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15/10/2020

Octobre 2020 : à Liège, le Mois du Rosaire vous accueille au Saint-Sacrement

Apprendre à prier ? en octobre, une petite exposition sur le Rosaire vous accueille à l’église du Saint-Sacrement (Bd d’Avroy, 132)

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Des panneaux didactiques à découvrir par les catéchistes et leurs élèves

→ soit aux heures d’ouverture de l’église :

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→ soit pour une visite commentée, aux jour et heure à convenir :

- par email abbedor@gmail.com ou sursumcorda@skynet.be ;

- par tél. 04 344 10 89 

- par gsm 0470 94 70 05

« Grâce à la méditation des mystères du Christ avec le cœur de Marie, nous entrons dans l’intimité du Fils de Dieu fait homme, nous faisons nôtre tout ce qu’Il a dit et fait, nous scrutons toutes les dimensions de ses paroles et de ses actes pour mieux en comprendre la portée et la richesse, nous nous en nourrissons, nous nous attachons à ce qui plaît à Dieu, à celui surtout « en qui Dieu met toute sa complaisance » , Jésus, « le fruit des entrailles » de Marie. Le cœur de Marie fixé sur Jésus devient alors notre refuge et notre école. Au fil des Ave, nos égoïsmes, nos étroitesses, nos craintes, nos manques de confiance rencontrent inlassablement cette grande révélation : LE FILS DE DIEU S’EST FAIT HOMME POUR MOI , Il a souffert pour moi, Il a vaincu le démon, le péché et la mort pour moi, Il nous ouvre les portes de son Royaume. En face de toutes les épreuves et déceptions de l’existence ou de la vie des hommes, se dresse cette Bonne Nouvelle (Evangile), qui nous rejoint et nous concerne tous. C’est notre patrimoine » (extrait du Feuillet de l’église du St-Sacrement, octobre 2020).

26/09/2020

Mgr Delville, évêque de Liège: "Quelques bienfaits de la messe en latin"

Interview donnée par 

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MGR JEAN-PIERRE DELVILLE

 évêque de Liège 

Emission sur RCF Liège « Trente minutes avec notre évêque » du lundi 29 juin 2020 à 16h03, rediffusée lundi 24 août 2020 à 16h03

Ref. http://belgicatho.hautetfort.com/archive/2020/08/31/l-eveque-de-liege-explique-l-interet-de-la-messe-en-latin-6260342.html (13’30 à 25’45) 

Ralph Schmeder

Monseigneur, le 13 juin dernier, à l’occasion de la Fête-Dieu à Liège, vous avez célébré une messe en latin à l’église du Saint-Sacrement, célébration d’ailleurs retransmise par RCF-Liège, qu’on peut encore réécouter sur la page Facebook de la radio.

En même temps, récemment les éditions ADF/Bayard musique ont publié un CD avec des musiques pour la messe en latin.

Est-ce que ce sont des signes d’une renaissance de la messe dans les anciens rites ? Et d’ailleurs est-ce qu’il y a un public particulier pour ce genre de célébration ?

Mgr Delville

Effectivement cette année-ci, la messe a été retransmise par RCF et par Facebook. Quand j’ai accepté de célébrer cette messe que je célèbre chaque année dans l’église du Saint-Sacrement à Liège, en latin dans la forme ancienne de la liturgie, il n’était pas prévu de retransmission.

Ici il y a eu la retransmission à cause du Covid et, en fait, j’ai insisté pour que la retransmission se fasse d’une manière (on va dire) dynamique et pédagogique, c’est-à-dire qu’on ne se contente pas de regarder de loin le prêtre qu’on voit de dos, mais qu’on ait des caméras qui montrent ce que le prêtre fait à l’autel, ce qui se passe autour de lui, etc. C’est une manière d’entrer plus activement dans les différents rites de la célébration de cette messe, c’est donc une modernisation au sens d’une manifestation plus explicite de ce qui se fait.

Y a-t-il une renaissance de ce type de messe ? Ce que je trouve intéressant, c’est que c’est un patrimoine particulièrement riche dans notre histoire chrétienne. On fait beaucoup pour sauver le patrimoine architectural, on fait beaucoup pour restaurer les églises et les cathédrales - regardez ce qu’on fait pour Notre-Dame de Paris -, il faut reconnaître que la liturgie, c’est aussi un patrimoine, mais un patrimoine immatériel : c’est fait de chants, de gestes, de textes et d’attitudes de prière qui sont en quelque sorte un trésor spirituel. Je trouve qu’il serait dommage de le laisser uniquement couché dans les livres et dans les témoignages du passé, mais que cela vaut la peine de l’actualiser dans une célébration concrète.

Ralph Schmeder

Quand on parle de la messe en latin, il faut aussi distinguer entre plusieurs rites possibles.

Ici, c’était, je crois, le rite de 1962

Mgr Delville

De Jean XXIII en 1962. Soyons clairs.

Il n’y a qu’un seul rite latin romain. Mais il y a un autre rite latin qui est le rite ambrosien que l’on pratique à Milan. Et il y a le rite mozarabe que l’on pratique à Tolède en Espagne. Donc il y a au moins trois rites latins[1].

Dans le rite romain, il y a la forme extraordinaire et la forme ordinaire.

- La forme ordinaire, c’est celle que nous célébrons dans toutes les églises de nos régions de manière habituelle, qui peut être d’ailleurs elle-même célébrée en latin, comme on le fait dans les congrès internationaux bien souvent et comme on voit le pape le faire pour des messes internationales à la basilique Saint-Pierre.

- Mais il y a aussi la forme extraordinaire qui, elle, a conservé la totalité des gestes qui étaient pratiqués jusqu’en 1962, lors de la dernière édition du missel de rite romain à l’époque de Jean XXIII.

On prend ce missel de 1962 parce que c’est un missel où Jean XXIII a déjà introduit deux modifications importantes:

- La première, c’est de mentionner saint Joseph après le nom de la Vierge Marie dans la prière eucharistique[2].

- La seconde, c’est d’exclure le mot « Juifs perfides » dans la prière du Vendredi Saint. Il y avait là quelque chose qui était scandaleux : évidemment c’est parce qu’on ne connaît plus le latin. « Perfidus » en latin ne veut pas dire « perfide », mais veut dire « qui a perdu la foi ». C’était en quelque sorte un malentendu, mais un malentendu qui porte à conséquence. Donc le missel de 1962 a été expurgé de ce point de vue-là, et c’est ce missel-là qui est utilisé[3].

L’avantage de connaître la forme extraordinaire, c’est qu’on peut entrer dans le libellé des textes tel qu’il est parfois pratiqué depuis le IVe siècle, vu que le Canon romain, la prière eucharistique, remonte à saint Ambroise qui vivait au IVe siècle ; et donc on entre aussi dans la Tradition de l’Eglise qui a inspiré plus de 1000 ans de littérature et on peut alors être initié à toute la littérature chrétienne qui a succédé quand on connaît aussi la liturgie qui l’a inspirée.

Ralph Schmeder

La messe en latin est-elle parfois utilisée aussi comme un symbole aussi bien pour les défenseurs que pour les détracteurs, donc pour un certain style d’Eglise, peut-être nostalgique du passé ?

Mgr Delville

 Oui, cela peut arriver, mais je vois que tout évolue, tout bouge. Même les plus traditionnalistes ont aussi parfois un côté très moderne, par exemple l’utilisation de nouveaux médias, l’utilisation de sites internet, une certaine pédagogie…

Mais qui plus est, ce que je vois aussi, c’est qu’il y a un public tout-à-fait diversifié à ce genre de célébration. Et donc il ne faut pas laisser ce type de célébration comme otage des mouvements intégristes. C’est d’ailleurs ce que le pape Benoît XVI avait voulu en permettant que la célébration de la forme extraordinaire du rite romain se fasse de manière totalement libre dans l’Eglise, sans demander de permission spéciale. C’est pour que ce ne soit pas simplement le domaine des Lefebvristes et des personnes qui se sont mises hors de l’Eglise.

L’important, à mon avis, c’est de valoriser un trésor de patrimoine liturgique sous toutes ses formes, chants, musiques, gestes, textes, etc. sans le lier à une idéologie, parce que je pense que pendant plus de 1000 ans (du IVe siècle jusqu’à aujourd’hui, cela fait presque 16 siècles), ce rite a été utilisé par des gens de toutes idéologies, de toutes tendances confondues.

Il n’y a donc pas de raison qu’en l’utilisant aujourd’hui, on le monopolise dans une seule idéologie. Je pense que de même en musique on peut jouer des œuvres de Jean-Sébastien Bach qui datent du XVIIe siècle sans être un « traditionnaliste », de même on peut pratiquer la liturgie ancienne sans être « traditionnaliste » – au sens de « intégriste ». Je pense qu’il ne faut pas lier la célébration à une idéologie.

Qui plus est, il faut savoir que la célébration dans le rite ancien permet de découvrir des choses très modernes qui ont été occultées par le fait qu’on a supprimé pendant un certain temps ce rite ou, en tout cas, qu’on ne l’a pratiquement plus pratiqué.

Un exemple. On cite dans le Canon romain les fidèles au masculin et au féminin : c’est toujours « frères et sœurs », ou avec d’autres substantifs, « serviteurs et servantes »[4]. Le fait que l’on ait supprimé le mot « sœur » ou qu’on ait supprimé le mot féminin dans le missel de Paul VI après le concile Vatican II est en fait un « machisme » qui n’était pas dans l’ancien missel.

Ou encore, quand vous lisez l’ancien missel, vous voyez que nous sommes définis comme des « orthodoxes », nous sommes l’Eglise orthodoxe, alors qu’on croirait que les Orthodoxes, ce sont les autres ; mais là on dit que c’est aussi nous !

Et ainsi de suite.

Il y a là un très beau vocabulaire à un moment donné qu’il est utile de pratiquer pour en comprendre la symbolique.

Ralph Schmeder

Qu’en pensent les jeunes, parce que parfois on les entend dire qu’ils s’ennuient déjà à la messe en français ? Est-ce que ce genre de célébration pourrait intéresser la jeune génération ?

Mgr Delville 

En partie, oui. Si je regarde le public qui vient, le public est très diversifié. Evidemment il y a huit jours quand j’ai fait cette célébration, c’était le premier dimanche après le confinement, et donc les personnes âgées ont hésité à bouger ; c’était donc davantage des jeunes ou des adultes qui sont venus. Moi, j’entends même des acolytes qui me demandent pour être initiés. L’avantage, si vous voulez, pour un jeune, d’être initié à ce niveau-là, c’est qu’il a un peu l’impression d’entrer dans une « arcane », c’est-à-dire dans un monde mystérieux où il fait beaucoup de découvertes, où il y a moins d’évidences et où il y a aussi plus de choses à découvrir. Il y a des demandes d’être un peu initié au sens de la liturgie, et je crois que ça, ça peut avoir son sens ; en tout cas, c’est une porte d’entrée dans la foi, dans la mesure où, à travers des gestes et des pratiques différentes, on peut aussi redécouvrir le mystère de la foi.

Qui plus est, dans la forme ancienne, il y a beaucoup plus de gestes que dans la forme actuelle. On se rend compte que la forme actuelle est en fait une forme intellectualisée, qui a supprimé tout le langage corporel. Le langage corporel dans l’ancienne messe est énorme : le nombre de gestes que le prêtre doit faire, c’est au moins 50 pendant la messe, même plus, je n’ai pas calculé le nombre : que ce soit d’inclinaisons, que ce soit de signes de croix, que ce soit de génuflexions, que ce soit peu importe... Le langage corporel est extrêmement intégré dans le langage verbal, et c’est donc aussi un aspect intéressant.

Et qui plus est, la forme ancienne de la messe met en œuvre beaucoup plus de personnes autour du prêtre que la messe actuelle, parce que la forme officielle de la messe, d’après l’introduction du missel, c’est la forme solennelle[5]. Et la forme solennelle de la messe demande au moins qu’il y ait presque une quinzaine de participants : diacre, sous-diacre, acolytes et autres. Et la forme pontificale avec l’évêque qui préside, elle, demande au moins trente actifs participants. Donc cela veut dire qu’elle met en œuvre la diversité des ministères et une certaine diversité des services. Je crois que là, il y a quelque chose aussi à exploiter pour une image d’Eglise diversifiée.

Ralph Schmeder

Une question de conclusion : le latin a presque disparu dans notre société moderne ; on l’enseigne peut-être encore dans certaines écoles. Est-il utile et important selon vous de connaître cette langue et de la pratiquer ?

Mgr Delville

Oui, oui, c’est énorme : c’est énorme, la littérature latine. Ne plus connaître le latin, c’est s’interdire l’accès à une production littéraire gigantesque qui va du haut Moyen-âge et même de l’Antiquité de facto (au point de vue chrétien depuis l’époque patristique) jusqu’au XIXe siècle. Et donc, c’est s’interdire l’accès à des textes très importants qui ne sont pas traduits. Et donc je pense qu’il est très important d’avoir des lieux où le latin soit pratiqué pour éviter son oubli. Parce qu’oublier une langue aussi importante dans laquelle autant de livres sont écrits, c’est aussi s’interdire l’accès à des tas de documents, y compris des manuscrits, y compris des textes uniques qui vont devenir totalement inaccessibles.

Et donc maintenir des lieux où la langue est pratiquée contribue aussi forcément à apprendre la langue et donc à s’ouvrir l’accès à un pan important de notre littérature.

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______

[1] Il faudrait ajouter le rite de Braga au Portugal, qui est toujours célébré, et, jusqu’à la fin des années 1960, le rite lyonnais.

[2] Décret de la Congrégation des Rites du 13 novembre 1962 (Acta Apostolicæ Sedis 54, 1962, p. 873).

[3] Préparée par la déclaration de la Congrégation des Rites du 10 juin 1948 (Acta Apostolicæ Sedis, 40, 1948, p. 342), cette modification a été prescrite dans la lettre de la Congrégation des Rites du 19 mai 1959 (Ephemerides Liturgicæ, 74, 1960, p. 133).

Les réformes liturgiques de 1965 et 1970 ont encore modifié le texte de cette prière.

Depuis la note de la Secrétairerie d’Etat du 4 février 2008, dans l’usage de la forme extraordinaire du rite romain, une nouvelle formulation de cette prière a été rendue obligatoire.

Un tableau en appendice à l’interview récapitule l’évolution de cette prière.

[4] Dans le Canon romain (et la Prière eucharistique I de la forme ordinaire en latin), on prie au Mémento de vivants : « Meménto, Dómine, famulórum famularúmque tuárum N. et N., et ómnium circumstántium, quorum tibi fides cógnita est et nota devótio, etc. » et au Mémento des défunts : « Meménto étiam, Dómine, famulórum famularúmque tuárum N. et N., qui nos præcessérunt cum signo fídei, et dórmiunt in somno pacis  ».

Depuis les années 1970, la traduction française de la forme ordinaire (Missel de Paul VI) fait respectivement prier : « Souviens-toi, Seigneur, de tes serviteurs (de N. et N.) et de tous ceux qui sont ici réunis, dont tu connais la foi et l’attachement, etc. » et « Souviens-toi aussi de tes serviteurs (de N. et N.) qui nous ont précédés, marqués du signe de la foi, et qui dorment dans la paix, etc. ».

A partir de l’Avent 2020, cette traduction imparfaite sera ainsi modifiée : « Souviens-toi, Seigneur, de tes serviteurs et de tes servantes (de N. et N.) et de tous ceux qui sont ici réunis, dont tu connais la foi et l’attachement, etc. » et « Souviens-toi aussi de tes serviteurs et de tes servantes (de N. et N.) qui nous ont précédés, marqués du signe de la foi, et qui dorment dans la paix, etc. ».

[5] L’art de célébrer la messe (Présentation Générale du Missel Romain, 3e édition typique 2002), nn. 22 et 112 (cf. Vatican II, Sacrosanctum Concilium, n. 41).

JPSC

03/08/2020

Eglise du Saint-Sacrement à Liège: feuillet mensuel d'août 2020

Eglise du Saint-Sacrement  à Liège

Chapelle de Bavière à Liège

Eglise Saint-Lambert à Verviers 

Feuillet mensuel d’août 2020

 

Eglise du Saint-Sacrement:

Boulevard d’Avroy, 132 - 4000 Liège

Dimanche : messes à * 10h et 11h15

Lundi, Mercredi, Vendredi : * messe à 18h

Mardi, Jeudi, Samedi : * messe à 8h30

 

Chapelle de Bavière: 

Rue des Bonnes Villes, 3 - 4020 Liège (Outremeuse)

Dimanche : * messe à 11h30

Mercredi et Vendredi : messe à 7h30

 

Eglise Saint-Lambert:

Rue du Collège, 80 – 4800 Verviers

Dimanche : * messe à 17h 

* indique une messe grégorienne chantée (missel de 1962)

 

Clergé desservant ces lieux de culte:

- Abbé Claude Germeau

- Abbé Jean Schoonbroodt

- Abbé Marc-Antoine Dor (Recteur)

      Boulevard d’Avroy 54/11

      4000 Liège 

      04 70 94 70 05 

      abbedor@gmail.com

 

Sommaire du feuillet d'août 2020:

 

1. Calendrier d’août 2020 

2. In memoriam Mademoiselle Benoit 

3. Quatre nouvelles préfaces pour l’ancien missel                                        

 ***

 Vous pouvez faire un don fiscalement déductible pour la restauration de l’église du Saint-Sacrement en versant votre montant au compte de projet : IBAN BE10 0000 0000 0404 – BIC BPOTBEB1 de la Fondation Roi Baudouin avec, en communication, la mention structurée (indispensable) : 128/2980/00091.

Tout don de minimum 40 € est fiscalement déductible des revenus imposables à concurrence de 45% du montant effectivement versé (art. 145/33 du code de l’impôt sur les revenus).

Exceptionnellement pour les dons de l’année 2020, le gouvernement vient de décider de porter cette déductibilité fiscale à 60% du montant versé  

 

*** 

Jusqu’au 14 août, horaires d’été.

Les messes dominicales et l’adoration du mardi sont toujours maintenues. 

L’abbé Dor sera absent la semaine du 10 août.

***

 

1. Calendrier d’Août 2020

sauf indication contraire toutes les messes indiquées

ont lieu à l'église du Saint-Sacrement

 

Samedi 1er août        

* 8h30                      Messe de la Vierge Marie (1er sam. du mois)

- 14h                         Rosaire et confessions (Fatima)

- 15h30                     Messe (votive du Cœur immaculé de Marie)

 

Dimanche 2 août       9e après la Pentecôte / 18e du T. ordinaire

* 10h                        Messe

- 11h15                     Messe

* 11h30                    Messe (Chapelle de Bavière)

* 17h                        Messe (Saint-Lambert de Verviers)

 

Lundi 3 août            

* 18h                        Messe (en l’honneur de saint Etienne)

 

Mardi 4 août             St Jean-Marie Vianney, Curé d’Ars

* 8h30                      Messe 

- 17h/19h                  Adoration et confessions

 

Mercredi 5 août         Dédicace de Sainte-Marie Majeure

- 7h30                       Messe (Chapelle de Bavière)

* 18h                        Messe

 

Jeudi 6 août               Transfiguration

                                 Portes Ouvertes

  • 8h/12h Ouverture

         * 8h30             Messe

         9h30-11h30      Confessions

  • 14h/17h Ouverture

         14h                  Exposition du Saint-Sacrement

         14h15-16h30    Adoration silencieuse puis accompagnée

         16h45              Bénédiction du Saint-Sacrement ; Fermeture

 

Vendredi 7 août        Ste Julienne du Mont-Cornillon (Liège)

- 7h30                       Messe (Chapelle de Bavière)

- 12h                         Chapelet

* 18h                        Messe (1er vendredi du mois, Sacré Cœur)

 

Samedi 8 août           Saint Dominique

* 8h30                      Messe

 

Dimanche 9 août       10e après la Pentecôte / 19e du T. ordinaire

* 10h                        Messe

- 11h15                     Messe

* 11h30                    Messe (Chapelle de Bavière)

* 17h                        Messe (Saint-Lambert de Verviers)

 

Lundi 10 août            St Laurent Martyr

* 18h                        Messe

 

Mardi 11 août          

- 17h/19h                  Adoration et confessions

 

Mercredi 12 août       Ste Claire

- 7h30                       Messe (Chapelle de Bavière)

 

Vendredi 14 août       Vigile Assomption ; St Maximilien Kolbe

→ Pas de messe à 7h30 à la Chapelle de Bavière

* 18h                        Messe

 

Samedi 15 août Assomption

* 10h                        Messe

                                 (programme musical ci-dessous)

- 11h15                     Messe

* 11h30                    Messe (Chapelle de Bavière)

* 17h                        Messe (Saint-Lambert de Verviers)

 

Programme musical de la Messe de l’Assomption

Samedi 15 à 10h à l’église du Saint-Sacrement (missel de 1962):

Chant grégoriens

Propre de la messe de l’Assomption, Gloria du Kyriale IX « Cum jubilo », Credo IV, chantés par les solistes du chœur grégorien et Agnus Dei IX « Cum jubilo », par un trio vocal mixte dirigé par Arnaud François.

Chants polyphoniques

Kyrie et Sanctus de la messe à 3 voix de William Byrd (1559-1623) ainsi que 4 motets mariaux du répertoire classique : Ave Maria, de Jacques Arcadelt (1507-1567), Ave Maris Stella, de William Byrd (1559-1623), Regina Caeli, de Gregor Aichinger (1564-1628), Salve Regina, de Domenico Scarlatti (1687-1757) interprétés par le trio vocal mixte  Cynthia Hagelstein (soprano), Dorothée Bolle (mezzo-soprano) et Arnaud François (baryton-basse). 

A l’orgue Thomas du Saint-Sacrement : Patrick Wilwerth

 

Dimanche 16 août     11e après la Pentecôte / 20e du T. ordinaire

* 10h                        Messe

- 11h15                     Messe

* 11h30                    Messe (Chapelle de Bavière)

* 17h                        Messe (Saint-Lambert de Verviers)

 

Lundi 17 août            St Hyacinthe

* 18h                        Messe

 

Mardi 18 août          

* 8h30                      Messe 

- 17h/19h                  Adoration et confessions

 

Mercredi 19 août       St Jean Eudes

- 7h30                       Messe (Chapelle de Bavière)

* 18h                        Messe

 

Jeudi 20 août             St Bernard de Clairvaux, Docteur

                                 Portes Ouvertes

  • 8h/12h Ouverture

         * 8h30             Messe

         9h30-11h30      Confessions

  • 14h/17h Ouverture

         14h                  Exposition du Saint-Sacrement

         14h15-16h30    Adoration silencieuse puis accompagnée

         16h45              Bénédiction du Saint-Sacrement ; Fermeture

 

Vendredi 21 août       Ste Jeanne-Françoise de Chantal

- 7h30                       Messe (Chapelle de Bavière)

- 12h                         Chapelet

* 18h                        Messe

 

Samedi 22 août         Cœur Immaculé de Marie

* 8h30                      Messe

 

Dimanche 23 août     12e après la Pentecôte / 21e du T. ordinaire

* 10h                        Messe

- 11h15                     Messe

* 11h30                    Messe (Chapelle de Bavière)

* 17h                        Messe (Saint-Lambert de Verviers)

 

Lundi 24 août            St Barthélemy, Apôtre

* 18h                        Messe

 

Mardi 25 août           St Louis, roi de France

* 8h30                      Messe

- 17h/19h                  Adoration et confessions

 

Mercredi 26 août      

- 7h30                       Messe (Chapelle de Bavière)

* 18h                        Messe

 

Jeudi 27 août             St Joseph Calasanz

                                 Portes Ouvertes

  • 8h/12h Ouverture

         * 8h30             Messe

         9h30-11h30      Confessions

  • 14h/17h Ouverture

         14h                  Exposition du Saint-Sacrement

         14h15-16h30    Adoration silencieuse puis accompagnée

         16h45              Bénédiction du Saint-Sacrement ; Fermeture

 

Vendredi 28 août       St Augustin, Evêque et Docteur

- 7h30                       Messe (Chapelle de Bavière)

- 12h                         Chapelet

* 18h                        Messe

 

Samedi 29 août         Décollation de st Jean-Baptiste

* 8h30                      Messe

 

Dimanche 30 août     13e après la Pentecôte / 22e du T. ordinaire

* 10h                        Messe

- 11h15                     Messe

* 11h30                    Messe (Chapelle de Bavière)

* 17h                        Messe (Saint-Lambert de Verviers)

 

Lundi 31 août            St Raymond Nonnat

* 18h                        Messe

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2. In memoriam

Anne Marie Benoit DFA1D20007866_photo.jpg

Madame Anne-Marie BENOIT

25 mai 1929 † 9 juillet 2020

« J’ai quitté ceux que j’aime

pour retrouver ceux que j’ai aimés. » 

Témoignages et souvenirs pour évoquer notre chère amie

A l’intention de ceux qui l’ont aimée et de ceux qui, fréquentant notre église, ignorent ce qu’ils lui doivent, voici les souvenirs de plusieurs de ses amis de longue date.

Je connaissais Madame Benoit depuis mon arrivée à Liège (il y a deux ans), mais l’accompagnement spirituel de ses dernières semaines me permet de l’attester : c’était vraiment une « grande dame », d’une très riche culture et d’un esprit très brillant, pleine également de bonté et de simplicité, animée d’une vive foi et d’une ardente charité. Quand elle a appris qu’il ne lui restait plus que quelques semaines à vivre, elle s’est préparée à recevoir les derniers sacrements et m’a dit en toute simplicité : « Cela a été très dur, mais maintenant j’accepte la volonté de Dieu sur moi ».

Abbé Marc-Antoine Dor, recteur

 

2.1. Tiré du faire-part

 

« Ex umbris et imaginibus in veritatem. »

« Loin des interrogations et des discussions stériles,

enfin dans la vérité. »

(Cardinal NEWMAN) [1]

 

Monsieur † et Madame † Jean MEES-BENOIT,

leurs enfants, beaux-enfants et petits-enfants ;

Le Docteur et Madeleine BRUNO STAINIER-BENOIT,

leurs enfants, beaux-enfants et petits-enfants ;

ont la tristesse de vous faire part du décès de

 

MADAME Anne-Marie BENOIT

Docteur en Droit

Licenciée en sciences économique et fiscale

Administrateur de l’ASBL Sursum Corda à Liège

Administrateur de l’ASBL Union des Etudiants Catholiques à Liège

Administrateur honoraire des Amis du Trésor de la cathédrale à Liège

née à Ougrée le 25 mai 1929

et décédée à Liège le 9 juillet 2020.

munie des sacrements de la Sainte Eglise catholique.

 

La messe de Requiem a été célébrée en l’église du Saint-Sacrement à Liège, lundi 13 juillet 2020 à 13h15.

La famille remercie particulièrement le Docteur Jocelyne FORGE pour ses soins dévoués et amicaux.

 

2.2. Témoignage de M. l’abbé Claude Germeau

Herstal, le 24 juillet 2020

 

Mademoiselle Anne-Marie Benoît était une personne intelligente et d’une grande foi.

Chaque Dimanche matin, elle assistait régulièrement avec piété et ferveur à la Messe latine de 10H00 à l’église du Saint Sacrement.

Elle aimait la célébration latine de la Sainte Messe, non pour s’accrocher à un passé révolu, mais parce qu’elle y trouvait toutes les valeurs spirituelles auxquelles elle croyait fermement et qui la faisaient vivre : l’honnêteté, le sens du devoir, de la fidélité, du courage, du don de soi, de la gratuité, en un mot, de la Vérité !

Un jour, elle m’a dit : « Je suis contente d’avoir appris, dans ma jeunesse, le Catéchisme par cœur (questions et réponses), parce que, dans un monde qui ne voit que le relativisme et qui remet beaucoup de choses en question, cela m’aide tellement aujourd’hui à garder la vérité et la confiance. »

Mademoiselle Benoît était d’une grande conviction, enthousiaste, courageuse, ferme ; elle a lutté beaucoup, contre vents et marées, pour continuer les offices à l’église du Saint-Sacrement. Nous lui devons beaucoup de reconnaissance et de gratitude.

C’est pourquoi, en signe de profonde reconnaissance, je célébrerai la Sainte Messe à son intention les dimanches 6, 13, 20 et 27 septembre à 11h15 à l’église du Saint Sacrement.

Mademoiselle Benoît fut pour moi un vrai exemple de foi solide et de courage.

Du fond du cœur, merci, Mademoiselle Benoît, pour ce que vous avez été pour moi.

 

2.3.Témoignage de  M. l’abbé Jean Schoonbroodt

« De mortuis nihil nisi bonum » : « Des défunts, on ne dit que du bien ». Cet adage n’est nullement la raison nécessaire ou suffisante pour faire l’éloge de Mademoiselle Anne-Marie Benoit.

La forte personnalité, et surtout la foi et la volonté de servir, de le faire humblement et à bon escient, étaient restées intactes jusqu’à l’âge de son décès, 91 ans passés. Même lors des réunions de notre ASBL dont elle était la trésorière consciencieuse et compétente, on ne pouvait pas ne pas se réjouir du maintien de tout ce qui caractérisait son dévouement dans différents domaines. Pour ces assemblées, elle nous accueillait chez elle en bonne hôte qu’elle était.

Ses études, son engagement personnel au sein des étudiants catholiques, son travail professionnel, les services rendus à la cathédrale… : voilà autant de facettes du rayonnement qui émanait d’elle.

Elle était le dernier témoin vivant de la communauté des fidèles venus pour les offices à l’église du Saint-Sacrement dès les premières heures d’avril 1970 - il y a donc 50 ans !

Avec d’autres donateurs, elle a apporté son argent personnel pour racheter l’église du Saint-Sacrement au moment où elle risquait d’être désacralisée (2003).

Lors du Motu Proprio Summorum Pontificum de Benoît XVI (7 juillet 2007), elle a favorisé le retour à la forme extraordinaire du rite romain, après 30 ans d’interruption dans notre église.

Elle finançait elle-même l’achat des fleurs aux grandes fêtes.

Ceux qui poursuivent son engagement toujours généreux et judicieux garderont le souvenir édifié et ému de l’exemple qu’elle a été pour nous tous, afin de continuer à œuvrer de tout cœur dans le sens du « SURSUM CORDA » (« Elevons notre cœur »).

                                                

En marge de la citation du saint cardinal John Henry Newman[1]

 

2.4.Témoignage de M. Jean-Paul Schyns

La vie en ce monde passe comme le songe d’une nuit d’été ou plutôt, selon le mot abrupt de sainte Thérèse d’Avila, comme une mauvaise nuit dans un mauvais lieu où la fatalité finit toujours par l’emporter sur la liberté. Notre espérance n’est pas pour ce monde transitoire mais en l’autre.

En exergue de l’avis mortuaire, qu’elle même prit soin de rédiger avant de mourir, notre chère défunte transcrivit cette citation de Newman qui exprime, plus élégamment, la même chose : "Ex umbris et imaginibus in veritatem". Loin des interrogations et des discussions stériles, enfin dans la Vérité.

De l’autre côté du miroir de la vie, « lux æterna luceat ei » : que la lumière sans fin brille sur elle ! 

 

* En marge de la citation du saint cardinal John Henry Newman[1]:

 

Sur sa pierre tombale, Newman a fait graver cette épitaphe : « ex umbris et imaginibus ad veritatem » : « hors des ombres et des images dans la vérité ». Je crois que sa vie et sa personnalité sont tout entier résumés dans cette phrase.

Ex umbris : sortir, s’arracher, ne pas s’attacher à un lieu, à une habitude - à nous-mêmes surtout. C’est ce désir d’être docile à la volonté de Dieu qui a conduit Newman à tout abandonner, charges, honneur, réputation, amitiés, pour être fidèle à sa conscience.

A cette disponibilité intérieure s’ajoutait le sentiment très vif que ce monde, le monde visible, n’est pas tout ; mieux, il n’est que l’ombre de celui auquel nous sommes appelés. Comme Abraham, le chrétien est un pèlerin, et sa vie un chemin vers la terre que Dieu lui découvrira, au dernier jour. La prédication de Newman est une grande variation sur ce thème de l’exil, de la caducité des choses, du passage du temps.

Et imaginibus : sortir des images trompeuses, prendre conscience, « réaliser » l’objet de la foi, le faire nôtre intimement par l’intelligence et le cœur, c’était cela pour Newman « sortir des images ». Il ne s’agissait pas pour lui de dépasser le dogme, mais au contraire de laisser l’énoncé doctrinal qui donne forme à l’objet de foi nous imprégner toujours plus. « Le dogme donne un objet visible à l’adorateur », a-t-il écrit dans la Grammaire de l’assentiment. La doctrine chrétienne est pour lui le corollaire du mystère de l’incarnation, elle dessine avec toujours plus de précision le Christ, le visage du Christ, en le préservant des défigurations de l’hérésie.

Ad veritatem : vers la vérité. Malgré le temps qui nous sépare de l’incarnation (ou de la parousie), comme des fenêtres, ou des icônes, les dogmes doivent garder en nous le sens, l’évidence de la présence du Christ qui était celle des premiers chrétiens, et dont Newman avait la nostalgie. « Les premières générations de l’Eglise n’avaient besoin d’aucune déclaration explicite touchant la Personne sacrée de notre Seigneur. La vue et l’ouïe remplaçaient la multitude des mots ; la foi rendait superflu les longs credos. Le silence régnait. Mais lorsque la lumière de son avènement fut éteinte et l’amour refroidi, alors se firent jour les objections et les discussions, et il fallut répondre. Les erreurs durent être expliquées, les doutes aplanis, les questions satisfaites, les innovateurs réduits au silence. Les chrétiens furent obligés de parler contre leur gré, de crainte que les hérétiques ne parlent en leur lieu. » Ces lignes d’un de ses sermons paroissiaux s’appliquent aussi bien à Newman.

 

De M. Philippe George, conservateur émérite du Trésor de la cathédrale de Liège

Notre amie Mademoiselle Benoît est partie, tranquille, sereine et heureuse de son action pour l’Eglise de Liège, souriante et toujours pleine d’humour. J’ai parlé avec elle par téléphone jusqu’il y a peu.

Au moment où je vous écris, je ne sais pas encore comment se dérouleront ses obsèques, qu’elle évoquait depuis de nombreuses années, avec l’humour, le sourire et le réalisme qui la caractérisent, en toute circonstance. (…) [Voici quelques souvenirs à propos de] son action pour le Trésor :

Mademoiselle Benoît s’est fortement investie dans le Trésor de la Cathédrale de Liège, qu’elle aimait tant, non seulement comme bénévole à l’accueil jusqu’en 2018, - tout le monde se souvient de son rire à l’accueil les week-ends, avec tous ses amis -  mais aussi fort discrètement pour soutenir financièrement l’institution dans les moments les plus difficiles, pendant les longs travaux de rénovation, dans ces moments pénibles que l’on voudrait  oublier. Contrairement à d’autres, elle était là!

Mademoiselle Benoît a assisté au grand vernissage d’inauguration du Trésor en avril 2018, avec grandes satisfaction et joie.

On aurait aimé qu’elle puisse le faire de la même manière pour la fin de la rénovation de cette belle église du Saint-Sacrement.

Ici le Trésor lui a apporté sa logistique pour l’organisation des petites expositions sur la Fête-Dieu. 

 

***

 

3. L’insertion de « nouvelles » préfaces dans l’ancien missel

(forme extraordinaire du rite romain)

Aux heures où, peu à peu, la pandémie s’étendait en Italie, puis sur le reste de l’Europe, avant de gagner le monde entier, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi à Rome a publié deux décrets concernant la forme extraordinaire du rit romain (missel de saint Jean XXIII de 1962).

Les esprits étaient absorbés par les questions médicales, et donc presque personne n’a donné écho à ces mesures intéressantes.

L’un des deux décrets concerne l’insertion dans le missel de 7 préfaces « nouvelles » (en fait, il ne s’agit pas de textes nouveaux).

Nous rassemblons donc ici :

- la version française du décret et de sa note de présentation officielle

- le texte et une traduction privée des 4 préfaces approuvées (les 3 autres préfaces dont il est question dans le décret étaient déjà en usage en Belgique, en France et au Canada).

La partition de ces préfaces est déjà disponible sur les sites web :

http://belgicatho.hautetfort.com/

https://www.gregorien.be/

http://eglisedusaintsacrementliege.hautetfort.com/

Nous donnerons un commentaire plus développé de ce décret dans le feuillet 110 (prévu pour la fin d’août ou le mois de septembre).

Abbé Marc-Antoine Dor, recteur

3.1.Décret romain sur l’insertion des préfaces dans l’ancien missel

(22 février 2020)

 

CONGRÉGATION POUR LA DOCTRINE DE LA FOI

Prot. N. 137/2009P – ED

 

DÉCRET

« Pour favoriser l’enrichissement réciproque des deux formes du Rite romain, le Pape Benoît XVI a décidé, dans sa lettre du 7 juillet 2007 adressée à tous les Évêques de l’Église latine[3], de faire insérer certaines des nouvelles préfaces dans le Missel ancien.

« Ayant fait sienne sa demande dans l’Instruction Universæ Ecclesiæ[4], la Commission Pontificale “Ecclesia Dei”, suivant le mandat donné par Benoît XVI dans cette lettre et puisant à des sources anciennes et nouvelles, a entrepris de trouver les moyens les plus adaptés pour ajouter des préfaces au Missel ancien. Ce travail vient d’être achevé par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, après le transfert de toutes les compétences de la Commission à la Congrégation par le motu proprio du Souverain Pontife François en date du 17 janvier 2019[5].

« C’est pourquoi, après avoir consulté plusieurs instituts religieux et sociétés de vie apostolique attachés à l’Usus Antiquior, ainsi que le Cardinal Préfet de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi approuve les sept préfaces figurant en annexe et accorde la permission de les utiliser à tout prêtre célébrant le Sacrifice Eucharistique selon le Missel Romain de 1962, conformément à la Lettre Apostolique Summorum Pontificum et dans le respect des rubriques prévues.

« Toutes les dispositions de ce Décret entreront en vigueur le 19 mars 2020, en la fête de saint Joseph Époux de la Bienheureuse Vierge Marie et Patron de l’Église universelle, nonobstant toutes choses contraires.

« Le Souverain Pontife François, au cours de l’audience du 5 décembre 2019 accordée à l’Archevêque Secrétaire de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, a confirmé ce Décret et en a ordonné la publication.

« Donné à Rome, du Palais de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le 22 février 2020, en la fête de la Chaire de saint Pierre Apôtre. »

 

Luis F. Card. Ladaria, S.I.

Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi

 

✠ Giacomo Morandi

Archevêque tit. de Cerveteri

Secrétaire

137/2009P – ED

CONGRÉGATION POUR LA DOCTRINE DE LA FOI

 

Note de présentation du Décret Quo magis

approuvant sept nouvelles préfaces eucharistiques

dans la forme extraordinaire du Rite Romain

 

« Par le décret Quo magis du 22 février 2020, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, qui, depuis janvier 2019, s’occupe des matières précédemment attribuées à la Commission pontificale "Ecclesia Dei"[6], a approuvé le texte de sept nouvelles préfaces eucharistiques à utiliser ad libitum pour la célébration de la Messe selon la forme extraordinaire du Rite Romain[7].

« Cette décision vient au terme d’un travail précédemment entrepris par la Commission "Ecclesia Dei", pour répondre à la demande du Pape Benoît XVI d’ajouter quelques préfaces au Missel de la forme extraordinaire[8].

« L’étude menée à ce sujet a fait choisir un nombre restreint de textes à utiliser pour des circonstances occasionnelles comme des fêtes de saints, des messes votives ou des célébrations ad hoc, sans introduire de changement dans les célébrations du temporal. Un tel choix entend préserver, grâce à l’unité des textes, l’unanimité de sentiments et de prière qui convient à la confession des mystères du Salut célébrés dans ce qui constitue la structure fondamentale de l’année liturgique. D’autre part, jusqu’au milieu du siècle dernier, le développement historique du Corpus Præfationum du Missale Romanum, est allé précisément dans la direction de préfaces nouvelles pour des célébrations ponctuelles plutôt que pour des célébrations du temporal.

« En même temps, on a saisi cette occasion pour étendre à tous ceux qui célèbrent dans l’Usus Antiquior la faculté d’utiliser trois autres préfaces qui, par le passé, étaient concédées à certains lieux. Là aussi, il s’agit de textes destinés à des célébrations occasionnelles déterminées.

« Quatre des textes nouvellement approuvés, les préfaces de Angelis, de Sancto Ioanne Baptista, de Martyribus et de Nuptiis, ont été pris dans le Missel de la forme ordinaire et proviennent pour la plupart, dans leurs parties centrales ou "embolismes", de sources liturgiques antiques. D’autre part, pour respecter l’harmonie avec le reste du Corpus Præfationum du Missel ancien, on a eu recours dans trois cas, pour la conclusion des préfaces, à telle ou telle des formules habituelles des préfaces de la forme extraordinaire. Comme on l’a dit, les trois autres textes (préfaces de Omnibus Sanctis et Sanctis Patronis, de Sanctissimo Sacramento et de Dedicatione ecclesiæ) ont été accordés précédemment à des diocèses français et belges, et ils ont été en usage avant la réforme liturgique post-conciliaire. Ils pourront désormais être utilisés partout où l’on célèbre la Messe dans la forme extraordinaire.

« Deux des sept préfaces permettront de donner un éclat plus grand et plus juste aux célébrations liturgiques en l’honneur de personnages de tout premier plan à l’intérieur du dessein de Dieu, tel qu’il s’est manifesté dans l’histoire du Salut, celles des Anges et de saint Jean Baptiste, qui manquaient jusqu’ici de préface eucharistique propre dans l’Usus Antiquior. Dans la même optique, la préface de Martyribus permettra de souligner le caractère éminent du don du martyre, même parmi d’autres témoignages de la Sequela Christi. En effet, les premiers saints reconnus comme tels ont été les martyrs. Les préfaces de Dedicatione ecclesiæ, de Omnibus Sanctis et Sanctis Patronis et de Ss.mo Sacramento, déjà en usage dans certains lieux, permettront d’enrichir opportunément les célébrations de ces fêtes, avec une euchologie plus adaptée à leur caractère que la simple préface Communis. Enfin, on attire l’attention sur la préface de Nuptiis qui, avec la grande bénédiction nuptiale jusqu’ici en usage dans les messes pro Sponsis, se retrouve – avec quelques variantes – dans les vieux Sacramentaires tels que le Gélasien antique et le Grégorien. Cette préface ancienne, déjà adoptée dans la forme ordinaire, peut désormais être utilisée dans la forme extraordinaire.

Comme on l’a indiqué plus haut, l’usage, dans certaines circonstances, des préfaces nouvellement approuvées reste une faculté ad libitum. A ce sujet, on fait évidemment appel au bon sens pastoral du célébrant. De plus, il faut remarquer que le décret ne supprime pas les concessions éventuelles de préfaces propres faites dans le passé. Dès lors, s’il existe déjà dans certains cas particuliers (lieux, instituts…), une préface particulière différente, sur la base de ce qui avait été concédé auparavant, et pour la même circonstance liturgique, on aura alors le choix entre elle et le texte nouvellement approuvé.

3.2. Texte et traduction privée  des 4 « nouvelles » préfaces

 

Præfatio de Matrimonio

 

Vere dignum et iustum est, ǽquum et salutáre, nos tibi semper et ubíque grátias ágere : Dómine, sancte Pater, omnípotens ætérne Deus : Qui foédera nuptiárum blando concórdiæ iugo et insolúbili pacis vínculo nexuísti, ut multiplicándis adoptiónum fíliis sanctórum connubiórum fecúnditas pudíca servíret. Tua enim, Dómine, providéntia, tuáque grátia ineffabílibus modis utrúmque dispénsas, ut, quod generátio ad mundi prodúxit ornátum, regenerátio ad Ecclésiæ perdúcat augméntum : per Christum Dóminum nostrum. Per quem maiestátem tuam laudant Angeli, adórant Dominatiónes, tremunt Potestátes. Cæli cælorúmque Virtútes, ac beáta Séraphim, sócia exsultatióne concélebrant. Cum quibus et nostras voces, ut admítti iúbeas, deprecámur, súpplici confessióne dicéntes : Sanctus.

 

Préface de Mariage

 

Vraiment, il est juste et bon, normal et salutaire, que nous vous rendions grâces toujours et en tout lieu : Seigneur, Père saint, Dieu éternel et tout-puissant : Vous qui avez scellé l’alliance des noces par le tendre joug de l’union des cœurs et par l’indissoluble lien de la paix, afin que la chaste fécondité de saints mariages servît à multiplier vos fils d’adoption. Car c’est par votre providence, Seigneur, et par votre grâce - ineffables moyens -, que vous procurez ce double bien : ce que la génération a produit pour la beauté du monde, la régénération l’amène à accroître l’Eglise, par le Christ, notre Seigneur. C’est par lui que les Anges chantent votre majesté, que les Dominations l’adorent, que tremblent les Puissances ; et les cieux avec les Vertus des cieux ainsi que les bienheureux Séraphins la célèbrent ensemble d’une commune allégresse. Avec eux, que nos voix aussi soient admises sur votre ordre, nous vous en prions, en disant dans notre acclamation suppliante : Saint.

Præfatio de sanctibus Martyribus

 

Vere dignum et iustum est, æquum et salutáre, nos tibi semper et ubíque grátias ágere : Dómine, sancte Pater, omnípotens ætérne Deus : Quóniam tu magnificáris in tuórum laude Sanctórum, et quidquid ad eórum pértinet passiónem, tuæ sunt ópera miránda poténtiæ : qui huius fídei tríbuis cleménter ardórem, qui súggeris perseverántiæ firmitátem, qui largíris in agóne victóriam, per Christum Dóminum nostrum. Propter quod cæléstia tibi atque terréstria cánticum novum cóncinunt adorándo, et nos cum omni exércitu Angelórum proclamámus, sine fine dicéntes : Sanctus.

 

Préface des saints Martyrs

 

Vraiment, il est juste et bon, normal et salutaire, que nous vous rendions grâces toujours et en tout lieu : Seigneur, Père saint, Dieu éternel et tout-puissant : Puisque vous êtes magnifié dans la louange de vos Saints, et que tout ce qui touche à leur passion est l’œuvre admirable de votre puissance : vous qui accordez avec bonté l’ardeur de leur foi, vous qui inspirez la fermeté de leur persévérance, vous qui donnez la victoire dans leur combat final, par le Christ notre Seigneur. C’est pourquoi les habitants des cieux et de la terre s’unissent pour vous rendre un cantique nouveau en adorant, et nous, nous proclamons avec toute l’armée des Anges, en chantant sans fin : Saint.

 

 

Præfatio de sanctis Angelis

 

Vere dignum et iustum est, æquum et salutáre, nos tibi semper et ubíque grátias ágere : Dómine, sancte Pater, omnípotens ætérne Deus : Et in Archángelis Angelísque tuis tua præcónia non tacére, quia ad excelléntiam tuam recúrrit et glóriam quod angélica creatúra tibi probábilis honorétur : et, cum illa sit amplo décore digníssima, tu quam sis imménsus et super ómnia præferéndus osténderis, per Christum Dóminum nostrum. Per quem maiestátem tuam laudant Angeli, adórant Dominatiónes, tremunt Potestátes. Cæli cælorúmque Virtútes, ac beáta Séraphim, sócia exsultatióne concélebrant. Cum quibus et nostras voces, ut admítti iúbeas, deprecámur, súpplici confessióne dicéntes : Sanctus.

 

Préface des saints Anges

 

Vraiment, il est juste et bon, normal et salutaire, que nous vous rendions grâces toujours et en tout lieu : Seigneur, Père saint, Dieu éternel et tout-puissant : Et que nous ne taisions pas les louanges que nous devons pour vos Anges et vos Archanges : quand la créature angélique que vous avez trouvée bonne est honorée, cela rejaillit sur votre excellence et votre gloire. Et puisqu’elle est très digne de recevoir un ample hommage, il nous est montré de vous combien vous êtes immense et combien vous surpassez tout, par le Christ notre Seigneur. C’est par lui que les Anges chantent votre majesté, que les Dominations l’adorent, que tremblent les Puissances ; et les cieux avec les Vertus des cieux ainsi que les bienheureux Séraphins la célèbrent ensemble d’une commune allégresse. Avec eux, que nos voix aussi soient admises sur votre ordre, nous vous en prions, en disant dans notre acclamation suppliante : Saint.

Præfatio de sancto Ioanne Baptista

 

Vere dignum et iustum est, æquum et salutáre, nos tibi semper et ubíque grátias ágere : Dómine, sancte Pater, omnípotens ætérne Deus : per Christum Dóminum nostrum.

In cuius Præcursóre beáto Ioánne tuam magnificéntiam collaudámus, quem inter natos mulíerum honóre præcípuo consecrásti.

Qui cum nascéndo multa gáudia præstitísset, et nondum éditus exsultásset ad humánæ salútis advéntum, ipse solus ómnium prophetárum Agnum redemptiónis osténdit.

Sed et sanctificándis étiam aquæ fluéntis ipsum baptísmatis lavit auctórem, et méruit fuso sánguine suprémum illi testimónium exhibére.

Et ídeo cum Angelis et Archángelis, cum Thronis et Dominatiónibus, cumque omni milítia cæléstis exércitus, hymnum glóriæ tuæ cánimus, sine fine dicéntes : Sanctus.

Préface de saint Jean Baptiste

 

Vraiment, il est juste et bon, normal et salutaire, que nous vous rendions grâces toujours et en tout lieu : Seigneur, Père saint, Dieu éternel et tout-puissant : par le Christ notre Seigneur. Dans son Précurseur saint Jean Baptiste, nous louons à plein cœur votre magnificence, lui que vous avez consacré d’un honneur particulier parmi les enfants engendrées par les femmes : En naissant il apporta de grandes joies, et avant même de naître, il tressaillit d’allégresse à l’approche du Sauveur des hommes ; il fut, de tous les prophètes, le seul celui qui désigna l’Agneau de la Rédemption ; Dans les eaux du fleuve qui devaient en être sanctifiées, il lava l’auteur même du baptême, et il mérita de lui rendit le témoignage suprême par le  versement de son sang. C’est pourquoi, avec les Anges et les Archanges, avec les Trônes et les Dominations, et avec tous les chœurs de la troupe céleste nous chantons l’hymne de votre gloire en redisant sans fin : Saint.

 

[1] Né à Londres le 21 février 1801 et mort à Edgbaston le 11 août 1890, John Henry Newman se convertit au catholicisme en 1845. Devenu prêtre de la congrégation de l'Oratoire et créé cardinal par Léon XIII en 1879, il est béatifié par Benoît XVI, le 19 septembre 2010 à Birmingham, et canonisé par le pape François, le 13 octobre 2019 à Rome.

[2]  La suite est tirée d’un entretien de Grégory Solari pour Zenit (7.12.2007).

[3] [1] Benoît XVI, Lettre aux Évêques qui accompagne la Lettre Apostolique Summorum Pontificum donnée "motu proprio" sur l’usage de la liturgie romaine antérieure à la réforme de 1970, AAS 99 (2007), 798.

[4]  [2] Commission Pontificale “Ecclesia Dei”, Instruction sur l’application de la Lettre apostolique Summorum Pontificum donnée "motu proprio" par Sa Sainteté le Pape Benoît XVI, AAS 103 (2011), 413-420, n. 25.

[5] [3] François, Lettre Apostolique donnée "motu proprio" au sujet de la Commission Pontificale “Ecclesia Dei”, 17 janvier 2019.

[6] [1] Cf. François, Lettre Apostolique en forme de "Motu Proprio" sur la Commission pontificale "Ecclesia Dei", 17 janvier 2019.

[7] [2] Le texte de ces préfaces sera également disponible avec la notation musicale dans les différents tons en usage dans la forme extraordinaire, auprès de la Libreria Editrice Vaticana.

[8] [3] "Dans l’ancien Missel pourront être et devront être insérées de nouvelles préfaces. La Commission « Ecclesia Dei », en lien avec les diverses entités dédiées à l’Usus Antiquior, étudiera quelles sont les possibilités pratiques": Benoît XVI, Lettre aux Évêques qui accompagne la Lettre apostolique "Motu proprio data" Summorum Pontificum sur l’usage de la liturgie romaine antérieure à la réforme de 1970, AAS 99 (2007), 798. Par la suite, cette demande avait été confirmée et complétée en 2011, dans l’Instruction Universæ Ecclesiæ de la même Commission pontificale ; cf. Commission pontificale "Ecclesia Dei", Instruction sur l’application de la Lettre Apostolique Summorum Pontificum donnée motu proprio par S.S. le Pape Benoît XVI, n. 25, AAS 103 (2011), 418.