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Eglise du Saint-Sacrement à Liège - Page 75

  • Académie de Chant grégorien à Liège

    A L'EGLISE DU SAINT-SACREMENT

    Boulevard d'Avroy, 132, à Liège

    (face à la statue équestre de Charlemagne)

     

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    LE SAMEDI 28 MARS 2009

    de 09h45 à 17h00

    JOURNEE DE SEMINAIRE 

    Antiphonaire.jpg

    LE CHANT GREGORIEN

    DANS SON CONTEXTE HISTORIQUE ET LITURGIQUE

    sous la présidence de Dom Michel JORROT

    Père-Abbé de l'Abbaye Saint-Maurice de Clervaux

    (Luxembourg)

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    crosse de l'Abbé de Clervaux 

     

    PROGRAMME DE LA JOURNEE

     

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    09h45 Accueil

    10h00  Introduction: "Historique et spécificité du chant grégorien"

               par Dom Michel Jorrot, Père-Abbé de Clervaux

    10h30  "Le chant grégorien dans la liturgie de la messe: exposé sur la structure de la liturgie et du graduel romains"

               par Dom Michel Jorrot, Père-Abbé de Clervaux

    11h30  Pause-café

    11h45  Ateliers de chant

              dirigés par Stéphan Junker, professeur au conservatoire de Verviers et Gérald Messiaen, professeur de l'académie de chant grégorien à Louvain-la-Neuve

    12h30 Déjeuner pris en commun au restaurant "Les Terrasses"(en face de l'église, Av.Rogier, 1)

    14h00 "Le chant grégorien dans la liturgie des heures: exposé sur la structure de l'office et de l'antiphonaire romains"

              par François Fierens, juriste d'entreprise, membre de l'académie de chant grégorien

    15h00 Pause-café

    15h15 Ateliers de chant

              dirigés par Stéphan Junker, professeur au conservatoire de Verviers et Gérald Messiaen, professeur de l'académie de chant grégorien à Louvain-la-Neuve

    16h00 Messe de clôture célébrée par Dom Michel Jorrot

             chantée par les participants: Kyriale XVII, Propre du dimanche de la passion (Ve du carême). A l'orgue: Patrick Wilwerth, professeur au conservatoire de Verviers.

     

    CONDITIONS DE PARTICIPATION

     

     ouvert à tous, quel que soit le niveau de connaissance

      

    RENSEIGNEMENTS ET INSCRIPTIONS

     

    -s'adresser à M. Jean-Paul Schyns (secrétariat de l'académie à Liège), Quai Churchill, 42/7, 4020 Liège. E-mail jpschyns@skynet.be ou tél. 04.344.10.89 (en cas d'absence, tél. GSM 0498.33.46.94 de M. Ghislain Lahaye)

    -ou s'inscrire en ligne sur le site de l'académie: http://www.gregorien.be

    L'initiative de ce séminaire, prise dans le cadre du cycle 2008-2009 des cours de l'Académie de Chant grégorien à Liège, a pour but de combler une lacune: trop souvent, les sessions de chant grégorien sont axées sur les seuls aspects musicologiques ou de techniques vocales et passent sous silence la finalité naturelle de ce chant: la prière liturgique. La journée du 28 mars a pour objet de faire le lien entre les deux. Elle est ouverte à tous les élèves de l'Académie, ceux de Liège comme de Louvain-la-Neuve et de Bruxelles ainsi qu'aux anciens élèves et, en définitive, à tous ceux qui, dans les paroisses ou ailleurs, sont soucieux de promouvoir la pratique d'un chant lié à l'esprit même de la liturgie depuis près de quinze siècles.

    LE CHANT GREGORIEN DANS LA LITURGIE

    Bible 12e siècle (Bibl. Mazarine-Paris).gif

    L'Eglise catholique connaît, en son sein, de nombreux rites liturgiques. Celui qui prévaut pour l'Eglise latine est le rite romain, qui comporte deux formes organisées par le droit ecclésiastique: l'une, appelée "extraordinaire", emploie les livres liturgiques en usage à l'ouverture du concile Vatican II; l'autre, dite "ordinaire", suit les livres liturgiques réformés après ce concile. La forme extraordinaire se célèbre en latin, la forme ordinaire dans les langues vernaculaires, sans exclure le latin.

    Quelle que soit la forme du rite, "l'Eglise reconnaît dans le chant grégorien le chant propre de la liturgie romaine: c'est lui qui, dans les actions liturgiques, toutes choses égales d'ailleurs, doit occuper la première place "(constitution "sacrosanctum concilium" du concile Vatican II, n°116).

    Les livres liturgiques procurent l'expression écrite des actes du culte: sacrements, messe et office.

    matines de pâques.jpgLa célébration des sacrements qui ponctuent la vie chrétienne (baptême, pénitence, eucharistie, confirmation, ordre, mariage, onction des malades ou extrême-onction) trouvent place dans le pontifical ou le rituel, selon qu'ils sont conférés par l'évêque ou par le prêtre. Quant à la notation musicale, ces deux livres ne contiennent que les récitatifs propres au célébrant et quelques antiennes, repons et psaumes. Les plus utilisées de ces pièces exécutables par la schola figurent aussi dans un autre livre: le liber usualis, évoqué à la fin de cette présentation.

    Par ailleurs, au centre de la journée liturgique se trouve le sacrifice de la messe, qui rend le Christ substantiellement présent dans l'Eglise, et la prière de l'office des heures: matines ou vigiles, pendant la nuit; laudes, au lever du soleil; prime, en début de journée; tierce, avant la messe solennelle du matin; sexte, à midi; none, dans l'après-midi; vêpres, au coucher du soleil; complies, en fin de journée. On distingue les "petites heures", prime, tierce, sexte et none, des "grandes heures", liées au soleil: laudes et vêpres. Matines et complies n'entrent pas dans cette distinction. Par ailleurs, dans la réforme postconciliaire, l'heure de prime n'existe plus et les autres "petites heures" sont souvent remplacées par un "office du milieu du jour".

    Deux livres liturgiques contiennent l'intégralité des messes et des offices: le missel et le bréviaire mais les parties musicales des chantres et du choeur se trouvent ailleurs: dans le graduel pour la messe, dans l'antiphonaire et le nocturnal pour l'office.

    Le bréviaire, appelé liturgie des heures dans sa version postconciliaire, contient l'office complet sous forme lue et non chantée; dans sa version traditionnelle, il est complété par le martyrologe évoquant, pour être lu à prime, le saint de chaque jour. Pour l'office chanté, on a recours à l'antiphonaire, qui couvre les heures de laudes à complies. Les matines sont reprises dans un volume séparé: le nocturnal. Les pièces grégoriennes que l'on trouve dans ces deux livres sont: les antiennes, la psalmodie, les récitatifs (capitule, versets, lectures, oraisons), les hymnes et les répons.

    Mais le centre de la liturgie du jour est évidemment la messe: les deux livres liturgiques de la messe sont le missel et le graduel. Le missel m-missel_1.jpgcontient le texte complet de toutes les messes (les formulaires) ainsi que les partitions grégoriennes revenant au célébrant (préfaces, oraisons etc.). Les autres pièces grégoriennes de la messe chantées, selon le cas par la schola ou le choeur des fidèles, se trouvent dans le graduel. On y distingue les prières du propre (introït, graduel, alléluia, trait, séquence, offertoire, communion) et celles de l'ordinaire (asperges me, vidi aquam, kyrie, gloria, credo, sanctus, agnus, ite missa est, benedicamus).

    Pour terminer, citons aussi les livres "paraliturgiques", parallèles aux livres officiels: l'hymnaire, extrait de l'antiphonaire et du nocturnal; le processionnal, florilège d'antiennes et de répons; le psautier, permettant d'antiphoner l'introït, l'offertoire et la communion de la messe; et, à l'usage du paroissien romain, le liber usualis, vénérable synthèse de tous les livres cités.

     

    POST-SCRIPTUM: BACH AUX MINIMES A BRUXELLES 

    Le blog de l'église des minimes à Bruxelles http://paroissiensdesminimes.blogspot.com a eu la gentillesse de relayer l'information ci-dessus. A titre de réciprocité, signalons le concert exceptionnel donné dans cette église bruxelloise, par l'Ensemble "La Chapelle des Minimes",  le jeudi 26 mars prochain à 20 heures.

    Au programme, Jean-Sebastien et Jean-Christophe BACH:

    Kyrie, Gloria, Missa Brevis BWV 236

    Sehet, wir gehn hinauf gen Jerusalem, cantate BWV 159

    Jesu meine Freude, Motet BWV 227

    Mein Freund ist mein und ich bin sein, Motet (Jean-Christoph Bach)

    Les bénéfices du concert sont destinés à la rénovation de cette superbe église, qui sert principalement de lieu de culte mais aussi de rencontre et de culture.

    Prix des places: 12€ par versement anticipé au compte 979-2485438-12 et 15€ le soir du concert

    Renseignements:  portable 0475.57.70.25

    courriel: marjanamandi@hotmail.com ou chantal.matthys@gmail.com

    Il vous est également loisible de faire partie du Comité de Patronage, que préside la princesse Charles-Louis de Mérode, en versant 250€ au compte indiqué ci-dessus

     

  • SOLENNITE DE L'EPIPHANIE 2009 A L'EGLISE DU SAINT-SACREMENT DE LIEGE

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     UNE MANIFESTATION ECLATANTE

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    En grec, "Epiphanie" signifie "manifestation éclatante" et cette solennité le fut assurément, le samedi 3 janvier 2009 à l'église du Saint-Sacrement de Liège.

    Près de deux cents fidèles y assistèrent, de même qu'à la procession à la crèche qui la précédait. Plus de la moitié d'entre eux vinrent aussi, après la messe, partager la galette des rois avec la chorale de Warsage: un geste qui rendit hommage à son excellente prestation (messe en ut majeur de Gounod et noëls traditionnels) durant l'office.

    La beauté des ornements anciens, le plain-chant et la forme extraordinaire du rite romain, célébré par le chanoine Michel Dangoisse avec les abbés Jean Schoonbroodt (diacre), Arnaud de Boisse (sous-diacre), Claude Germeau (chapier) et quatre acolytes, ont aussi donné un bel éclat à cette cérémonie.

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    LE SENS DE LA FÊTE

    L'Epiphanie est, à vrai dire, bien plus qu'un conte pour enfants sages émerveillés devant la crèche ou tirant de la galette la fève qui désigne les rois de la fête.

    Dans son homélie, le chanoine Dangoisse a rappelé le sens réel du message que le récit évangélique adresse au monde en ce jour. Voici le texte de sa prédication:

    " La célébration de l'Epiphanie, dans cette magnifique église que vous avez sauvée, m'inspire deux réflexions, en plus de mes souhaits de sainte année: sur la foi, puis sur le caractère universel de l'Eglise.

    Il n'y a pas de contradiction entre la raison et la foi

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    "On raconte que notre cher Roi Baudouin aimait parfois, le soir ou la nuit, se rendre dans son petit observatoire astronomique pour contempler la splendeur des étoiles et de la création:"Les cieux racontent la gloire de Dieu"(Ps.19,2). Nul doute que cette contemplation nourrissait sa P1010056.JPGvie intérieure et sa prière."La beauté sauvera le monde" (Dostoïevski).

    Les mages aussi, présentés comme de savants astronomes venus du Moyen-Orient, étaient séduits par la splendeur du ciel étoilé. Pressés, sans le savoir, par l'Esprit, ils ont été intrigués par l'apparition d'une étoile et ont pressenti la naissance d'un nouveau Roi -qui, pourtant, n'était pas de ce monde- et ils se sont mis en route jusqu'à Bethléem pour lui offrir l'or, l'encens et la myrrhe. Et nous aussi, aujourd'hui surtout, nous offrons comme eux à Dieu un encens qui va embaumer les saints mystères que nous célébrons.

    Et je conclus déjà cette première réflexion: la science de ces païens (qui n'avaient que des instruments humains) n'est nullement en contradiction avec la foi: la foi la prolonge, elle va plus vite que la science, en brûlant les étapes pour arriver à la Vérité. J'ai lu cette petite parabole d'un célèbre astrophysicien américain. Pendant des siècles, dit-il, les savants se sont mis à grimper la montagne de la Vérité et quand ils arrivent au sommet, qu'est-ce qu'ils découvrent? Une bande de théologiens, de philosophes et de saints déjà là depuis longtemps et qui leur disent en riant:"Quoi? Vous arrivez seulement ?"

    Je suis de plus en plus persuadé, avec Benoît XVI qui y revient souvent (entre autres dans son fameux discours de Ratisbonne), qu'il n'y a pas de contradiction entre la raison et la foi. Ce sont deux chemins un peu parallèles mais qui finissent par converger vers l'unique Vérité. Les savants d'aujourd'hui sont beaucoup plus humbles que ceux du XIXe siècle: ils peuvent décrire ce qui s'est passé quelques milliardièmes de milliardièmes de secondes après le "big bang", mais non ce qui s'est passé juste avant. Ils n'ont rien contre les théologiens et les philosophes qui affirment que Dieu lui-même est à l'origine de la création, mais cette réponse ne relève pas de leur domaine comme tel. Ils la respectent comme possible. C'est déjà un grand progrès! Voilà une première réflexion que cette fête de l'Epiphanie m'inspire"

    Une affirmation du caractère universel de l'Eglise

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    "Mais voici une deuxième réflexion que je vais développer davantage:

    89802 Les mages de l'Epiphanie.jpgOn serait tenté de voir dans le passage de l'évangile selon saint Matthieu relatant l'adoration des mages (2, 1-12) un conte doré, pour faire rêver les enfants, et il est possible que l'écrivain sacré ait embelli un peu le récit selon certaines traditions littéraires. Mais ce qui l'intéresse et nous touche profondément dans la démarche de ces trois personnages (parmi lesquels l'iconographie a placé un noir), c'est l'affirmation éclatante du caractère universel de l'Eglise.

    Non! La Bonne Nouvelle ne sera pas réservée au seul petit peuple juif, mais offerte à toutes les nations sans distinction. L'Epiphanie ,c'est, avec la Pentecôte, la Fête de l'Eglise. Saint Paul l'a bien perçu.

    Comme on comprend la joie et la fiereté des premiers chrétiens célébrant cette épiphanie, c'est à dire la "manifestation" (épiphaneia) du Seigneur qui est destinée aussi à d'autres pays que la Palestine (pour laquelle nous prions), à tous les paëns: Grecs et Romains, Gaulois et Belges, Chinois et Japonais, Africains, habitants du Congo, etc., et puis à ceux de l'Amérique, de la Terre de Feu ou de Papouasie: c'est l'entrée en masse dans l'Héritage du peuple de Dieu.

    Saint Paul, avec sa profondeur habituelle, a formulé admirablement cette révolution spirituelle: le mystère qui était resté caché aux générations précédentes, c'est que, grâce à l'Evangile, les païens aussi sont associés au même héritage, au même corps, à la même promesse dans le Christ Jésus (Ephésiens, 3, 5-6) qui est le seul Sauveur de tous les hommes. L'Epiphanie est un peu à Noël ce que la Pentecôte est à Pâques: c'est la manifestation publique du mystère, ici du mystère caché de Bethléem.

    Vous pouvez chercher: aucune religion -aucune!- n'a affirmé que Dieu a pris une vraie chair d'homme et qu'il est venu pour tous les hommes sans exception. Aucune n'a une telle prétention à l'universel. Catholique veut dire universel, ouvert à la terre entière. La seule véritable internationale, c'est nous, même si certains s'en offusquent. Trop souvent, les religions sont liées à un pays ou à une région (les religions de l'Asie), au sang, à la race ou encore à la culture (je pense à l'islam). Même si elle y est parfois très minoritaire (je pense aux chrétiens d'Asie), l'Eglise du Christ est présente sur la terre entière. On le voit clairement lors des rassemblements des J.M.J. (Journées Mondiales de la Jeunesse). Malgré ses faiblesses et ses imperfections, elle ne veut connaître aucune limite, aucune frontière, même si elle demeure un peu trop marquée par l'Occident qui fut son berceau historique. Eh bien, donc, dépassons aujourd'hui nos horizons trop étroits: sentons que nous sommes membres d'une Eglise qui est née avant nous, qui ne mourra pas avec nous et qui est répandue aux quatre coins du monde. Si nous chantons en latin lors des grands rassemblements, c'est précisément pour affirmer cela.

    Après saint Paul, écoutons maintenant Isaïe le Prophète (Is., 60, 1-6). Il n'exagère pas quand il s'extasie devant ce qui est pour nous la nouvelle Jérusalem, devant l'Eglise:"Lève-toi, Jérusalem, resplendis et regarde: l'obscurité recouvre la terre, les ténèbres recouvrent les peuples". C'est tragiquement vrai aujourd'hui: obscurité du péché, de la violence, de la volupté, de la haine, obsurité de la crise économique mondiale, fruit de l'appât du gain, aveugle et égoïste. L'humanité patauge dans le noir, déboussolée au sens propre; l'Occident surtout est atteint d'une sorte de leucémie:la peur de donner la vie et l'autorisation officielle de la supprimer, légalement. C'est une crise fondamentale du goût de vivre qui aboutit à ce qu'on appelle l'hiver démographique.

    Eh bien, justement:"Debout, lève-toi Jérusalem" car, au sein même de cette obscurité, "sur toi se lève le Seigneur", sa Gloire brille sur toi et les nations marcheront à sa Lumière, un jour ou l'autre. "Lève les yeux et regarde: tes fils reviennent de loin", parfois de très loin; il y a et il y aura des conversions étonnantes...

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    Plus que jamais, dans le désarroi des esprits, nous avons besoin de l'enseignement de l'Eglise. Heureusement qu'il y a, à Rome, un pape courageux, humble et lucide, chargé de rappeler les exigences lumineuses d'une loi naturelle, qui est divine, et celles de l'Evangile. L'Eglise est la seule à oser sortir des tranchées, à oser élever la voix: et même des incroyants l'écoutent avec intérêt, sachant qu'elle ne ment jamais, qu'elle voit loin -très loin- et on lui rendra hommage, plus tôt qu'on ne le pense.

    Revenons donc toujours à l'Eglise. Il faudra bien qu'un jour l'humanité redécouvre le sens du détachement des biens de ce monde, seul remède à la crise actuelle, et le sens de la vie intérieure. Retrouvons la fiereté de dire, comme les trois mages:"Oui, nous avons vu l'Etoile du Christ (même si parfois elle est voilée ou bien connaît des éclipses) et nous sommes venus avec nos cadeaux pour adorer le Seigneur" (Matth., 2, 11). Quels cadeaux ? Nos corps (jeunes ou affaiblis par l'âge), nos mains, notre intelligence, notre coeur, pour que ses affections soient pures, notre mémoire, notre sensibilité: tout. Offrons-nous comme nous sommes, avec nos pauvres offrandes: "Seigneur, je Vous donne tout" (Pascal).

    Je termine. J'aime imaginer ce que devrait être une crèche au XXIe siècle, prolongeant l'adoration des mages et des bergers: les ouvriers en bleu de travail, les chômeurs et les sans-papiers; les employés avec leur mallette et les commerçants offrant un cadeau; les étudiants en blue jeans avec leur cartable sous le bras (ils préparent leurs examens!);- les drogués qui luttent pour en sortir; les mamans portant tous leurs soucis de leur foyer; les ados qui viendraient jouer de la guitare devant le Fils de Dieu; les enfants qui joueraient dans la paille de la crèche; les hommes politiques qui ne savent plus où donner de la tête; et aussi tous les chercheurs de Dieu, sans le savoir, venus par curiosité...

    Tout cela, c'est l'humanité.P1010040.JPG

    Nous aussi, Seigneur, nous sommes venus, malgré nos péchés, nos brouillards et nos doutes, avec nos pauvres offrandes. Et voilà qu'en entrant dans Ta maison (qui est Ton Eglise, Seigneur), nous voyons l'Enfant avec Marie, Sa Mère et nous nous prosternons. Et puis, chaque fois que l'Etoile réapparaît et illumine Ton Eglise, nous sommes remplis de joie comme les mages: plus jamais, Seigneur, plus jamais nous ne cacherons Ta lumière sous le boisseau, mais nous repartirons, réconfortés, tout joyeux, par un autre chemin."

     

     

     

  • A l'initiative de l'Union des Etudiants Catholiques de Liège (Cercle Gustave Thibon)

     UNE GRANDE CONFERENCE A L'UNIVERSITE DE LIEGE

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    place du XX août

    LE LUNDI 19 JANVIER 2009 A 19 H 30

    POLITIQUE ET RELIGION: UN RAPPORT EN MUTATION

    par Bernard Dumont, directeur de la Revue "Catholica" (Paris) 

    Charlemagne_small.jpgComment rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ? La distinction entre le rôle de l'Eglise et celui de l'Etat est propre au christianisme. Ceci implique-t-il l'absence de relation entre eux ? Est-ce aussi à dire que César aurait pour seuls devoirs ceux qu'exprime la loi positive qu'il se prescrit à lui-même selon ses propres règles de gouvernement ? Quelle est la réponse apportée aujourd'hui à ces deux questions dans les Etats membres de l'Union européenne et singulièrement en Belgique ? En quel sens un Etat peut-il ou doit-il être laïc ? A l'heure du pluralisme et du sécularisme, l'Eglise n'a-t-elle plus rien à dire à l'Etat ni à la société civile? Sont-ils à ce point séparés?

    Une actualité récente (dépénalisation de l'euthanasie au Luxembourg, évolution "positive" de la laïcité en France) a remis ces questions brûlantes à l'ordre du jour.

    Pour en débattre, l'Union des Etudiants Catholiques de Liège (Cercle Gustave Thibon) organise le lundi 19 janvier 2009 à 19h30 à l'Université de Liège, place du XX août (salle Gothot) une grande conférence animée par Bernard DUMONT, directeur de la Revue française "Catholica" (Paris).

    Bernard DUMONT est la cheville ouvrière des traductions françaises de l'oeuvre du philosophe italien Augusto Del Noce et l'organisateur de plusieurs congrès internationaux de philosophie politique à Paris et à Lausanne.

     

    Université de Liège, place du XX août, auditoire Gothot

    Entrée gratuite et ouverte à tous. Parcours fléché à partir de l'entrée principale.

      Web: http://cerclegustavethibon.hautetfort.com

     

    EGLISE, ETAT ET SOCIETE

    UNE REPONSE DE JOSEPH RATZINGER-BENOÎT XVI

    AU JOURNALISTE PETER SEEWALD

     

    Peter Seewald: Par la séparation de l'Eglise et de l'Etat, le XIXe siècle a déclaré que la foi était quelque chose de subjectif, et donc une affaire privée. Beaucoup considèrent que le processus continu de sécularisation menace la foi et l'Eglise dans leur survie. Si le temps où l'Etat réglementait la religion est terminé, n'est-ce pas aussi une nouvelle chance pour l'Eglise et la foi? "Il est conforme à l'essence de l'Eglise, dites-vous, d'être séparée de l'Etat et que la foi ne soit pas imposée par l'Etat, mais repose sur une conviction librement acquise"...

    Joseph Ratzinger: L'idée de la séparation de l'Eglise et de l'Etat n'est entrée dans le monde que grâce au christianisme. Jusque là, il y avait seulement identité entre la constitution politique et la religion. Pour toutes les cultures, il était évident que l'Etat portait en soi un caractère sacré et était le véritable et suprême gardien de l'univers sacral. Cela valait aussi pour les racines préchrétiennes du nouveau testament. En Israël, les deux  ont d'abord fusionné. C'est seulement lorsque la foi d'Israël sort de ce peuple et devient la foi de tous les peuples qu'elle se détache de son identification politique et représente un élément supérieur aux divisions et différences politiques. C'est aussi le point de confrontation proprement dit entre le christianisme et l'Empire romain: L'Etat tolérait parfaitement les religions privées, à la condition toutefois qu'elles reconnaissent le culte de l'Etat lui-même, la cohésion du ciel des dieux sous l'égide de Rome, et la religion officielle comme accolade placée au-dessus de toutes les religions privées.

    Le christianisme n'a pas accepté cela, il a ôté à l'Etat l'exclusivité de l'univers sacral et a mis ainsi en question la conception fondamentale de l'Empire romain, voire du monde antique en général. Cette séparation est donc, en fin de compte, unfr-sarkozy-benoit-xvi_1213718363.jpg legs de l'origine du christianisme et aussi un facteur décisif de liberté. Ainsi l'Etat n'est pas lui-même la puissance sacrale, mais il est seulement un ordre qui trouve ses limites dans une foi qui adore non pas l'Etat, mais un Dieu qui lui fait face et le juge. C'est cela la nouveauté. Cela peut naturellement prendre des formes différentes selon les constitutions des sociétés. En ce sens, le développement qui s'est produit depuis les Lumières, qui ont inauguré le modèle de la séparation de l'Eglise et de l'Etat, a un côté positif. Ce qui est négatif, là, c'est que la modernité entraîne avec soi la réduction de la religion au subjectif -et rend ainsi de nouveau un caractère absolu à l'Etat, ce qui devient très évident chez Hegel.

    D'une hlv grand duc Henri.jpgpart, le christianisme n'a jamais voulu se considérer comme religion d'Etat, du moins dans ses commencements, mais se distinguer de l'Etat. Il était prêt à prier pour les empereurs, mais non à leur offrir des sacrifices. D'autre part, il a toujours officiellement tenu à ne pas être un sentiment subjectif -"le sentiment est tout" dit Faust- mais il voulait être une Vérité propagée au coeur de l'opinion publique, qui lui donne des critères de valeur et qui, dans une certaine mesure, engage aussi l'Etat et les puissants de ce monde (*). Je crois qu'en ce sens le développement de la modernité apporte un côté négatif: le retour de la subjectivité...

    Extrait de "Le sel de la terre". Entretiens du Cardinal Ratzinger avec Peter Seewald. Flammarion/Cerf, 1997.

     (*) nous surlignons ces passages, décisifs à notre sens, de la pensée du Saint-Père.

  • Verbum caro factum est

     

    ET HABITAVIT IN NOBIS...

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    A Noël nous ne nous contentons pas de commémorer la naissance d'un grand personnage, nous ne célébrons pas simplement et dans l'abstrait le mystère de la naissance d'un homme, ou en général le mystère de la vie, nous ne fêtons pas seulement non plus le début d'une nouvelle saison. A Noël nous rappelons quelque chose d'essentiel pour la foi chrétienne, une vérité que saint Jean résume en peu de mots:"le Verbe s'est fait chair". Il s'agit d'un événement historique que l'évangéliste Luc se préoccupe de situer dans un contexte bien déterminé: dans les jours où fut publié le décret pour le premier recensement de César Auguste, quand Quirinus était déjà gouverneur de Syrie (cf. Lc, 2, 1-7). C'est donc lors d'une nuit historiquement datée que se produisit l'événement qu'Israël attendait depuis des siècles. Dans le noir de la nuit de Bethléem s'allume, réellement, une grande lumière: le Créateur de l'univers s'est incarné en s'unissant indissolublement à la nature humaine, étant ainsi réellement "Dieu de Dieu, Lumière de la Lumière" et en même temps homme, vrai homme. Ce que Jean appelle en grec "ho Logos" traduit en latin par "Verbum" (Le Verbe) signifie aussi "le Sens". Nous pourrions donc comprendre l'expression de Jean ainsi: le "Sens éternel" du monde s'est fait tangible à nos sens et à notre intelligence: nous pouvons maintenant le toucher et le contempler (cfr Jn, 1,1). Le "Sens" qui s'est fait chair n'est pas simplement une idée générale inhérente au monde; c'est une "Parole" qui nous est adressée. Le Logos nous connaît, nous appelle, nous guide. Ce n'est pas une loi universelle, au sein de laquelle nous jouons ensuite un rôle, mais c'est une Personne qui s'intéresse à chaque personne. C'est le Fils du Dieu vivant, qui s'est fait homme à Bethléem.

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    A beaucoup d'hommes, et d'une certaine façon à nous tous, cela semble trop beau pour être vrai. En effet, cela revient à affirmer: oui, il y a un sens, et le sens n'est pas une protestation impuissante contre l'absurde. Le sens a la puissance: il est Dieu. Un Dieu bon, qui ne doit pas être confondu avec un être très-haut et lointain, auquel on ne pourrait jamais accéder, mais un Dieu qui s'est fait notre prochain et qui nous est très proche, qui a du temps pour chacun de nous et qui est venu pour rester avec nous. Il est alors naturel de se demander:"Ce genre de chose est-il possible ? Est-ce une chose digne de Dieu que de se faire petit enfant ?". Pour chercher à ouvrir son coeur à cette vérité qui illumine toute l'existence, il convient de s'incliner et de reconnaître la limite de notre intelligence. Dans la grotte de Bethléem, Dieu se montre à nous humble petit enfant pour vaincre notre orgueil. Peut-être nous serions-nous rendus plus facilement face à la puissance , face à la sagesse; mais Lui ne veut pas notre reddition; Il fait bien plutôt appel à notre libre décision d'accepter son amour. Il s'est fait petit pour nous libérer de cette prétention de grandeur qui jaillit de l'orgueil; Il s'est librement incarné pour nous rendre vraiment libres, libres de L'aimer.

    BENOÎT XVI

      MESSES DE NOËL

    à l'église du Saint-Sacrement (Bd d'Avroy, 132 à Liège)

    Jeudi 25 décembre, messes du jour selon le missel de 1962, à 10h (abbé Jean Schoonbroodt) et selon le missel de 1970, à 11h15 (abbé Claude Germeau).

    à la chapelle Saint-Lambert (Rue du Collège, 80 à Verviers)

    Mercredi 24 décembre, veillée suivie de la messe de minuit selon le missel de 1962, à partir de 23h30 (Père Jos Vanderbruggen, o.praem.) et Jeudi 25 décembre, messe du jour selon le missel de 1962, à 11h (Père Jos Vanderbruggen).

     Joyeuse et Sainte Fête de Noël !

  • Noël au coeur de la Cité lainière

     

    VEILLEE ET MESSE DE MINUIT TRADITIONNELLES

    A LA CHAPELLE SAINT-LAMBERT DE VERVIERS

     

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    Le mercredi 24 décembre 2008 à 23h30 à la Chapelle Saint-Lambert de Verviers, la veillée et la messe de minuit de Noël seront chantées en Chapelle Saint Lambert.pnggrégorien et en polyphonie ancienne. La chapelle est située au coeur de la Cité: rue du Collège, 80 (à deux pas de l'Institut Saint-Michel).

    La Schola de la Chapelle, Patricia Moulan (alto solo), Albert Schäfer (flûte) et Léonard Aussems (orgue) interpréteront le plain-chant de la Nativité ainsi que des noëls classiques et populaires de la Renaissance à nos jours. A noter au programme des oeuvres de Michel Praetorius, Jean-Sébastien Bach, Jean-François Dandrieu, Zoltan Kodalschola_st_lambert.gify mais aussi des airs traditionnels venus d'Europe centrale ou de Provence, sans oublier les célèbres "Adeste fideles" et "Stille Nacht" au pied de la crèche illuminée dans le beau cadre de ce sanctuaire baroque du XVIIIe siècle.

    La messe sera célébrée, selon le missel de 1962, par le P. Jos Vanderbruggen o.praem., recteur du prieuré de Tancrémont.

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    Renseignements: via ce blog ou e-mail sursumcorda@skynet.be

     

  • Un trio inédit pour Noël

     

    A l' église du Saint-Sacrement:

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    NOËL A TRAVERS LES ÂGES

    Le samedi 20 décembre 2008 à 17h30, l'église du Saint-Sacrement, Boulevard d'Avroy, 132, à Liège, accueille un grand concert organisé par l'association "Art et Orgue en Wallonie" sur le thème "Noël à travers les âges".

    Le Choeur de chambre "Praeludium", l'organiste Patrick Wilwerth et le guitariste Pascal Tonnaer vous invitent à un voyage musical du XVIe au XXIe siècle. Ce trio inédit interprétera des carols et noëls celtiques ainsi que des oeuvres de Pierre Bonhomius, Franz Liszt, Zoltan Kodaly et Patrick Wilwerth célébrant la Nativité.

    Ravenne_Santa_Chiara_1320___La_Nativite_Detail_des_anges__3_jpeg.jpg

    Participation aux frais: 7 euros. Renseignements: 0495.79.80.38 les lundis, vendredis et samedis précédant la manifestation.

    Lien permanent Catégories : Concerts
  • patrimoine religieux

     

    DECOUVRIR

    L'EGLISE DU SAINT-SACREMENT A LIEGE

    Boulevard d'Avroy, 132

     

    1. LES JOURS ET HEURES D'OUVERTURE

     

    Messes dominicales: 10h00 en latin (missel de 1962, grégorien et orgue, ensemble à cordes le 1er dimanche du mois). 11h15 en français (missel de 1970, orgue et chants grégoriens). Des messes grégoriennes sont également célébrées chaque jour durant la semaine: lundi, mercredi et vendredi à 18h00 et mardi, jeudi et samedi à 08h30 

    Confessions et adoration eucharistique: tous les mardis de 17h00 à 19h00 (17h00, vêpres grégoriennes suivies d'un temps de méditation; 18h00, chapelet suivi des litanies du Sacré-Coeur; 18h45, bénédiction du Saint-Sacrement suivie de l'angélus.

    Journées "Portes ouvertes"tous les jeudis: de 08h00 à 12h00 (08h30, messe; 09h30 confessions jusqu'à 11h30), de 14h30 à 17h00 (adoration du Saint-Sacrement)  et de 20h30 à 22h00 (office de complies suivi de la répétition de la schola grégorienne: la schola chante le propre grégorien à la messe dominicale de 10h00. Apprendre à chanter le répertoire: tel. 04.344.10.89)

    Rosaire en l'honneur de N.-D. de Fatima: tous les 1er samedis du mois de 14h00 à 16h00 (messe basse ad libitum)

    Visites guidées (groupes de 5 personnes minimum): tél. asbl "Sursum Corda" 04.344.10.89, courriel sursumcorda@skynet.be

     

    2. UN PEU D'HISTOIRE

     

    couvent détail031.jpgA partir de 1497, selon l'historien Joseph Daris, un prieuré des Augustins chaussés se construisit à Liège, sur la rive du bras de Meuse comblé au XIXe siècle et devenu le boulevard d'Avroy. Mais l'église de la communauté ne fut consacrée qu'en 1527, sous le règne du prince-évêque Erard de la Marck. L'édifice fut dédié à sainte Anne, la mère de la Vierge Marie ( plan Mérian, 1650, n° 47 ci-contre).

    Trop vétuste, ou ne répondant plus au goût évolué de ses possesseurs, l'église "du quai des augustins" fut, dans, dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, condamnée (1757) à disparaître et à faire place à une construction dans le style néo-classique qui triomphait alors. Les religieux ne pouvaient mieux faire que de s'adresser à Jacques-Barthélemy Renoz (1729-1786), le meilleur -avec Digneffe et Dewez- des architectes liégeois du moment. Nous savons qu'il mena ses travaux à bonne fin vers 1766.

    Pendant la révolution, en 1794 d'après des notes d'archives de l'église, le couvent servit d'entrepôt pour les transporteurs et les convois militaires. En 1796, les religieux furent expulsés, leur maison et l'église confisquées comme biens nationaux puis vendues aux enchères, par parcelles. L'église fut alors transformée successivement en moulin à ciment, en magasin à bois puis en manège d'équitation et servit même, au milieu du XIXe siècle, de salle de spectacle pour les cirques de passage à Liège, pendant la foire d'automne.

    Une restauration avait bien été envisagée en 1843: par suite du développement du quartier d'avroy, le conseil de fabrique de Sainte-Véronique avait songé à y établir une succursale de l'église paroissiale, mais le conseil communal et la députation permanente de la Province donnaient leur préférence à un projet d'érection d'une nouvelle église.

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    L'aquarelle ci-dessus (reproduite en carte-vue par l'association "Le Vieux-Liège", en 1930) date de 1845: elle montre, en face de l'écluse d'avroy, l'église des augustins, dont la croix du dôme a disparu, et la lithographie ci-dessous (Brindels-Huck, archives du musée de la vie wallonne) donne une idée du "quai des augustins" au début du XIXe siècle: à cette époque encore, un bras de la Meuse venant de Fragnée se partageait en deux branches à hauteur de l'église: l'une bifurquait à droite, par ce qui deviendra le boulevard Piercot, vers le lit principal actuel de la Meuse, l'autre continuait à descendre le long des quais -aujourd'hui boulevards- d'avroy et de la sauvenière pour rejoindre ensuite, par la future rue de la régence, le cours du fleuve tel que nous le connaissons aujourd'hui. Face à l'église des augustins (cfr l'aquarelle précitée), à hauteur du bras de Meuse occupant le site du boulevard Piercot, se trouvait le port marchand du "rivage des augustins", qui fonctionna jusqu'en 1860.

    L'autre partie du cours d'eau, vers de pont d'Avroy et la sauvenière, était -en 1750 encore- large quai des augustins034.jpgde 35 mètres à hauteur du quai des augustins: elle portait le nom de "rivière d'avroy". Mais, dès la fin du XVIIIe siècle, sa navigabilité s'amoindrit progressivement, suite à divers travaux en amont, sur la Meuse et l'Ourthe. En 1835, on achève déjà de combler cette rivière entre l'église des augustins et le pont d'avroy pour faire place à la première section du boulevard du même nom, sous laquelle subsistait un aqueduc couvert de 2m50 de large et de 4m de haut, débouchant à ciel ouvert sur la promenade du quai de la sauvenière. Cette partie fut, à son tour, voûtée en 1844.

    Le projet d'église nouvelle pour remplacer celle des augustins, dans un quartier d'avroy en pleineMère Anna de Meeus024.jpg mutation, n'aboutit pas et, en 1859, une dame Vve Dumonceau acquit l'édifice, fort délabré, "pour empêcher sa destruction et dans l'espoir de le rendre plus tard au culte". Le 30 décembre 1864, le comte Henri de Meeûs et des associés en devinrent propriétaires. Ils le destinaient à des religieuses de l'"Institut de l'Adoration perpétuelle", congrégation fondée depuis peu (1856) à Bruxelles par la soeur d'Henri de Meeûs, la comtesse Anna de Meeûs (1823-1904, photo ci-contre à droite).

    L'architecte du conservatoire et de l'université de Liège, Laurent Demany (1827-1898), fut chargé de la remise à neuf du bâtiment, qui se termina le 15 décembre 1865 par la remise de la croix au sommet du dôme, après 70 ans d'absence. Monseigneur Théodore de Montpellier, évêque de Liège de 1852 à 1879, bénit solennellement l'église le 3 mars 1866 et, le 15 décembre de la même année, Monseigneur Charles de Mercy-Argenteau (Liège, 1787-1879), ancien nonce du pape en Bavière, évêque in partibus de Tyr et doyen du chapitre cathédral de Liège, la reconsacra sous le vocable du Saint-Sacrement.

    Ainsi réapparaissait, dans la cité de sainte Julienne, ce titre si cher aux Liégeois et disparu depuis la démolition de l'église du collège des jésuites érigée jadis à l'emplacement de la salle académique de l'université, place du XX août.

    Pendant 127 ans (1866-1993) à Liège, les dames du Saint-Sacrement se consacrèrent à la dévotion eucharistique mais aussi à la confection de vêtements du culte pour les églises pauvres et les missions ainsi qu'à l'oeuvre des catéchismes (préparation des communions solennelles, éducation des enfants des forains de la foire aux variétés, organisation de retraites et d'une pédagogie pour jeunes filles).

    dernières soeurs Lg023.jpgAprès le concile "Vatican II", l'activité et les vocations déclinèrent progressivement. Les six dernières soeurs rejoignirent leur maison-mère à Bruxelles, après une messe d'adieu célébrée le 13 juin 1993 (photo ci-contre, à gauche). Les religieuses avaient vendu le couvent à l'association diocésaine du "Balloir" et lui firent don de l'église.

    Dix ans plus tard, en février 2003, cette association décida de vendre le tout, menaçant ainsi l'église d'une nouvelle sécularisation. Plus de trois cents amis du patrimoine religieuP1010267.JPGx et historique se mobilisèrent pour permettre le rachat du sanctuaire par l'asbl "Sursum Corda" (hauts les coeurs) présidée par l'abbé Jean Schoonbroodt (photo ci-contre, agenouillé devant le Saint-Sacrement). La somme fixée par le vendeur fut réunie en quelques mois. La promesse de vente, signée par le chanoine Klinkenberg le 6 août 2003, le jour de la fête de sainte Julienne de Cornillon, fut exécutée par acte authentique de transfert de propriété à "Sursum Corda", le 26 novembre de la même année.

    Aujourd'hui, la sauvegarde de cette église, au triple bénéfice du culte, de la mémoire historique et de la culture religieuse, est entre les mains de la seule générosité "citoyenne" des Liégeois puisqu'elle ne bénéficie d'aucun subside fonctionnel des autorités publiques ou religieuses. Outre de nombreuses activités d'inspiration chrétienne (cours, concerts, conférences, expositions), elle reste fondamentalement vouée au culte, assuré par deux prêtres diocésains. Les messes dominicales se célèbrent tous les dimanches à 10h en latin, selon le missel de 1962 (avec le concours d'un choeur grégorien le 1er dimanche du mois) et à 11h15 en français, selon le missel de 1970. Les confessions et une adoration eucharistique ont lieu tous les mardis de 17h00 à 19h00 (17h00 vêpres grégoriennes, 18h00 chapelet, 18h45 bénédicion du Saint-Sacrement).

     

    ci-dessous, messe au maître-autel: 

    P1010224.JPG 

     

    3. PETITE VISITE GUIDEE

     

    Extérieur hiver 3.JPGNous nous inspirons principalement ici d'une note d'archive de l'église, rédigée en 1967 par Denise Tinlot à l'occasion du centenaire de la présence des Soeurs de l'Eucharistie à Liège.

    L'église actuelle (1766) du Saint-Sacrement s'appelait donc, autrefois, église Sainte-Anne. Elle fut construite, comme indiqué ci-dessus, par Jacques-Barthélemy Renoz (1729-1786) dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle pour remplacer une première église érigée au début du XVIe siècle.

    Jacques-Barthélemy Renoz, architexte liégeois (Saint-Jean l'Evangéliste, Saint-André, église du Séminaire, hôtel de la société littéraire) converti aux idées néo-classiques de son temps, adopta un compromis entre les tendances fondamentales du style baroque des Pays-Bas méridionaux et une décoration inspirée de la Rome antique.

    L'église étant conventuelle, la partie réservée aux religieux prit une importance presqu'aussi considérable que celle destinée au public. Jacques-Barthélemy Renoz s'inspira du plan en croix grecque, introduit dans nos régions au XVIIe siècle par le père Huyssens, et le conjugua avec un plan à une nef terminée en abside arrondie, flanquée d'une tour carrée innovée par W.Coenbergher en 1608-1615 pour l'église des dames carmélites de Bruxelles.

    De l'extérieur, on observe la coupole à pans irréguliers, bombés puis incurvés, pour se relever élégamment en une pointe supportant un globe sous une croix. La tour elle-même est surmontée d'un clocheton bulbeux avec abat-son. Toute la toiture est couverte d'ardoises du pays.

    La façade, construite en pierre calcaire de Meuse, est précédée d'un perron de cinq marches. Deux pilastres, surmontés deDSCF0078.JPG chapiteaux composites, supportent une large architrave portant un fronton triangulaire au centre duquel se détachent en haut-relief peint les armoiries "à un lion avec un homme sauvage et un lion comme supports" du prince-évêque régnant, Charles-Louis d'Oultremont (1723-1771).

    Entre les deux piliers s'insère une porte monumentale en chêne, à deux battants: dans chacun s'inscrit un médaillon sculpté en demi-relief, l'un avec l'image de sainte Anne et l'autre de saint Joachim. Au dessus de la porte se superposent deux bas-reliefs joliment sculptés par Antoine-Pierre P2220093.JPGFranck (1723-1796). Le premier représente saint Jean écrivant sous l'inspiration divine; le second montre saint Augustin vêtu du costume monastique, comme aimaient le représenter les Frères de l'ordre. Il est debout, présentant le livre qu'il écrit:"De la Trinité"". Sous celui-ci, un autre livre, ses célèbres "Confessions". Derrière lui, le figuier, arbre sous lequel il se serait converti. Des angelots rappellent l'épisode le plus populaire de sa légende: un enfant qui lui apparaît au bord de la mer s'évertue à en épuiser l'eau avec un coquillage, symbolisant ainsi l'entreprise dérisoire d'expliquer le mystère de la Sainte Trinité (photo ci-contre ,à gauche).

    On pénètre à l'intérieur de l'église par un porche à entrées centrale et latérales (seule celle de droite est usuellement disponible) donnant accès à la nef centrale.

    L'intérieur de l'édifice a du style baroque l'éclat et la richesse des marbres, des stucs, des couleurs et des dorures, mais ici tout est adouci par le classicisme du Louis XVI français.

    Le plan octogonal de la première partie de l'édifice est délimité par huit piliers massifs, décorés chacun deChapiteaux.JPG deux pilastres jumelés à chapiteaux composites. Une frise, où court une riche guirlande et surmontée d'une épaisse corniche portée par des consoles, souligne le pourtour du monument.

    Un dôme circulaire, hémisphérique, construit en lambourdes de chêne lattées et plafonnées, est peint en bleu nuit semé d'étoiles. Il repose sur quatre pendantifs trapézoïdaux et incurvés, s'appuyant sur les huit piliers.

    L'ensemble est élégant et la hauteur totale de 24m50 donne une impression de légèreté.

    La lumière pénètre largement par six grandes fenêtres rectangulaires à sommet arrondi.

    Plafond.JPGLe choeur, longue nef à deux travées couvertes de calottes sphériques surélevées, en maçonnerie de briques, limitées par des doubleaux, se termine par une abside semi-circulaire voûtée en cul de four (photo ci-contre).

    Dans chaque travée, des fenêtres transformées en entrées du temps des Soeurs (1875) et bordées d'une galerie en chêne permirent de communiquer avec le couvent.

    Dominant la frise et entourant le choeur, les blasons des anciens donateurs, sculptés en haut-relief et peints, se détachent en riches couleurs. En commençant par la gauche, nous avons: Monseigneur de Montpellier, évêque de Liège de 1852 à 1879, Jacques de Heusy, bourgmestre de Liège en 1760, et son épouse Marie-Josèphe de Lamine, Joseph-Léonard de Bonhome, chanoine tréfoncier du chapitre de la cathédrale Saint-Lambert, évêque in partibus de Caprase. Au centre: François-Charles de Velbruck, prince-évêque de Liège de 1772 à 1784, Laurent Chantraine, dernier abbé de Saint-Gilles, ensuite les blasons de la famille de Heusy et de la famille Nizet, maîtres-verriers en avroy.

    Nous revenons dans la nef octogonale de l'édifice: entre les piliers, quatre grands médaillons en stuc représentant les quatre évangélistes portés par des anges et leurs emblèmes (ci-contre à droite, saint Marc et le liDSC02591.JPGon ailé). Ils sont l'oeuvre d'Antoine-Pierre Franck (1723-1796).DSC02587.JPG

    Sur les piliers sont fixées les quatorze stations du chemin de croix, bas-reliefs en pierre de sable signés du sculpteur Rixgens (ci-contre à gauche).

    Surplombant le jubé, on peut aussi voir les armoiries de la famille de Bicken, entourées d'une guirlande.

    Le mobilier est en chême massif, teinté et ciré: il fut conçu par l'ébéniste sculpteur Janssens de Saint-Trond et placé lors de la restauration de l'église en 1866. Son unité de style confère une dignité imposante à l'ensemble.

    A gauche et à droite de l'entrée du choeur, les statues de sainte Anne et de saint Joachim (photo de droite: mobilier et saint Joachim) ont été sculptées par Françob151562_std.jpgis de Tombay (1823-1899).Statue de Saint Joachim.JPG

    Les deux autels latéraux dans la nef ne manquent pas d'allure, avec leurs tableaux peints: à gauche "la sainte famille", par l'artiste hutois Isidore Lecrenier (1821-1899) avec, en bas à droite, les armoiries du donateur, le chanoine Bertrand; à droite (photo ancienne ci-contre à gauche) "l'apparition de Notre-Dame de Lourdes" par Müller (école allemande, 1811-1890) avec, dans l'angle inférieur droit, les armoiries du donateur, le comte de la Rousselière.

    Trois tableaux de Lecrenier recouvrent dans le choeur des encadrements en marbre sculpté du XVIIIe siècle. Ces tableaux représentent successivement "la Cène", "saint Charles Borromée" ( sous les loggias d'où les soeurs pouvaient entendre la messe, à gauche ci dessous)) et "sainte Julienne de Cornillon". "Le miracle d'Orvieto" n'est pas de ce peintre.

    Dans la nef, Lecrenier a peint "le Bon Pasteur", au dessus du confessionnal droit (photo-ci-contre à droite), "Jésus et la Samaritaine", au dessus du confessional gauche,"le serpent d'airain", aConfessionnal.JPGu dessChoeur peinture.JPGus de la statue de saint Joachim, et "le sacrifice d'Abraham", au dessus de la statue de sainte Anne.

    Toute l'attention se fixe cependant sur l'autel principal dressé au milieu de l'abside (ci-dessous au centre, photo de gauche). C'est un éblouissement de marbre blanc et d'or illuminés. Sous la table apparaît un tragique Christ au tombeau, oeuvre du maître sculpteur louvaniste Charles Geerts. Au-dessus du tabernacle en bois doré, encadré de grands chandeliers de même, une copie du célèbre tableau de Guido Reni (école de Bologne, 1575-1642), "le Christ en Croix", occupe le fond de l'abside. Autrefois, à cet emplacement se trouvait une toile représentant "les quatre docteurs de l'église latine glorifiant le Saint-Sacrement", oeuvre exécutée à Liège pour l'église des augustins par Erasme Quellin (1607-1678), peintre anversois de l'entourage de Rubens. Ce tableau, confisqué lors de la révolution, fut rendu à la ville en 1816. Il se trouve à présent à la cathédrale Saint-Paul, au-dessus de l'autel du Saint-Sacrement.

    Maître-autel 2.JPGP1010246.JPG
     

    Deux petits autels en marbre blanc ont été élevés a gauche et à droite du maître-autel, au niveau de la première volée de marches du choeur. Offerts en 1866 par le comte Henri de Meeûs, ils sont dominés, chacun, par une statue en marbre de Carrare, due au ciseau du grand sculpteur belge Guillaume Geefs (1805-1883): le Sacré-Coeur de Jésus et le Saint-Coeur de Marie (ci-dessus, derrière le prédicateur), oeuvres remarquables s'imposant à nous par leur classicisme simple et dépouillé.

    Par contraste, la riche monstrance du Saint-Sacrement au dessus du maître-autel :

    Copie de P1011232.JPG

    Deux mots, pour terminer de l’orgue actuel (l’orgue primitif a été transféré à Saint-Vith lors de la révolution à la fin du XVIIIe siècle et il a péri dans les bombardements à la fin de la 2e guerre mondiale) : nous les empruntons à la bande dessinée que Philippe Sadzot et Serge Schoonbroodt ont réalisée sur les orgues à Liège : cet orgue fut construit à partir des vestiges de l’orgue de Sibret, près de Bastogne. Démonté et entreposé durant de longues années, il fut remonté, après modifications, à la chapelle Saint-Lambert de Verviers, par la manufacture d’orgue Thomas et transféré à l’église du Saint-Sacrement en 1995 par son actuel propriétaire: l’abbé Jean Schoonbroodt.

     

    orgue saint sacrement.png

    Telle qu'elle se présente aujourd'hui, l'ancienne église sainte Anne construite par Jacques-Barthélemy Renoz au XVIIIe siècle, devenue église du Saint-Sacrement au XIXe, est digne d'admiration. La restauration entreprise en 1866 par l'architecte Laurent Demany (Liège, 1827-1898) respecta l'unité de l'oeuvre première. Laurent Demany eut le grand mérite de ne pas avoir voulu trop changer de style et le mobilier installé à cette époque, malgré quelques lourdeurs, s'harmonisa heureusement au cadre architectural.

    La dernière remise en état, par l'architecte liégeois N. Leclerc, date de 1967, pour le centenaire de l'installation des Dames du Saint-Sacrement à Liège.

    L'asbl "Sursum Corda", actuel propriétaire, a déposé à l'administration, le 17 mars 2008, une demande de certificat de patrimoine pour réaliser, par phases successives, un plan complet de réhabilitation de l'édifice. Ce certificat ouvre le droit à la subsidiation des travaux de restauration par la Région wallonne, 40% des frais restant à charge de l'asbl propriétaire. Les études préalables à la réhabilitation de la façade sont terminées. Le cahier des charges relatif à la réalisation de cette première phase des travaux a été approuvé, le certificat de patrimoine s’y rapportant délivré le 26 juillet 2016 et le permis d’urbanisme accordé le 17 novembre suivant.

    DSCF0021.JPG

    "Sursum Corda", asbl pour la sauvegarde de l'église du Saint-Sacrement au boulevard d'avroy à Liège.

    Siège social: rue vinâve d'île, 20 bte 64. Tél.04.344.10.89 ou 04.223.54.11. Compte bancaire: 000-3252295-79. E-mail: sursumcorda@skynet.be Web: http://eglisedusaintsacrementliege.hautetfort.com

     

    QUELQUES ORIENTATIONS BIBLIOGRAPHIQUES

    Brochure anonyme, pour le 75e anniversaire  de l'établissement des religieuses du Saint-Sacrement, (archives de l'église du Saint-Sacrement, 1941).

    Brochure anonyme illustrée, pour le centenaire de la fondation de l'Institut de l'Adoration Perpétuelle (archives de l'église du Saint-Sacrement, 1957).

    Joseph DARIS, histoire du diocèse et de la principauté de Liège pendant le XVIe siècle, éditions culture et civilisation, Bruxelles, 1974.

    Théodore GOBERT, Liège à travers les âges. Les rues de Liège. Tome III, éditions culture et civilisation, Bruxelles 1976, pp. 155 à 204 (v° avroy).

    Anne GODINAS-THYS, les Soeurs du Saint-Sacrement de Bruxelles à Liège, bulletin de la société royale "Le Vieux Liège", n° 317, avril-juin 2007, pp. 137 à 160.

    Aurélie GODINAS, dossier du traitement de la peinture représentant saint Augustin (archives de l'église du Saint-Sacrement, 2007).

    Pierre-Lambert de SAUMERY, Les délices du Païs de Liége, tome 1, L. Kints, imprimeur du Prince-Evêque de Liège, 1738.

    Denise TINLOT, notes dactylographiées pour le centenaire  de l'installation des religieuses du Saint-Sacrement à Liège (archives de l'église du Saint-Sacrement, 1967).

     

  • L'Académie de chant grégorien rouvre ses portes à Liège

     L'ACADEMIE DE CHANT GREGORIEN A LIEGE

    Antiphonaire XVe siècle.jpg

    à l'église du Saint-Sacrement

    DE NOVEMBRE 2008 A MAI 2009

    Dix leçons, un séminaire

    un concert et une messe chantée

     

    L'Académie de chant grégorien à Liège rouvrira ses portes à l'église du Saint-Sacrement (Boulevard d'Avroy, 132) le samedi 8 novembre prochain à 15h.

    Junker Stephan.jpgDe novembre 2008 à mai 2009, le cycle des cours comportera dix leçons organisées le samedi après-midi deux fois par mois (de 15h à 17h30), une journée de séminaire intensif, une messe chantée et un concert public de clôture.

    Les cours seront dispensés par Stéphan Junker (professeur au conservatoire de Verviers) avec le concours de Gérald Messiaen (membre du choeur grégorien de Louvain et professeur de l'académie à Louvain-la-Neuve) pour les questions liées à l'interprétation de l'écriture neumatique.

    Trois types de répertoires seront explorés, avec des pièces régionales d'entre Meuse et Rhin (office de saint Lambert, office liégeois de la Fête-Dieu, laudes carolingiennes), des polyphonies primitives pour Noël et Pâques (déchant, diaphonie, organum) et des pièces du vieux fonds (VIe-VIIe siècles) se prêtant aux exercices sémiologiques. Le Kyriale de la messe Lux et Origo (pour le temps pascal) sera aussi au programme.

    Le cycle inclura un séminaire d'une journée sur "Le chant grégorien dans son contexte historique et liturgique". Le Père-Abbé de l'Abbaye bénédictine de Clervaux (Luxembourg) a été pressenti pour présider la journée qui sera aussi ouverte aux élèves et anciens élèves des autres sièges de l'académie (Bruxelles et Louvain-la-Neuve)

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    A titre optionnel, les élèves qui le souhaitent pourront en outre s'inscrire à un travail individualisé de la voix proposé en quatre leçons d'une heure données par Stéphan Junker.

    La clôture du cycle est prévue le samedi 9 mai 2009 sous la forme d'un concert public et d'une messe, chantés par les élèves avec le concours d'une chorale au talent confirmé.

    Les cours sont ouverts à tous, quel que soit le niveau de connaissance.

    Renseignements et inscriptions:

    Jean-Paul Schyns, Quai Churchill, 42/7, B-4020 Liège, via un commentaire sur ce blog ou un courriel à l'adresse de sursumcorda@skynet.be . Tél. 04. 344.10.89 (en cas d'absence, tél. portable 0498.33.46.94 de Ghislain Lahaye). Informations générales sur l'Académie et inscriptions en ligne: website http://www.gregorien.com

     

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    Lien permanent Catégories : Cours
  • RAPPORT D'ACTIVITES 2007-2008

     

    LETTRE ANNUELLE AUX AMIS

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    DE L'EGLISE DU SAINT-SACREMENT

     Boulevard d'Avroy, 132 à Liège

     

    Madame, Monsieur, Chers amis,

    Lorsqu'au printemps 2003 l'oeuvre diocésaine du "Balloir" mit en vente l'église du Saint-Sacrement qu'elle avait reçue des Soeurs de l'Eucharistie, à leur départ de Liège dix ans plus tôt, le vicaire épiscopal Collinet expliqua au journal "La Meuse" à quel point il était facile de désacraliser une église. L'émoi de l'opinion et la générosité de plusieurs centaines de souscripteurs répondant à l'appel de "Sursum Corda" démontrèrent que ce n'était peut-être pas si simple. Et le 6 août 2003, le jour de la fête de sainte Julienne de Cornillon, le chanoine Klinkenberg signa en faveur de notre association une promesse de vente concrétisée par un acte authentique d'acquisition par devant notaire le 26 novembre de la même année.

    Où en sommes-nous, cinq ans plus tard ? Notre dernier rapport aux Amis du Saint-Sacrement date de janvier 2007. Voici le point de la situation depuis lors, sous le triple aspect de nos engagements: religieux, culturel et patrimonial.

     

    POUR UNE FOI QUI S'EXPRIME

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    Les messes dominicales

    L'horaire des messes dominicales a été modifié: 10h (latin) et 11h15 (français). Depuis janvier 2008, la messe en français (missel de 1970) est assurée par l'abbé Claude Germeau, assisté par le Frère Jérémie-Marie de l'Eucharistie. Par ailleurs, suite à l'entrée en vigueur (14 septembre 2007) du motu proprio "summorum pontificum" du pape Benoît XVI, la messe en latin est désormais célébrée par l'abbé Jean Schoonbroodt au maître-autel, selon la forme traditionnelle du rite romain (missel de 1962).

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    La schola grégorienne (10 inscrits) organise ses répétitions au Saint-Sacrement tous les jeudis de 20h30 à 22h. Elle continue de chanter la messe latine le premier dimanche de chaque mois à 10h, pour une assistance toujours plus nombreuse. Des efforts sont faits pour assurer une présence les autres dimanches. Trois organistes, sans compter les prestataires occasionnels, se partagent le service régulier aux offices. Ceux-ci bénéficient en outre du concours d'un violoncelliste et, lors des fêtes solennelles, d'une soliste du chant classique.

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     Les confessions, l'adoration eucharistique et le chemin de croix

    Chaque mardi de 17 à 19h, l'église demeure ouverte pour les confessions et l'adoration du Saint-Sacrement exposé, avec la présence de deux prêtres, les abbés Jean Schoonbroodt et Claude Germeau, ainsi que du Frère Jérémie-Marie de l'Eucharistie. Ce moment de prière et de silence hebdomadaire se déroule comme suit: 17h, vêpres grégoriennes suivies d'un temps de méditation; 18h, chapelet suivi des litanies du Sacré-Coeur; 18h45, bénédiction du Saint-Sacrement suivie de l'angélus. A noter aussi, depuis cette année, le chemin de croix du Vendredi-Saint (15h., une centaine de fidèles avec les abbés Germeau et Arimont et le Frère Jérémie-Marie)

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    La spiritualité

    Le cercle universitaire Gustave Thibon (Union des étudiants catholiques de Liège) a décidé (août 2008) de tenir dans les locaux de l'église du Saint-Sacrement les réunions et ateliers de travail qu'il consacre à la formation religieuse et philosophique de ses membres.

    Les événements majeurs

    En voici la chronologie depuis notre dernier rapport:

    Samedi 27 janvier 2007: pour l'unité des chrétiens

    A l'occasion de la "Semaine de l'Unité", rencontre oecuménique avec les "orthodoxes", animée par Yves Willemaers (150 personnes, dont le vicaire général Borras): 17h, vêpres en slavon; 18h, conférence du P. Thaddée Barnas, secrétaire de la revue "Irenikon" (Chevetogne) et témoignage du P. Guy Fontaine, recteur de l'église orthodoxe du Laveu; 19h, complies en grégorien.

    Samedi 5 mai 2007: rencontre grégorienne Liège-Leuven

    A 18h, messe de clôture des cours 2006-2007 de l'académie de chant grégorien à Liège (30 élèves adultes, 8 juniors), célébrée pour plus de 200 personnes par le chanoine Michel Dangoisse (doyen du chapitre cathédral de Namur). Son homélie (texte disponible sur demande) était un vibrant plaidoyer pour l'usage du grégorien dans la liturgie. Les élèves (dir. St. Junker) et le "Gregoriaans Koor van Leuven" (dir. Fr. Mariman) ont chanté la messe votive de la Vierge Marie pour le temps pascal.

    Samedi 29 septembre 2007: Monseigneur Léonard au Saint-Sacrement

     

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    A 17h15, pour plus de 250 personnes, conférence de Monseigneur Léonard, évêque de Namur, sur le livre de Benoît XVI "Jésus de Nazareth", suivie de la messe du Saint-Esprit à l'occasion de la rentrée après les vacances d'été. La conférence (texte disponible sur demande) était organisée en collaboration avec le cercle universitaire Gustave Thibon. Mgr Léonard célébra la messe, assisté par les abbés Claude Germeau et Jean Schoonbroodt. La schola grégorienne du Saint-Sacrement et deux solistes pour les chants polyphoniques (Stephan Junker, baryton, et Micheline Viellevoye, soprano) ont prêté leur concours à la cérémonie. Aux orgues: Patrick Wilwerth.

    Samedi 5 janvier 2008: la fête des Rois

    A 17h, procession et adoration à la crêche suivie de la messe festive de l'Epiphanie célébrée par le chanoine Michel Dangoisse, avec le concours de l'Ensemble vocal des jeunes du Brabant wallon (dir. Charlotte Messiaen), la Schola du Saint-Sacrement et Patrick Wilwerth (orgue): propre grégorien, noëls populaires de Wallonie et d'ailleurs, motets classiques et messe polyphonique de Léo Delibes (1836-1891) pour voix d'enfants. Après l'office, suivi par un nombreux public familial,la galette des rois fut joyeusement partagée au cours d'une réception offerte dans la grande salle de réunion du rez-de-chaussée.

    Dimanche 2 mars 2008: à la Cathédrale

    A l'initiative de Stéphan Junker et de Joëlle Sauvenière, la Schola du Saint-Sacrement et des élèves de l'académie de chant grégorien ont interprété la messe grégorienne de la "Laetare" à la cathédrale Saint-Paul (10h).

    Samedi 8 mars 2008: l'anniversaire de l'"Union"

    A 18h, messe de clôture des cours 2007-2008 de l'académie de chant grégorien à Liège et pour le 135e anniversaire de l'Union des étudiants catholiques de Liège, célébrée par Dom Hervé Courau, Père Abbé de l'Abbaye bénédictine N.-D. de Triors (Valence).

    Dom Courau consacra son sermon (texte disponible sur demande) aux règles musicales d'expression du chant grégorien dans la liturgie. A la messe, le Kyriale XVII et l'hymne "Vexilla Regis" furent alternés par les élèves et les fidèles tandis que la Schola grégorienne de Maastricht (dir. Hans Heykers) interpréta de façon magistrale le propre du dimanche de la Passion. Parmi les 300 fidèles participant à cette messe se trouvait, aux premiers rangs une sympathique délégation estudiantine conduite par son président. Ses porte-drapeaux se tinrent de part et d'autre de l'autel majeur durant toute la messe: belle prestation.

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    Samedi 24 mai 2008: la fête du Saint-Sacrement

    A 17h, Solennité de la fête du Saint-Sacrement et du 750e anniversaire de la mort (1258) de sainte Julienne de Cornillon, célébrée au maître-autel par Monseigneur Roger Gryson (doyen ém.de la faculté de théologie de l'U.C.L.), assisté par les abbés Claude Germeau (diacre) et Arnaud de Boisse (sous-diacre).

    Dans une église comble, Mgr Gryson prononça une homélie remarquée, sobre, profonde et claire à la fois, sur le mystère de l'Eucharistie (texte disponible sur demande).

    La cérémonie bénéficia du concours de l'équipe liturgique constituée par le Frère Jérémie-Marie de l'Eucharistie. Elle fut aussi rehaussée par les chants de l'Ensemble polyphonique "Praeludium" (oeuvres de Liszt, Kodaly, Wilwerth), du Choeur grégorien "Una cum" de P.-A. Deproost (Bruxelles) et de la Schola du Saint-Sacrement. Aux orgues: P. Wilwerth.

     

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    POUR UNE CULTURE CHRETIENNE

     

     Le calendrier des principales manifestations et activités culturelles organisées au Saint-Sacrement depuis janvier 2007 se présente comme suit:

    Samedi 27 janvier 2007: l'art de l'icône

    Exposition d'icônes de l'Atelier Saint-Seraphim de Sarov, présentée avec le concours de Mmes Annette Gottschalk et Anne-Marie Thonar, lors de la soirée de rencontre avec les orthodoxes dans le cadre de la "Semaine de l'Unité des Chrétiens". 

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    Vendredi 16 mars 2007: accueil de jeunes choristes hongrois

    A 20h, concert de musique hongroise par les choeurs du lycée Klara Loewey de Pécs (dir. Szabolcs Szabo).

    Dimanche 20 mai 2007: la chorale de Fléron

    A 15h, concert vocal et instrumental par la Royale Union Chorale de Fléron (dir. Jean Philippart) et Anne-Marie Schaack (piano) avec des oeuvres de Haendel, Fauré, Rutter, Mozart, Chopin, Schumann et Liszt.

    Dimanche 9 septembre 2007: l'orgue à l'honneur

    A 16h, dans le cadre des XIXe Journées du Patrimoine, récital d'orgue par Geneviève Chapelier (professeur à l'académie de musique de Visé), sur le thème "Batailles et Marches".

    Samedi 10 novembre 2007: 37 inscrits pour les cours de grégorien.

    Ouverture du 5e cycle (2007-2008) des cours de l'académie de chant grégorien à Liège. De novembre 2007 à mars 2008, dix samedis de 14h30 à 17h30 dans les locaux de l'église du Saint-Sacrement: 37 élèves inscrits, dont 12 ont moins de 33 ans. Professeurs: Stéphan Junker (conservatoire de Verviers) et Gérald Messiaen (choeur grégorien de Louvain). Thème: le répertoire de la semaine sainte, les vêpres de l'avent, le kyriale des messes de carême, le propre des dimanches de "Laetare" et de la Passion.

    Samedi 22 décembre 2007: pour fêter Noël

    A 17h, concert de Noël organisé par l'association "Art et Orgue en Wallonie" pour 300 auditeurs. Au programme: la messe de minuit de Marc-Antoine Charpentier (1643-1704), par l'Ensemble vocal "Praeludium" et l'Ensemble instrumental "Tempus Musicale" (dir. P. Wilwerth) ainsi que des noëls à l'orgue de Jean-François Dandrieu et Nicolas Lebègue (XVIIIe s.), par Patrick Wilwerth et Geneviève Chapelier.

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    Samedi 8 mars 2008: 400 Liégeois pour la journée grégorienne

    Journée de clôture des cours 2007-2008 de l'académie de chant grégorien à Liège, animée par les élèves de l'académie, la schola grégorienne de Maastricht (dir. Hans Heykers) et P. Wilwerth (orgue): concert à 16h à l'église des Bénédictines (100 auditeurs) et messe chantée à 18h à l'église du Saint-Sacrement (300 fidèles).

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    Mercredi 19 mars 2008: art et histoire

    A 15h et 18h, visites guidées des églises des Bénédictines et du Saint-Sacrement organisées par l'asbl "Art et Fact" (Université de Liège). Guide-conférencière; Florence Pirard, historienne de l'art; musicienne: Anne Froidebise, organiste, professeur au conservatoire royal de Liège. Avec le concours de l'Office du Tourisme de la Ville de Liège.

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    Dimanche 15 juin 2008: musique baroque

    A 15h, concert baroque "De Pachelbel à Bach" (oeuvres de Pachelbel, Buxtehude, Jean-Chrétien et Jean-Sébastien Bach) par l'Ensemble vocal "Marignan" et l'Ensemble instrumental "Affetti".

    Mardi 15 luillet 2008: 50 petits chanteurs de Taiwan

    En collaboration avec la Communauté Saint-Jean (Banneux), accueil des 50 petits chanteurs de Saint-Vincent de Taiwan (Kaoshiung): 18h30 motets (Franck, Haydn, Lloyd Webber) au Saint-Sacrement exposé; 20h, concert: un "tour du monde" du répertoire traditionnel ou d'inspiration populaire: folklore taiwanais, mongol, mexicain; mélodies chinoises; chansons du film "Les choristes"; chants traditionnels revisités par Zoltan Kodaly (Hongrie), Nicolaï Rimski-Korsakov (Russie) et Charles Gounod (France). Pour un public familial de 150 personnes.  L'organisation d'une ballade fluviale sur la Meuse ensoleillée, d'un goûter et d'un buffet en soirée dans les locaux du Saint-Sacrement ont aussi créé une atmosphère très conviviale entre les jeunes Taiwanais, le public liégeois et les familles asiatiques présentes parmi les auditeurs.

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    Samedi 13 et dimanche 14 septembre 2008: journées "portes ouvertes" pour 650 visiteurs

    Trois manifestations dans le cadre des XXe Journées du Patrimoine en Wallonie: une exposition "Les Archives du Saint-Sacrement" (peintures, aquarelles,et photographies, cartes et documents, vêtements liturgiques et objets anciens illustrant l'histoire de l'église, des origines à nos jours). Samedi 13 et dimanche 14 de 14h30 à 18h (450 visites) Un récital d'orgue, par Geneviève Chapelier, a parcouru "Les musiques de danse en Europe, aux XVII et XVIIIe siècles". Samedi 13 à 16h (100 auditeurs). Un concert de musique de chambre, avec le trio "Orphée", Ilya Djekic (violon solo), Jean-Michel Parmentier (violoncelle), Lambert Demez (orgue), dir. Octavian Morea, a voyagé dans le temps et les genres musicaux. De Jean-Sebastien Bach à Dimitri Chostakovitch. Dimanche 14 à 16h (100 auditeurs).

     

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    POUR REHABILITER LE PATRIMOINE

     

    L'église du Saint-Sacrement (1766) est un monument classé. Il fait partie du patrimoine historique et culturel de Liège. Depuis janvier 2007, qu'avons-nous fait pour l'entretenir et le préserver ? Voici la liste de nos initiatives à cet égard:

    Après celui du XVIIe s. (Saint Augustin), restauration d'un tableau XIXe représentant saint Jean Berchmans agenouillé devant l'Eucharistie et acquisition d'ornements liturgiques (dons privés).

    Remise en état de la sacristie et du hall donnant accès à celle-ci et aux salles de réunion (nettoyage, peinture, pose d'un nouveau revêtement de sol), restauration du carrelage de la salle du rez-de-chaussée, aménagement d'une "kitchenette" et de la cage d'escalier (peinture murale, éclairage, ponçage et pose d'un enduit sur l'escalier) entre les deux salles, agrafage sécuritaire de la fissure murale du fond de l'abside.

    Pour améliorer le chauffage de l'église, pose de deux radiateurs supplémentaires dans la nef, ce qui porte leur nombre à six, s'ajoutant à ceux du choeur (quatre) et à la bouche d'air pulsé remise en fonction.

    Le 17 mars 2008, un dossier a été déposé à l'administration en vue d'obtenir de la Région wallonne un certificat de patrimoine pour réaliser, par phases successives, un plan complet de réhabilitation de l'édifice. A court terme, "Sursum Corda" souhaite réaliser le nettoyage de la façade et de la porte monumentale d'entrée ainsi que la réhabilitation de la cloche de l'église. Les échéances suivantes concernent la rénovation de la partie arrière de la toiture, le nettoyage des maçonneries (pierre et briques) extérieures côté cour de l'ancien couvent, le long du boulevard d'Avroy, le rescellement des pierres défectueuses (un reportage numérique a été réalisé pour permettre le diagnostic) et les autres travaux intérieurs (nettoyage, replâtrage, restauration de peintures) et extérieures (vérification des corniches).    

    Une première réunion du comité d'accompagnement qui réunit la Région wallonne, la Ville de Liège et l'asbl "Sursum Corda", maître de l'ouvrage, a eu lieu le 30 mai 2008. Depuis lors, "Sursum Corda" a choisi un architecte qui sera l'auteur du projet. Celui-ci a été invité à établir un "état sanitaire" du bâtiment, sur base duquel sera établie une proposition de phasage à soumettre à la Région wallonne pour obtenir le certificat ouvrant le droit à la subsidiation (60%) des travaux par les pouvoirs publics.

    Aux prix actuels, le budget pluriannuel minimal nécessaire est estimé à 150.000 euros dont dont 40% (60.000 euros) sont à charge de l'asbl propriétaire.

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     POUR TROUVER LES VOIES ET MOYENS NECESSAIRES

     

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    A rentrées constantes, le budget ordinaire 2008 s'établit comme suit: 15.500 euros de recettes et 20.735 euros de dépenses. Manquent donc, àl'heure actuelle, 5.235 euros. A cela, il faut ajouter les réserves à constituer pour l'alimentation du budget extraordinaire destiné à mettre en oeuvre le plan pluriannuel de restauration du bâtiment. Ce fonds de réserve devra couvrir la part contributive du propriétaire, actuellement estimée à 40% d'un budget plancher de 150.000 euros, soit 60.000 euros à trouver.

    Le monde ne s'est pas fait en un jour: l'objectif pour cette année est d'équilibrer le budget ordinaire -il manque 5.000 euros- et d'alimenter à raison d'une somme équivalente le fonds de réserve à constituer dans le cadre du budget extraordinaire pour la réhabilitation de l'édifice.

    La somme requise est donc de 10.000 euros: si chacun des 250 destinataires de notre "Lettre" annuelle accepte de donner (en moyenne) 40 euros (à verser au compte 000-3252295-79 de l'asbl "Sursum Corda" à Liège), les comptes de l'année 2008 pourront se présenter en équilibre.

    Naturellement, chacun donne selon ses moyens et l'évangile nous apprend que l'"obole de la veuve" a aussi la valeur de son coeur.

    Veuillez cependant considérer que les seules ressources dont dispose notre oeuvre sont celles que vous voulez bien lui octroyer. L'association ne dispose d'aucun subside fonctionnel des pouvoirs publics ou religieux.

    Confiants que le "pari" lancé ensemble voici cinq ans déjà, grâce à votre générosité, réussisse cette année encore, nous vous adressons, Madame, Monsieur, Chers amis, avec nos souhaits d'heureuse rentrée après la trêve de l'été, l'expression de nos sentiments les meilleurs,

     

    Abbé Jean SCHOONBROODT, Président 

    Patrick WILWERTH, Vice-Président

    Anne-Marie BENOIT, Trésorière

    Jean-Paul SCHYNS, Secrétaire     

     

    Les dons sont reçus avec reconnaissance au compte bancaire 000-3252295-79 de l'asbl "Sursum Corda",

    Rue Vinâve d'île, 20 bte 64 à 4000 Liège

    ____________________________________________________________________________________________________________________

    Sursum Corda, asbl pour la sauvegarde de l'église du Saint-Sacrement au Boulevard d'Avroy, 132 à Liège. Siège social: Rue Vinâve d'île, 20, bte 64. Téléphone: 04.344.10.89 ou 04.223.54.11. Compte bancaire: 000-3252295-79.

     E-mail: sursumcorda@skynet.be 

    Web: http://eglisedusaintsacrementliege.hautetfort.com

  • Les Journées du Patrimoine au Saint-Sacrement: un bilan chiffré

    A l'occasion des "Journées du Patrimoine" 2008:

    650 PERSONNES AU SAINT-SACREMENT 

    Dans le cadre des "Journées du Patrimoine en Wallonie" 2008, l'église du Saint-Sacrement a organisé un week-end "portes ouvertes" les samedi 13 (14h30-18h) et dimanche 14 septembre (10h-12h et 14h30-18h).

    Le nombre des visites répertoriées s'élève à 650, qui se répartissent comme suit:

    Une petite centaine de personnes ont assisté aux messes dominicales.

    Le récital d'orgue du samedi 13 à 16h et le concert de musique de chambre du dimanche 14, même heure, ont attiré, chacun, une centaine d'auditeurs.

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    L'exposition "Les Archives du Saint-Sacrement" (photos, gravures, peintures, vêtements et objets liturgiques anciens) a été visitée par 450 personnes auxquelles il faut ajouter un grand nombre de ceux qui étaient aussi venus soit pour les messes, soit pour les concerts.

    Le public a emporté toutes les brochures disponibles (plus de 500). De nombreuses informations ont été sollicitées sur les services religieux offerts par l'église et les perspectives de restauration du bâtiment. Trois organisateurs de concerts ont pris date pour y présenter des manifestations musicales.

    En somme, une belle opération de "relations publiques" au service du projet à la fois religieux, culturel et patrimonial de "Sursum Corda".  "Cum Gratia Dei", pour reprendre le titre d'une superbe exposition présentée voici quelques temps à Liège...