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Eglise du Saint-Sacrement à Liège - Page 77

  • RAPPORT D'ACTIVITES 2007-2008

     

    LETTRE ANNUELLE AUX AMIS

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    DE L'EGLISE DU SAINT-SACREMENT

     Boulevard d'Avroy, 132 à Liège

     

    Madame, Monsieur, Chers amis,

    Lorsqu'au printemps 2003 l'oeuvre diocésaine du "Balloir" mit en vente l'église du Saint-Sacrement qu'elle avait reçue des Soeurs de l'Eucharistie, à leur départ de Liège dix ans plus tôt, le vicaire épiscopal Collinet expliqua au journal "La Meuse" à quel point il était facile de désacraliser une église. L'émoi de l'opinion et la générosité de plusieurs centaines de souscripteurs répondant à l'appel de "Sursum Corda" démontrèrent que ce n'était peut-être pas si simple. Et le 6 août 2003, le jour de la fête de sainte Julienne de Cornillon, le chanoine Klinkenberg signa en faveur de notre association une promesse de vente concrétisée par un acte authentique d'acquisition par devant notaire le 26 novembre de la même année.

    Où en sommes-nous, cinq ans plus tard ? Notre dernier rapport aux Amis du Saint-Sacrement date de janvier 2007. Voici le point de la situation depuis lors, sous le triple aspect de nos engagements: religieux, culturel et patrimonial.

     

    POUR UNE FOI QUI S'EXPRIME

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    Les messes dominicales

    L'horaire des messes dominicales a été modifié: 10h (latin) et 11h15 (français). Depuis janvier 2008, la messe en français (missel de 1970) est assurée par l'abbé Claude Germeau, assisté par le Frère Jérémie-Marie de l'Eucharistie. Par ailleurs, suite à l'entrée en vigueur (14 septembre 2007) du motu proprio "summorum pontificum" du pape Benoît XVI, la messe en latin est désormais célébrée par l'abbé Jean Schoonbroodt au maître-autel, selon la forme traditionnelle du rite romain (missel de 1962).

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    La schola grégorienne (10 inscrits) organise ses répétitions au Saint-Sacrement tous les jeudis de 20h30 à 22h. Elle continue de chanter la messe latine le premier dimanche de chaque mois à 10h, pour une assistance toujours plus nombreuse. Des efforts sont faits pour assurer une présence les autres dimanches. Trois organistes, sans compter les prestataires occasionnels, se partagent le service régulier aux offices. Ceux-ci bénéficient en outre du concours d'un violoncelliste et, lors des fêtes solennelles, d'une soliste du chant classique.

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     Les confessions, l'adoration eucharistique et le chemin de croix

    Chaque mardi de 17 à 19h, l'église demeure ouverte pour les confessions et l'adoration du Saint-Sacrement exposé, avec la présence de deux prêtres, les abbés Jean Schoonbroodt et Claude Germeau, ainsi que du Frère Jérémie-Marie de l'Eucharistie. Ce moment de prière et de silence hebdomadaire se déroule comme suit: 17h, vêpres grégoriennes suivies d'un temps de méditation; 18h, chapelet suivi des litanies du Sacré-Coeur; 18h45, bénédiction du Saint-Sacrement suivie de l'angélus. A noter aussi, depuis cette année, le chemin de croix du Vendredi-Saint (15h., une centaine de fidèles avec les abbés Germeau et Arimont et le Frère Jérémie-Marie)

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    La spiritualité

    Le cercle universitaire Gustave Thibon (Union des étudiants catholiques de Liège) a décidé (août 2008) de tenir dans les locaux de l'église du Saint-Sacrement les réunions et ateliers de travail qu'il consacre à la formation religieuse et philosophique de ses membres.

    Les événements majeurs

    En voici la chronologie depuis notre dernier rapport:

    Samedi 27 janvier 2007: pour l'unité des chrétiens

    A l'occasion de la "Semaine de l'Unité", rencontre oecuménique avec les "orthodoxes", animée par Yves Willemaers (150 personnes, dont le vicaire général Borras): 17h, vêpres en slavon; 18h, conférence du P. Thaddée Barnas, secrétaire de la revue "Irenikon" (Chevetogne) et témoignage du P. Guy Fontaine, recteur de l'église orthodoxe du Laveu; 19h, complies en grégorien.

    Samedi 5 mai 2007: rencontre grégorienne Liège-Leuven

    A 18h, messe de clôture des cours 2006-2007 de l'académie de chant grégorien à Liège (30 élèves adultes, 8 juniors), célébrée pour plus de 200 personnes par le chanoine Michel Dangoisse (doyen du chapitre cathédral de Namur). Son homélie (texte disponible sur demande) était un vibrant plaidoyer pour l'usage du grégorien dans la liturgie. Les élèves (dir. St. Junker) et le "Gregoriaans Koor van Leuven" (dir. Fr. Mariman) ont chanté la messe votive de la Vierge Marie pour le temps pascal.

    Samedi 29 septembre 2007: Monseigneur Léonard au Saint-Sacrement

     

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    A 17h15, pour plus de 250 personnes, conférence de Monseigneur Léonard, évêque de Namur, sur le livre de Benoît XVI "Jésus de Nazareth", suivie de la messe du Saint-Esprit à l'occasion de la rentrée après les vacances d'été. La conférence (texte disponible sur demande) était organisée en collaboration avec le cercle universitaire Gustave Thibon. Mgr Léonard célébra la messe, assisté par les abbés Claude Germeau et Jean Schoonbroodt. La schola grégorienne du Saint-Sacrement et deux solistes pour les chants polyphoniques (Stephan Junker, baryton, et Micheline Viellevoye, soprano) ont prêté leur concours à la cérémonie. Aux orgues: Patrick Wilwerth.

    Samedi 5 janvier 2008: la fête des Rois

    A 17h, procession et adoration à la crêche suivie de la messe festive de l'Epiphanie célébrée par le chanoine Michel Dangoisse, avec le concours de l'Ensemble vocal des jeunes du Brabant wallon (dir. Charlotte Messiaen), la Schola du Saint-Sacrement et Patrick Wilwerth (orgue): propre grégorien, noëls populaires de Wallonie et d'ailleurs, motets classiques et messe polyphonique de Léo Delibes (1836-1891) pour voix d'enfants. Après l'office, suivi par un nombreux public familial,la galette des rois fut joyeusement partagée au cours d'une réception offerte dans la grande salle de réunion du rez-de-chaussée.

    Dimanche 2 mars 2008: à la Cathédrale

    A l'initiative de Stéphan Junker et de Joëlle Sauvenière, la Schola du Saint-Sacrement et des élèves de l'académie de chant grégorien ont interprété la messe grégorienne de la "Laetare" à la cathédrale Saint-Paul (10h).

    Samedi 8 mars 2008: l'anniversaire de l'"Union"

    A 18h, messe de clôture des cours 2007-2008 de l'académie de chant grégorien à Liège et pour le 135e anniversaire de l'Union des étudiants catholiques de Liège, célébrée par Dom Hervé Courau, Père Abbé de l'Abbaye bénédictine N.-D. de Triors (Valence).

    Dom Courau consacra son sermon (texte disponible sur demande) aux règles musicales d'expression du chant grégorien dans la liturgie. A la messe, le Kyriale XVII et l'hymne "Vexilla Regis" furent alternés par les élèves et les fidèles tandis que la Schola grégorienne de Maastricht (dir. Hans Heykers) interpréta de façon magistrale le propre du dimanche de la Passion. Parmi les 300 fidèles participant à cette messe se trouvait, aux premiers rangs une sympathique délégation estudiantine conduite par son président. Ses porte-drapeaux se tinrent de part et d'autre de l'autel majeur durant toute la messe: belle prestation.

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    Samedi 24 mai 2008: la fête du Saint-Sacrement

    A 17h, Solennité de la fête du Saint-Sacrement et du 750e anniversaire de la mort (1258) de sainte Julienne de Cornillon, célébrée au maître-autel par Monseigneur Roger Gryson (doyen ém.de la faculté de théologie de l'U.C.L.), assisté par les abbés Claude Germeau (diacre) et Arnaud de Boisse (sous-diacre).

    Dans une église comble, Mgr Gryson prononça une homélie remarquée, sobre, profonde et claire à la fois, sur le mystère de l'Eucharistie (texte disponible sur demande).

    La cérémonie bénéficia du concours de l'équipe liturgique constituée par le Frère Jérémie-Marie de l'Eucharistie. Elle fut aussi rehaussée par les chants de l'Ensemble polyphonique "Praeludium" (oeuvres de Liszt, Kodaly, Wilwerth), du Choeur grégorien "Una cum" de P.-A. Deproost (Bruxelles) et de la Schola du Saint-Sacrement. Aux orgues: P. Wilwerth.

     

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    POUR UNE CULTURE CHRETIENNE

     

     Le calendrier des principales manifestations et activités culturelles organisées au Saint-Sacrement depuis janvier 2007 se présente comme suit:

    Samedi 27 janvier 2007: l'art de l'icône

    Exposition d'icônes de l'Atelier Saint-Seraphim de Sarov, présentée avec le concours de Mmes Annette Gottschalk et Anne-Marie Thonar, lors de la soirée de rencontre avec les orthodoxes dans le cadre de la "Semaine de l'Unité des Chrétiens". 

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    Vendredi 16 mars 2007: accueil de jeunes choristes hongrois

    A 20h, concert de musique hongroise par les choeurs du lycée Klara Loewey de Pécs (dir. Szabolcs Szabo).

    Dimanche 20 mai 2007: la chorale de Fléron

    A 15h, concert vocal et instrumental par la Royale Union Chorale de Fléron (dir. Jean Philippart) et Anne-Marie Schaack (piano) avec des oeuvres de Haendel, Fauré, Rutter, Mozart, Chopin, Schumann et Liszt.

    Dimanche 9 septembre 2007: l'orgue à l'honneur

    A 16h, dans le cadre des XIXe Journées du Patrimoine, récital d'orgue par Geneviève Chapelier (professeur à l'académie de musique de Visé), sur le thème "Batailles et Marches".

    Samedi 10 novembre 2007: 37 inscrits pour les cours de grégorien.

    Ouverture du 5e cycle (2007-2008) des cours de l'académie de chant grégorien à Liège. De novembre 2007 à mars 2008, dix samedis de 14h30 à 17h30 dans les locaux de l'église du Saint-Sacrement: 37 élèves inscrits, dont 12 ont moins de 33 ans. Professeurs: Stéphan Junker (conservatoire de Verviers) et Gérald Messiaen (choeur grégorien de Louvain). Thème: le répertoire de la semaine sainte, les vêpres de l'avent, le kyriale des messes de carême, le propre des dimanches de "Laetare" et de la Passion.

    Samedi 22 décembre 2007: pour fêter Noël

    A 17h, concert de Noël organisé par l'association "Art et Orgue en Wallonie" pour 300 auditeurs. Au programme: la messe de minuit de Marc-Antoine Charpentier (1643-1704), par l'Ensemble vocal "Praeludium" et l'Ensemble instrumental "Tempus Musicale" (dir. P. Wilwerth) ainsi que des noëls à l'orgue de Jean-François Dandrieu et Nicolas Lebègue (XVIIIe s.), par Patrick Wilwerth et Geneviève Chapelier.

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    Samedi 8 mars 2008: 400 Liégeois pour la journée grégorienne

    Journée de clôture des cours 2007-2008 de l'académie de chant grégorien à Liège, animée par les élèves de l'académie, la schola grégorienne de Maastricht (dir. Hans Heykers) et P. Wilwerth (orgue): concert à 16h à l'église des Bénédictines (100 auditeurs) et messe chantée à 18h à l'église du Saint-Sacrement (300 fidèles).

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    Mercredi 19 mars 2008: art et histoire

    A 15h et 18h, visites guidées des églises des Bénédictines et du Saint-Sacrement organisées par l'asbl "Art et Fact" (Université de Liège). Guide-conférencière; Florence Pirard, historienne de l'art; musicienne: Anne Froidebise, organiste, professeur au conservatoire royal de Liège. Avec le concours de l'Office du Tourisme de la Ville de Liège.

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    Dimanche 15 juin 2008: musique baroque

    A 15h, concert baroque "De Pachelbel à Bach" (oeuvres de Pachelbel, Buxtehude, Jean-Chrétien et Jean-Sébastien Bach) par l'Ensemble vocal "Marignan" et l'Ensemble instrumental "Affetti".

    Mardi 15 luillet 2008: 50 petits chanteurs de Taiwan

    En collaboration avec la Communauté Saint-Jean (Banneux), accueil des 50 petits chanteurs de Saint-Vincent de Taiwan (Kaoshiung): 18h30 motets (Franck, Haydn, Lloyd Webber) au Saint-Sacrement exposé; 20h, concert: un "tour du monde" du répertoire traditionnel ou d'inspiration populaire: folklore taiwanais, mongol, mexicain; mélodies chinoises; chansons du film "Les choristes"; chants traditionnels revisités par Zoltan Kodaly (Hongrie), Nicolaï Rimski-Korsakov (Russie) et Charles Gounod (France). Pour un public familial de 150 personnes.  L'organisation d'une ballade fluviale sur la Meuse ensoleillée, d'un goûter et d'un buffet en soirée dans les locaux du Saint-Sacrement ont aussi créé une atmosphère très conviviale entre les jeunes Taiwanais, le public liégeois et les familles asiatiques présentes parmi les auditeurs.

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    Samedi 13 et dimanche 14 septembre 2008: journées "portes ouvertes" pour 650 visiteurs

    Trois manifestations dans le cadre des XXe Journées du Patrimoine en Wallonie: une exposition "Les Archives du Saint-Sacrement" (peintures, aquarelles,et photographies, cartes et documents, vêtements liturgiques et objets anciens illustrant l'histoire de l'église, des origines à nos jours). Samedi 13 et dimanche 14 de 14h30 à 18h (450 visites) Un récital d'orgue, par Geneviève Chapelier, a parcouru "Les musiques de danse en Europe, aux XVII et XVIIIe siècles". Samedi 13 à 16h (100 auditeurs). Un concert de musique de chambre, avec le trio "Orphée", Ilya Djekic (violon solo), Jean-Michel Parmentier (violoncelle), Lambert Demez (orgue), dir. Octavian Morea, a voyagé dans le temps et les genres musicaux. De Jean-Sebastien Bach à Dimitri Chostakovitch. Dimanche 14 à 16h (100 auditeurs).

     

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    POUR REHABILITER LE PATRIMOINE

     

    L'église du Saint-Sacrement (1766) est un monument classé. Il fait partie du patrimoine historique et culturel de Liège. Depuis janvier 2007, qu'avons-nous fait pour l'entretenir et le préserver ? Voici la liste de nos initiatives à cet égard:

    Après celui du XVIIe s. (Saint Augustin), restauration d'un tableau XIXe représentant saint Jean Berchmans agenouillé devant l'Eucharistie et acquisition d'ornements liturgiques (dons privés).

    Remise en état de la sacristie et du hall donnant accès à celle-ci et aux salles de réunion (nettoyage, peinture, pose d'un nouveau revêtement de sol), restauration du carrelage de la salle du rez-de-chaussée, aménagement d'une "kitchenette" et de la cage d'escalier (peinture murale, éclairage, ponçage et pose d'un enduit sur l'escalier) entre les deux salles, agrafage sécuritaire de la fissure murale du fond de l'abside.

    Pour améliorer le chauffage de l'église, pose de deux radiateurs supplémentaires dans la nef, ce qui porte leur nombre à six, s'ajoutant à ceux du choeur (quatre) et à la bouche d'air pulsé remise en fonction.

    Le 17 mars 2008, un dossier a été déposé à l'administration en vue d'obtenir de la Région wallonne un certificat de patrimoine pour réaliser, par phases successives, un plan complet de réhabilitation de l'édifice. A court terme, "Sursum Corda" souhaite réaliser le nettoyage de la façade et de la porte monumentale d'entrée ainsi que la réhabilitation de la cloche de l'église. Les échéances suivantes concernent la rénovation de la partie arrière de la toiture, le nettoyage des maçonneries (pierre et briques) extérieures côté cour de l'ancien couvent, le long du boulevard d'Avroy, le rescellement des pierres défectueuses (un reportage numérique a été réalisé pour permettre le diagnostic) et les autres travaux intérieurs (nettoyage, replâtrage, restauration de peintures) et extérieures (vérification des corniches).    

    Une première réunion du comité d'accompagnement qui réunit la Région wallonne, la Ville de Liège et l'asbl "Sursum Corda", maître de l'ouvrage, a eu lieu le 30 mai 2008. Depuis lors, "Sursum Corda" a choisi un architecte qui sera l'auteur du projet. Celui-ci a été invité à établir un "état sanitaire" du bâtiment, sur base duquel sera établie une proposition de phasage à soumettre à la Région wallonne pour obtenir le certificat ouvrant le droit à la subsidiation (60%) des travaux par les pouvoirs publics.

    Aux prix actuels, le budget pluriannuel minimal nécessaire est estimé à 150.000 euros dont dont 40% (60.000 euros) sont à charge de l'asbl propriétaire.

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     POUR TROUVER LES VOIES ET MOYENS NECESSAIRES

     

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    A rentrées constantes, le budget ordinaire 2008 s'établit comme suit: 15.500 euros de recettes et 20.735 euros de dépenses. Manquent donc, àl'heure actuelle, 5.235 euros. A cela, il faut ajouter les réserves à constituer pour l'alimentation du budget extraordinaire destiné à mettre en oeuvre le plan pluriannuel de restauration du bâtiment. Ce fonds de réserve devra couvrir la part contributive du propriétaire, actuellement estimée à 40% d'un budget plancher de 150.000 euros, soit 60.000 euros à trouver.

    Le monde ne s'est pas fait en un jour: l'objectif pour cette année est d'équilibrer le budget ordinaire -il manque 5.000 euros- et d'alimenter à raison d'une somme équivalente le fonds de réserve à constituer dans le cadre du budget extraordinaire pour la réhabilitation de l'édifice.

    La somme requise est donc de 10.000 euros: si chacun des 250 destinataires de notre "Lettre" annuelle accepte de donner (en moyenne) 40 euros (à verser au compte 000-3252295-79 de l'asbl "Sursum Corda" à Liège), les comptes de l'année 2008 pourront se présenter en équilibre.

    Naturellement, chacun donne selon ses moyens et l'évangile nous apprend que l'"obole de la veuve" a aussi la valeur de son coeur.

    Veuillez cependant considérer que les seules ressources dont dispose notre oeuvre sont celles que vous voulez bien lui octroyer. L'association ne dispose d'aucun subside fonctionnel des pouvoirs publics ou religieux.

    Confiants que le "pari" lancé ensemble voici cinq ans déjà, grâce à votre générosité, réussisse cette année encore, nous vous adressons, Madame, Monsieur, Chers amis, avec nos souhaits d'heureuse rentrée après la trêve de l'été, l'expression de nos sentiments les meilleurs,

     

    Abbé Jean SCHOONBROODT, Président 

    Patrick WILWERTH, Vice-Président

    Anne-Marie BENOIT, Trésorière

    Jean-Paul SCHYNS, Secrétaire     

     

    Les dons sont reçus avec reconnaissance au compte bancaire 000-3252295-79 de l'asbl "Sursum Corda",

    Rue Vinâve d'île, 20 bte 64 à 4000 Liège

    ____________________________________________________________________________________________________________________

    Sursum Corda, asbl pour la sauvegarde de l'église du Saint-Sacrement au Boulevard d'Avroy, 132 à Liège. Siège social: Rue Vinâve d'île, 20, bte 64. Téléphone: 04.344.10.89 ou 04.223.54.11. Compte bancaire: 000-3252295-79.

     E-mail: sursumcorda@skynet.be 

    Web: http://eglisedusaintsacrementliege.hautetfort.com

  • Les Journées du Patrimoine au Saint-Sacrement: un bilan chiffré

    A l'occasion des "Journées du Patrimoine" 2008:

    650 PERSONNES AU SAINT-SACREMENT 

    Dans le cadre des "Journées du Patrimoine en Wallonie" 2008, l'église du Saint-Sacrement a organisé un week-end "portes ouvertes" les samedi 13 (14h30-18h) et dimanche 14 septembre (10h-12h et 14h30-18h).

    Le nombre des visites répertoriées s'élève à 650, qui se répartissent comme suit:

    Une petite centaine de personnes ont assisté aux messes dominicales.

    Le récital d'orgue du samedi 13 à 16h et le concert de musique de chambre du dimanche 14, même heure, ont attiré, chacun, une centaine d'auditeurs.

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    L'exposition "Les Archives du Saint-Sacrement" (photos, gravures, peintures, vêtements et objets liturgiques anciens) a été visitée par 450 personnes auxquelles il faut ajouter un grand nombre de ceux qui étaient aussi venus soit pour les messes, soit pour les concerts.

    Le public a emporté toutes les brochures disponibles (plus de 500). De nombreuses informations ont été sollicitées sur les services religieux offerts par l'église et les perspectives de restauration du bâtiment. Trois organisateurs de concerts ont pris date pour y présenter des manifestations musicales.

    En somme, une belle opération de "relations publiques" au service du projet à la fois religieux, culturel et patrimonial de "Sursum Corda".  "Cum Gratia Dei", pour reprendre le titre d'une superbe exposition présentée voici quelques temps à Liège...

     

     

  • Les Journées du Patrimoine 2008 au Saint-Sacrement

     

    Les 20e journées du patrimoine à Liège

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    UNE EXPOSITION ET DEUX CONCERTS A L'EGLISE DU SAINT-SACREMENT

    Dans le cadre des 20e Journées du Patrimoine en Wallonie, l'église du Saint-Sacrement à Liège (Boulevard d'Avroy, 132) organise un week-end "portes ouvertes", les samedi 13 et dimanche 14 septembre prochains, de 14h30 à 18 h. Voici le programme de ces Journées:

    Samedi 13 et Dimanche 14 septembre, de 14h30 à 18h

    Exposition "Les Archives du Saint-Sacrement"

     peintures, aquarelles et photographies, cartes et documents, vêtements liturgiques et objets anciens illustrant l'histoire de l'église, des origines à nos jours.

       

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     En 1455, des chanoines Augustins installent à cet emplacement un prieuré dont l'église, dédiée à sainte Anne, est consacrée moins d'un siècle plus tard, en 1527, sous le règne du prince-évêque Erard de la Marck. Au cours de la deuxième moitié du XVIIIe siècle, un nouveau sanctuaire est érigé, sur les plans de Jacques-Barthélemy Renoz. L'édifice, de forme circulaire, est prolongé à l'ouest par un choeur. L'architecte a adopté un style néo-classique manifesté, notamment,  à l'intérieur par des pilastres à chapiteaux composites supportant des frises de guirlandes. La façade offre au regard des passants un tympan orné de bas-reliefs représentant saint Jean à Patmos ainsi que saint Augustin, dus au sculpteur Antoine-Pierre Franck. Il sera consacré en 1766, sous le règne du prince-évêque Charles d'Oultremont dont les armoiries ornent le fronton triangulaire sommant l'édifice. Suite à la révolution, les Augustins sont expulsés et l'église est vendue. En 1866, sous l'épiscopat de Monseigneur Théodore de Montpellier,les bâtiments sont rachetés par les Dames de l'adoration perpétuelle qui en font leur sanctuaire dédié au Saint-Sacrement. Les religieuses quitteront Liège en 1993 en cédant gracieusement l'église à l'association diocésaine du "Balloir", acquéreur du couvent. En 2003, "Le Balloir" mit l'un et l'autre bâtiments en vente. Une association de fidèles, l'asbl "Sursum Corda", présidée par l'abbé Jean Schoonbroodt, racheta l'église pour protéger l'édifice, y maintenir le culte et des activités au service de l'éducation et de la culture chrétiennes. Le bâtiment renferme des peintures, des sculptures et un très beau mobilier en marbre et en bois doré.

    Samedi 13 septembre à 16 h

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    Récital d'orgue par Geneviève Chapelier

    "Les musiques de danse en Europe, aux XVIIe et XVIIIe siècles": oeuvres de Sweelinck (Pays-Bas), Dandrieu (France), Haendel et Purcell (Angleterre), Pachelbel et Bach (Allemagne), Haydn et Mozart (Autriche), Zipoli et Valente (Italie), Grétry (Pays de Liège) ainsi qu'une illustration de la Follia d'Espagne.

     Dimanche 14 septembre à 16 h 

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    Concert de Musique de chambre

    avec Lambert Demez (orgue), Jean-Michel Parmentier (violoncelle), Ilya Djekic (violon solo) et le trio "Orphée", sous la direction d'Octavian Morea

    Au programme: oeuvres de J.S. et C.Ph. E. Bach. J. Pachelbel, D. Chostakovitch, J. Massenet, J. Ivanovitch, J. Strauss, O. Morea

    Entrée libre. Renseignements:  tél. 04.344.10.89. courriel: sursumcorda@skynet.be ou message sur ce blog.

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Les petits chanteurs de Taiwan ont chanté pour le Saint-Sacrement

    A l'église du Saint-Sacrement, le mardi 15 juillet 2008:

     

    LES PETITS CHANTEURS DE TAIWAN ONT CONQUIS LE COEUR DES LIEGEOIS

     

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    Par un beau soir d'été, le mardi 15 juillet 2008, près de deux cents Liégeois ont pris le chemin de l'église du Saint-Sacrement où les 50 petits chanteurs taiwanais de Saint-Vincent, dirigés par le professeurs Peter She (Kaohsiung) leur avaient donné rendez-vous.

    Après une excursion fluviale d'une heure sur la Meuse, les choristes ont traversé le Parc d'Avroy jusqu'à l'église où un " goûter" les attendait dans les salles annexes du sanctuaire.

    A 18h30, ils ont joint leurs chants polyphoniques à l'adoration du Saint-Sacrement exposé au dessus de maître-autel,  s'agenouillant tous avec respect pour le "Tantum Ergo" et la Bénédiction finale. Ce geste suscita l'admiration des fidèles, sachant que pour l'instant seule une minorité de ces jeunes est baptisée dans la foi catholique: la nouvelle évangélisation trace ses chemins et ils passent ici par la Communauté Saint-Jean qui pilote leur voyage.

    A 20 heures, l'église s'est remplie pour une heure de concert: un beau programme valorisant la musique populaire ou classique d'inspiration traditionnelle de tous les continents, des voix superbes exercées par un chef de choeur exigeant dont la vocation mérite d'être rappelée.

    Depuis 22 ans, l'âme de cet ensemble vocal est, en effet, le professeur Peter She: il l'a créé dans des circonstances familiales dramatiques, répondant à un voeu qu'il fit  lors de la guérison d'un de ses enfants très gravement malade. Il renonça alors à un projet personnel d'études musicales en Italie pour demeurer auprès de ses proches et fonder une chorale d'enfants. Et depuis ce moment, il a parcouru avec eux le monde entier, en chantant sa joie.

    C'est le Père François du Sacré-Coeur, missionnaire de la Communauté Saint-Jean à Taiwan, qui assura les commentaires avec beaucoup de gentillesse et de naturel. Plusieurs familles taiwanaises de Liège ont aussi contribué, avec lui, à la qualité de l'accueil et de l'interface linguistique.

    Le public fut à l'unisson de ce moment de grâce: un Vietnamien installé en Outremeuse donne son adresse aux organisateurs. Deux paniers circulent pour l'oeuvre de restauration de l'église du Saint-Sacrement. Mille euros y sont déposés pour l'asbl "Sursum Corda". A l'entrée, un père de famille, membre du choeur universitaire de Liège, soulève son petit garçon à hauteur du grand bénitier, l'enfant y plonge la main et se signe spontanément. Un facteur d'orgue bien connu de la région offre son aide gratuite pour une révision complète de l'orgue. Une choriste liégeoise exprime aux petits chanteurs son admiration pour leurs qualités vocales. Un preneur de son professionnel a capté bénévolement le concert pour faire don de l'enregistrement aux choristes. Un jeune Liégeois teste avec les jeunes Taiwanais ses souvenirs linguistiques d'un séjour en Chine. Plusieurs personnes achètent spontanément le livre de l'abbé Germeau, l'un des deux prêtres désservant l'église du Saint-Sacrement, sur sa vie associant contemplation et action au service des jeunes en difficulté: à Fragnée puis à Herstal et au centre ville maintenant avec le Frère Jérémie-Marie de l'Eucharistie...

    La soirée s'est conclue par l'Ave Maria de Gounod, avec le joli solo de She I-ny, la fille du chef de choeur, et une réception dans les locaux jouxtant l'église, avec un buffet sympathique  offert par l'une des fidèles du Saint-Sacrement.

    Tous les organisateurs et leurs aidants sont recrus d'une heureuse fatigue. Et demain la vie continue: un peu moins de trente choristes se sont inscrits au stage organisé par l'Académie belge de Chant grégorien, du 19 au 27 juillet à l'abbaye Saint-Michel de Cuxa (dans les Pyrénées orientales). Cette session est dirigée par un Flamand, elle est organisée sous la présidence d'un Bruxellois et un tiers des inscrits sont Liégeois: l'union fait la force...

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    Les petits choristes de Saint-Vincent (Taiwan) chantent pour le Saint-Sacrement
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     Les petits chanteurs de Saint-Vincent (Taiwan) en concert à l'église du Saint-Sacrement

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  • le mardi 15 juillet 2008: cinquante petits chinois de Taiwan chantent au Saint-Sacrement

    LE MARDI 15 JUILLET 2007 A 20 H

    L'EGLISE DU SAINT-SACREMENT

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    Boulevard d'Avroy, 132 à Liège

    reçoit

    LA CHORALE DES PETITS CHANTEURS DE SAINT-VINCENT

    de

    TAIWAN

    (Kaohsiung)

    Soprano solo, She I-ny. Piano, Shin I-sun. Direction, Peter Sheu

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    la chorale a chanté pour Jean-Paul II en 1994 et 1999

    CONCERT AU SAINT SACREMENT:

    "LE TOUR DU MONDE EN CHANTANT"

    CHANTS FOLKLORIQUES

    Taiwan-Mongolie-Mexique

     

    MELODIES CHINOISES

     

    CHANSONS DU FILM "LES CHORISTES"

    Musique de Bruno Coulais

     

    LE CHANT TRADITIONNEL REVISITE

    par Zoltan Kodaly (Hongrie), Nicolaï Rimski-Korsakov (Russie), Charles Gounod (France)

    La participation aux frais du concert est libre

    (au profit des travaux de restauration de l'église du Saint-Sacrement)

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    A 18h30, les jeunes choristes de Taiwan s'associeront aussi à l'adoration (elle a lieu tous les mardis de 17 à 19 heures) et à la bénédiction du Saint-Sacrement en chantant des motets de Joseph Haydn, Lloyd Webber et César Franck.

     

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    La chorale Saint-Vincent se compose d'une cinquantaine de jeunes taïwanais d'origine modeste, âgés de 12 à 17 ans. Elle a été fondée en 1986 par le professeur Peter Sheu à Kaohsiung, une grande ville portuaire du sud-ouest de l'île de Taïwan. En 22 ans d'existence, cet ensemble vocal a acquis une qualité remarquable. Il a sillonné le monde: du Japon (Osaka) aux Etats-Unis (New-York), de l'Europe de l'Est à l'Espagne, en passant par Rome (la chorale a chanté pour le pape Jean-Paul II en 1994 et 1999), l'Australie (Sydney), la Corée du Sud (Séoul), la Chine continentale (Shangaï, Nankin) et la France (Lyon, La Chaise-Dieu, Le Puy-en-Velay). En juillet 2006, les petits chanteurs y furent accueillis, un mois avant sa mort, par le Père Marie-Dominique Philippe, fondateur des "petits gris", la Communauté Saint-Jean, qui suscite leur tournée chez nous durant cet été 2008. L'intention est de sensibiliser ces jeunes taïwanais à une juste approche de notre culture et de favoriser les contacts pour une rencontre chaleureuse: appel aux citoyens de la cité ardente.

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    Située sur la côte ouest de l'île de Taïwan (22 millions d'habitants, 98% de chinois), Kaohsiung est l'un des plus grands ports industriels du monde et la plus grande ville (un million et demi d'habitants) de l'île, après Taipei.

    Plus d'informations ? interrogez ce blog ou adressez votre courriel à sursumcorda@skynet.be

     

     

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  • musique baroque le 15 juin 2008

    LE DIMANCHE 15 JUIN 2008 A 15 HEURES

    L'EGLISE DU SAINT-SACREMENT

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    légende de saint Augustin (façade de l'église) 

    Boulevard d'Avroy, 132 à Liège

    accueille

    L'ENSEMBLE VOCAL MARIGNAN et L'ENSEMBLE INSTRUMENTAL AFFETTI

     dans un

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    décor de la nef du saint-sacrement

    CONCERT BAROQUE: DE PACHELBEL A BACH

    oeuvres de Pachelbel, Buxtehude, J.-C. Bach et 

    J.-S. Bach(cantate bwv 182) 

    Entrées adultes: 10 euros (8 euros en prévente), étudiants: 8 euros (6 euros en prévente), enfants de moins de 12 ans: gratuit

    Informations et réservations: 0498.78.86.37/ 087.35.02.91/ 087.23.03.31/ensemblemarignan@hotmail.com

    la réservation est effective dès réception du paiement (avant le 11 juin 2008) au compte 525-0802363-54 avec mention "concert du 15.05.2008"

     

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  • Liège: Solennité de la Fête du Saint-Sacrement 2008

    Le samedi 24 mai 2008 à 17 heures:

    Deux cents Liégeois ont fêté Dieu et sainte Julienne à l'église du Saint-Sacrement

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      sainte Julienne à l'église du Saint-Sacrement

     
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     Célébration à l'autel majeur: conversi ad Dominum

    Le samedi 24 mai à 17h au Boulevard d'Avroy à Liège, l'église du Saint-Sacrement a réuni deux cents fidèles pour fêter la présence réelle de Dieu dans l'Eucharistie et le 750e anniversaire du "dies natalis", la naissance au Ciel, de sainte Julienne de Cornillon (+ en 1258), l'inspiratrice de cette fête du Corps et du Sang du Christ: la "Fête-Dieu".

    La messe, conclue par une adoration et une bénédiction du Saint-Sacrement, a été célébrée, selon le missel de 1962, par Monseigneur Roger Gryson, doyen ém. de la faculté de théologie de l'université catholique de Louvain. Celui-ci était assisté par les abbés Claude Germeau (Foyer d'Accueil de Herstal) et Arnaud de Boisse (Chapelle Saint-Oremus de Herstal) qui officiaient respectivement comme diacre et sous-diacre.

    La cérémonie s'est déroulée à l'autel majeur de l'église, face au tabernacle et à la reproduction du Christ en Croix de Reni (XVIIe s.) qui surplombe ce superbe autel. Cinq servants de messe, acolytes et thuriféraires conduits par le Fr. Jérémie-Marie de l'Eucharistie, entouraient les célébrants.

    Les chants grégoriens de la fête ont été assurés par le Choeur "Una Cum" de Bruxelles dirigé par Paul-Augustin Deproost, professeur à l'U.C.L. et la Schola du Saint-Sacrement. Le plain-chant alternait avec des polyphonies de Zoltan Kodaly et Franz Liszt interprétées par l'Ensemble vocal "Praeludium" dirigé par Patrick Wilwerth, professeur au conservatoire de Verviers, titulaire de l'orgue du Saint-Sacrement, et compositeur lui -même d'une "Missa Brevis" dont un extrait a aussi été chanté.

    Ce grand moment liturgique et musical fut aussi théologique et pastoral comme le montre le texte de l'homélie remarquable de Monseigneur Gryson, reproduit dans les lignes qui suivent.

     

     L'homélie de Monseigneur Roger Gryson

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       Monseigneur Gryson rappelle aux fidèles le sens de l'Eucharistie
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    Célébrant aujourd'hui la solennité de la Fête-Dieu, nous accomplissons le voeu exprimé par Jésus à la Dernière Cène: Faites ceci en mémoire de moi. Mais qu'est-ce que "faire mémoire" ?

    L'eucharistie n'est pas simplement une cérémonie qui sert à nous rappeler ce qu'un homme a accompli pour nous autrefois, comme celles qui se célèbrent devant les monuments aux morts, en souvenir de ceux qui ont donné leur vie pour que nous puissions vivre libres. Ce n'est pas simplement un signe qui nous invite à penser au sacrifice du Christ, comme le crucifix dans nos campagnes ou sur les murs de nos maisons, ou comme le signe de la croix que nous traçons sur nous-mêmes. Ce n'est pas seulement un rite qui nous communique la grâce du Christ, comme le baptême, dans lequel nous sommes associés spirituellement à sa mort et à sa résurrection. On ne s'agenouille pas devant l'eau du baptême, pas plus qu'on ne s'agenouille devant le saint chrême, dont l'onction signifie que nous participons au sacerdoce du Christ, en ce sens que nous sommes appelés à faire à Dieu l'offrande de notre vie, comme il a lui-même offert la sienne.

    Le signe de l'eucharistie est d'un autre ordre que tous ceux-là, car c'est le seul qui contienne en lui-même la réalité qu'il signifie et qui passe en cette réalité même, comme nous l'avons chanté à l'instant: in carnem transit panis, et vinum in sanguinem. Par l'invocation de l'Esprit Saint sur les offrandes, par les paroles du Christ à la consécration, le pain et le vin sont transformés en corps et sang du Christ.

    Chaque jour, disait saint François d'Assise à ses frères, le Fils de Dieu s'abaisse exactement comme à l'heure où, quittant sa demeure céleste, il s'est incarné dans le sein de la Vierge; chaque jour, il vient à nous, sous les dehors les plus humbles; chaque jour, il descend du sein du Père sur l'autel entre les mains du prêtre. Et de même qu'autrefois, ses apôtres pouvaient le voir, de même se montre-t-il à nos yeux maintenant dans le pain consacré.

    Peut-être pensons-nous que ce signe de sa présence est bien peu transparent. Mais plus Dieu se rapproche de l'homme, plus il est contraint de se dissimuler, par égard pour la fragilité de sa créature. Comme il l'a dit à Moïse sur la montagne, un homme ne peut voir Dieu dans l'éclat de sa gloire divine sans mourir. C'est pourquoi il est demeuré caché sous le voile de la nature, qui nous le couvre jusqu'à l'incarnation. Et quand il est venu habiter parmi nous, il s'est encore plus caché en se couvrant d'une humanité semblable à la nôtre. Car il était plus facile de reconnaître Dieu dans la splendeur des cieux et dans les beautés multiples de la terre, que dans cet enfant couché dans la mangeoire d'une étable, puis dans cet homme qui avait faim, qui avait soif, qui était fatigué au bout d'un long chemin, qui a pleuré après avoir perdu un ami, qui a vécu dans l'angoisse la perspective de la mort, à Gethsémani, et qui, finalement, ne s'est remis entre les mains du Père qu'après avoir poussé un déchirant cri de désespoir. In propria venit, et sui eum non receperunt, dit le prologue de saint Jean. Il est venu dans ce monde qui était le sien, puisque tout a été fait par lui, et même ses compatriotes, dont il était venu accomplir l'espérance, ne l'ont, pour la plupart, pas reconnu.

    Dans l'eucharistie, Dieu s'approche encore davantage de nous, puisqu'à l'instant de la communion, nous sommes plus proches encore de lui que ceux qui l'ont côtoyé pendant qu'il vivait sur la terre, que ceux qu'il a touchés pour les guérir, que la pécheresse qui s'est prosternée à ses pieds, que saint Jean qui a reposé sur son côté à la Cène. A l'instant de la communion, il s'unit à nous et nous unit à lui, physiquement, dans une intimité qui ne sera surpassée que dans l'autre monde, lorsque, selon le mot de saint Paul, Dieu sera tout en tous, et l'Esprit Saint aura pris totalement possession de nous pour nous rendre totalement semblables au Christ ressuscité. C'est pourquoi la dernière oraison de la messe d'aujourd'hui dit que la communion au corps et au sang du Christ préfigure le bonheur sans fin de l'éternité. Elle est un gage de la gloire future, dit l'antienne des vêpres, futurae gloriae pignus datur, et comme un avant-goût de ce que sera notre vie dans l'au-delà, praegustatio vitae aeternae.

    Faire mémoire, ce n'est donc pas seulement se tourner vers le passé. Celui dont nous faisons mémoire est vivant. La messe est traversée par une tension spécifique entre le souvenir et l'espérance. La messe est un regard posé sur le passé, pour mieux vivre le jour présent et s'engager résolument dans l'avenir. Paradoxalement, on pourrait dire qu'à la messe, nous nous souvenons de ce qui sera. Le rassemblement eucharistique est une halte de nomades, c'est une étape d'exode; en la célébrant, on chante des chants de Pâques et l'on reçoit en viatique cette manne cachée dont parle saint Jean dans l'Apocalypse, et qui n'est autre que Dieu lui-même.

    Il ne s'agit pas de regarder et d'attendre passivement. Car la participation à l'eucharistie implique un engagement à nous incorporer davantage au Christ. Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui. Manger et boire le corps et le sang du Christ, c'est accepter de le suivre jusqu'au bout, jusqu'en sa passion et en sa mort, pour avoir part à sa résurrection, pour vivre de sa vie; c'est s'incorporer à lui jusqu'à l'extrême de son engagement, pour nous les hommes et pour notre salut. C'est faire nôtre son projet et son idéal de vie. C'est aussi s'incorporer à son corps qui est l'Eglise. Il n'y a pas d'eucharistie vraie en dehors de la communion de l'Eglise.

    Deviens ce que tu reçois, disait saint Augustin, en expliquant à ses fidèles le sens de l'Eucharistie. Deviens corps du Christ, c'est à dire manifeste sa présence. Pour s'exprimer, aujourd'hui, le Christ a besoin de tes mains et de ta bouche. Imite ses gestes et redis ses paroles, mais surtout, veille à ce que tes actes soient en accord avec tes paroles, à ce que ta parole ne soit pas seulement un écho fidèle de la sienne, mais s'incarne de la même façon que lui-même a été la parole incarnée de Dieu, avant d'être parole exprimée de Dieu. Devenir ce que nous recevons, devenir, à notre façon et pour notre petite part, corps du Christ, c'est à dire un prolongement de sa présence à travers les siècles.

    Aujourd'hui, nous rendons grâce à Dieu notre Père, qui a voulu que le sacrifice de son Fils, que sa mort et sa résurrection, soient mis en quelque sorte à notre portée, que son corps lui-même soit notre nourriture et nous transforme peu à peu en lui. L'Eglise n'a pas tort lorsqu'elle nous fait chanter, dans ce beau poème que nous avons entendu tout à l'heure: "Loue-le tant que tu peux, car il est plus grand que ta louange, et tu ne pourras jamais le louer assez".

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    Laudate Dominum in tympano et choro
    Laudate Eum in chordis et organo (psaume 150)
  • Fête-Dieu 2008 à Liège

    750e anniversaire de la mort de sainte Julienne de Cornillon

    (Retinne 1192- Fosses 1258) 

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    statue de sainte Julienne dans l'église du saint-sacrement à Liège

    SOLENNITE DE LA FÊTE-DIEU

    LE SAMEDI 24 MAI 2008 A 17 HEURES

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    A L'EGLISE DU SAINT-SACREMENT

    Boulevard d'Avroy, 132, à Liège

    (face à la statue de Charlemagne)

    célébrée en latin selon le missel de 1962 par

    MONSEIGNEUR ROGER GRYSON

    Doyen ém. de la Faculté de Théologie de l'Université Catholique de Louvain (U.C.L.)

    avec le concours de l''Ensemble vocal

    "PRAELUDIUM"

    Direction: Patrick Wilwerth

     

    du Choeur grégorien "Una Cum"

    et de la Schola du Saint-Sacrement

     

    EN GREGORIEN, PLAIN-CHANT LIEGEOIS ET

    POLYPHONIE CLASSIQUE

    Oeuvres de Franz Liszt, Zoltan Kodaly, Patrick Wilwerth

     

    Réception ouverte à tous après la messe

     

    LA CELEBRATION

     

    La messe772247312.JPG sera célébrée, selon le missel de 1962, au superbe autel majeur (ill. ci-contre à gauche) qui n'a plus été utilisé à cette fin depuis près de quarante ans. Monseigneur Gryson présidera la messe avec l'assistance des abbés Claude Germeau, comme diacre, et Jean Schoonbroodt, comme sous-diacre. Le répertoire choral comportera le propre grégorien de la fête composé par saint Thomas d'Aquin (1228-1274), avec la séquence "Lauda Sion".  la préface "pro aliquibus locis" en usage à Liège pour la Fête-Dieu et la bénédiction finale donnée avec le Saint-Sacrement dans l'ostensoir pendant que les fidèles chanteront le "Tantum ergo liégeois". Le kyriale sera celui des messes solennelles: "Cunctipotens Genitor Deus".1826298171.jpg

    La célébration sera en outre rehaussée par des polyphonies illustrant l'oeuvre religieuse de deux grands musiciens d'origine hongroise: Zoltant Kodaly (1882-1967) et Franz Liszt (1811-1886) avec, notamment, un extrait de la "Via Crucis" que ce dernier (ill. ci-contre à droite)composa au soir (1878) d'une vie tumultueuse. On pourra aussi entendre le "Sanctus" de la Missa Brevis de Patrick Wilwerth, qui est, par ailleurs, le titulaire des orgues de l'église du Saint-Sacrement.

                                                                                                                                                                                                                LES INTERPRETES

    1258824635.jpgCréé en 1994, l'Ensemble vocal mixte "Praeludium" (photo ci-contre, à gauche) compte 14 chanteurs, en majorité issus des classes de chant d'académies de la région liégeoise. Son répertoire interprété a capella ou avec orgue et orchestre comprend à la fois de la musique ancienne mais aussi beaucoup de compositeurs du siècle romantique et des oeuvres contemporaines. La direction est assurée par Patrick Wilwerth, qui est aussi organiste, compositeur et professeur au conservatoire de Verviers. Patrick Wilwerth est un disciple d'Hubert Schoonbroodt auquel il succéda à la tête du choeur universitaire de Liège, après le décès accidentel de son maître en 1992.642874978.gif

     Le plain-chant de la messe sera psalmodié par le choeur grégorien "Una Cum" (Bruxelles) dirigé par Paul-Augustin Deproost, professeur à l'U.C.L. ( photo ci-contre à droite), et la schola de l'église du Saint-Sacrement. Les parties d'orgue seront assurées par Patrick Wilwerth.

     

    UNE FÊTE NEE A LIEGE

     

    La Fête-Die503335905.gifu célèbre la présence réelle du Christ dans le Saint-Sacrement de l'Eucharistie. Cette fête est née au pays de Liège en 1246, à l'initiative de sainte Julienne de Cornillon et d'Eve, la recluse de Saint-Martin (ill. ci-contre: Julienne et Eve à genoux devant le Saint-Sacrement). Presqu'aussitôt (1264), elle sera étendue à l'Eglise universelle par Jacques  de Troyes, ancien archidiacre de Campine devenu pape (1261) sous le nom d'Urbain IV. Julienne était née à Retinne en 1192. Orpheline, elle fut confiée aux soeurs de la léproserie du mont Cornillon dont elle devint plus tard la prieure. A la mort de son protecteur, l'évêque Robert de Thourotte, elle partit pour Salzinnes et mourut dans la recluserie de la collégiale Saint-Feuillen à Fosses (aujourd'hui Fosses-la-Ville) en 1258. On fête cette année le 750e anniversaire de son "dies natalis": sa naissance au Ciel.

     

     

    DANS LA LIGNE DE LA TRADITION APOSTOLIQUE

     

    "L'Eglise primitive savait bien que le pain consacré demeure tel, puisqu'elle le conservait pour les malades et en faisait l'objet d'une grande vénération comme c'est encore le cas aujourd'hui dans l'Eglise d'Orient. Au moyen âge, cette conscience de la présence réelle du Seigneur s'approfondit: le Seigneur a changé dans son corps la substance de ce morceau de matière, et ce changement est irréversible. Dans ce pain transsubstantié, le Seigneur lui-même, indivisible, le Ressuscité, est pleinement présent: chair et sang, corps et âme, dans sa divinité et son humanité -le Christ tout entier est là[...].

    La Tradition, depuis toujours, le souligne assez: manger l'Eucharistie est un acte spirituel et en même temps parfaitement humain. "Manger" le Christ, c'est en même temps l'adorer, le laisser entrer en moi pour que mon moi se transforme, s'ouvre au grand "Nous", e1727951909.jpgt que nous devenions "un seul" (cf. Ga, 3, 7).

     L'adoration du Saint-Sacrement ne s'oppose pas à la communion, elle ne se superpose pas non plus à elle. La communion n'atteint sa véritable profondeur que lorsqu'elle est portée et entourée par l'adoration [...]" (Extrait de Joseph Ratzinger, l'Esprit de la Liturgie, ed. Ad Solem, 2001, pp.75-77).

  • Conversi ad Dominum. Sursum corda

     

    SURSUM CORDA

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    (orant antique)

    par BENOÎT XVI

     

    L'association qui anime la communauté de l'église du Saint-Sacrement à Liège a été baptisée "Sursum Corda". Quel est le sens de cette antique exclamation chrétienne qui ouvre la préface du canon de la messe ?

    Le pape Benoît XVI l'a rappelé, en ces termes, dans son homélie de la veillée pascale 2008 à Saint-Pierre de Rome : "(...) Le Seigneur nous a donné la lumière de la vérité. Cette lumière est en même temps feu, force qui vient de Dieu, force qui ne détruit pas, mais qui veut transformer nos coeurs, afin que nous devenions vraiment des hommes de Dieu et que sa paix devienne efficace en ce monde.

    Dans l'Eglise ancienne, il était habituel que l'évêque ou le prêtre, après l'homélie, exhorte les croyants en s'exclamant "conversi ad Dominum"-tournez-vous maintenant vers le Seigneur. Cela signifiait avant tout qu'ils se tournaient vers l'Est-dans la direction du lever du soleil comme signe du Christ qui revient, à la rencontre duquel nous allons dans la célébration de l'Eucharistie. Là où, pour une raison quelconque, cela n'était pas possible, en tout cas, ils se tournaient vers l'image du Christ, dans l'abside, ou vers la Croix, pour s'orienter intérieurement vers le Seigneur. Car, en définitive, il s'agissait d'un fait intérieur: de la "conversio", de tourner notre âme vers Jésus-Christ et ainsi vers le Dieu vivant, vers la vraie lumière.

    Etait aussi liée à cela l'autre exclamation qui, aujourd'hui encore, avant le Canon, est adressée à la communauté croyante: "sursum corda"- élevons nos coeurs hors de tous les enchevêtrements de nos préoccupations, de nos désirs, de nos angoisses, de notre distraction- élevez vos coeurs, le plus profond de vous-même! Dans les deux exclamations nous sommes en quelque sorte exhortés à un renouvellement de notre baptême. Nous devons toujours de nouveau nous détourner des mauvaises directions dans lesquelles nous nous mouvons si souvent en pensée et en action. Nous devons toujours de nouveau nous tourner vers Lui, qui est le Chemin, la Vérité et la Vie. Nous devons toujours de nouveau devenir des "convertis", tournés, avec toute notre vie, vers le Seigneur. Et nous devons toujours de nouveau faire en sorte que notre coeur soit soustrait à la force de gravité qui le tire vers le bas, et que nous l'élevions vers le haut: dans la vérité et l'amour. En cette heure, remercions le Seigneur, parce qu'en vertu de la force de sa parole et de ses sacrements, il nous oriente dans la juste direction et attire notre coeur vers le haut. Et nous le prions ainsi: oui, Seigneur, fais que nous devenions des personnes pascales, des hommes et des femmes de la lumière, remplis du feu de ton amour".

    En quelques mots, le Saint-Père a tracé l'esprit qui doit orienter vraiment notre programme d'action.

     

  • Université et Vérité

    Après la leçon manquée du pape à la Sapienza de Rome:

    LE RÔLE DE L'UNIVERSITE

    recherche de la vérité ou lois du marché ?

    Une conférence-débat organisée  à Liège par le Cercle interfacultaire Gustave Thibon

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    (Union des Etudiants Catholiques de Liège)

    avec le Frère Marie-Jacques, docteur en philosophie

    membre de la communauté des Frères de Saint Jean à Banneux

    LE MERCREDI 16 AVRIL 2008 A 19h30

    UNIVERSITE DE LIEGE-PLACE DU XX AOÛT-AUDITOIRE GRAND PHYSIQUE

    (Entrée gratuite. Parcours fléché à partir de l'entrée principale)

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    Plus d'information: http://cerclegustavethibon/

    Renseignements-contacts: cerclegustavethibon@skynet.be

     

     

    REFLEXIONS POUR UN DEBAT(1)

    QUAND L'UNIVERSITE DE ROME CENSURE LE PAPE

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    Dans un discours qu'il devait prononcer à la Sapienza de Rome, mais que celle-ci n'a pas été en mesure d'entendre, le pape Benoît XVI a posé la question du rapport entre l'université, la raison, la vérité et la foi.

    Sa leçon manquée ne s'adressait pas à une université catholique mais à une université d'état, ce qui met en relief la portée universelle de son propos. Le souverain pontife part d'un principe: l'université comme communauté scientifique, l'Eglise comme communauté de croyants, cherchent toutes deux la vérité, dans une démarche autonome. La question est alors de savoir si, du fait de cette autonomie, elles n'ont rien à se dire, à apprendre l'une de l'autre. On pense par exemple, ici, aux enjeux de l'affaire Galilée (2) ou à ceux de la bioéthique.

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    sapienza ...

    En premier lieu, précise le pape, l'Eglise a pour mission de maintenir la communauté des croyants sur le chemin vers Dieu indiqué par Jésus. Mais la foi n'appartient pas pour autant à la seule sphère privée ou subjective. Elle entretient des rapports avec la raison éthique universelle qui, affirme-t-il, s'impose à l'humanité. Et ceci concerne directement le monde universitaire qui puise son origine dans la soif de connaissance propre à l'homme.

    Comme Socrate, dans son dialogue avec Euthyphron (3), les premiers chrétiens ont compris leur foi comme une dissipation du brouillard de la religion mythologique: ils accueillent comme une partie de leur identité la recherche difficile de la raison pour parvenir à la vérité toute entière.

    C'est ainsi que l'université a pu et du naître dans le cadre de la foi chrétienne.

    Mais, comme l'a observé saint Augustin, le simple savoir rend triste car la vérité est plus que le savoir, c'est connaître le bien. C'est le sens de la question de Socrate à Euthyphron: quel est le bien qui nous rend vrais ? La vérité rend bon et la bonté est vraie. Le Logos se révèle aussi comme le Bien et Benoît XVI conclut: la raison publique universelle qui fonde la démarche universitaire ne peut évacuer cette dimension de la recherche du vrai.

    L'université est confrontée à la juste relation entre connaître et agir: la médecine scientifique inscrit l'art de guérir dans la rationalité, le droit pose la question de la justice et de la liberté.

    A ce point du raisonnement, le pape pose, avec Habermas (4), la question du conflit entre ce qu'il appelle (benoîtement) la "sensibilité aux intérêts particuliers" et la "sensibilité à la vérité" comme concept nécessaire dans le processus d'argumentation. Poser cette question, c'est introduire dans le débat, pour en justifier le rôle, les facultés de philosophie et de théologie auxquelles, précise le Saint-Père, l'université, dès le moyen âge, a confié la recherche sur l'existence humaine dans sa totalité, avec une vive sensibilité pour la vérité.

    Qu'est-ce qu'une raison vraie ? Il n'y a pas de réponse toute faite, observe Benoît XVI, mais la philosophie ne recommence pas chaque fois du point zéro d'un sujet pensant de manière isolée. Elle s'inscrit dans le dialogue du savoir historique et, à ce titre, elle ne doit pas se fermer à ce que les religions et, en particulier, la foi chrétienne ont reçu et donné à l'humanité comme indication du chemin. Parmi les choses dites au cours de l'histoire par les théologiens, plusieurs étaient fausses et nous troublent mais, en même temps, l'humanisme de la foi chrétienne constitue une instance pour la raison publique, un encouragement vers la vérité, une force purificatrice contre la pression du pouvoir et des intérêts.

    Le danger qui menace aujourd'hui les sciences exactes et, à travers elles, les sciences humaines c'est de baisser les bras face à la question de la vérité: la raison se plie face à la pression des intérêts, elle est contrainte de reconnaître l'utilité comme critère ultime; la philosophie se dégrade en positivisme; la théologie se confine dans la sphère privée d'un groupe; la raison, sourde au grand message de la sagesse et de la foi chrétiennes, se dessèche dans le cercle étroit de ses propres argumentations: elle se décompose et se brise.

    Oui, l'Eglise a un rôle vis-à-vis du monde universitaire: l'aider à maintenir vive la sensibilité à la vérité, inviter la raison à se mettre à la recherche du vrai et du bien pour découvrir finalement, en toute liberté, Celui qui est le chemin, la vérité et la vie.

    Un tel discours (5) s'impose avec plus de force encore, faut-il le dire, aux universités qui entretiennent des liens structurels avec l'Eglise, impliquant des devoirs spécifiques à l'égard de la communauté des croyants. C'est ce que Mgr Michel Schooyans a encore rappelé avec vigueur, le 30 janvier dernier à Neufchâteau, en célébrant la messe grégorienne des obsèques de Monseigneur Edouard Massaux, ancien recteur de l'Université Catholique de Louvain (U.C.L.).

    Désapprouvant les dérives sécularistes de cette université, le défunt avait exclu, dans ses dernières volontés, toute présence officielle (cardinal grand chancelier, pouvoir épiscopal organisateur, conseil d'administration, conseil académique) à ses funérailles

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    Monseigneur Massaux

    Dans sa prédication remarquable (6), Monseigneur Schooyans a notamment rappelé que le recteur Massaux "connaissait les pièges entrelacés du scientisme, des idéologies, du relativisme et du scepticisme corrosif". Pour lui, "sciences de la nature et sciences humaines étaient deux grands portiques ouverts à l'espérance et à la lumière: à ses yeux, comme aux yeux de Benoît XVI, la raison elle-même devait être sauvée. Comme saint Augustin, il considérait que pour l'homme il n'y a de pleine lumière que là où la grâce en a déjà ouvert le chemin" et "dans ce monde universitaire où les hommes ont souvent une estime fort flatteuse d'eux-mêmes, Massaux jugeait qu'il devait y avoir place pour le don que Jésus offrait à la  Samaritaine de l'Evangile: ce don, c'est ce que nous appelons la foi".

    Après ces témoignages forts, la conférence organisée le 16 avril prochain à l'université de Liège par le cercle Gustave Thibon vient à son heure: celle d'une actualité "interpellante" comme on dit dans le jargon à la mode. 

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    (1) Ce texte, publié dans les "Ephémérides de Saint-Lambert" n°1-2008 (Pâques), n'engage que la rédaction de ce bulletin de liaison des fidèles de la messe latine traditionnelle à Verviers et le blog de l'église du saint-sacrement à Liège.

    (2) L'enjeu du procès de Galilée (1633) "fut finalement plus une certaine idée de la place de l'homme dans l'univers (débat toujours en cours aujourd'hui) qu'une thèse de mécanique céleste. Thèse que Rome eut le tort de ne pas accueillir comme telle, certes, mais dont la portée a perdu beaucoup de son poids depuis la théorie de la relativité restreinte puis généralisée" (Mgr A.-M. Léonard, Catholiques...que du bonheur! Sarment, Editions du Jubilé, 2007, p.8)

    (3) Platon, L'Euthyphron, vers 395 avant J.-C.

    (4) Jürgen Habermas, philosophe et sociologue allemand, né en 1929, professeur aux universités de Heidelberg et de Francfort.

    (5) Vous trouverez le texte intégral du "discours manqué" du pape à la Sapienza sur le web du cercle Gustave Thibon de l'Université de Liège: http://cerclegustavethibon.hautetfort.com

    (6) Le texte de l'homélie de Monseigneur Schooyans est disponible sur simple demande adressée à sursumcorda@skynet.be