Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Eglise du Saint-Sacrement à Liège - Page 5

  • « De la méfiance à l’alliance » : lettre de carême publiée par Mgr l’Evêque de Liège

    Voici un résumé de cette lettre publiée pour l'ouverture du carême 2021

    Delville.jpg"Passons de la méfiance de l’autre à l’alliance avec l’autre ! Tel est l’objectif que je propose pour le carême aux chrétiens du diocèse de Liège. En effet, au cœur de la crise sanitaire que nous vivons, la méfiance s’est insinuée petit-à-petit dans notre société. On se méfie des autres : n’auraient-ils pas le coronavirus ? On se méfie des autorités : quelles mesures vont-elles encore nous préparer ? On se méfie de l’avenir : que vais-je devenir ? Ai-je les moyens de subsister ? Mais plutôt que de nous méfier, peut-être pourrions-nous regarder l’avenir avec espérance et nous baser sur l’alliance avec Dieu et entre nous. Passons de la méfiance à l’alliance !

    Les questions deviennent alors par exemple : Où et comment Dieu nous parle-t-il à travers cette crise ? À quoi nous appelle-t-il ? Comment vivre notre foi dans un monde qui a changé et ne sera plus comme avant ? Comment vivre une réelle communauté dans notre quotidien ?

    Dieu nous parle en nous invitant à faire de nombreux petits pas de solidarité et de spiritualité : des moments de prière à domicile, des visites dans les églises, des célébrations vécues à distance par la TV, la radio, le streaming sur YouTube ou sur Facebook, des conversations personnelles, des coups de téléphone, des réunions par visioconférence, des services aux plus démunis, des catéchèses limitées, des visites contingentées aux malades et aux personnes âgées.

    En ce début de carême, nous voilà donc forcés par les circonstances à jeûner, à prier, à partager, comme le recommande l’évangile du mercredi des cendres (Mt 6, 1-18). Pour le dire avec les mots du pape François : « Le chemin de la pauvreté et du manque (le jeûne), le regard et les gestes d’amour vers l’homme blessé (l’aumône), et le dialogue filial avec le Père (la prière), nous permettent d’incarner une foi sincère, une vivante espérance et une charité active » (Message de Carême, 2021).

    Il faut être des hommes et des femmes de foi, car Dieu croit en nous avant que nous ne croyions en lui ! Nous sommes ainsi invités à découvrir comment il fait alliance avec nous. Pour cela, les premières lectures des dimanches de carême de l’année B (2021) nous présentent des balises que je vous invite à lire et à méditer à ma suite : l’alliance de Dieu avec Noé, une alliance cosmique ; l’alliance avec Abraham, une alliance vitale ; l’alliance avec Moïse, une alliance libératrice; l’alliance après l’exil, une alliance rompue et renouvelée ; l’alliance avec les prophètes, une alliance du cœur ; l’alliance avec Jésus, scellée dans le sang ; une alliance nouvelle et éternelle, avec Jésus ressuscité. Ce parcours nous invite à approfondir notre foi, à convertir notre cœur, à nous ouvrir à la solidarité universelle et à faire de nouveaux pas vers le pays que le Dieu de paix nous montrera.

    + Jean-Pierre DELVILLE, évêque de Liège"

    Pour lire cette lettre in extenso, cliquez ci-dessous:

    Lettre de carême 2021.pdf

     

  • Liège : enregistrée et diffusée depuis l’église du Saint-Sacrement en direct ce matin du dimanche 7 février 2021 à 10h, la messe traditionnelle (missel de 1962) du dimanche de la Sexagésime:

    Célébrant : Abbé M.-A Dor, Recteur

    Chants grégoriens : propre de la messe « Exsurge, Domine »; Kyriale de la messe XI  « Orbis factor » (XIVe s.); Credo I (XIe s.);

    Orgue : Patrick Wilwerth

    Pour suivre la messe, cliquez ici :

    https://youtu.be/doW9TJXAjy8

     

    « Exsurge, quare obdormis Domine?  Exsurge et ne repellas in finem Domine » : lève-toi, pourquoi dors-tu, Seigneur. Lève-toi et ne nous repousse pas pour toujours. Tiré du psaume 43, l’Introït de cette messe est une prière très simple dans laquelle le peuple Juif, écrasé sous l’épreuve et se croyant abandonné de Dieu sans raison, lui demande de revenir et de le sauver.

    Comme en écho, saint Paul dans la seconde Épitre aux Corinthiens répond que l’homme a beau lutter et  souffrir, il reste un pécheur que seule la grâce de Dieu vient sauver. Lui-même n’est qu’un pauvre homme qui a besoin du Christ et trouve en Lui sa force.

    Dans le  chant du Graduel , un extrait du psaume 82 arrive alors comme le plaidoyer qui continue, très habilement d’ailleurs, en évoquant ce que le Seigneur a fait dans le passé pour son peuple.

    Le Trait qui suit est emprunté au psaume 59 que David à un moment où son royaume était attaqué de tous les côtés à la fois. Dans la liturgique de la Sexagésime, il est une prière pour le salut du monde : la prière de Noé et de ses fils à l’heure du Déluge, la prière de David, la prière du Christ, enfin la prière de tous les fidèles qui attendent, de la Rédemption et de Pâques qui la prolonge, le rétablissement de l’ordre et le salut des prédestinés.

    semeur.jpgLa lecture de l’Evangile est empruntée à saint Luc rapportant la parabole du Semeur : elle nous assure que Dieu a pitié de notre terre et qu’il lui envoie son Fils, le Verbe incarné qui, pour notre salut, mourra et sera enseveli comme la semence.

    « Perfice gressus meos in semitas tuas », affermis mes pas dans tes sentiers : il y a plusieurs manières de relier à la liturgie du jour ce chant d’Offertoire dont les paroles sont extraites du psaume XVI. La plus obvie est de le rattacher au sacrifice, qui commence avec l’offrande du pain et du vin. Ce serait alors une prière pour demander la persévérance dans la voie du sacrifice ; dans l’offrande de soi et l’immolation qui s’opère peu à peu par l’acceptation et le support des épreuves dans l’esprit du Christ : ce qui est bien aussi mettre ses pas dans la trace de ses pas. « Celui qui veut venir après moi, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. »

    « Introïbo ad altare Dei » : je m’avancerai jusqu’à l’autel de Dieu, vers Dieu qui réjouit ma jeunesse : je m’approcherai de l’autel du Seigneur. Cet extrait du psaume 42, chanté à la Communion, exprime la joie du sacrifice eucharistique avec toute l’Eglise : elle le chante au futur parce que, plus elle participe au sacrifice du Christ, plus elle sent ardent en elle le désir d’y participer davantage.

    Pour regarder toutes les vidéos de messes ou autres événements organisés à l’église du Saint-Sacrement, cliquez sur ce lien:

    https://youtube.com/channel/UCEUYps3ebyPUPP2BnnEO6iw

    JPSC 

  • Liège : enregistrée et diffusée depuis l’église du Saint-Sacrement en direct ce matin du dimanche 31 janvier 2021 à 10h, la messe traditionnelle (missel de 1962) du dimanche de la Septuagésime:

    Célébrant : Abbé M.-A Dor, Recteur

    Chants grégoriens : propre de la messe « Circumdederunt me »; Kyriale de la messe XI  « Orbis factor » (XIVe s.); Credo I (XIe s.);

    Orgue : Patrick Wilwerth

    Pour suivre la messe, cliquez ici :

    https://www.youtube.com/watch?v=2aY7fg8Ng1g

     

    Circumdederunt.jpgVoici venu le temps de la Septuagésime : septante jours nous séparent de Pâques. Ce temps évoque les septante ans d’exil du peuple fidèle à Babylone. Désormais la liturgie nous oriente vers Pâques, temps du retour en grâce. Le monde chargé de sa misère et de son péché attend que Dieu le sauve par la mort et la résurrection du Christ.

    Depuis Noël et l’Epiphanie, nous connaissons notre Sauveur et notre Roi. La joie fut profonde de « voir les cieux ouverts » et d’accueillir « le Seigneur notre Dieu venu en personne » pour instaurer le royaume de justice et de paix.

    Dieu s’est uni à nous par l’Incarnation et pourtant, aujourd’hui, notre misère reste. C’est seulement la première page qui est inscrite dans l’histoire de la Rédemption. Il nous appartient maintenant d’accepter notre Sauveur et de nous unir à Lui pour qu’il puisse nous sortir de la misère et nous mener à Dieu.

    « Circumdederunt me gemitus mortis » : le chant d’entrée de cette messe exprime le cri d’angoisse de l’homme condamné à mourir depuis la faute des origines : du fond de ma détresse, Seigneur, j’ai crié vers toi, mon rocher, ma forteresse et mon libérateur.

    Comme en écho, la lecture de la première épître de saint Paul aux Corinthiens nous invite à croire que Dieu donne sa grâce, comme il aidait les Hébreux dans le désert.

    Mais cette grâce et la perspective de la victoire ne nous dispensent pas de la lutte : comme nous le rappelle la lecture d’un extrait de l’évangile selon saint Matthieu, engagées les dernières pour travailler à la vigne du Seigneur, les nations païennes sont appelées à partager les privilèges du peuple élu, mais personne n’a de droit à faire valoir devant le Maître de la Vigne. Dans l’édification du Royaume des Cieux, tous nos mérites ne sont que des dons de Dieu : la récompense promise par le maître dépasse infiniment celle que mériterait notre travail.

    Et c’est pourquoi le chant de communion de la messe conclut : « Que la lumière de ta face, Seigneur, brille sur ton serviteur. Dans ton amour, sauve-moi. Je ne serai pas déçu, car j’ai crié vers Toi ».

    Pour regarder toutes les vidéos de messes ou autres événements organisés à l’église du Saint-Sacrement, cliquez sur ce lien:

    https://youtube.com/channel/UCEUYps3ebyPUPP2BnnEO6iw

    JPSC