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Eglise du Saint-Sacrement à Liège - Page 61

  • Liège: Mgr Delville a célébré la solennité de la Fête-Dieu à l'église du Saint-Sacrement

     

    Une heureuse célébration 

    Ce samedi 1er juin, 13_05_11_18-27-10_DxO-border.jpgl’évêque nommé (il sera consacré le 14 juillet prochain) du diocèse de Liège a célébré, selon la forme extraordinaire du rite romain, la messe de la Fête-Dieu à l’église du Saint-Sacrement située Boulevard d'Avroy, au cœur de la cité ardente.

    De longue date déjà, il était convenu que l’abbé Jean-Pierre Delville célèbre la solennité qui marque, chaque année, la fête du Saint-Sacrement dans cette église dédiée au culte eucharistique. Heureuse coïncidence, c’est la veille de cette célébration que fut annoncé le choix du Professeur Delville comme prochain évêque de Liège.

    Comme l’an dernier, quelque cinq cents fidèles ont pris part à cette messe traditionnelle que le nouveau pasteur du diocèse célébra avec le concours des abbés Jean Schoonbroodt (diacre) et Claude Germeau (sous-diacre), responsables du culte dans ce sanctuaire.

    L’homélie de la messe fut prononcée par le chanoine Eric de Beukelaer, doyen de Liège (rive gauche). Celui-ci commenta la nouvelle du jour, ou plutôt de la veille, comme il le fit sur son blog informatique, ici : Nouvel Evêque de Liège – « Ce qui est né de la chair est chair. Ce qui est né de l’Esprit est esprit » (Jean 3,6).

    Revenant ensuite à l’objet de la fête, il en souligna l’un des sens, au départ du récit évangélique de la multiplication des pains « qui nous parle tout à la fois du don de Dieu et de partage humain. En effet, il aura fallu que quelqu’un offre ses 5 pains et deux poissons, pour que le Christ les multiplie et que la foule soit rassasiée. Comme quoi, il ne faut jamais séparer la dimension verticale de l’Eucharistie (le Christ se donne en nourriture) et sa dimension horizontale (l’Eucharistie invite au partage avec les plus démunis). Certains baptisés insistent sur le vertical. D’autres sur l’horizontal. Ces nuances sont humaines. A condition de ne pas oublier qu’il faut les deux dimensions… pour former une croix, symbole des Chrétiens ».

    La messe,chantée en grégorien, plain-chant, déchant et polyphonie ancienne, par la Schola Resupina de Vienne et le Chœur d’enfants de la Basilique de Basse Wavre, fut précédée par une après-midi d’adoration eucharistique animée par des groupes venus de tous horizons ( Communauté africaine de l’Agneau de Dieu, Mouvement eucharistique liégeois, Association Sursum Corda et Communauté de l’Emmanuel ).

    En leur ouvrant ses portes, l’église du Saint-Sacrement a fait sien, à sa manière, le souci fondamental, exprimé la veille par le futur évêque de Liège, de promouvoir le dialogue au sein de l’Eglise, au service de l’unique Parole de Vie  : Mgr Jean-Pierre Delville, 92ème évêque du diocèse de Liège.

  • 1er juin 2013: Fête-Dieu à l'église du Saint-Sacrement à Liège

    LA FÊTE-DIEU À LIÈGE

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    SAMEDI 1er JUIN 2013 À L’EGLISE DU SAINT-SACREMENT

    Boulevard d’Avroy, 132

    MESSE SOLENNELLE À 18 HEURES

    célébrée selon le missel de 1962  par 

    L’ABBÉ JEAN-PIERRE DELVILLE

    Professeur à la Faculté de théologie de l’Université catholique de Louvain (U.C.L) 

    Homélie prononcée par le Chanoine ERIC de BEUKELAER

    Doyen de Liège (rive gauche) 

    Propre grégorien de la fête, plain-chant liégeois, diaphonies et polyphonies interprétées par: 

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    LA SCHOLA RESUPINA DE VIENNE

    Dir. Isabell Kösler  

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    LE CHŒUR D’ENFANTS DE LA BASILIQUE

    DE BASSE-WAVRE

    Dir. Charlotte Messiaen

    À L’ORGUE : PATRICK WILWERTH

    professeur au conservatoire de Verviers

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    PORTES OUVERTES LE 1er JUIN 

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    A L'EGLISE DU SAINT-SACREMENT

    Boulevard d’Avroy, 132 à Liège 

    SAMEDI 1er JUIN 2013

    DE 14h à 19h

    ADORATION EUCHARISTIQUE

     animée par 

    14:00 à 15:00 : la Communauté St. Christophe- groupe de prière « Agneau de Dieu »

    15:00 à 16:00 : le Mouvement Eucharistique Liégeois (MEL)

    16:00 à 16:30 : l’Association Sursum Corda

    16:30 à 17:30 : la Communauté de l'Emmanuel -prière adaptée aux enfants et familles 

    De 14:00 à 17:30 : possibilité de recevoir le sacrement de réconciliation chez un des confesseurs présents. 

    À 18:00 : Messe solennelle (missel de 1962) célébrée par l'abbé Jean-Pierre Delville. Homélie du doyen Eric de Beukelaer. Chorales d’adultes (Vienne) et d’enfants (Basse-Wavre)

      19 :00 : Clôture. Bénédiction solennelle avec l’ostensoir

     

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    Liège, église du Saint-Sacrement

     

    BENOÎT XVI : C’EST UNE ERREUR D’OPPOSER LA CELEBRATION ET L’ADORATION 

     Extrait de l'homélie papale pour la Fête-Dieu 2012: Santo_Padre_3.jpg« Une interprétation unilatérale du concile Vatican II a pénalisé le culte eucharistique et en particulier l’adoration du Saint-Sacrement,  en réduisant la pratique de l’Eucharistie au moment de la célébration. En effet, il a été très important de reconnaître le caractère central de la célébration, à laquelle le Seigneur convoque son peuple, où il le rassemble autour de la double table de la Parole et du Pain de vie, le nourrit et l’unit à lui dans l’offrande du Sacrifice. Cette mise en valeur de l’assemblée liturgique dans laquelle le Seigneur agit et réalise son mystère de communion, demeure naturellement valable, mais elle doit être resituée dans un juste équilibre.

     En effet, comme il arrive souvent, pour souligner un aspect on finit par en sacrifier un autre. Dans ce cas, l’accent mis sur la célébration de l’eucharistie s’est faite aux dépends de l’adoration, en tant qu’acte de foi et de prière adressée au Seigneur Jésus, réellement présent dans le Sacrement de l’autel. Ce déséquilibre a aussi eu des répercussions sur la vie spirituelle des fidèles. En effet, si l’on concentre tout le rapport avec Jésus Eucharistie dans le seul moment de la Sainte Messe, on risque de vider de sa présence le reste du temps et de l’espace essentiels. Et l’on perçoit ainsi moins le sens de la présence constante de Jésus au milieu de nous et avec nous, un présence concrète, proche, au milieu de nos maisons, comme « Cœur palpitant » de la ville, du pays, du territoire et de ses différentes expressions et activités. Le Sacrement de la Charité du Christ doit pénétrer toute la vie quotidienne.

    En réalité, c’est une erreur que d’opposer la célébration et l’adoration, comme si elles étaient concurrentes. C’est justement le contraire : le culte du Saint Sacrement constitue comme le « milieu » spirituel dans lequel la communauté peut célébrer l’Eucharistie bien et en vérité. C’est seulement lorsqu’elle est précédée, accompagnée et suivie de cette attitude intérieure de foi et d’adoration que l’action liturgique peut exprimer toute sa signification et sa valeur. La rencontre avec Jésus dans la Sainte Messe se réalise vraiment et pleinement lorsque la communauté est en mesure de reconnaître que, dans le Sacrement, il habite dans sa maison, nous attend, nous invite à sa table, et puis, après que l’assemblée s’est dispersée, il reste avec nous, par sa présence discrète et silencieuse, et il nous accompagne de son intercession, en continuant à recueillir nos sacrifices spirituels et à les offrir au Père. »

     

    BENOÎT XVI :

    JE PRIE AFIN QUE LE «PRINTEMPS EUCHARISTIQUE» SE REPANDE TOUJOURS DAVANTAGE DANS TOUTES LES PAROISSES, EN PARTICULIER EN BELGIQUE, LA PATRIE DE SAINTE JULIENNE »

     imagesCAVSYWZ4.jpg« Je voudrais vous présenter une figure féminine, peu connue,  à laquelle l’Eglise doit toutefois une grande reconnaissance, non seulement en raison de sa sainteté de vie, mais également parce qu’à travers sa grande ferveur, elle a contribué à l’institution de l’une des solennités liturgiques les plus importantes de l’année, celle du Corpus Domini. Il s’agit de sainte Julienne de Cornillon, également connue sous le nom de sainte Julienne de Liège. Nous possédons quelques informations sur sa vie, en particulier à travers une biographie, probablement écrite par un ecclésiastique qui lui était contemporain, dans laquelle sont recueillis divers témoignages de personnes qui eurent une connaissance directe de la sainte.

    Julienne naquit entre 1191 et 1192 près de Liège, en Belgique. Il est important de souligner ce lieu, car à cette époque, le diocèse de Liège était, pour ainsi dire, un véritable «cénacle» eucharistique. Avant Julienne, d’éminents théologiens y avaient illustré la valeur suprême du sacrement de l’Eucharistie et, toujours à Liège, il existait des groupes féminins généreusement consacrés au culte eucharistique et à la communion fervente. Guidées par des prêtres exemplaires, elles vivaient ensemble, se consacrant à la prière et aux œuvres de charité.

    Devenue orpheline à l’âge de 5 ans, Julienne, avec sa sœur Agnès, fut confiée aux soins des sœurs augustiniennes du couvent-léproserie du Mont-Cornillon. Elle fut éduquée surtout par une religieuse prénommée Sapience, qui suivit sa maturation spirituelle, jusqu’à ce que Julienne elle-même reçoive l’habit religieux et devienne elle aussi moniale augustinienne. Elle acquit une culture considérable, au point de lire les œuvres des Pères de l’Eglise en latin, en particulier saint Augustin, et saint Bernard. Outre sa vive intelligence, Julienne faisait preuve, dès le début, d’une propension particulière pour la contemplation; elle possédait un sens profond de la présence du Christ, dont elle faisait l’expérience en vivant de façon particulièrement intense le sacrement de l’Eucharistie et s’arrêtant souvent pour méditer sur les paroles de Jésus: «Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde» (Mt 28, 20).

    A l’âge de seize ans, elle eut une première vision, qui se répéta ensuite plusieurs fois dans ses adorations eucharistiques. La vision présentait la lune dans toute sa splendeur, dont le diamètre était traversé par une bande noire. Le Seigneur lui fit comprendre la signification de ce qui lui était apparu. La lune symbolisait la vie de l’Eglise sur terre, la ligne opaque représentait en revanche l’absence d’une fête liturgique, pour l’institution de laquelle il était demandé à Julienne de se prodiguer de façon efficace: c’est-à-dire une fête dans laquelle les croyants pouvaient adorer l’Eucharistie pour faire croître leur foi, avancer dans la pratique des vertus et réparer les offenses au Très Saint Sacrement.

    Pendant environ vingt ans, Julienne, qui entre-temps était devenue prieure du couvent, conserva le secret de cette révélation, qui avait rempli son cœur de joie. Puis elle se confia à deux ferventes adoratrices de l’Eucharistie, la bienheureuse Eve, qui menait une vie d’ermite, et Isabelle, qui l’avait rejointe dans le monastère du Mont-Cornillon. Les trois femmes établirent une sorte d’«alliance spirituelle», dans l’intention de glorifier le Très Saint Sacrement. Elles demandèrent également l’aide d’un prêtre très estimé, Jean de Lausanne, chanoine de l’église de Saint-Martin à Liège, le priant d’interpeller les théologiens et les ecclésiastiques au sujet de ce qui leur tenait à cœur. Les réponses furent positives et encourageantes.

    Ce qui arriva à Julienne de Cornillon se répète fréquemment dans la vie des saints: pour avoir la confirmation qu’une inspiration vient de Dieu, il faut toujours se plonger dans la prière, savoir attendre avec patience, chercher l’amitié et la confrontation avec d’autres bonnes âmes, et tout soumettre au jugement des pasteurs de l’Eglise. Ce fut précisément l’évêque de Liège, Robert de Thourotte, qui, après avoir hésité au début, accueillit la proposition de Julienne et de ses compagnes, et qui institua, pour la première fois, la solennité du Corpus Domini dans son diocèse. Plus tard, d’autres évêques l’imitèrent, établissant la même fête dans les territoires confiés à leurs soins pastoraux.

    Le Seigneur demande toutefois souvent aux saints de surmonter des épreuves, pour que leur foi soit accrue. Cela arriva également à Julienne, qui dut subir la dure opposition de certains membres du clergé et du supérieur même dont dépendait son monastère. Alors, de sa volonté, Julienne quitta le couvent de Mont-Cornillon avec quelques compagnes, et pendant dix ans, de 1248 à 1258, elle fut l’hôte de divers monastères de sœurs cisterciennes. Elle édifiait chacun par son humilité, elle ne faisait jamais de reproches ou de critiques à ses adversaires, mais elle continuait à diffuser avec zèle le culte eucharistique. Elle s’éteignit en 1258 à Fosses-La-Ville, en Belgique. Dans la cellule où elle gisait, le Très Saint-Sacrement fut exposé et, selon les termes de son biographe, Julienne mourut en contemplant avec un dernier élan d’amour Jésus Eucharistie, qu’elle avait toujours aimé, honoré et adoré.

    Jacques Pantaléon de Troyes, qui avait connu la sainte au cours de son ministère d’archidiacre à Liège, fut lui aussi conquis à la bonne cause de la fête du Corpus Domini. Ce fut précisément lui, devenu Pape sous le nom d’Urbain iv, qui institua en 1264 la solennité du Corpus Domini comme fête de précepte pour l’Eglise universelle, le jeudi suivant la Pentecôte. Dans la Bulle d’institution, intitulée Transiturus de hoc mundo (11 août 1264), le Pape Urbain réévoque avec discrétion également les expériences mystiques de Julienne, soutenant leur authenticité, et il écrit: «Bien que l’Eucharistie soit chaque jour solennellement célébrée, nous considérons juste que, au moins une fois par an, l’on en honore la mémoire de manière plus solennelle. En effet, les autres choses dont nous faisons mémoire, nous les saisissons avec l’esprit et avec l’intelligence, mais nous n’obtenons pas pour autant leur présence réelle. En revanche, dans cette commémoration sacramentelle du Christ, bien que sous une autre forme, Jésus Christ est présent avec nous dans sa propre substance. En effet, alors qu’il allait monter au ciel, il dit: “Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde” (Mt 28, 20)».

    Le Pape lui-même voulut donner l’exemple, en célébrant la solennité du Corpus Domini à Orvieto, la ville où il demeurait alors. C’est précisément sur son ordre que, dans la cathédrale de la ville l’on conservait — et l’on conserve encore — le célèbre corporal portant les traces du miracle eucharistique qui avait eu lieu l’année précédente, en 1263 à Bolsène. Un prêtre, alors qu’il consacrait le pain et le vin, avait été saisi de doutes profonds sur la présence réelle du Corps et du Sang du Christ dans le sacrement de l’Eucharistie. Miraculeusement quelques gouttes de sang commencèrent à jaillir de l’hostie consacrée, confirmant de cette manière ce que notre foi professe. Urbain IV demanda à l’un des plus grands théologiens de l’histoire, saint Thomas d’Aquin — qui a cette époque accompagnait le Pape et se trouvait à Orvieto —, de composer les textes de l’office liturgique de cette grande fête. Ces derniers, encore en usage aujourd’hui dans l’Eglise, sont des chefs-d’œuvre, dans lesquels se fondent la théologie et la poésie. Ce sont des textes qui font vibrer les cordes du cœur pour exprimer la louange et la gratitude au Très Saint Sacrement, alors que l’intelligence, pénétrant avec émerveillement dans le mystère, reconnaît dans l’Eucharistie la présence vivante et véritable de Jésus, de son Sacrifice d’amour qui nous réconcilie avec le Père, et nous donne le salut.

    Même si après la mort d'Urbain iv la célébration de la fête du Corpus Domini se limita à certaines régions de France, d'Allemagne, de Hongrie et d'Italie du nord, ce fut un autre Pape, Jean XXII, qui en 1317 lui redonna cours pour toute l'Eglise. Depuis lors, la fête connut un développement merveilleux, et elle est encore très appréciée du peuple chrétien.

    Je voudrais affirmer avec joie qu'il y a aujourd'hui dans l'Eglise un «printemps eucharistique»: combien de personnes demeurent en silence devant le Tabernacle, pour s'entretenir en une conversation d'amour avec Jésus! Il est réconfortant de savoir que beaucoup de groupes de jeunes ont redécouvert la beauté de prier en adoration devant le Très Saint Sacrement. Je pense par exemple à notre adoration eucharistique à Hyde Park, à Londres.

    Je prie afin que le «printemps eucharistique» se répande toujours davantage dans toutes les paroisses, en particulier en Belgique, la patrie de sainte Julienne »

    Benoît XVI : extrait de l’audience générale du 17 novembre 2010

  • Chantal Delsol à l'Université de Liège le mardi 21 mai 2013

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    Cycle de lunchs débats à l’Université de Liège

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    Les droits de l’homme en péril

    Dialogue entre Religions et Philosophies non confessionnelles

     Mercredi 21 mai 2013 

    Les Droits de l’Homme au defi de la Diversité culturelle

    par

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    Chantal DELSOL

    Professeur de Philosophie Politique à l’Université de Paris-Est

    Membre de l’Institut de France

     Le Groupe « Ethique sociale » et l’Union des Etudiants catholiques de Liège  (*) organisent avec le forum de conférences « Calpurnia » un cycle de sept rencontres à l’Université de Liège, sur le thème « Les droits de l’homme en péril : dialogue entre religions et philosophies non confessionnelles ».

    Le mardi 21mai  2013 à 18 heures, la tribune sera occupée par Madame Chantal DELSOL , philosophe , historienne des idées politiques et romancière française Elle  est aussi membre de l'Académie des Sciences morales et politiques , éditorialiste  au Figaro , à Valeurs actuelles, et directeur de collection aux éditions de La Table Ronde.

    La conférencière animera le lunch-débat consacré au fondement des Droits de l'Homme dans les différentes cultures:

     À la suite des diverses chartes ou déclarations des droits de l’homme apparues en Occident (et surtout de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 des Nations-Unies), d’autres textes sont nés aux confins de notre monde, pour marquer aussi leur foi en la dignité de l’homme et ses droits : Chartes et Déclarations islamiques, Charte africaine, Déclaration russe orthodoxe  ...    

    Le terreau commun à toutes ces déclarations, c’est l’affirmation de la dignité  de l’espèce humaine : les droits sont assis sur une certitude de la royauté de l’homme dans la nature mais qu’en est-il de la désignation des fondements et ne varie-t-elle pas selon les cultures ?

    Les déclarations islamiques s’enracinent toutes très clairement dans leur religion fondatrice et , dans la Déclaration russe orthodoxe ,  c’est  Dieu qui à la fois confère la valeur ontologique et désigne les finalités à poursuivre .  Il en va de même pour la Charte africaine

    Les Occidentaux pensent couramment que leurs Déclarations sont les plus universelles de toutes, voire les seules réellement universelles mais cela ne reste-t-il pas à  démontrer ? La dignité inhérente à la famille humaine y est-elle enracinée quelque part ?  ni sur une religion, ni sur une tradition, ni même sur la raison universelle,  semble-t-il.  Dans  les déclarations occidentales contemporaines, y compris la  Déclaration fondatrice de 1948, la dignité de l’homme serait fondée «  a minima », sur l’indignation naturelle de la conscience humaine devant  les « actes de barbarie » qui ont marqué le XX° siècle . 

    Néanmoins la figure humaine que, jusqu’ici,  tous ces textes expriment est assez proche. Elle signifie : on ne traite pas un homme comme un poulet.

    Mais un  autre  débat mérite aussi d’être ouvert : il serait utile en effet de montrer comment certains pays asiatiques tentent de décrire les droits de l’homme, et pourquoi ils y renâclent en général : leur anthropologie est différente de celle des cultures inspirées -de près ou de loin-  par les grandes religions monothéistes. Tous les courants panthéistes ou apparentés, qui venant d’Asie s’installent dans les contrées occidentales, n’établissent évidemment pas de différence intrinsèque (ontologique) entre l’homme et l’animal.

    C’est aussi pourquoi  l’écologie profonde, les théories défendant les droits des animaux, les courants évoquant les « impersonnes » humaines, sont radicalement en contradiction avec toute philosophie des droits, et à court ou à moyen terme, travaille à desceller les droits de l’homme, puisqu’ils descellent la royauté de l’homme.

     La rencontre aura lieu à la Salle des Professeurs dans le bâtiment du Rectorat de l’Université de Liège, Place du 20 Août, 7, 1er étage (accès par l’entrée principale). Horaire : apéritif à 18h00 ; exposé suivi d’un lunch-débat : de 18h15 à 20h30.

    Inscription obligatoire avant le 17 mai 2013, par téléphone : 04.344.10.89   ou e-mail info@ethiquesociale.org . P.A.F. : 10 € ,  à régler sur place.

     ___________________

     (*) L’ « Union » est l’un des membres fondateurs de l’asbl « Sursum Corda » pour la sauvegarde de l’église du Saint-Sacrement aux activités de laquelle elle est étroitement liée.

     

    Chantal Delsol : pourquoi je suis catholique

     Le mardi 21 mai prochain à 18 heures, Chantal Delsol, Professeur de Philosophie Politique à l’Université de Paris-Est, et Membre de l’Institut de France, sera l’invitée d’un lunch-débat organisé par le Groupe « Ethique sociale »  de l’Union des étudiants catholiques de Liège sur le thème  « Les Droits de l’Homme à l’épreuve de la diversité culturelle » Mais, au-delà de ses titres universitaires et académiques, de ses dons d’écrivain ou d’orateur, qui est Chantal Delsol ?

    Elle l’exprime avec beaucoup de clarté sur son blog :

    «  Quand un jeune chrétien sort de l’enfance, dans notre pays, il s’aperçoit alors à quel point il est minoritaire. Il voit que sa famille fait partie d’un pourcentage infime de citoyens. En général, cette évidence le refroidit. Plus on est jeune, et plus on a envie de ressembler aux autres.

    Ayant grandi dans un milieu catholique, c’est cette marginalisation que j’ai ressentie d’abord. Elle rend les catholiques français à la fois faibles et débonnaires : ils sont si minoritaires et si détestés qu’ils ne peuvent pas faire de mal à une mouche, ils ne disposent d’aucun espace pour donner le moindre coup de pied. On les accuse en permanence de tout. Alors que les deux grands totalitarismes du XX° siècle ont assassiné cent millions d’hommes au nom de l’athéisme, on continue de tenir Dieu et ses suppôts pour les vrais bandits de l’Histoire.

    Les catholiques français ne forment évidemment pas une seule espèce, mais plusieurs, que pour simplifier on pourrait décrire en deux groupes : les catholiques de gauche et les catholiques traditionalistes – même si naturellement nombre de catholiques ne se reconnaîtraient sous aucune de ces dénominations. Les catholiques de gauche, qui naviguent autour du groupe Vie Nouvelle ou de la revue Esprit, et qui peu ou prou héritent du Sillon, sont généralement plutôt cultivés et ouverts au débat, en même temps que mal à l’aise avec eux-mêmes et torturés par la mauvaise conscience, ce qui les prive de sens de l’humour et peut les rendre désagréables avec leurs semblables.

    A l’inverse, les catholiques traditionalistes sont couramment incultes, mais extrêmement civilisés, et ils possèdent des qualités humaines inconnues ailleurs. Ils représentent en France les seuls capables de vouloir encore des familles très nombreuses – une famille française de cinq enfants ou plus,  non recomposée, est dans la presque totalité des cas une famille de catholiques traditionalistes. Ils conservent face aux catastrophes de la vie une distance que seule la spiritualité peut conférer. Ils sont souvent fauchés, parce que les femmes n’y travaillent pas et parce qu’il faut entretenir une tribu, mais ils vivent dans une sorte d’austérité fastueuse, dotée de présence davantage que de choses. Et je trouve honteux que les seules œuvres françaises dans lesquelles on met en scène ce type de famille (par exemple La vie est un long fleuve tranquille) ne visent qu’à les ridiculiser.

    C’est dans ce milieu que j’ai grandi, même si mes parents n’y étaient qu’aux marges – trop indépendants, trop rebelles. Ainsi j’en ai vu de près les tares et les grandeurs. Sa principale tare consiste en sa crainte du changement, et comme c’est la vie des femmes qui a le plus changé depuis un siècle, j’étais toute désignée pour recevoir les reproches.

    Ce milieu, qui voit la femme à travers l’amour courtois, c’est à dire comme une créature fragile et à protéger, jamais vraiment adulte, a adopté une posture misogyne depuis que les femmes se sont mises à acquérir un rang social et à gagner leur vie. J’ai brossé un portrait ironique de ces comportements dans le roman Quatre.

    Avec ses qualités et ses défauts, c’est donc là mon milieu, émouvant et parfois pathétique (parce que si peu approprié au monde), dont j’ai appris l’essentiel. De ces gens marginalisés et moqués, on ne peut nier le caractère héroïque (même borné), le courage à déplacer les montagnes (même entêté), le soin considérable, allant jusqu’à tous les sacrifices, qu’ils mettent à éduquer leurs enfants (même si parfois de façon militaire). Ce sont eux que j’aime, et cependant je ne voudrais pas qu’ils gouvernent, ah non ! car alors on serait capable de me confisquer mon stylo, je fais trop d’ombre à ces messieurs… Je suis, on l’aura compris, l’enfant reconnaissant et révolté de ce milieu.

    Par caractère, je n’aime pas beaucoup les institutions. L’Eglise catholique, avec ses principes rigidifiés et ses rites auxquels je n’entends rien, me fait rire, comme fait rire un adulte qui se prend trop au sérieux et assomme son entourage plus qu’il ne l’intéresse. C’est pourquoi je suis attirée par le côté informel du protestantisme. Fascination d’individualiste, vite remise en cause, car je sais bien qu’une religion sans Eglise roule sans balises, éclate en multiples tendances qui la rendent illisible, collabore plus facilement avec les pires envahisseurs, et glisse vers l’anomie. Aussi, j’appartiens à l’Eglise catholique avec ce rire dans la voix.

    Finalement les raisons pour lesquelles je suis catholique n’ont rien à voir avec celles du milieu maurassien qui m’a éduquée. La religion sociologique, à laquelle une partie de ma famille est encore attachée, me paraît un sombre conte, sans doute parce que je crois davantage à la sincérité qu’aux rites sociaux et parce que je suis profondément anarchiste, attachée à l’essentiel et jamais à ses formes. Ma croyance s’enracine sur deux pôles, situés sur deux plans différents et sans hiérarchie entre eux.

    Il n’est pas de mise aujourd’hui de vanter sa propre religion au détriment des autres. Pourtant je n’hésiterai pas à le faire. Cette religion ne m’a pas été imposée. J’ai passé une dizaine d’années de ma vie loin d’elle et sans me préoccuper de ces questions. Au bout du compte, je l’ai choisie. J’ai la conviction que l’Evangile représente le message spirituel le plus humain, et le plus civilisé. Le Christ ne fait pas la guerre, ne lapide pas l’infortunée, ni ne collectionne les femmes. Son discours atteint une hauteur morale inégalée, et l’on ne trouve ni dans l’Ancien Testament ni dans le Coran, cette exclusive douceur des moeurs, cette indulgence pour l’humanité portée à son paroxysme. Le Christ est selon moi le seul modèle divin dont on peut vouloir qu’il existe. Autrement dit, même si je n’avais pas la foi, je continuerais à penser que le parangon éthique le plus enviable est contenu dans les Evangiles. Naturellement je connais toutes les fautes et même les crimes commis par cette Eglise (ce serait difficile de les ignorer puisque nous vivons dans un pays où le catholicisme est pratiquement réduit à son Inquisition), et j’ai écrit des pages sévères pour dire que je vois là l’origine des totalitarismes modernes (ce qui m’a été bien sûr reproché par mon milieu). Cependant le christianisme a produit un îlot de civilisation magnifique, où tous les êtres humains sont respectés pour eux-mêmes. Ici tous les enfants de Dieu sont aimés également par leur père, et je ne vois cela nulle part. D’ailleurs tout ce que nous aimons, depuis l’Etat de droit jusqu’aux droits de l’homme, n’a été rendu possible que dans l’atmosphère chrétienne. Et je trouve incohérent de vouloir honorer les résultats tout en niant les sources. En choisissant l’Evangile, j’ai l’impression d’être seulement fidèle à mes choix de société.

    Enfin, au fond de tout il y a la foi, qui sans doute procède aussi des raisons mais en les dépassant. Il est bien difficile de décrire une chose aussi étrange que la foi. Je risquerai la définition que je préfère : avoir la foi, c’est être accompagné. C’est donc échapper (par quel miracle ? par quelle illusion, peut-être…) à la déréliction dans laquelle glisse tout humain dès qu’il se place en face de son existence.

    Celui qui a la certitude d’être accompagné, les grandes épreuves de la vie ne le trouvent pas seul au monde. Beaucoup disent que c’est là une chance. C’est même une expression courante, qui se répète dans les salons : vous avez de la chance, d’avoir la foi, j’aimerais moi aussi, mais voilà, cela ne m’est pas venu… Je ne crois pas que les choses se passent ainsi. Car une « chance » vous descend dessus comme la manne inattendue. Rien de tel ici. Cette présence, il faut la demander sans cesse et l’implorer silencieusement. Il faut attendre cette présence dans le noir quand elle s’attarde. Il faut aller la quérir, la solliciter. A cet égard, l’histoire signifiante est celle de Jacob, l’un de mes héros préférés. Le combat de Jacob avec l’ange est un combat d’amour, une lutte contre le doute, une volonté éperdue de se tenir, quoiqu’il arrive, dans l’ombre de Dieu, accroché aux plis de Son manteau. Jacob se cramponne à l’ange, il le harcèle, après même que celui-ci l’eut frappé à l’emboîture de la hanche. Il réclame une bénédiction, signe de la présence. Et il appelle cette présence divine en s’appuyant sur la promesse faite à Abraham. La foi n’est pas ce don qui tombe du ciel sur les plus chanceux d’entre nous. Elle est ce combat à nul autre pareil, symbole d’une prière incessante.

    in L’homme a-t-il besoin du Christ ?, dirigé par  Jacques de Guillebon, Via Romana 

  • Journée grégorienne à Liège le samedi 11 mai 2013

    PLAIN-CHANT SUR LIEGE

     Au cours de cette journée du 11 mai 2013, l’Ensemble « Psallentes ♀ », dir. Hendrik Vanden Abeele, professeur aux Conservatoires de Leuven, Rotterdam et La Haye, chercheur à l’Université de Leyde et les trente-cinq élèves de l’académie de chant grégorien à Liège, cycle 2012-2013, dir. Stéphan Junker, professeur au conservatoire de Verviers illustreront

     

    LES CHANTS  DE PÈLERINAGE AU TEMPS DES CATHÉDRALES

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    XIIe – XVe SIÈCLES

     

    en interprétant des mélodies grégoriennes, diaphoniques et polyphoniques extraites du Codex Calixtinus de Compostelle (XIIe s.), du Livre Vermeil de Montserrat (XIVe s.), de l’office et de la messe de saint Jacques le majeur (graduel et antiphonaire de l’abbaye de Solesmes) et de l’office liégeois primitif de la Fête-Dieu (Jean de Cornillon, 1246).

     

    Programme du concert

     

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    ( 16h, église des Bénédictines, Bd d’Avroy, 54)

    Académie de chant grégorien:

    Graduel « Constitues eos » et Communion « Ego vos elegi » extraits de la Messe de saint Jacques le Majeur (graduel de Solesmes)

    Hymne « Exultet caelum laudibus », Antienne ad magnificat « Assumpsit Jesus » et « Benedicamus Domino », extraits des Vêpres de saint Jacques le Majeur (graduel de Solesmes)

     Tropes du Kyrie « Pater cuncta »  et « Exultet caeli curia » du Benedicamus Domino, extraits du Codex Calixtinus (Compostelle)

    Canon « Laudemus Virginem », extrait du Livre Vermeil (Montserrat)

    Cantio de Noël « Dies est laetitiae », extrait du Magyar Gregorianum

    Patrick Wilwerth à l'orgue "Le Picard" (1737):

    oeuvres baroques 

    Ensemble féminin "Psallentes":

    Conduit "Nosta phalans" extrait du Codex Calixtinus 

    Antiennes « Sacramentum pietatis », « Misterii veritatem », « Qui semel », « Ore quidem » « Ore vero », Repons «  ad nutum » et Antienne « Jesu bone » de l’Office liégeois primitif de la Fête-Dieu, extraits du manuscrit de Tongres  NL-KB 70 E 4 (13e s.)

     Séquence « Laureata plebs fidelis », extraite de la messe liégeoise de la Fête-Dieu

     Conduit « Congaudeant catholici » extrait du Codex Calixtinus

     Programme des chants de la messe 

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    (18h, église du Saint-Sacrement, Bd d'Avroy, 132) 

    Académie de chant grégorien: 

    Kyriale de la Messe XII « Pater cuncta », Introït, Alleluia et Communion de la messe votive du « Corpus Christi »,  extraits du graduel de Solesmes et du Codex Calixtinus 

    Canon « Laudemus Virginem » extrait du Livre Vermeil (Montserrat) 

    Ensemble féminin « Psallentes »:

    Repons « Christi corpus » et « Panis vivens » extraits de l’office liégeois primitif de la Fête-Dieu  (manuscrit de Tongres) 

    Conduits «  In hac die laudes » et «  Annua gaudia » extraits du codex Calixtinus 

    Patrick Wilwerth: 

    à l’orgue Thomas du Saint-Sacrement 

    La messe sera célébrée, selon le missel de 1962, par Monsieur l'abbé Jean-Pierre Delville, professeur à la Faculté de Théologie de l'Université catholique de Louvain (U.C.L.)U.C.L.)U.C.L)

     Les acteurs musicaux de la journée 

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    imagesCARYE5VP.jpgFondé et dirigé par Hendrik Vanden Abeele, professeur aux conservatoires de Leuven, Rotterdam et La Haye, chercheur à l’Université de Leyde,  l’Ensemble vocal «  Psallentes » est voué à l’interprétation des chants liturgiques du  moyen âge.  Sa branche masculine travaille depuis longtemps la musique ancienne avec la Capilla Flamenca : ensemble ils ont publié de nombreux disques associant le plain-chant à la polyphonie franco-flamande de la fin du moyen âge à la renaissance. La branche féminine qui participe à cette journée grégorienne à Liège a vu le jour en 2007. Elle est composée de jeunes musiciennes professionnelles particulièrement remarquées lors du dernier festival international de Watou, en 2012. Le  Festival des Flandres l’a inscrite à son programme pour 2013.

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    775084727_2.jpgL’Académie de Chant grégorien fête cette année le dixième anniversaire de sa présence à Liège. Depuis 2003, elle y a accueilli plus de trois cents élèves dans les cycles de cours qu’elle organise chaque année dans les locaux de l’église du Saint-Sacrement au Boulevard d’Avroy. À Bruxelles et à Louvain-la-Neuve, l’académie organise aussi des cycles de cours ouverts tant aux débutants qu’aux persévérants, ainsi que des week-ends consacrés à des formations thématiques de perfectionnement dont la direction est  confiée aux meilleurs spécialistes belges et étrangers. A Liège, les cours sont animés par Stéphan Junker, avec le concours de Gérald Messiaen. Stephan Junker est  licencié en philologie classique de l’Université de Liège et aussi diplômé du conservatoire de Bruxelles, où il fit partie de la classe de Jules Bastin. Il est titulaire d’une classe de chant au conservatoire de Verviers.

    imagesCAA3A3EX.jpgPatrick Wilwerth, organiste, compositeur, professeur d’orgue au conservatoire de Verviers et dans plusieurs académies de la région liégeoise, est diplômé des Conservatoires royaux de Liège et de Bruxelles où il fut l’élève et le disciple d’Hubert Schoonbroodt. Outre ses activités dans le domaine de l’orgue et de la composition, Patrick Wilwerth a fondé en 1994 le chœur de chambre "Praeludium" et a été nommé en 1993, directeur artistique du chœur universitaire de Liège.

     

    Entrée libre à toutes les manifestations. Renseignements : e-mail sursumcorda@skynet.be ou tél. 04.344.10.89

     

  • Quel rapport entre le Décalogue et la philosophie des Droits de l’Homme ?

    IMG_5391.JPGLe mercredi 24 avril 2013, Monseigneur Léonard, archevêque de Malines-Bruxelles a fait salle comble à l’Université de Liège pour un débat sur ce thème avec le professeur Gergely, directeur de l’institut d’étude du judaïsme Martin Buber (ULB) (*)  La manifestation était organisée par le Groupe Ethique Sociale de l’Union des Etudiants Catholiques de Liège, sous la forme d’un lunch-débat auquel ont notamment pris part l’évêque de Liège, Mgr Jousten, et le Curé-Doyen de Liège-Centre, le chanoine Eric de Beukelaer, ainsi que plusieurs professeurs et membres des personnels  académique et scientifique de l’ « alma mater » liégeoise.

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    IMG_5952.JPGMonseigneur Léonard a rappelé d’emblée que la Loi de l’ancienne alliance et singulièrement le Décalogue devaient être lus à la lumière de l’alliance nouvelle et éternelle instituée par le Christ : avec la famille humaine universelle,  qui dépasse les liens du sang.

    Dans le débat public, comment pouvons-nous en rendre raison ?

    L’humanité se caractérise par une intelligence et une volonté ouvertes sur la totalité de l’Être. Cette ouverture est rendue possible par la conscience réflexe qui établit chez l’homme une distance entre lui-même et ses conditionnements : c’est ce que nous appelons la liberté. Le don de la liberté ne supprime pas les autres données de la nature, celles que l’homme partage avec le reste de la création, singulièrement les animaux, mais avec des inclinations spécifiques :

    - conserver la vie mais en sachant prendre des risques avec la sienne propre ;

    - la transmettre, mais en gérant sa fécondité ;

    - organiser une vie sociale, mais en respectant la personne de chacun ;

    - bref, « gérer la vie », mais selon la raison inspirant le bien commun.

    Par là, conclut Mgr Léonard, nous rejoignons l’objet du Décalogue inscrit en toile de fond de la civilisation judéo-chrétienne. 

    Selon le professeur Gergely, les « Dix Commandements », dont deux versions sontIMG_5955.JPG inscrites dans la Torah, sont importants mais toute la Loi l’est au même titre : celle-ci est un code qui, sauf trois exceptions (dont le blasphème contre Dieu qui est la souce de la Loi), demeure transgressible lorsqu’une question vitale est en jeu.

    Mais, selon l’orateur, le vrai fondement des droits de l’homme se trouve dans le respect du Shabbat, car le judaïsme est d’abord une orthopraxie. Quoique transcendant, Dieu n’est pas extérieur au monde (contrairement au « Dieu » des philosophes) : il crée dans l’histoire et, souverainement libre, se repose « le septième jour ». L’homme est son usufruitier : il transforme ce monde et, semblablement, s’arrête pour sanctifier le septième jour. Par là, il se libère de l’esclavage du temps et de l’homme par l’homme : voila le fondement éthique des droits de l’homme. 

    IMG_5944.JPG Le jeu des questions et des réponses fut ensuite conduit par Paul Vaute, chef d’édition de « La Libre Belgique-Gazette de Liège ».

    Le rapprochement des juifs et des chrétiens a-t-il progressé ? Le climat a sans doute changé mais, pour un juif, le christianisme reste, selon l’expression du professeur Gergely, une religion dérivée, celle du culte de l’homme Jésus, dont la religion était cependant le judaïsme.

    Qu’en est-il des mariages « mixtes » entre juifs et chrétiens ? possibles, ils doivent néanmoins être gérés avec prudence pour la stabilité des couples.

    Les « droits de l’homme » ne sont-ils pas dénaturés par le subjectivisme contemporain ? Pour Mgr Léonard, on assiste à une inflation de « droits » particuliers, dont la création s’inspire d’un idéalisme individualiste sans rapport avec les droits fondamentaux : ceux-ci se déclarent ou sont reconnus mais ne se  fabriquent pas. Néanmoins, interroge le professeur Gergely, le Décalogue est-il l’unique source possible des valeurs universelles sur lesquelles puissent se fonder les droits de l’homme ?

    L’humanisme athée n’a-t-il pas sa part de responsabilité dans la transgression des droits fondamentaux ? Sur ce point les orateurs se rejoignent : aucun humanisme, religieux ou non, n’est à l’abri des dérives de la violence. Le XXe siècle a conjugué le progrès des sciences avec les pires génocides (Auschwitz, Cambodge, etc.), inspirés notamment par le paganisme nazi ou le marxisme-léninisme. La Shoah, estime M. Gergely,  n’a rien appris à l’humanité et l’histoire ne sert pas de leçon. Jusqu’ici.

    Le respect de la vie n’a-t-il pas ses limites (avortement des handicapés, euthanasie des mourants sans espoir) ? Pour Mgr Léonard, il y a toujours une autre solution que faire disparaître une personne. Le jugement porte sur les comportements (Dieu seul est juge des consciences). Ce point de vue est partagé par le rabbinat juif.

    Et quid du « mariage gay » qui fait l’actualité en France ? Mgr Léonard estime que les parlements ne sont pas les maîtres de l’anthropologie, ni du sens des mots. Toutes les formes de convivance n’ont pas une vocation naturelle à être insérées dans le droit propre à la famille. Sinon, pourquoi pas demain l’inceste ? (**)

    JPS 

    ______

    (*) Le professeur Gergely remplaçait le grand rabbin Guigui, inopinément empêché.

    (**) Ce débat enregistré fera l'objet d'une publication intégrale, disponible sur simple demande.

     

    Prochaines conférences :

     

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    Mardi 21 mai 2013

    « Les Droits de l’Homme à l’épreuve de la diversité culturelle »

    Chantal DELSOL, Professeur de Philosophie Politique à l’Université de Paris-Est, et Membre de l’Institut

    Mercredi 19 juin 2013

    « Eclipse de Dieu, éclipse de l’Homme »

    Rémi BRAGUE, Professeur ordinaire à l'Université de Paris I Panthéon-Sorbonne et à la Ludwig-Maximilian Universität de Munich. Membre de l'Institut, prix 2012 dela Fondation Ratzinger-Benoît XVI

    Ces rencontres ont lieu à la Salle des Professeurs dans le bâtiment du Rectorat de l’Université de Liège, Place du 20 Août, 7, 1er étage (accès par l’entrée principale, parcours fléché). Horaire : apéritif à 18h00 ; exposé suivi d’un lunch-débat : de 18h15 à 20h30.

    Inscription obligatoire trois jours ouvrables d'avance, par téléphone : 04.344.10.89   ou e-mail info@ethiquesociale.org . P.A.F. : 10 € (étudiants 2 €) à régler sur place 

     

    Plus d’informations ici :  http://www.ethiquesociale.org/

     

  • Université de Liège, mercredi 24 avril 2013 : « les Dix Commandements et les Droits de l’Homme »

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    Prochaine rencontre du cycle de lunch-débats organisé à l’Université de Liège sur le thème "les droits de l'homme en péril" par le Groupe de réflexion sur l’éthique sociale et le Cercle inter-facultaire de l’Union des étudiants catholiques de Liège.  L’ « Union » est membre de l’asbl « Sursum Corda » (église du Sain-Sacrement) .

         Mercredi 24 avril 2013 à 18h00  

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    à l'Université de Liège 

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    Place du XX août, 7, 1er étage (Salle des Professeurs)  

    Les Dix Commandements et les Droits de l’Homme

     

    Un entretien entre 

     

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    Mgr André-Joseph LEONARD

     archevêque de Malines-Bruxelles

    et M. Albert GUIGUI

    grand rabbin de Belgique    

    Les racines spirituelles communes aux juifs et aux chrétiens ne les invitent-elles pas à un témoignage commun pour relever les défis de notre temps ? Plus fondamentalement que toutes les déclarations des droits de l’homme, le Décalogue n’est-il pas le message éthique commun d'une valeur permanente pour Israël, pour l'Eglise, pour les non-croyants et pour toute l'humanité ? En quoi les « Dix Commandements » fondent-ils une juste vision de l’écologie de la nature dans toutes ses dimensions, en particulier celle de la famille humaine ? Le drame  bouleversant de la Shoah n’est-il pas, pour ainsi dire, l’archétype de tous les drames contemporains où l’humanité s’est engagée, depuis le XXe siècle plus que jamais, sur  la voie de la haine mortifère enracinée dans l'idolâtrie de l'homme, de la race ou de l'État, une haine qui commence lorsque l'homme  se place au centre de l'univers ?

     

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    Le débat sera modéré par M. Paul VAUTE , chef d'édition de la Libre Belgique-Gazette de Liège 

     

    La rencontre aura lieu à la Salle des Professeurs dans le bâtiment du Rectorat de l’Université de Liège, Place du 20 Août, 7, 1er étage (accès par l’entrée principale, parcours fléché). Horaire : apéritif à 18h00 ; exposé suivi d’un lunch-débat : de 18h15 à 20h30.

    Inscription obligatoire avant le 19 avril 2013, par téléphone : 04.344.10.89   ou e-mail info@ethiquesociale.org . P.A.F. : 10 €,  à régler sur place. L'accès à la salle (cent places disponibles) ne peut être garanti  aux personnes qui ne s'inscrivent pas au préalable 

    Plus d’informations ici :  http://www.ethiquesociale.org/

     

     

    Les droits de l’homme : enjeu et impasses

    flores_150.jpgLe 21 septembre 2000, une controverse (au sens de la disputatio médiévale) fut organisée, au théâtre Quirino à Rome le 21 septembre 2000, entre le cardinal Ratzinger, futur Benoît XVI, et un professeur à l’Université romaine de la Sapienza, le philosophe libertaire Paolo Flores d’Arcais, pour explorer des voies de convergence possibles sur quelques principes absolus relatifs à toute société humaine digne de ce nom. Au moment décisif du dialogue, le modérateur – Gad Lerner, un juif, journaliste à la  Repubblica – s’est demandé si des principes aussi fondamentaux que ceux du Décalogue ne pourraient pas être retenus comme base éthique commune, même par des athées (qui y souscriraient seulement « velut si [comme si] Deus daretur »). Mais cette proposition fut aussitôt rejetée par le philosophe laïc. 

    Ce dernier nia que certaines règles morales ou de droit naturel  puissent constituer des postulats, ou des acquis irréversibles, pour l’humanité : le contrat social est toujours relatif, contingent, renégociable. Ainsi, certains revendiquent-ils maintenant à l’ONU l’insertion de nouveaux « droits » (à l’avortement, à l’euthanasie, au choix du « genre » etc.) dans une Déclaration universelle des droits de l’homme vieille de 50 ans à peine (1948) !

    Tout s’écoule, disait déjà le vieil Héraclite. Pareille impasse montre à quel point une définition véritablement universelle (selon la formule « ubique, semper et ab omnibus » de Vincent de Lérins, Ve s.) des droits et donc des devoirs humains sans Dieu semble aléatoire.

    JPS

     

  • Malmedy : la messe tradi du premier dimanche du mois

    MALMEDY

    PROCHAINE MESSE TRADITIONNELLE

    Célébrée (missel de 1962) par M. l’abbé Jean Schoonbroodt,

    chapelain au sanctuaire de Banneux et à l’église du Saint-Sacrement à Liège

     

    DIMANCHE 7 AVRIL 2013 A 18 HEURES

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    EGLISE DES CAPUCINS

    Ruelle des Capucins à 4960 Malmedy

     

    CELEBRATION DU PREMIER DIMANCHE APRÈS PÂQUES

    "in albis"  

    "mitte manum tuam et cognosce loca clavorum" 

     

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    Propre grégorien de la messe « Quasimodo »

     

    MISSA BREVIS DE LÉO DELIBES, 1836-1891

    polyphonie et orgue

     

    Cantiques et motets du temps pascal 

     « Isti sunt agni novelli » mélodie traditionnelle (Jean-Marie Taslent, ténor solo)

    « Au festin de l’Agneau » (adaptation en français de l’hymne « Ad regias agni dapes »du dimanche de « Quasimodo »)

    « Das Grab ist leer » (chant populaire en allemand)

    « Il est ressuscité » (mélodie de Jean-Sebastien Bach, 1685-1750)

    Renseignements : Léonard Aussems. Tél. 080.33.74.85

     

  • Retour sur la semaine sainte 2013 à Liège

    Lu dans « La Libre-Gazette de Liège » du mercredi  3 avril: 

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    Voir aussi ici: Le chemin de Croix a traversé le centre de Liège  et là :Ouvrez les portes des églises !

     

  • Ouvrez les portes des églises !

    2252216469.jpgPartageant le repas du jeudi-saint avec quelques prêtres du diocèse de Rome qui se dédient aux plus pauvres (il y a toutes sortes de pauvretés, dont la moindre n’est pas l’indigence et la faim spirituelle), le pape François  leur a dit dans la conversation : "Ouvrez les portes de l'église, et ensuite les gens vont venir.... si vous laissez la lumière allumée dans le confessionnal et êtes disponibles, ensuite vous verrez le type de file qu'il y a pour les confessions".

    C’est un peu ce que nous avons fait, des Rameaux à Pâques 2013, à l’église du Saint-Sacrement à Liège, et il est vrai qu’il suffit souvent de ce « peu de chose » qu’on appelle la foi pour ranimer la flamme, sans soutien particulier de l’ « appareil » ecclésiastique ou de ses médias. Et pourtant.…

    En termes statistiques cela donne près de 500 présences aux offices, dont 180 pour les messes de Pâques (contre 100 pour les messes dominicales habituelles). Par ces temps de disette de la pratique religieuse, cela compte.

    Voici le détail :

    - Dimanche des Rameaux : 120 personnes (malgré le froid intense et les bourrasques de neige) ;

    - Mardi-Saint : 40 personnes à l’adoration eucharistique et surtout, de 17h à 19h15, un défilé ininterrompu au confessionnal de l’abbé Jean Schoonbroodt ;

    - Jeudi-Saint : 50 personnes à la messe de la Dernière Cène et à l’adoration qui la suivit ;

    - Vendredi-Saint : 80 personnes au chemin de croix organisé dans l’église à 15 heures et des dizaines de pénitents aux confessionnaux de l’abbé André Arimont et de l’abbé Claude Germeau ;

    - Vigile pascale et messes de Pâques : 180 personnes. Un moment exceptionnel de grâce. Deo gratias.

  • Des Rameaux à Pâques: votre semaine sainte à Liège

    LA SEMAINE SAINTE ET PÂQUES 2013

     À L’ÉGLISE DU SAINT-SACREMENT

    Boulevard d’Avroy, 132 à Liège

    (face à la statue équestre de Charlemagne)  

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    24 mars, dimanche des rameaux

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    09h45 : Procession et distribution du buis bénit

    Chants grégoriens de la bénédiction des rameaux (schola) : antiennes « Hosanna Filio David », « Pueri Haebreorum ». Hymne «  Gloria Laus » de S. Théodulphe d’Orléans, IXe siècle

    10h00 :  Messe (latin) selon le missel de 1962

    Plain chant et orgue (schola) : propre grégorien de la messe « Ne longe ». Psalmodie dialoguée de la Passion selon saint Matthieu. Kyriale XVII. Credo I. Hymne « Vexilla Regis » (Venance Fortunat, VIe siècle). Motets du répertoire classique: Vivaldi, Mozart, Chausson (Micheline Viellevoye, soprano solo)

    11h15 : Bénédiction et distribution des rameaux de buis, suivies de la Messe (français) selon le missel de 1970

    Plain-chant :hymne "Gloria Laus". Kyriale XVII Lecture de la Passion selon saint Matthieu. Œuvres pour violoncelle et orgue. 

    La procession des rameaux, accompagnée plus tard de leur bénédiction est d’institution antique et apparaît à Jérusalem au lendemain de la paix constantinienne (313).Tôt répandue en Orient, elle semble avoir fait son entrée en Occident par la liturgie wisigothique.

    La comparaison entre la liturgie hiérosolymitaine, dont nous avons la description détaillée par Euchéria ( + 384), et nos cérémonies romaines montre bien le génie propre de la Tradition à Rome : fidélité exacte au dépôt liturgique immémorial et assimilation profonde, l’amenant à une plus grande perfection.

    Au cours de la procession, les fidèles chantent en alternance avec la schola l’hymne célèbre Gloria laus, composée par Théodulfe, évêque d’Orléans († 821).

    Le caractère joyeux de la cérémonie des rameaux fait place à l’austérité de la messe, entièrement consacrée à la Passion du Sauveur, dont on chante le texte en saint Matthieu.

    Toutefois, l’Eglise n’oublie pas que cette Passion est génératrice de salut.  Saint Léon l’a rappelé aux lectures des Matines : « La solennité de la Passion du Seigneur, désirée par nous et désirable pour le monde entier est arrivée : elle ne nous permet point de garder le silence parmi les transports des joies spirituelles qu’elle procure à nos âmes. »

    Aussi le souvenir du Christ souffrant ne peut effacer celui du Christ triomphant dans les textes liturgiques.

     

     

    26 mars, mardi-saint

     detail-maitre-autel-saint-sacrement.jpg17h à 19h : confessions pascales et adoration

     Vêpres grégoriennes à 17h, chapelet à 18h., bénédiction du Saint-Sacrement à 18h45

    Tout au long de son règne, notre pape émérite Benoît XVI a recommandé  l'adoration eucharistique, pour y trouver « force, consolation et joie ».

     « En nous souvenant de sainte Julienne de Cornillon renouvelons nous aussi la foi dans la présence réelle du Christ dans l'Eucharistie », a exhorté le pape. L'Eglise, a-t-il fait observer, doit une « grande reconnaissance » à sainte Julienne « non seulement en raison de sa sainteté de vie, mais également parce qu'à travers sa grande ferveur, elle a contribué à l'institution d'une des solennités liturgiques les plus importantes de l'année, celle du Corpus Domini. »

    Surtout, le pape s'est réjoui de ce qu'il appelle un « printemps eucharistique»  spécialement chez les jeunes : « Combien de personnes demeurent en silence devant le Tabernacle, pour s'entretenir dans une conversation d'amour avec Jésus ! Il est réconfortant de savoir que beaucoup de groupes de jeunes ont redécouvert la beauté de prier en adoration devant le Très Saint Sacrement" et le Saint-Père Benoît d'ajouter: " Je prie afin que ce «printemps» eucharistique se répande toujours davantage dans toutes les paroisses, en particulier en Belgique, la patrie de sainte Julienne ".

     

    28 mars, jeudi-saint

     20h00:  Messe de la Dernière Cène (français) , selon le missel de 1970

    boutscene.jpgChants grégoriens : kyriale IV,  introït « nos autem gloriari », kyriale IV,  graduel « Christus factus est », Chant ambrosien : « O sacrum convivium » (Patricia Moulan, alto solo). Motets classiques : « O salutaris hostia » de Léo Delibes,1836-1891, et « Panis angelicus » de César Franck, 1822-1890, (Patricia Moulan, alto solo)

    A la fin de la messe: translation du St-Sacrement au reposoir (autel de la Vierge). Adoration (un quart d'heure).Chant grégorien : « Pange lingua ». 

    Le Saint-Sacrifice était primitivement célébré trois fois en ce premier jour du triduum pascal.  La première messe était celle de la réconciliation des pénitents ; la deuxième, celle de la célébration des saintes huiles et de la consécration du saint Chrême ; la troisième enfin commémorait l’anniversaire de la dernière Cène au cours de laquelle Jésus institua l’Eucharistie et l’Ordre.

    Pendant le Gloria, les cloches se font entendre une dernière fois avant d’entrer dans le grand deuil du Seigneur.

    Comme le saint sacrifice ne célèbre pas le vendredi saint, c’est ce jeudi que l’on consacre les hosties pour la communion du lendemain.  Les fidèles qui viennent de revivre l’institution du mystère de Foi en prolongent la solennité par l’adoration de la sainte Réserve au reposoir.

     

    29 mars, vendredi-saint

    bosch_10.jpg 15h, chemin de la croix suivi des confessions pascales: méditation des 14 stations avec les abbés Claude Germeau et André Arimont

     Chant : extraits du Stabat Mater de Pergolèse, 1736 (Patricia Moulan, alto solo)

     

    Cette cérémonie est, effectuée en s'arrêtant devant 14 tableaux, crucifix et autres symboles disposés soit autour de l'église ou d'un lieu attenant (généralement une voie reproduisant la montée au Calvaire, soit, le plus souvent, dans l'église elle-même

    Le chemin de croix a son origine dans la liturgie du vendredi saint des chrétiens de Jérusalem. Les Franciscains présents en Terre Sainte depuis 1220 suivirent eux-mêmes le rite traditionnel en usage dans l'Église orthodoxe locale, ils le transposent progressivement dans leurs églises en Italie. C'est seulement sous le pape Clément XII, en 1731, que la permission fut donnée de créer des chemins de croix dans d'autres églises que celles des Franciscains et le rite se popularisa au point que l’on connaît encore aujourd’hui.

    N.B: Il n’y a pas d’ "office des Présanctifiés" le soir à l’église du Saint-Sacrement : les fidèles qui le souhaitent  sont invités à se joindre à la cérémonie organisée dans les rues de Liège (18h,départ de Saint-Pholien) jusqu’à la  Cathédrale Saint-Paul (office à  19h30) 

    30 mars,  samedi-saint

    resurrection1.jpg20h, vigile pascale et messe de la Résurrection (missel de 1970) : bénédiction du feu nouveau, exultet suivi de quatre lectures, liturgie baptismale, messe.

    Chants grégoriens : gloria du temps pascal, triple alleluia de Pâques, litanie des saints, antiennes « Vidi aquam » et « Dextera Domini », sanctus du temps pascal, alleluia et chant du psaume 150  « Laudate Dominum ». 

     

    La Nuit de Pâques est, comme le dit saint Augustin, « la mère de toutes les saintes vigiles, en laquelle veille le monde entier. »  Elle s’ouvre sur la bénédiction du feu nouveau, signe de résurrection, et du cierge pascal, qui figure au milieu de nous la présence du Christ en son corps glorieux.  La flamme du cierge pascal se transmet aux cierges des fidèles, exprimant que la vie de Jésus ressuscité est donnée en partage à ceux qui sont renouvelés en lui.  Inondé de cette clarté, le célébrant procède à la grande proclamation de l’Exsultet, où l’Eglise laisse déborder la joie de son cœur.  

    On reprend ensuite provisoirement les ornements violets pour rappeler par des lectures de l’Ancien Testament le premier état du monde et l’annonce de l’Alliance nouvelle. Encadrée par le chant des litanies, vient alors la rénovation des vœux de Baptême.

    Avec le Gloria, c’est le retour des cloches qui saluent à toute volée la résurrection du Sauveur.

    A la fin de l’épître, éclate enfin le triple alléluia.  Et la messe pascale se poursuit dans la joie pour finir sur le chant des laudes.

     

    31 mars, dimanche de Pâques

    3miraflo.jpg10h00 :  Messe du Jour (latin) selon le missel de 1962

    Plain chant et orgue : propre grégorien de la messe « Resurrexi » du Jour de Pâques. Kyriale I « Lux et origo ». Credo I . Motets classiques: Vivaldi, Mozart, Chausson (Micheline Viellevoye, soprano solo)

    11h15: Messe du Jour (français) selon le missel de 1970

    Chants grégoriens: Kyriale du temps pascal. Œuvres pour violoncelle et orgue

    Les mélodies grégoriennes chantent le triomphe du Christ sur la mort : l’Agneau a racheté les brebis (Agnus redemit oves ) : il nous entraîne à sa suite, affranchis, pardonnés, purifiés en Lui.  Car le Christ notre Pâque a été immolé ( pascha nostrum immolatus est Christus ) pour que nous le recevions in azymis sinceritatis et veritatis : sous les apparences du pain azyme, symbole de pureté et de vérité hérité de la tradition juive.  Hors du mystère pascal, auquel nous unit chaque messe, nous sommes perdants face au mal à la souffrance et à la mort.  Seul un Dieu crucifié peut demander que, là, nous nous en remettions à Lui car il nous l’affirme : Resurrexi et adhuc tecum sum.  Je suis ressuscité et je suis avec toi pour toujours. 

    « Le Fils de l’homme, quand il reviendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » Question du Christ lui-même (dans S. Luc, 18, 8).

     

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