, lesquels ils étaient ainsi consacrés à Dieu. De cette manière, la liturgie était, pour l’homme médiéval, « l’œuvre d’art » par excellence ; elle rassemblait en elle-même le plus parfait de la culture humaine mis au service du culte. Véritable « Gesamtkunstwerk », où se combinaient la philosophie, la théologie, la littérature, la musique, les arts plastiques et l’architecture. Mais l'homme médiéval avait une conception holistique du culte et de la culture, selon laquelle ces divers éléments prenaient vie en s’intégrant à la réalité vivante de la liturgie. C'est pourquoi il est nécessaire de faire attention à ne pas atomiser ni isoler ces divers éléments. Dans le cas contraire, ils resteraient sans aucun doute admirables mais irrémédiablement exempts de vie, dispersés dans des musées (les cathédrales elles-mêmes sont réduites dans une certaine mesure à être de magnifiques musées), salles de concert, disques ou bibliothèques.

     



    [1]           Thomas d’Aquin, S. Th. II- IIae Q LXXXI

    [2]          Isidore de Séville, Étym. X

    [3]              S. Th. II, IIae Q LXXXI, art. VII

     

     

    Sur la terre comme au Ciel

    Par ailleurs, d’après la conception de l’épître aux Hébreux (Chap. 9, 24), le temple terrestre de Jérusalem et son autel ne sont que l’image du sanctuaire qui se trouve dans les cieux et dans lequel, le Christ, Prêtre souverain et éternel, est entré. Les liturgies céleste et terrestre ne font donc qu’une.

    Ayant sous les yeux la vision du huitième chapitre de l’Apocalypse (Ap. VIII, 3), si chère à l’homme médiéval, où l’on trouve un ange debout devant l’autel d’or du ciel qui tient entre ses mains un encensoir (également en or), pour offrir les prières des fidèles devant la face de Dieu et les “cent quarante quatre mille” qui chantent le cantique nouveau, nous pourrions dire que la liturgie terrestre est la « concélébration » mystique avec ce culte céleste devant l’autel de « l’Agneau ».

     La liturgie est ainsi, d’une part, l’icône de la liturgie céleste eschatologique, et d’autre part elle renouvelle dans son symbolisme l’histoire du salut. C’est pourquoi, dans la pensée médiévale, l’interprétation la plus profonde de la liturgie et de ses éléments était  « spirituelle » ou « allégorique », en étroite analogie avec les quatre sens de l’Écriture propre à l’exégèse de cette époque-là (Cf. S. Th. I, Q I, art. X). « Toutes ces choses pleines de symboles et de mystères divins que sont les offices, les objets liturgiques et les ornements de l’Église, débordent d’une douceur céleste pour ceux qui, les scrutant avec amour, savent extraire le miel de la pierre et l’huile du plus dur rocher », écrivait Guillaume Durand dans son Rationale,  synthèse somme de la pensée médiévale sur le sujet.

     

    Théologie et liturgie: l’Eglise prie comme elle croit

    Mais la liturgie, même en ayant un coté “poétique”, n’est pas seulement de la poésie.  Selon le principe classique "legem credendi statuat lex supplicandi"  ("la loi de la prière établit la loi de la foi") la liturgie est l'un des "loci theologici", c'est-à-dire l'une des sources à partir de laquelle on peut argumenter en théologie pour la démonstration d'une thèse dogmatique. A proprement parler, les lieux théologiques se réduisent à l'Ecriture et à la Tradition. Néanmoins, la liturgie est une expression privilégiée de la Tradition; elle est donc un témoin fidèle de ce que l'Eglise croit parce que l'Eglise prie de la même manière qu'elle croit. Ainsi, de sa façon de prier on peut inférer la norme de sa foi. Et ceci est raisonnable, car la liturgie n'aurait pu formuler les prières qui sont les siennes et célébrer ses mystères en accord avec ces contenus précis ("lex supplicandi"), si la foi en ces vérités et ces mystères ("lex credendi") ne l'avait pas précédé dans l'Eglise universelle. C'est bien le dogme qui prévaut sur la liturgie, et non le contraire. "La liturgie de l'Eglise n'engendre pas la foi catholique, mais en est plutôt une conséquence, et les rites sacrés du culte émanent de la foi, comme un fruit vient de l'arbre", affirme Pie XII - en utilisant précisément des arguments liturgiques

    témoigner de la foi de l'Eglise, lors de la proclamation solennelle du dogme de l'Assomption de la Très Sainte Vierge[1].

    Pour toutes ces raisons, lorsqu'une vérité dogmatique est définie, la liturgie doit seulement s'efforcer de l'exprimer clairement: "La liturgie, par conséquent, ne détermine, ni même ne constitue dans un sens absolu et par sa vertu propre la foi catholique. Etant au contraire une profession des vérités divines, profession sujette au Magistère suprême de l'Eglise, elle est à même de fournir des arguments et des témoignages d'une rare valeur, pour jeter une lumière sur un point particulier de la doctrine chrétienne. Il en résulte que, si nous voulons distinguer et déterminer de façon générale et absolue les relations qui existent entre la foi et la liturgie, nous pouvons à juste titre affirmer que la loi de la foi doit établir la loi de la prière"[2].

     

     Vatican II rappelle quelques concepts fondamentaux

    Pour saisir toute la portée de cette doctrine, j’aimerais relire quelques concepts fondamentaux sur la liturgie que nous emprunterons à la Constitution liturgique du Concile Vatican II, Sacrosanctum Concilium (SC): “C’est à juste titre que la liturgie est considérée comme […] culte public intégral exercé par le Corps mystique de Jésus-Christ, c'est-à-dire par le Chef et par ses membres (SC7, cf. 26). C’est “l'exercice de la fonction sacerdotale de Jésus-Christ” (SC7). En effet, dans la liturgie  “s'exerce l'oeuvre de notre rédemption” (SC2) car “dans le Christ est apparue la parfaite rançon de notre réconciliation, et la plénitude du culte divin est entrée chez nous" (SC5) mais “pour l'accomplissement de cette grande oeuvre par laquelle Dieu est parfaitement glorifié et les hommes sanctifiés, le Christ s'associe toujours l'Eglise, son Epouse bien-aimée, qui l'invoque comme son Seigneur et qui passe par lui pour rendre son culte au Père éternel” (SC7). En effet, “lui-même envoya ses apôtres” non seulement pour prêcher “mais aussi afin qu'ils exercent cette oeuvre de salut qu'ils annonçaient, par le sacrifice et les sacrements autour desquels gravite toute la vie liturgique” (SC6).

    Donc, la fin de la liturgie et de toutes les autres œuvres de l'Eglise ne peut être autre que la fin de la Rédemption, c'est à dire: “la rédemption des hommes et la parfaite glorification de Dieu” (SC 5; cf. 7 et 10), accomplies par “le Christ Seigneur […], principalement par le mystère pascal de sa bienheureuse passion, de sa résurrection du séjour des morts et de sa glorieuse ascension” (SC 5) , lesquelles sont renouvelées dans l'action sacramentelle de l'Eglise, son Corps Mystique. “Par suite, toute célébration liturgique, en tant qu'oeuvre du Christ prêtre et de son Corps qui est l'Eglise, est l'action sacrée par excellence dont nulle autre action de l'Eglise ne peut atteindre l'efficacité au même titre et au même degré” (SC7) et c’est pour cette raison qu’elle est“le sommet auquel tend l'action de l'Eglise, et en même temps la source d'où découle toute sa vertu” (SC10).



    [1]             Bulle Munificentissimus Deus, Acta Apostolicae Sedis 1950, p. 760

    [2]           Idem

     

     

    En tant qu’action humaine, la liturgie est spécifique par rapport à sa fin. Sa fin principale, comme nous venons de voir, est la gloire de Dieu à laquelle s'ajoute une fin secondaire qui lui est subordonnée, selon les paroles encore du Concile: “Bien que la liturgie soit principalement le culte de la divine majesté, elle comporte aussi une grande valeur pédagogique pour le peuple fidèle” (SC33; cf. 133) et aussi, “Les sacrements ont pour fin de sanctifier les hommes, d'édifier le Corps du Christ, enfin de rendre le culte à Dieu; mais, à titre de signes, ils ont aussi un rôle d'enseignement. Non seulement ils supposent la foi, mais encore, par les paroles et les choses, ils la nourrissent, ils la fortifient, ils l'expriment” (SC59).

    La liturgie est donc pédagogie du dogme; et si telle n'est pas sa fin première, elle est cependant une fin véritable. A travers des actions, des paroles, des chants et des gestes, les fidèles voient quotidiennement signifiées les vérités de la foi.

    La fréquence de l'assistance aux fonctions liturgiques aide donc les fidèles à incorporer graduellement et fermement la doctrine de la foi qui, même si elle a dû être apprise au catéchisme, n'est pas revue fréquemment.

    Enfin, la liturgie est l'ensemble des actes (récitation de formules, actions, gestes) par lesquels la créature rationnelle rend gloire au Créateur et chacun de ces actes signifie à sa façon la "lex credendi".

    Les textes liturgiques expriment conceptuellement la doctrine dogmatique de l'Eglise et sont des instruments de la grâce. Les gestes liturgiques sont des symboles de la "lex credendi", car "de même que la raison et la volonté de l'homme se manifestent par la parole dans ce qui doit être fait, ainsi, elles se manifestent également par l'action"[1]. Par ailleurs, ces symboles peuvent être naturels (universels ou communs selon la culture) ou bien coutumiers, d'après une signification établie par l'Eglise.

    Si tout ce qui a été dit sur la "lex orandi" est valide pour celui qui se voue à la théologie et à l'étude du dogme, cela est d'autant plus valide pour le peuple fidèle, car la liturgie est “la source première et indispensable à laquelle les fidèles doivent puiser un esprit un esprit vraiment chrétien” (SC14).

    Pour cette raison, la défiguration de la "lex supplicandi" peut aller jusqu'à semer des doutes, des confusions et même des erreurs parmi les fidèles. C'est pour cela que Paul VI s'adressait en ces termes aux membres du Consilium en charge de la réforme: “Mais ce qui est pour Nous une cause encore plus grave d'affliction, c'est la diffusion de la tendance à « désacraliser », comme on ose le dire, la liturgie (si encore elle mérite de conserver ce nom) et avec elle, fatalement, le christianisme



    [1]           St Thomas, I, IIae, q. 97 a. 3

     

    Cette nouvelle mentalité, dont il ne serait pas difficile de retracer les origines troubles, et sur laquelle cette démolition du culte catholique authentique essaye de se fonder, implique de tels bouleversements doctrinaux, disciplinaires et pastoraux, que Nous n'hésitons pas à la considérer comme aberrante. Nous avons le regret de devoir dire cela, non seulement à cause de l'esprit anticanonique et radical qu'elle professe gratuitement, mais bien davantage à cause de la désintégration qu'elle comporte fatalement”[1].

     

     Tradition et développement organique

    La tradition a une tendance naturelle à se maintenir intacte, mais elle suppose en même temps un certain développement. Voilà qui nous paraît à première vue contradictoire, mais qui ne l'est pas en réalité, si on ne perd pas de vue qu'il faut distinguer d'une part le dépôt divin de la Tradition révélée et de l'autre la tradition ecclésiastique humaine.

    La première, puisque révélée par Dieu, est immuable et commune à l'Eglise de tous les temps, de tous les lieux, et n'admet de progrès que pour ce qui est de la "compréhension, la connaissance et la sagesse de la foi, sur le plan individuel et communautaire, en chacun des chrétiens et dans l'Eglise toute entière: cette croissance de la foi doit se réaliser en respectant toujours sa propre nature, c'est à dire dans le cadre du dogme, ayant le même sens et la même formulation: in eo dumtaxat genere, in eodem scilicet dogmate, eodem sensu eademque sententia"[2].

    La tradition ecclésiastique humaine suit les lois de la tradition culturelle et exige un certain progrès: celui qui reçoit une tradition peut et doit l'enrichir dans la mesure de ses possibilités, souvent en laissant de côté quelques-uns des éléments reçus, pour les remplacer par d'autres, plus parfaits. Cela découle de la façon naturelle de procéder de la raison humaine, qui passe de l'imparfait au parfait[3].

    Il est évident que la sélection d'éléments d'une tradition ne peut être arbitraire, mais doit suivre un développement homogène dans les parties qui la composent; c'est ainsi qu'elle se garde inviolée. Toute modification de la tradition doit obéir à ces lois de la croissance organique. Dans le cas contraire, elle courrait le risque de devenir une création artificielle; or une tradition ne se "fabrique" point.

    Par conséquent, un usage reçu ne peut être changé par caprice, ni même être dédaigné sous prétexte qu'il provient d'un développement humain. Même la tradition humaine simplement culturelle ne peut être abandonnée sans conséquences graves. Rappelons ici les paroles de Paul VI: "Nous mettons en garde au sujet du danger et des dégâts qui résultent du rejet aveugle de l'héritage que le passé a légué aux nouvelles générations à travers une tradition sage et sélective. Si nous n'avions pas à l'égard de ce processus de transmission toute la considération méritée, nous pourrions alors perdre le trésor accumulé par la civilisation"[4]. La tradition prise dans ce sens est proprement l'expérience sociale et historique de l'humanité.

    C'est à la lumière de tout cela que l'on comprend, en profondeur, les normes du Concile Vatican II, en matière de réforme liturgique: “Afin que soit maintenue la saine tradition, et que pourtant la voie soit ouverte à un progrès légitime, […] on ne fera des innovations que si l'utilité de l'Eglise les exige vraiment et certainement, et après s'être bien assuré que les formes nouvelles sortent des formes déjà existantes par un développement en quelque sorte organique” (SC23).

    Un autre aspect, qu’il est aussi très important de noter, est la conception « analogique » du culte : la multiplicité rituelle était une caractéristique importante de l’Occident médiéval, de sorte que, soutenue par une profonde unité de foi mais aussi fortement enracinée dans des traditions vénérables, on trouvait une énorme variété de rites, usages et coutumes liturgiques. Cette variété était, justement, le fondement de l’analogie de l’interprétation allégorique, au point de permettre plusieurs explications différentes d’un même geste liturgique.

     Encore une fois, Guillaume Durand nous éclaire sur ce point: « Nous devons prendre soigneusement en considération la variété des rites employés dans le service divin. Chaque Église, pour ainsi dire, a ses propres observances, auxquelles elle donne un sens particulier. Personne ne devrait reprocher cette diversité dans la manière de louer Dieu, de chanter les psaumes et cantiques, de pratiquer différentes cérémonies, puisque l’Église triomphante elle-même, d’après les mots du prophète, ‘ manifeste une mystérieuse diversité’ et que l’Église admet  jusque dans l’administration même des sacrements, une grande variété de formules ».

    Une étude comparative des différents rites de la liturgie catholique réalisée en profondeur devrait inclure tous les aspects qu’ils comportent ou qui, d’une quelconque manière, sont en rapport avec eux, c’est-à-dire, non seulement les cérémonies de la Messe, mais aussi l’office, la célébration des sacrements et jusqu'à la spiritualité elle-même. De fait, dans le sens plein du terme, un rite n’est pas uniquement un rituel liturgique, mais “une tradition catholique complète, le mode singulier par lequel une communauté particulière de fidèles perçoit, exprime et vit sa vie catholique au sein de l’unique corps mystique du Christ…” [[5]] Dans ce même sens, Pie XII, dans son encyclique Orientalis ecclesia, inclut dans le rite “tout ce qui concerne la liturgie sacrée et les ordres hiérarchiques, ainsi que les autres états de la vie chrétienne...”.



    [1]           Allocution au Consilium chargé de la réforme liturgique, le 19 avril 1967 (original latin dans l'Osservatore Romano du 20 avril 1967).

    [2]           Saint Vincent de Lerins, Commonitorium

    [3]           Aristote, Logique

    [4]           Paul VI, 29 octobre 1972

    [5]           R. Taft, S.J., Catolicismo de rito oriental, Sal Terrae, Santander, 1967, p. 6

     

     

    Ceci englobe tous les aspects de la culture catholique: écoles théologiques avec leurs Pères et Docteursdiscipline canonique, écoles de spiritualité, dévotions, traditions monastiques, art, architecture, hymnes, musique, etc.[1]

    D’un autre côté, on a souvent recours aux textes les plus anciens, en prétendant y trouver ce qui est le plus “traditionnel”, ce à quoi on ne parvient qu’après un patient travail archéologique, dont les résultats par sont d'ailleurs généralement incertains. Ici, nous tâcherons de faire le contraire, c’est-à-dire d’étudier et d’analyser le “traditum”, ce qui a été transmis: à savoir, ce qui est arrivé jusqu'à nous et tel qu’il est parvenu jusqu'à nous, car la tradition est par définition quelque chose que l’on reçoit et non quelque chose que l’on déterre. Il n’y a pas de similitude entre le "grain de sénevé" et l'arbre pleinement développé. Pour ceux qui assistent au développement de sa frondaison, c'est bien de l'arbre qu'il est question, puisque l'histoire d'un être vivant fait partie de sa vie, et l'histoire d'une chose divine est sacrée. Les savants peuvent savoir que l’arbre est né d’un simple grain, mais il est vain de vouloir creuser pour le déterrer, car il n'existe déjà plus : la vertu et les puissances qu'il contenait se trouvent maintenant dans l'arbre. Pour ce qui est de la culture, les autorités qui ont charge de l'arbre doivent s'en occuper conformément à la sagesse dont elles disposent : le tailler, le guérir de ses chancres, lui retirer ses parasites etc. (et ce non sans scrupules, sachant bien que leur connaissance du développement est, somme toute, bien peu étendue). Il est certain, en tout cas, que s’obstiner dans le désir de revenir à la semence ou même à la prime jeunesse de l’arbre – beau et sans défaut comme on se l’imagine – serait lui occasionner un dommage ».

     

    L’objet fondamental de l’acte liturgique

    Toute célébration des saints mystères est avant tout action de louange à la souveraine majesté de Dieu, Un et Trine, et l’expression voulue par Dieu lui-même... “Toute célébration liturgique est un acte de la vertu de religion qui, en cohérence avec sa nature, doit se caractériser par un sens profond du sacré. En elle, l'homme et la communauté doivent être conscients de se trouver devant Celui qui est trois fois saint et transcendant. En conséquence, l’attitude requise ne peut qu’être pénétrée de respect  et du sens de la stupéfaction qui provient du fait de se savoir en présence de la majesté de Dieu. Ne voulait-elle pas exprimer ce Dieu en commandant à Moïse de retirer ses sandales devant le buisson ardent, ne naissait pas de cette conscience, l’attitude de Moïse et d’Elie qui n’osèrent pas regarder Dieu face à face ? [...] Le Peuple de Dieu a besoin de voir dans les prêtres et les diacres un comportement plein de révérence et de dignité, capable de l’aider à pénétrer les choses invisibles, même sans beaucoup de paroles et d’explications. Dans le Missel Romain dit de Saint Pie V, comme dans diverses liturgies orientales, on trouve de très belles prières par lesquelles le prêtre exprime le plus profond sens d’humilité et de respect face aux saints mystères : celles-ci révèlent la substance même de la Liturgie, quelle qu’elle soit. La célébration liturgique présidée par le prêtre est une assemblée priante, rassemblée dans la foi et l’attente de la Parole de Dieu.  Celle-ci a comme but premier celui de présenter à la divine Majesté le Sacrifice vivant, pur et saint, offert sur le Calvaire autrefois et pour toujours par le Seigneur Jésus, qui se rend présent chaque fois que l’Eglise célèbre la Sainte Messe pour exprimer le culte dû à Dieu en esprit et vérité. ”[2]



    [1]           Cette définition n’a pas lieu d’une manière univoque; elle ne se vérifie totalement que dans les rites orientaux, en Occident les différences entre les rites étant limitées à la Messe, l’office et, seulement dans certains cas, aux autres sacrements.

    [2]           Jean-Paul II, lettre à la plenaria de la Sacrée Congrégation du Culte divin, 21 septembre 2001 (traduction légèrement retouchée par nos soins).

     

  • Prochaines manifestations à l'église du Saint-Sacrement à Liège

    FÊTEZ LA COMMUNAUTE FRANCAISE EN MUSIQUE

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    A L'EGLISE DU SAINT-SACREMENT

    Boulevard d'Avroy, 132 à Liège

    (face à la statue de Charlemagne) 

     

    VENDREDI 25 SEPTEMBRE 2009 A 20h15

     

     

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    CLAUDIO MONTEVERDI

    MADRIGALI AMOROSI à 2, 3, 4 et 5 voix

    et

    OEUVRES POUR ORGUE

    de

    GABRIELI, FROBERGER, FRESCOBALDI

    interprétés par

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    LE CONSORT HENRY DUMONT

    Els Crommen et Céline Vieslet, soprani

    Jan Peters, altus

    Pierre Favette, basse

    Bernard Zonderman, archiluth

    Jean-Luc Thellin, orgue

    Vincent Grégoire, ténor et direction

     

    Entrée: 10/5€ (chômeurs, étudiants), gratuit pour les moins de 12 ans. Pas de réservations

     

     

    DIMANCHE 27 SEPTEMBRE 2009 A 16 H

     

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    Lambert DEMEZ, orgue

    Sandrine DESMET, flûte, Daniel PUGNOTTI, clarinette

     

     

    LE QUATUOR A CORDES "GAMMA"

    J. HERMANS, G. de LUSSATS, violons, A.-M. WOLTECHE, alto, Ph. TOUSSAINT, violoncelle

     

    LE QUATUOR DE VIOLONCELLES

    O. MOREA, B. MINGUET, J.-.M. PARMENTIER, Ch. JAMAR

     

    AU PROGRAMME:

    Oeuvres de J.S. BACH, Santo LAPIS, F.X. WOSCHIKTA,

    W.A. MOZART, Fr. MERCADANTE, Fr. DEVIENNE, O. MOREA

     

    ENTREE LIBRE

  • Fêter saint Lambert, patron du diocèse de Liège

     

    SOLENNITE DE LA FÊTE DE SAINT LAMBERT

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    L'évêque Lambert fut assassiné un 17 septembre d'une année entre 696 et 705 que les historiens hésitent encore à fixer. Son martyre eut lieu à Liège dans la villa franque qu'il possédait sur le site de l'actuelle place Saint-Lambert. Un culte populaire du saint martyr s'y développa. Il fut favorisé par la décision de son successeur, saint Hubert, d'y transférer sa dépouille mortelle qui, dans un premier temps, avait été ramenée au siège du diocèse alors fixé à Maastricht. La dévotion jamais démentie à la mémoire de notre Saint entraîna ensuite le déplacement à Liège de la résidence officielle des évêques: un acte véritablement fondateur pour l'avenir de la Cité et ce qui deviendra, plus tard, le Pays de Liège.

    Le "dies natalis", la naissance au ciel, de saint Lambert se fête le 17 septembre de chaque année dans la cathédrale de Liège où sont conservées ses reliques.

    La Solennité de la Fête est célébrée le dimanche qui suit. Elle sera chantée selon la forme extraordinaire du rite romain à l'église du Saint-Sacrement à Liège et à la Chapelle Saint-Lambert à Verviers

    LE DIMANCHE 20 SEPTEMBRE 2009

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    10 heures

    A l'église du Saint-Sacrement

    Boulevard d'Avroy, 132 à Liège

    Messe en plain-chant liégeois

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    célébrée par l'abbé Jean Schoonbroodt

    avec le concours de la Schola grégorienne du Saint-Sacrement

    Aux orgues: Patrick Wilwerth, professeur au conservatoire de Verviers

     

    11 heures

    A la Chapelle Saint-Lambert

    Rue du Collège, 80 à Verviers

    (face à la grand'poste)

    Messe en  plain-chant et en polyphonie ancienne

    Chapelle Saint Lambert.png

    célébrée par le Père Gonzague Le Feron de Longcamp (communauté des Frères de St-Jean)

    avec le concours de la schola de Saint-Lambert et Léonard Aussems à l'orgue

    Le programme des chants:

    Hymne de la Principauté de Liège "Magna Vox", Séquence à saint Lambert "Christi nomine laetemur et Lamberto gratulemur", propre grégorien de la messe des évêques martyrs et trois motets polyphoniques: "Cantate Domino" de Daniel Frederici (1584-1638), "Ave Verum" du Padre Martini (1706-1784), "Alle-psallite-cum-luia" (anonyme, XIIIe siècle) avec son verset pour la fête de saint Lambert.

     

    antienne  à saint Lambert:

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    Renseignements: sursumcorda@skynet.be ou tél. 04.344.10.89

     

     

  • Les manifestations de la rentrée 2009: à vos agendas!

     

     

     A L'EGLISE DU SAINT-SACREMENT

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    Boulevard d'Avroy, 132 à Liège

    (face à la statue de Charlemagne)

     Charlemagne_liege_1.jpg 

     

    AU SAINT-SACREMENT, LE SAMEDI 12 SEPTEMBRE 2009

    A l'initiative de l'Union des Etudiants Catholiques de Liège-

    Cercle interfacultaire Gustave Thibon

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     Gustave Thibon 1902-2001

    16 HEURES: CONFERENCE-DEBAT

    sur le thème

    " LITURGIE ET MODERNITE"

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    animée par le Père Gabriel DIAZ

    Un sujet actuel, qui soulève quelquefois les passions, sur un thème capital si, comme l'affirme le concile Vatican II, la liturgie est "la source et le sommet de la vie de l'Eglise ".

    Pour l'éclairer, un orateur et praticien compétent: le Père Gabriel Diaz Patri, qui dirige un centre de recherches liturgiques à la faculté de philosophie et lettres de l'Université nationale de Cuyo à Mendoza (Argentine). Il pratique la forme tridentine du rite romain, de même que le rite byzantin à la paroisse catholique russe de la Sainte-Trinité à Paris (XVIe) dont il est actuellement le curé. Le P. Diaz a aussi été chancelier et vicaire épiscopal dans le diocèse argentin de San Luis. 

     

    17 HEURES: MESSE DU SAINT-ESPRIT

    (missel romain de 1962)

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    célébrée par le P. Gabriel Diaz

    à l'occasion de la rentrée académique, scolaire et professionnelle

    La messe sera chantée en grégorien et en polyphonie classique, avec le concours de l'Ensemble vocal des Jeunes du Brabant wallon (dir. Charlotte MESSIAEN). Au programme: le propre de la "missa votiva de Spiritu Sancto ", le kyriale de la "missa brevis " pour voix d'enfants et orgue de L. Delibes (1836-1891) ainsi que trois motets: "Jesu, Meine Freude " de J.S. Bach (1685-1750), "Panis Angelicus" de César Franck (1822-1890), "Ave Maria "d'Otto Fischer (1911-1985), "Jubilate Deo" de Léo Halmos (1945). Les orgues du Saint-Sacrement seront tenues par leur titulaire, Patrick WILWERTH, professeur au conservatoire de Verviers.

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           L'ensemble vocal des jeunes du Brabant wallon en tournée, à New-Delhi

     

    L'Union Royale des Etudiants Catholiques de Liège, fondée en 1873, est aujourd'hui une association sans but lucratif dont les statuts ont été révisés en 2006. L'Asbl reconnaît et soutient actuellement deux cercles interfacultaires: l'Ordre du Torè qui perpétue les traditions du folklore estudiantin liégeois et le Cercle Gustave Thibon qui organise des formations sous forme de conférences, projections de films et débats confrontant la pensée chrétienne et la modernité à la lumière de la pensée de ce philosophe-paysan autodidacte, né en 1902 et dont  l'académie française couronna l'oeuvre en 2000, un an avant sa mort.

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    photo de la messe du 135e anniversaire de l'Union des étudiants catholiques 

    (église du saint-sacrement, samedi 08.03.08)

     

    AU SAINT-SACREMENT, LE DIMANCHE 13 SEPTEMBRE 2009

    A 16 HEURES

    RECITAL D'ORGUE

    Geneviève Chapelier, professeur à l'académie de musique de Visé, donnera un récital d'orgue illustrant l'oeuvre de quelques compositeurs anciens et modernes qui figurent au répertoire du patrimoine liégeois.

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    l'orgue du Saint-Sacrement

    au programme: Thomas Babou (1646-1740), André-Modeste Grétry (1741-1813), César Franck (1822-1890) ainsi que des compositeurs contemporains qui ont écrit des pièces sur des thèmes anciens et connus: Patrick Wilwerth (1959), Pierre Froidebise (1914-1962), Edouard Senny (1923-1980)...

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        Grétry                        Franck     
      Froidebise.jpgNouvelle image.JPGSenny.jpg 
    Froidebise,  Wilwerth , Senny

    Cette initiative s'inscrit dans le fil du thème des 21e Journées du Patrimoine en Wallonie: "Patrimoine et Modernité" 

    Entrée libre

     

  • Le Saint-Sacrement fêté à Liège

     

    LA SOLENNITE DU CORPS ET DU SANG DU CHRIST

     

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    à l'église du saint-sacrement

     au boulevard d'avroy à Liège

     

    P1010162.JPGLa Solennité de la Fête-Dieu célébrée (selon le missel de 1962) à l'église du Saint-Sacrement à Liège, le samedi 13 juin 2009 a rassemblé 30 choristes et plus de 150 fidèles conduits par les trois prêtres officiant à l'autel majeur.

    La fête était présidée par M.l'abbé Jean-Pierre Herman, chapelain aux sanctuaires de Beauraing, assisté par les abbés Jean Schoonbroodt (diacre) et Arnaud de Boisse (sous-diacre). Les servants de messe étaient dirigés par M. Jacques Braive, cérémoniaire attentif et compétent.P1010177.JPG

     

    Cette année, la solennité était rehaussée par la participation de la "Schola gregoriana leodiensis" (dir. Erna Verlinden) -une nouvelle formation dont c'était, en quelque sorte, le "baptême du feu"- et l'Ensemble vocal "Praeludium" (dir. Patrick Wilwerth). Ces deux choeurs ont alterné les mélodies en plain-chant et des polyphonies en usage au temps des princes-évêques de la maison de Bavière. Le dialogue musical entre les voix  grégoriennes, claires et limpides au service de la Parole de Dieu et les entrelacs colorés de la musique baroque produisit un effet saisissant sur l'assistance recueillie.

     

     

     

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     L'exposition du Saint-Sacrement à la fin de la messe fut accompagnée par un extrait vibrant du "Lauda Sion" à quatre voix mixtes créé par Félix Mendelssohn en 1846 à la collégiale Saint-Martin de Liège, suivi du "Tantum ergo liégeois" repris en choeur par les fidèles tandis que le célébrant les bénissait avec l'ostensoir. Les quartiers d'Avroy et de Saint-Jacques étaient bien représentés dans l'assistance, si l'on en juge par le nombre de formulaires restitués à la fin de la cérémonie pour être tenu au courant des activités organisée à l'église. Et pourquoi pas, l'an prochain, la renaissance d'une procession de la Fête-Dieu dans la Ville de sainte Julienne ? On peut toujours rêver...

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    P1010194.JPGP1010191.JPGP1010216.JPG

     

  • Fêter Dieu au Saint-Sacrement à Liège

     

    EGLISE DU SAINT-SACREMENT

    Boulevard d'Avroy, 132 à Liège

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    SOLENNITE DE LA FÊTE-DIEU

    LE SAMEDI 13 JUIN 2009 A 18 HEURES

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    (ci-dessus, sainte Julienne de Cornillon)

    messe célébrée selon le missel de 1962 par

    L'ABBE JEAN-PIERRE HERMAN

    chapelain aux sanctuaires de Beauraing

    avec le concours de

    L'ENSEMBLE VOCAL "PRAELUDIUM"

    dir. Patrick Wilwerth

    "Polyphonie sacrée à Liège aux XVI et XVIIe siècles"

    Johannes Claux (c.1530-1573): Kyrie; Peter Philips (1560-1628): Panis angelicus;

    Gilles Hayne (1590-1650): Salve Regina; Pierre Bonhomme (1555-1617): in nomine Jesu

    "Lauda Sion" à quatre voix mixtes de Félix Mendelssohn

    créé à Liège en 1846 pour le 600e anniversaire de la Fête-Dieu

    (extraits)

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    et la

    LA "SCHOLA GREGORIANA FEMINEA LEODIENSIS"

    dir. Erna Verlinden

    Propre grégorien de la Fête et Plain-Chant Liégeois

     

     LES ORIGINES LIEGEOISES DE LA FÊTE-DIEU

    Fête Dieu Julienne de Cornillon.jpgLa Fête-Dieu célèbre la présence réelle du Christ dans le Saint-Sacrement de l'Eucharistie. Cette fête est née au Pays de Liège en 1246, à l'initiative de sainte Julienne de Cornillon. Presqu'aussitôt (1264), elle sera étendue à l'Eglise universelle par Jacques de Troyes, ancien archidiacre de Campine devenu pape (1261) sous le nom d'Urbain IV. Julienne était née à Retinne en 1192. Orpheline, elle fut confiée aux religieuses de la léproserie du mont Cornillon, dont elle devint plus tard la supérieure. A la mort de son protecteur, l'évêque Robert de Thourotte, elle partit pour Salzinnes et mourut dans la recluserie de la collégiale Saint-Feuillen à Fosses (aujourd'hui Fosses-la-Ville) en 1258.

    LE FRUIT DE L'EUCHARISTIE

    "Deviens ce que tu reçois", disait saint Augustin en expliquant à ses fidèles le sens de l'Eucharistie. Deviens messe-016.jpgcorps du Christ, c'est à dire manifeste sa présence. Pour s'exprimer, aujourd'hui, le Christ a besoin de tes mains et de ta bouche. Imite ses gestes et redis ses paroles, mais surtout veille à ce que tes actes soient en accord avec tes paroles, à ce que ta parole ne soit pas seulement un écho fidèle de la sienne, mais s'incarne de la même façon que lui-même a été la parole incarnée de Dieu avant d'être parole exprimée de Dieu. Devenir ce que nous recevons, devenir, à notre façon et pour notre petite part, corps du Christ c'est à dire prolongement de sa présence à travers les siècles. Extrait de l'homélie de Mgr Gryson pour la Fête-Dieu célébrée à l'église du Saint-Sacrement à Liège (2008).

    LE PROGRAMME MUSICAL DE LA MESSE

    Le programme de la messe alternera les chants de la messe grégorienne du Saint-Sacrement composé par saint Thomas d'Aquin (1228-1274), le "Tantum ergo liégeois" et des motets illustrant le répertoire polyphonique  dyn009_original_285_200_pjpeg_2631944_40e55fc429820cd86ef1a249b99fb01e.jpgancien en usage dans la Principauté de Liège aux XVIe et XVIIe siècles: avec des oeuvres de P. Bonhomme qui fut chanoine à la collégiale Sainte-Croix, Gilles Hayne, un Liégeois influencé par le style italien, Johannes Claux, originaire des Pays-Bas espagnols et Peter Philips, un prêtre catholique anglais réfugié à la Cour des Archiducs Albert et Isabelle. On entendra aussi un extrait du "Lauda Sion" à 4 voix mixtes que Mendelssohn créa à la collégiale Saint-Martin en 1846 pour le 600e anniversaire de la naissance de la Fête-Dieu dans la Principauté.

    LES INTERPRETES

    Créé en 1994, l'Ensemble vocal mixte "Praeludium" compte 14 chanteurs, en majorité issus des classes de chant d'académies de la région liégeoise. Son répertoire, interprété a capella ou avec orgue et orchestre, comprend de la musique ancienne mais aussi des compositeurs du siècle romantique et des oeuvres contemporaines. La direction est assurée par Patrick Wilwerth, par ailleurs organiste, compositeur et professeur au Conservatoire de Verviers. Patrick Wilwerth est un disciple d'Hubert Schoonbroodt, auquel il succéda à la tête du Choeur universitaire de Liège, après le décès accidentel de son maître en 1992. Le grégorien de la messe sera interprété par la "Schola Feminea Leodiensis", récemment issue des rangs de l'Académie de chant grégorien qui organise dyn010_original_250_167_jpeg_2629161_520889e78009d2f94e9b8724b5aad44d.jpgdes cours à Liège depuis six ans. Cette schola est composée d'une quinzaine de voix féminines placées sous la direction d'Erna Verlinden, une excellente soprano, formée au chant grégorien par le professeur Frans Mariman au Gregoriaans Centrum de Drongen. Elle a dirigé, durant plusieurs années le choeur féminin "In voluntate" basé à l'abbaye de Waasmunster (Flandre orientale). Les parties d'orgue seront assurées par Patrick Wilwerth.

    Entrée libre tant à la fête religieuse qu'à la réception qui suivra

    Renseignements: tél 04.344.10.89. Courriel sursumcorda@skynet.be ou commentaire via ce blog web

  • Un moment de silence et de paix ?

    LE SAINT SACREMENT T'ACCUEILLE A LIEGE

    Boulevard d'Avroy, 132

    (église du saint-sacrement, face à la statue équestre de Charlemagne)

     

    Extérieur hiver 3.JPG

     

    TOUS LES MARDIS DE 17h00 A 19H00

     

    ADORATION

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    17h00, vêpres grégoriennes

    lecture d'évangile

    18h00 Chapelet

    litanies du Sacré-Coeur

    18h45, bénédiction du Saint-Sacrement

    angelus

     

    CONFESSIONS

     

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    Un prêtre à ton écoute

    de 17h00 à 19h00

     

     

     

    JE NE SAIS PAS PRIER...

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    "Seigneur, je ne sais pas prier.

    Que te dirais-je que tu ne connais pas?

    Que te demanderais-je que tu ne saches?

    Un grand vide est en moi.

    Dans le silence de cette église,

    je réalise que face à Toi,

    les mots ne sont que des mots.

    Seigneur, Toi qui me sondes

    jusqu'au plus profond de mon être,

    tu vois le coeur de mon coeur

    et tout ce qu'il contient  de beauté

    mais aussi de faiblesse et de péché.

    Je ne peux rien te cacher.

    Tout juste, puis-je humblement

    Te demander pardon

    et t'écouter me dire

    que je suis ton enfant

    maintenant et pour l'éternité."

    J.-P. Snyers

    "La vie s'éclaire en Lui"

  • liturgie grégorienne

    LE CHANT GREGORIEN A LIEGE

    un succès populaire

     

    Dom JORROT METZ_GOUDJI_V3.jpgA Liège, le chant grégorien a décidément la cote. Le 28 mars 2009, à l'église du Saint-Sacrement, un symposium "Le chant grégorien dans l'histoire et la liturgie" a réuni une centaine de congressistes sous la présidence de Dom Michel Jorrot, Père-Abbé de l'abbaye bénédictine de Clervaux (Luxembourg). Les actes de cette manifestation (disponibles sur demande) seront publiés sous peu.

    Dans la foulée de cette rencontre, un groupe d'une vingtaine de chanteuses ont constitué, sous la direction très avertie d'Erna Verlinden, une "schola feminea leodiensis" vouée à l'interprétation du plain-chant. Cette nouvelle schola va assurer le propre grégorien de la Solennité de la Fête-Dieu à l'église du Saint-Sacrement à Liège, le samedi 13 juin 2009 à 18 heures.

    Troisième événement: le samedi 9 mai 2009, 250 personnes ont pris part à la journée de clôture du cycle de cours 2008-2009 de l'Académie de Chant grégorien à Liège. A l'église conventuelle des Bénédictines (16 heures) 70 auditeurs attentifs ont applaudi à l'écoute des métamorphoses historiques du chant grégorien ("du plain chant au déchant") illustrées par les 30 élèves liégeois de l'Académie dirigés par Stéphan Junker (conservatoire de Verviers): un professeur dont les qualités pédagogiques ne sont plus à démontrer. En seconde partie, le public a découvert de larges extraits de l'office liégeois de saint Lambert interprétés par l'Ensemble professionnel "Psallentes" conduit par Hendrik Vanden Abeele (conservatoire d'Amsterdam): six voix d'hommes très homogènes, d'une justesse et d'une plénitude parfaitement maîtrisée. Entre les deux prestations, Patrick Wilwerth (conservatoire de Verviers) a fait brillamment sonner le bel orgue Le Picard (XVIIIe siècle) avec de la musique baroque espagnole. Le même jour, après le concert, place à la liturgie chantée à 18 heures pour 180 personnes réunies à l'église du Saint-Sacrement. Les élèves ont interprété le kyriale "Lux et Origo" du temps pascal et, durant la distribution de la communion, le déchant (XIIe siècle) de la séquence "Victimae paschali laudes". L' excellent soliste Hendrik Vanden Abeele et un groupe de six chanteurs dirigés par  Gérald Messiaen (professeur de l'académie à Louvain-la-Neuve et à Liège) ont alterné les pièces du propre de la messe du IVe dimanche après PBIG.jpgâques. Après l'élévation, un autre soliste professionnel, le baryton Stéphan Junker, a interprété un motet baroque accompagné à l'orgue par Patrick Wilwerth. La messe selon la forme extraordinaire du rite romain était célébrée au maître-autel par Monseigneur Roger Gryson, doyen ém. de la faculté de théologie de l'Université Catholique de Louvain (U.C.L.), entouré des abbés Jean Schoonbroodt (diacre) et Arnaud de Boisse (sous-diacre). Pour la circonstance, Mgr Gryson a consacré son homélie à ce qu'est le véritable esprit de la liturgie. Nous reproduisons ci-après le texte de cette remarquable méditation.

     

     

    LE VERITABLE ESPRIT DE LA LITURGIE (*)

     

    P1010245.JPGLa fin d'une année consacrée à l'étude du chant grégorien est marquée aujourd'hui successivement par un concert et par une liturgie eucharistique. Le contraste entre ces deux formes de réunion est une occasion privilégiée de mieux faire comprendre ce qu'est une liturgie. Dans un concert, en général, -je ne parle pas précisément de celui qui vous a été offert aujourd'hui, - un orchestre ou un soliste se trouvent sur la scène, face au public qui est venu pour l'entendre. Le programme a été librement déterminé par les organisateurs; le public présent a choisi d'entendre telle oeuvre jouée par tel ensemble ou tel soliste déterminé.

    Rien de tel dans une liturgie. Ici, il n'y a pas d'acteurs ni de spectateurs. Certains membres de l'assemblée ont une fonction particulière, mais leur personne n'a aucune importance. Lorsqu'ils s'adressent à l'assemblée, ils se tournent vers elle mais, le plus souvent, tous regardent dans la même direction. Les gestes accomplis et les paroles prononcées dans l'assemblée ne sont pas laissés à l'initiative des organisateurs ni des participants. Ils sont reçus d'une tradition qui les dépasse et qui s'impose à eux, sans marge d'interprétation. La musique joue un rôle important dans la liturgie, mais comme servante d'une parole. Le chant intervient dans la liturgie comme l'indice d'un vouloir dire qui excède ce que disent les mots. Il confère pour ainsi dire une gloire aux mots. De la même manière que la poésie peut dire une même vérité plus profondément et plus intensément que ne la dit la prose, qui utilise pourtant le même vocabulaire, la vérité des mots acquiert grâce au chant une dimension supplémentaire et en quelque sorte charnelle.

    La liturgie, c'est la prière de l'Eglise, inspirée et dirigée par le Saint-Esprit, prière dans laquelle le Christ nous est rendu présent, de façon constante et toujours renouvelée, et par laquelle il entre dans notre vie pour la conformer toujours davantage à la sienne.

    Dans la liturgie, nous accueillons une présence divine. Elle n'a d'autre fonction que de nous faire voir ou entendre celui qui nous est présent; elle est l'index ou, si vous préférez, l'ostensoir d'une présence. A cette présence, nous répondons par notre présence. Dans la liturgie, nous nous rendons présents, nous nous présentons à Dieu, nous nous confions à lui, nous nous remettons entre ses mains.

    La liturgie anticipe en quelque sorte la résurrection de la chair, elle est comme un prélude à la vie future, la forme concrète de notre espérance, dans laquelle nous voyons déjà un reflet de la lumière du ciel briller sur la terre. Elle baigne dans une sorte de clair obscur caractéristique de notre condition présente. Le nouveau Temple, c'est à dire le corps du Christ, est encore en construction. Les bras du crucifié sont grands ouverts pour nous accueillir, mais Dieu et l'humanité ne se sont pas encore pleinement retrouvés. La liturgie chrétienne est une liturgie pérégrine, en chemin vers la transfiguration de toutes choses, vers le moment où Dieu sera tout en tous. Le temps de l'Eglise est un étrange entre-deux, où le déjà et le pas encore se rencontrent, où l'ombre fait place à l'image, pour parler comme saint Paul, où la nuit est avancée, le jour tout proche, où le soleil apparaît à l'horizon et blanchit le ciel, mais n'est pas encore levé.

    C'est pourquoi les chrétiens prient tournés vers l'orient. Le soleil levant symbolise_wsb_514x245_Soleil+Levant+-+Petit.jpg le Seigneur du second avènement, l'aube finale de l'histoire. Prier en direction de l'orient signifie partir en esprit à la rencontre du Seigneur qui vient. Une liturgie tournée vers l'orient nous fait entrer dans la procession de l'histoire, en marche vers le monde à venir, vers le ciel nouveau et la terre nouvelle, qui viennent eux-mêmes à notre rencontre dans le Christ. Elle est prière de voyageur, prière sur la route ouverte par l'incarnation, la crucifixion et la résurrection du Christ. La liturgie se déroule le regard tourné vers Jésus, elle n'est, en fin de compte, rien d'autre que ce regard lui-même, selon la parole prophétique rapportée dans l'évangile de Jean: "Ils contempleront celui qu'ils ont transpercé". Dans la prière vers l'orient, nous exprimons notre fidélité au don reçu dans l'incarnation et l'élan de notre marche vers le second avènement.

    De là découle le caractère nécessairement symbolique de la liturgie. Grâce à l'union de Jésus et, par lui, dP1010264.JPGe tous les hommes avec le Dieu vivant, le rideau du temple s'est déchiré, le ciel s'est ouvert. Toutefois, cette ouverture ne nous est accessible qu'à travers les signes du salut: nous avons besoin de médiations, nous ne voyons pas encore le Seigneur tel qu'il est. La liturgie participe de cette situation d'entre-deux, du stade de l'image qui est le nôtre. Elle est faite de symboles qui nous relient à ce qui est à la fois présent et caché. Par l'intermédiaire de ces signes terrestres que le Rédempteur nous a donnés comme gages du monde à venir, elle nous porte vers celui qui vient à notre rencontre. C'est grâce à ces signes que nous voyons les cieux entrouverts et que nous reconnaissons le mystère de Dieu dans le coeur ouvert du crucifié qui, en nous donnant son corps livré par amour, son sang versé par amour, nous fait entrer avec lui, par sa résurrection, dans l'éternité d'un amour plus fort que la mort.

    La liturgie est une initiation, au sens étymologique du terme, initium, commencement, inire, entrer dans. Dans la liturgie, nous apprenons à connaître Dieu et à vivre de sa vie, puisque la vie éternelle, c'est précisément de le connaître, au sens que ce mot revêt dans la Bible.

    La liturgie tire sa mesure et son ordonnance de Dieu lui-même et de sa révélation. Elle présuppose que Dieu se révèle et montre de quelle façon nous pouvons l'adorer; elle présuppose qu'il s'approche de nous et se rend présent à nous. La liturgie est instituée par Dieu, puisque c'est Dieu qui la rend possible, et que c'est à lui, par conséquent, qu'il appartient d'en fixer les modalités. Moïse, sur l'ordre de Dieu, avait fabriqué le tabernacle suivant le modèle qu'il avait vu sur la montagne du Sinaï. Toute liturgie se fonde sur un modèle divin.

    Toute liturgie est malheureusement guettée, il faut le savoir, par ce que j'appellemesse moderniste.jpgrais la tentation du veau d'or, à laquelle, hélàs, on cède trop souvent de nos jours. Vous connaissez tous cette histoire, qui est racontée dans le livre de l'Exode. Le peuple ne supportant plus que Dieu soit invisible, lointain, mystérieux, veut s'en donner une représentation sensible et lui rendre un culte à sa manière. Un tel culte ne sert plus à élever l'homme vers Dieu, mais à abaisser Dieu au niveau de l'homme et à le rendre accessible de la manière que l'homme aura choisie. La danse autour du veau d'or, qu'évoque la bible, est une ronde fermée sur elle-même, l'exemple d'un culte égocentrique, dans lequel la communauté se cherche et se célèbre elle-même au lieu de s'approcher de Dieu. De cette apostasie sous le manteau du sacré ne peut résulter qu'un sentiment de frustration et de vide très éloigné de l'expérience libératrice qui se produit lors d'une véritable rencontre avec le Dieu vivant. La liturgie ne peut exercer une force d'attraction que si elle est tournée non pas sur elle-même, mais vers Dieu, et qu'elle laisse le champ libre à son action.

    La liturgie chrétienne n'est jamais un événement organisé par un groupe particulier, un cercle ou medium messe tridentine.jpgune Eglise locale. Dans la liturgie, le mouvement de l'humanité en quête de Dieu et celui de Dieu cherchant à se réconcilier l'humanité se rejoignent dans le Christ, qui est mort pour rassembler tous les enfants de Dieu dispersés. L'universalité est un trait propre au culte chrétien. Nous prions en communion avec les anges et les saints de tous les temps, nous prions en communion avec les apôtres et les Pères, nous prions en communion avec toutes les Eglises sur toute la surface de la terre. Célébrer l'eucharistie, c'est rendre un culte qui embrasse ciel et terre dans la glorification de Dieu. Comme l'a très bien dit le pape Jean-Paul II, dans son encyclique sur l'eucharistie, toute messe est célébrée sur l'autel du monde. Tout ce qui, en nous singularisant, nous isolerait, couperait le lien symbolique qui nous unit à cette liturgie cosmique, dont chaque célébration particulière n'est que l'actualisation en un lieu déterminé, et réduirait cette manifestation à une gesticulation et à un verbiage vides de contenu et de sens. Une liberté sans frein n'est pas conciliable avec l'essence de la foi et et de la liturgie. La grandeur de la liturgie tient justement au fait qu'elle échappe à la subjectivité et à l'arbitraire.

    La liturgie est le lieu de la descente de Dieu dans notre monde. On ne personnalise pas la liturgie, on ne la renouvelle pas en banalisant le vocabulaire et en multipliant les activités autour de l'autel. Dans le rite, il nous faut accueillir une présence qui toujours nous devance et toujours restera hors de notre portée. Seul le respect de la primauté de la foi dans la liturgie, en excluant toute initiative personnelle, peut nous offrir ce que nous espérons: une célébration où le ciel vient à notre rencontre, non de notre propre fait, non à la suite de ce que nous faisons, mais avec toute la gratuité qui caractérise un don.

    C'est pourquoi, frères et soeurs, peuple de Dieu représentant ici aujourd'hui l'Eglise de tous les temps répandue par toute la terre, je vous invite à vous tourner maintenant avagneau.jpgec moi vers le Seigneur, pour rendre gloire à celui qui nous a fait passer des ténèbres à sa merveilleuse lumière. Faisant mémoire de la toute sainte, immaculée, bénie par-dessus tout et glorieuse vierge Marie, ainsi que de tous les saints, confions nous nous-mêmes, confions-nous les uns les autres, confions toute notre vie au Christ notre Dieu, afin qu'il la remette avec la sienne entre les mains de son Père, et qu'en retour, celui-ci nous comble de tous les dons de l'Esprit-Saint. Ainsi soit-il!

    ________________

    (*) L'auteur de cette homélie s'est inspiré de l'ouvrage du cardinal Joseph Ratzinger intitulé "L'esprit de la liturgie", dont il recommande la lecture à ceux qui voudraient approfondir ce sujet.

     

     

     

  • Une initiative de l'Académie de Chant grégorien à Liège

     

    LE SAMEDI 9 MAI 2009 A LIEGE

    A 16 HEURES

    EGLISE DES BENEDICTINES

    Boulevard d'Avroy, 54

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    CONCERT

    TROIS VISAGES DU CHANT MEDIEVAL

    Bible 12e siècle (Bibl. Mazarine-Paris).gif

    grégorien des origines-plain chant liégeois-premières polyphonies

    par les trente élèves de

     L'ACADEMIE DE CHANT GREGORIEN A LIEGE

    direction: Stéphan Junker

    professeur au conservatoire de Verviers

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    "Du Plain-Chant au Déchant"

    LE GREGORIEN DES ORIGINES (VIe-VIIe s.)

    Antiennes d'introït "Omnes gentes" et de communion "Illumina"

    LE PLAIN-CHANT D'ENTRE MEUSE ET RHIN

    Laudes carolingiennes (VIIIe s.), Antienne ad magnificat des 2e vêpres de l'office liégeois de saint Lambert "magna vox" (Xe s.)

    LE KYRIALE DU TEMPS PASCAL (Xe s.)

    Kyrie et Sanctus

    LES PREMIERES POLYPHONIES (XIe-XIIe s.)

    Déchant "annus novus in gaudio" extrait des vêpres du nouvel an à la cathédrale du Puy-en-Velay et de la séquence de Pâques "victimae paschali laudes"

     

    L'ENSEMBLE VOCAL "PSALLENTES" 

    direction: Hendrik Vanden Abeele

    professeur au conservatoire de Rotterdam

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    GESTA SANCTI LAMBERTI

    LE PREMIER NOCTURNE DE L'OFFICE LIEGEOIS DE SAINT LAMBERT

    Trois antiennes: "orbita solaris","hic fuit ad tempus","sed post, ut fidei"

    Lectio I "hic puerulus", Repons "gloriosus martyr Lambertus"

    Lectio II "quamvis iuvenis", Repons "sanctus Lambertus"

    Lectio III "postquam Theodardus", Repons "sanctum dominum Lambertum"

     

    A L'ORGUE "LE PICARD" (XVIIIe s.)

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    PATRICK WILWERTH

    professeur au conservatoire de Verviers

    Oeuvres de Sebastian Aguilera de Heredia (c. 1560-Saragosse, 1627) et Andrès de Sola (Tolède, 1634-Saragosse, 1696)

     

    A 18 HEURES

    EGLISE DU SAINT-SACREMENT

    Boulevard d'Avroy, 132

     

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    MESSE GREGORIENNE DU TEMPS PASCAL

    célébrée selon la forme extraordinaire du rite romain par

     MONSEIGNEUR ROGER GRYSON

    doyen ém. de la faculté de théologie de l'université catholique de Louvain (U.C.L.)

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    l'entrée du choeur et la nef de l'église du Saint-Sacrement à Liège (XVIIIe s.)

    Propre de la messe "Cantate Domino" du IVe dimanche après Pâques 

    Kyriale I "lux et origo"

    Déchant de la séquence "victimae paschali laudes"

    Antienne "regina caeli"

    interprétés par

    HENDRIK VANDEN ABEELE

    baryton

    professeur au conservatoire de Rotterdam et à l'Institut Lemmens de Louvain

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    ET L'ACADEMIE DE CHANT GREGORIEN A LIEGE

    30 élèves dirigés par Stéphan JUNKER, professeur au conservatoire de Verviers, avec le concours de Gérald MESSIAEN, professeur de l'Académie à Louvain-la-Neuve

    MOTETS BAROQUES

    interprétés par le baryton Stéphan Junker

    A L'ORGUE

    PATRICK WILWERTH, professeur au conservatoire de Verviers

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    l'orgue Thomas du Saint-Sacrement

     

    Après la messe, une réception sera offerte par l'Académie (entrée libre)

     

     L'ACADEMIE DE CHANT GREGORIEN

     

    L'Académie de Chant grégorien a été fondée à Bruxelles en mars 2000 par une quinzaine de personnes. Le but de l'Académie est précisé dans l'article 1er de ses statuts:

    L'objectif de l'Académie de Chant grégorien est de réunir des personnes qui aiment ou pratiquent le chant grégorien, qui désirent le promouvoir et assurer sa perennité sous tous les aspects, notamment sa fonction liturgique et sa valeur spirituelle, historique, musicale et vocale.

    En particulier, l'Académie a pour mission de favoriser la fondation de nouvelles chorales grégoriennes, d'enseigner le chant grégorien et d'organiser des activités pour le pratiquer, l'améliorer, l'étudier et le faire connaître.

    Pour un aperçu des structures et des activités de l'Académie ou obtenir plus de renseignements, consultez le site web http://www.gregorien.be

     

    LES COURS A LIEGE

     

    Junker Stephan.jpgLes cours de l'Académie de Chant grégorien à Liège ont lieu à l'église du Saint-Sacrement (Boulevard d'Avroy, 132). Chaque cycle annuel (de novembre à mai) comporte une dizaine de leçons qui se donnent le samedi après-midi. La technique vocale, le solfège grégorien et le chant d'ensemble sont placés sous la responsabilité de Stéphan Junker, professeur au conservatoire de Verviers. Stéphan Junker est diplômé du conservatoire royal de Bruxelles, il anime plusieurs ensembles vocaux, parmi lesquels figure une importante chorale verviétoise: l'Emulation. La sémiologie, l'histoire et la pratique des modes grégorien sont enseignés par Gérald Messiaen, qui a travaillé avec le professeur Mariman et le Choeur grégorien de Louvain.

    Actuellement l'Académie de Chant grégorien à Liège compte une trentaine d'élèves et vient de donner naissance à un nouveau choeur grégorien, se composant d'une vingtaine de damesse-003.jpgmes : la "schola feminea leodiensis", placée sous la direction d'Erna Verlinden. Cet Ensemble se produira pour la première fois dans le cadre de la Solennité de la Fête-Dieu qui sera célébrée le samedi 13 juin 2009 (18 heures) en l'église du Saint-Sacrement. 

    Renseignements et inscriptions: Jean-Paul Schyns, secrétaire, Quai Churchill, 42/7, 4020 Liège. Tel. +32(0)4.344.10.89 ou e-mail jpschyns@skynet.be

     

     L'ENSEMBLE VOCAL "PSALLENTES"

    Cet Ensemble se compose de six chanteurs professionnels dirigés par Hendrik Vanden Abeele. Pianiste et chanteur, ce dernier enseigne depuis 1987 à l'institut Lemmens de Louvain et aussi, depuis 2006, au conservatoire de Rotterdam.

    C'est en 2000 qu' Hendrik Vanden Abeele a fondé le groupe "Psallentes". Celui-ci explore les différents états historiques du plain-chant. Il accorde une attention particulière à l'époque du moyen âge tardif et de la renaissance, dans la ligne des recherches doctorales poursuivies par Hendrik Vanden Abeele à l'université de Leiden.

    La plupart des concerts et des disques réalisés par cet Ensemble l'ont été avec des organistes de talent (Arnaud Vande Cauter, Pascale Van Coppenolle, Joris Verdin etc.) et des choeurs polyphoniques renommés (comme la Capilla flamenca, La Fenice, Millenarium). Pour s'en tenir au patrimoine de nos régions, le plain-chant fut associé de la sorte à la "Missa de septem doloribus" et à la "Missa Ave Maria et Vesperae" de Pierre de la Rue (Tournai, 1460-1518): deux disques parus chez Musique en Wallonie. Il en fut de même avec la "Missa Verbum Incarnatum" d'Arnold de Lantins (XVe siècle) et des oeuvres de Johannes Brassart (Tongres, c.1400 - Liège c.1455) pour la reconstitution d'une "journée de la Fête-Dieu à Tongres en 1444": deux disques édités chez Ricercar. A noter aussi le superbe disque consacré à l'office grégorien de la Trinité attribué à Etienne de Liège (aussi chez Ricercar).

    "Psallentes" a réalisé pas moins de trente CD. Il a entrepris des tournées en Europe, en Amérique du Nord, en Nouvelle-Zélande, en Corée, au Japon, en Chine et a reçu beaucoup d'éloges: cinq étoiles dans la revue Goldberg, deux "diapasons d'or", une cote 10 dans le répertoire du "Monde de la Musique" et le prix Caecilia de la critique musicale belge.

    Plus d'information: consultez le site http://www.psallentes.be

     

     

    PATRICK WILWERTH

    Le titulaire des orgues de l'église liégeoise du Saint-Sacrement, Patrick Wilwerth, est né à Spa en 1959. Après des études musicales au conservatoire de Verviers, il entre au conservatoire royal de Liège et y obtient plusieurs premiers prix, dont celui de l'orgue dans la classe d'Hubert Schoonbroodt. Puis, au conservatoire royal de Bruxelles, et toujours chez Hubert Schoonbroodt, il décroche un diplôme supérieur d'orgue.

    Depuis lors, Patrick Wilwerth partage son temps entre l'enseignement, les récitals, la composition ainsi que la sauvegarde du patrimoine organologique. Il a été designé comme auteur de projet pour le classement et la restauration de plusieurs instruments historiques de la région liégeoise. Depuis 2000, il est membre de la commission diocésaine des orgues.

    Professeur d'orgue dans les académies de Visé, Welkenraedt et au conservatoire de Verviers, Patrick Wilwerth a également été chargé de cours d'Hubert Schoonbroodt au conservatoire royal de Bruxelles et d'Anne Froidebise au conservatoire royal de Liège.

    Compositeur d'oeuvres pour orgue et pour choeur, il est aussi attentif à valoriser les grands noms de la musique liégeoise ancienne. Organiste de concert autant que d'église, il maintient la tradition du chant grégorien aux offices de l'église du Saint-Sacrement à Liège.

    Outre ses activités dans le domaine de l'orgue et de la composition, Patrick Wilwdyn010_original_250_167_jpeg_2629161_520889e78009d2f94e9b8724b5aad44d.jpgerth a aussi fondé en 1994 le choeur de chambre "Praeludium" et a été nommé en 1993 directeur artistique du Choeur universitaire de Liège où il succède à Hubert Schoonbroodt. Son travail comme chef de choeur l'a amené  à interpréter les grandes oeuvres du répertoire choral (le Messie de Haendel, le Requiem de Mozart, la Passion selon saint Jean de Bach etc.) avec le Choeur universitaire et l'Ensemble instrumental "Tempus musicale" créé sous son impulsion.

  • LA SEMAINE SAINTE 2009

      LA SEMAINE SAINTE 2009

       suivant le Missel de 1962

    EN GREGORIEN ET EN POLYPHONIE ANCIENNE

    1

    A L'EGLISE DU SAINT-SACREMENT

    Boulevard d'Avroy, 132, à Liège

     

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    église du Saint-Sacrement à Liège (Jacques-Barthélemy Renoz, 1776) 

    célébrations par l'abbé Jean Schoonbroodt, chapelain au sanctuaire de Banneux

    et l'abbé Claude Germeau, animateur du Foyer d'Accueil de Herstal, desservants de l'église du Saint-Sacrement 

     

    DIMANCHE DES RAMEAUX, 5 AVRIL A 9 HEURES 45 

    Distribution du buis bénit suivie de la grand'messe chantée en grégorien.

    Propre de la messe "Domine ne longe". Psalmodie de la Passion selon saint Matthieu. Kyriale XVII.

    Polyphonie "Jesu Salvator Mundi" (Menegali, XVIIIe s.)

     

    MARDI SAINT, 7 AVRIL DE 17 HEURES A 19 HEURES

    ADORATION DU SAINT-SACREMENT EXPOSE

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    17h00, vêpres grégoriennes suivies d'un temps de méditation - 18h00, chapelet suivi des litanies du Sacré-Coeur -

    18h45, bénédiction du Saint-Sacrement

    CONFESSIONS PASCALES

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    Un prêtre à votre disposition, de 17h00 à 18h45

     

    VENDREDI SAINT, 10 AVRIL A 15 HEURES

    CHEMIN DE CROIX

    en communion avec Benoît XVI 

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    Benoît XVI: prostration du vendredi-saint

    Le chemin de la croix du vendredi-saint sera médité avec l'abbé Claude Germeau et le Frère Jérémie-Marie de l'Eucharistie.

     Chant grégorien du "Stabat Mater" entre les stations.

     

    DIMANCHE DE PÂQUES, 12 AVRIL A 10 HEURES

    Grand'messe du jour de Pâques, chantée en grégorien. Propre "Resurrexi". Séquence "Victimae Paschali Laudes". Kyriale I.

     

    Veuillez aussi noter que les messes des Rameaux et de Pâques en français (missel de 1970) ont lieu à 11h15

    Plus de renseignements: tél. +32(0)4.344.10.89. Courriel: sursumcorda@skynet.be 

     

    2

    A L'EGLISE SAINT-LAMBERT

    Rue du Collège, 80 à Verviers

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    Célébrations par le Père Jos Vanderbruggen, o.praem., vicaire dominical à Saint-Lambert, recteur du prieuré de Tancrémont (Banneux) et l'abbé Jean Schoonbroodt, chapelain au sanctuaire de Banneux et desservant de l'église du Saint-Sacrement à Liège

    DIMANCHE DES RAMEAUX, 5 AVRIL A 10 HEURES 30

    Christ entrant à Jéusalem (Giotto).jpg

    Procession suivie de la grand'messe, chantées en grégorien. Distribution du buis bénit. Psalmodie de la Passion selon saint Matthieu. Motets polyphoniques "Adoramus Te"(R. de Lassus, 1532-1594), "Jesu, Salvator mundi" (Menegali, circa 1700), "In monte oliveti" et "Tristis est anima mea" (Giovanni-Battista Martini, 1706-1784).

    JEUDI SAINT, 9 AVRIL A 19 HEURES 30

    Institution Eucharistie (Fra Angelico).jpg

    Messe de la Dernière Cène, chantée en grégorien. Motets polyphoniques "Jesu dulcis memoria" (Edouard Senny, 1923-1980), "Ave, ave verum" (Giovanni-Battista Martini, 1706-1784), "O salutaris hostia" (Pasquale Pisari, 1725-1778). Translation des Saintes-Espèces au Reposoir. Adoration et bénédiction du Saint-Sacrement. "Tantum ergo" liégeois.

    VENDREDI SAINT, 10 AVRIL A 19 HEURES 30

     

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    Office des présanctifiés, chanté en grégorien. Psalmodie de la Passion selon saint Jean. Chant gréco-latin du Trisagion (Ve s.) et des Impropères. Adoration de la Croix. Communion. Motets polyphoniques"Stabat mater" (Giuseppe Baini, 1775-1844), "Jesu, Salvator mundi" (Menegali, circa 1700), "Ave, Rex noster" (G.-M.. Asola, XVIe s.), "Ecce homo" (Gereon Stein, 1853), "Christus factus est" (Francesco Basili, 1767-1850)

    SAMEDI SAINT, 11 AVRIL A 21 HEURES

    VIGILE PASCALE ET MESSE SOLENNELLE DE LA RESURRECTION

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    Vigile pascale. Bénédiction du feu nouveau. Renouvellement des promesses de baptême. Messe de la Résurrection, chantée en grégorien. Motets polyphoniques "Surgens Jesus" (Claudio Monteverdi, 1567-1648), "Tristes erant apostoli" (Costanzo Festa, 1485-1548), "Alle psallite "(anonyme XIIIe s.), "Laudate Dominum" (Gregor Aichinger, 1564-1628), "Alleluia" (William Boyce, 1710-1779). Psalmodie des Laudes en déchant, "O filii et filiae" (hymne en plain-chant du XVe siècle).

    DIMANCHE DE PÂQUES, 12 AVRIL A 11 HEURES

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    Grand'messe du Jour de Pâques, chantée en grégorien. Motets polyphoniques "Cantate Domino" (Daniel Friderici, 1584-1638), "Confitemini Domino" (A. Constantini, 1616), "Surgens Jesus" (Claudio Monteverdi, 1567-1648), "Alleluia", (William Boyce, 1710-1779), "O filii et filiae" (hymne en plain-chant, XVe siècle).

    informations sur les offices de la semaine sainte à Saint-Lambert (Verviers) : tel. [+32 ](0)4.344.10.89 ou courriel sursumcorda@skynet.be 

     

    DE LA MORT A LA VIE PASCALE: LA VERITABLE EVOLUTION

     

    Pâque nouvelle077.jpg"La Résurrection du Christ est la plus grande 'mutation', le saut absolument le plus décisif dans une dimension totalement nouvelle qui soit jamais advenu dans la longue histoire de la vie et de ses développements: un saut d'un ordre complétement nouveau, qui nous concerne et qui concerne toute l'histoire.

    Sa mort fut un acte d'amour. Au cours de la dernière Cène, Il a anticipé sa mort et Il l'a transformée en don de soi. Sa communion existentielle avec Dieu était concrètement une communion existentielle avec l'amour de Dieu, et cet amour est la vraie puissance contre la mort, il est plus fort que la mort. La Résurrection fut comme une explosion de lumière, une explosion de l'amour, qui a délié le lien jusqu'alors indissoluble du 'meurs et deviens'. Elle a inauguré une nouvelle dimension de l'être, de la vie, dans laquelle la matière a aussi été intégrée, d'une manière transformée, et à travers laquelle surgit un monde nouveau.

    Il est clair que cet événement n'est pas un quelconque miracle du passé, dont l'existence pourrait nous être, en définitive, indifférente. Il s'agit d'un saut qualitatif dans l'histoire de l'évolution et de la vie en général, vers une vie future nouvelle, vers un monde nouveau qui, en partant du Christ, pénètre déjà continuellement dans notre monde, le transforme et l'attire à lui. Mais, comment cela se produit-il ? Comment cet événement peut-il effectivement m'arriver et attirer ma vie vers lui et vers le haut ? Dans un premier temps, la réponse pourrait sembler surprenante, mais elle est tout à fait réelle: un tel événement me rejoint à travers la foi et le baptême.

    Le baptême auquel nous convie la vigile pascale est quelque chose de bien différent d'un acte de socialisation ecclésiale, d'un rite VATICANO_-_ISLAM_-_Magdi_Cristiano_Allam.jpgun peu démodé et compliqué pour accueillir les personnes dans l'Eglise. Il est encore bien plus que le simple fait d'être lavé, qu'une sorte de purification et d'embellissement de l'âme. Il est vraiment mort et résurrection, renaissance, transformation en une vie nouvelle. La grande explosion de la résurrection nous saisit  dans le baptême pour nous attirer. Ainsi nous sommes associés à une nouvelle dimension de la vie dans laquelle nous sommes déjà en quelque sorte introduits, au milieu des tribulations de notre temps. Etre baptisé, être chrétien signifie vivre sa vie comme une entrée continuelle dans cet espace ouvert par le Christ." (ci-contre, à droite, lors de la vigile pascale 2008 à Saint-Pierre de Rome: le pape baptise un musulman converti, le journaliste Magli Allam)

     BENOÎT XVI

     

     

    A L'EGLISE DU SAINT-SACREMENT

    Boulevard d'Avroy, 132 à Liège

    LE WEEK-END DES RAMEAUX :

    samedi et dimanche 4 et 5 avril 2009

    de 10 à 18h

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    EXPOSITION D'ICÔNES CONTEMPORAINES

    DE L'ATELIER SAINT SERAPHIM DE SAROV

    inauguration le vendredi 3 avril à 19h

    entrée libre

    L'Atelier Saint-Seraphim de Sarov est organisé avec le concours du Centre diocésain de formation et de la paroisse orthodoxe Saint-Alexandre Nevsky  et Saint Seraphim de Sarov (Laveu). Renseignements: Mme Annette Gottschalk. Tél. 04.379.32.41