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Eglise du Saint-Sacrement à Liège - Page 23

  • DECONFINEMENT A PARTIR DU 8 JUIN 2020 : REPRISE DES MESSES ET CONSIGNES

    Chers fidèles,

    Durant ce temps d’épreuves, bien des familles ont été atteintes et ont perdu des êtres chers. La privation de sacrements a causé beaucoup de souffrances. Après plus de 90 jours sans célébration publique de la messe, depuis ce lundi 8 juin, nous avons enfin la joie de retrouver nos églises et nos fidèles.

    Monseigneur Delville, notre évêque, a tenu à associer étroitement l’église du Saint-Sacrement aux festivités de la Fête-Dieu et est venu ce samedi 13 juin à 19h célébrer la messe chez nous. Vous pouvez visionner cette cérémonie sur YouTube :

    voici le lien : https://www.youtube.com/watch?v=hqLDLZ9Dhy0

    Nos rendez-vous liturgiques reprennent aux heures coutumières. Toutefois l’office de Complies et les répétitions grégoriennes du jeudi soir sont, pour l’instant et jusqu’à nouvel ordre, supprimés.

    Un certain nombre de mesures nous sont imposées. Veuillez en particulier accepter toutes les procédures de désinfection des mains et les directives que vous donne le service d’ordre.

    La collecte du dimanche doit se faire dans un tronc placé à la sortie de l’église.

    Il ne s’agit pas de discuter, de contester ou de négocier le cadre imposé, mais d’occuper tout le créneau (bien chichement) accordé.

    Les horaires seront désormais fixés par un feuillet mensuel (disponible par email, sur simple demande à notre secrétariat : email  sursumcorda@skynet.be )

    Dans le prolongement des 100 feuillets quotidiens rédigés dans le temps du confinement, de petits livrets spirituels vous seront proposés régulièrement.

    Vous pouvez proposer votre concours auprès de Madame Pace (0479 57 69 95) qui a accepté avec générosité de prendre en charge l’organisation du service d’ordre et de nettoyage de l’église. Vous ne vous en doutez peut-être pas, mais c’est un très gros labeur.

    Enfin, n’oublions pas que les travaux ont continué dans notre église et que nous ne pouvons survivre que par les activités culturelles et les quêtes.           

    Abbé Marc-Antoine Dor, recteur

    _____

    20200330_155230 - Copie.jpgVous pouvez faire un don fiscalement déductible pour la restauration de l’église du Saint-Sacrement en versant votre montant au compte de projet : IBAN BE10 0000 0000 0404 – BIC BPOTBEB1 de la Fondation Roi Baudouin avec, en communication, la mention structurée (indispensable) : 128/2980/00091.

    Tout don de minimum 40 € est fiscalement déductible des revenus imposables à concurrence de 45% du montant effectivement versé (art. 145/33 du code de l’impôt sur les revenus).

    Dernière nouvelle :

    Exceptionnellement pour les dons de l’année 2020, le gouvernement vient de décider de porter cette déductibilité fiscale à 60% du montant versé.    

    Lien permanent Catégories : divers
  • Liège : le déconfinement du culte sous le signe de la Fête-Dieu célébrée par Mgr Delville en l’église du Saint-Sacrement le samedi 13 juin à 19h00

    Conformément aux « normes sanitaires » imposées, près de 80 fidèles, de tous âges et de tous milieux, ont pu se réunir autour de l’évêque de Liège pour assister à cette grande fête d’origine liégeoise. La messe était chantée selon la forme extraordinaire du rite romain.

    Plus d'informations, ici:

    https://liegefetedieu.be/programme/eglise-du-saint-sacrement/

    https://rcf.fr/spiritualite/priere/solennite-de-la-fete-dieu-celebree-selon-le-missel-romain-de-1962

    Voici le texte de l’homélie prononcée par Monseigneur Delville :

    Chers Frères et Sœurs,

    La Fête-Dieu de cette année est placée sous le signe des retrouvailles. C’est la première fête que nous pouvons célébrer en étant corporellement présents, même si notre nombre est limité. C’est pourquoi cette messe est aussi retransmise par les médias pour tous ceux qui n’ont pas pu être matériellement présents. Nous avons découvert durant la période de confinement combien la participation directe à la liturgie nous manquait et combien nous désirions la communion au corps du Christ. Le sens même du sacrement, comme signe sacré de la grâce de Dieu, nous apparaissait d’autant plus que nous en étions privés. Or voici que nous pouvons nous retrouver lors de la seule fête liturgique qui soit consacrée à un sacrement, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ, la Fête-Dieu.

    Si sainte Julienne de Cornillon a reçu l’inspiration de faire célébrer cette fête, c’est qu’elle avait compris combien le sacrement actualise en nous la vie du Christ. En effet la vie du Christ ne se résume pas à son aspect historique ; elle se prolonge en chacun de nous par un signe qui nourrit chacune de nos vies. Nous fêtons donc aujourd’hui autant le signe – l’hostie consacrée – que la réalité personnelle qu’elle représente, le Christ lui-même.

    Or ce fut la volonté de Jésus lui-même que de prolonger sa vie terrestre par un signe perpétuel. C’est le geste qu’il a fait à la dernière cène, comme nous le raconte saint Paul dans sa 1e lettre aux Corinthiens (1 Cor 11,23-26) : « Le Seigneur Jésus, la nuit même où il fut livré, prit du pain et rendant grâces, le rompit et dit : prenez et mangez, ceci est mon corps, qui sera livré pour vous ; faites ceci en mémoire de moi ». Donc Jésus, face à la souffrance et à la mort, partage le pain et le vin, en tant que son corps et son sang. Face à la fragilité de sa vie, à l’échec apparent de sa mission, face à la pauvreté des disciples qui vont se sentir abandonnés, Jésus ne baisse pas les bras, il ne tombe pas dans la déprime, encore moins dans la fuite. Il partage cette nourriture essentielle d’un repas, que sont le pain et le vin, en disant qu’ils sont son corps et son sang. Ils représentent une vie fragile, une vie qui va être enlevée. Mais ils représentent en même temps un partage de cette vie et une démultiplication de ses effets : « faites ceci en mémoire de moi ». Le corps et le sang du Christ, donnés en communion, nous associent aujourd’hui à sa vie, à sa mort et à sa résurrection. Notre pauvreté est dépassée, nous sommes rassasiés ; nous recevons une vie nouvelle, par notre communion à la pauvreté du Christ.

    Certes, on pourrait se moquer de l’eucharistie et dire : « Mais ce n’est qu’un bout de pain, que voulez-vous que cela fasse ? Pourquoi le vénérez-vous tellement ? » Et pourtant nous déployons toute une liturgie et toute une vénération, comme ce soir, pour ce bout de pain. Pourquoi ? Parce que c’est la pauvreté partagée par le Christ, et ce partage nous révèle sa divinité. Dieu est dans ce partage de la pauvreté et nous communique sa divinité. Et c’est pourquoi, en abrégé, nous appelons « Fête-Dieu » la fête d’aujourd’hui. Nous la célébrons ici dans cette église du Saint-Sacrement d’une manière particulièrement solennelle, dans la forme extraordinaire du rite romain, parce qu’elle a nous permet de garder la richesse de la liturgie ancienne, dans la beauté de ses gestes, ses mots et de ses chants, qui évoquent le mystère d’amour de Dieu qui se donne à nous.

    Cette communion au Christ par la liturgie nous invite à l’action concrète, puisque le Christ nous dit : « faites ceci en mémoire de moi ». Comme lui-même s’est livré à nous et s’est donné à nous, il nous invite à nous donner aux autres. Nous rejoignons l’intuition de sainte Julienne de Cornillon qui, au 13e siècle, était d’abord au service des malades comme directrice d’un hôpital, la léproserie de Cornillon, avant d’être aussi la promotrice de la fête du Saint-Sacrement, fête destinée à favoriser l’union du chrétien au Christ par la communion eucharistique. Et nous portons fortement dans notre prière tous ceux qui se sont donnés pour leurs frères et sœurs durant cette crise du coronavirus. Je pense au personnel soignant, aux personnels des maisons de retraite, à tous ceux qui ont accompagné une personne en difficulté. Cette période difficile nous a aussi stimulés à trouver des gestes nouveaux pour nous soutenir les uns les autres. Elle a fait apparaître l’importance de l’affection et de la solidarité, surtout quand celles-ci faisaient défaut.

    Frères et Sœurs, cette pauvreté partagée est un secret de vie. Jésus nous dit (Jn 6,56-59) : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui. Celui qui mange ce pain vivra éternellement ». Dans la communion au Christ nous trouvons la vraie vie, et dans la communion à celui qui souffre, nous trouvons la vraie joie. Plusieurs personnes me l’ont dit durant cette période : les services d’entraide ont accueilli de nouveaux bénévoles ; leur venue était particulièrement appréciée, car il y avait parfois plus de service à assurer, plus de repas à distribuer ; et ces bénévoles y ont trouvé une vraie joie. Ainsi la communion au Christ débouche dans une communion en Église.

    Alors recevons avec foi le corps du Christ qui nous est donné en communion et soyons des témoins de la vraie vie dans notre monde !

    Amen ! Alleluia !

  • FÊTE-DIEU 2020 À LIÈGE

    La Fête-Dieu de cette année sera la première grande messe publique après 3 mois de confinement :

    C’est une belle coïncidence pour cette fête du Corps et du Sang du Christ née au diocèse de Liège en 1246, sous l’impulsion de sainte Julienne de Cornillon et d’Eve de Saint-Martin, avant d’être étendue à l’Eglise universelle par une constitution du pape Jean XXII en 1317.

    Les festivités 2020 sont simplifiées et font preuve de créativité pour permettre au plus grand nombre d’y participer compte tenu des contraintes sanitaires. Le programme complet des festivités est repris sur le site www.liegefetedieu.be

    LiegeFeteDieu_Programme-2020-27x10-v3.jpg

    L’une d’elles, présidée par Mgr Delville, aura lieu en l’église du Saint-Sacrement au Bd d’Avroy le samedi 13 juin à 19h00 :

    Copie de P1011232.JPG

    EGLISE DU SAINT-SACREMENT
    Boulevard d’Avroy, 132

    SAMEDI 13 JUIN 2017 À 19 HEURES

    MESSE SOLENNELLE

    célébrée selon le missel de saint Jean XXIII par 

    MONSEIGNEUR JEAN-PIERRE DELVILLE

    Evêque de Liège

    Au programme de la célébration : 

    Propre grégorien de la fête (XIIIe s.), plain-chant liégeois, motets eucharistiques et répertoire baroque pour orgue et violons.

    La messe se conclura par un moment d’adoration et la bénédiction du Saint-Sacrement

    Autres détails accessibles ici : http://liegefetedieu.be/programme/eglise-du-saint-sacrement/

    Compte tenu du nombre de places limitées par les mesures sanitaires de « distanciation sociale », les  réservations sont recommandées  via :

    téléphone 04 344 10 89  ou email  sursumcorda@skynet.be

    ou SMS : 04 70 94 70 05

  • Réouverture de l’église du Saint-Sacrement au culte dès le lundi 8 juin 2020

    Mercredi dernier 3 juin 2020, confirmant le déclin de l’épidémie de Coronavirus dans nos régions, le Conseil National de Sécurité (CNS) a donné, entre autres, son accord à la reprise de la célébration publique des messes et autres offices religieux à partir du lundi 8 juin.

    Quelques conditions de prudence sanitaire à observer (cfr PDF en pièce jointe ci-dessous *) ont été transmises aux responsables pastoraux locaux et aux fabriques d’église pour assurer le déroulement des cérémonies dans les meilleures conditions de sécurité.

    Chaque célébration pourra accueillir un nombre maximum de personnes proportionnel à l’espace de « distanciation sociale » disponible dans l’église considérée : en l’occurrence, pour l’église du Saint-Sacrement, ce nombre s’élève à 80 personnes.

    À partir du 8 juin, les horaires d’ouverture de l’église du Saint-Sacrement pour les messes et autres célébrations du culte seront rétablis comme suit :

    mag_juillet 2019-page-024.jpg

    Nous vous invitons aussi, très chaleureusement, à prendre part à la messe solennelle de la Fête-Dieu (rite et chants traditionnels, orgue et violon) qui sera célébrée à l’église du Saint-Sacrement le samedi 13 juin à 19h00 par Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de notre diocèse : réservons lui bon accueil pour ce geste d’amitié. 

    Pour tous renseignements, vous pouvez contacter notre Secrétariat (04 344 10 89) qui se tient à votre disposition.

    Sursum Corda asbl, association pour la sauvegarde de l’église du Saint-Sacrement au Boulevard d’Avroy, 132 à Liège. Siège social : Rue Vinâve d’île, 20 bte 64. Tel. +32 (0)4 344.10.89

    ______

    * EVEC-mesures_sanitaires_A4-diocese_de_liege.pdf

  • Belgique : le déconfinement du culte est autorisé à partir du lundi 8 juin 2020

    Communiqué de presse de la Conférence des Evêques de Belgique [03/06/2020]

    conference_episcopale_de_belgique-300x170.jpg

    "NOUS CÉLÉBRERONS BIENTÔT À NOUVEAU ENSEMBLE DANS NOS ÉGLISES"

     "Le Conseil national de Sécurité a accordé aujourd’hui son feu vert aux cultes de notre pays, pour la reprise des célébrations liturgiques publiques à partir du lundi 8 juin. Nous tenons à remercier tous ceux qui ont contribué à permettre cette reprise après une longue attente.

    Les mesures de sécurité décidées et approuvées par le Gouvernement et qui devront être appliquées, ont été transmises à tous les responsables pastoraux locaux et aux fabriques d’église, fin de la semaine dernière (*). Elles sont aussi disponibles sur les sites web Cathobel et Kerknet. Leur mise en œuvre est en cours. Les responsables pastoraux locaux décideront du moment où ils seront prêts pour la reprise des célébrations. La sécurité et la santé de chacun sont primordiales.

    L’une des mesures les plus importantes dans le cadre de cette première phase de déconfinement pour les cultes est la limitation à 100 participants par célébration, ou 200 à partir du 1er juillet. Lorsque c’est insuffisant, nous proposons que les fidèles se joignent aux célébrations du week-end dans d’autres églises ou d’organiser temporairement plus de célébrations sur place. Les célébrations de la semaine reprendront également dans de nombreuses églises.

    Nous tenons également à exprimer nos remerciements. Pour la compréhension et la patience qui furent les vôtres pendant ce long moment où nous n’avons pu célébrer ensemble dans les églises ; pour les alternatives créatives spontanément cherchées et mises en place via la radio, la télévision et des nombreux live-streams ; pour la prière individuelle à la maison, à l’église, dans une chapelle de campagne et tant d’autres lieux ; pour l’échange de prières et d’autres textes encourageants ; pour tant de nourriture spirituelle offerte par Cathobel, Dimanche, les médias sociaux et autres canaux ; pour ce souci des autres exprimé par un appel téléphonique, un mail,  une carte, un WhatsApp, une visite dans le respect de la distance, des courses faites les uns pour les autres et toute autre aide spontanément offerte ; et surtout pour la proximité témoignée à ceux qui ont perdu un proche ou qui ont été atteints par le virus .

    Pendant de nombreuses semaines, nous n’avons pas pu célébrer ensemble dans nos églises, mais nos liens profonds ont cherché et trouvé beaucoup d’autres voies.

     Les Évêques de Belgique 

     SIPI – Bruxelles, mercredi 3 juin 2020 »

     (*) Pour lire ce document, cliquez ici : Le texte du « protocole » (en PDF) 

    Ref. NOUS CÉLÉBRERONS BIENTÔT À NOUVEAU ENSEMBLE DANS NOS ÉGLISES [03/06/2020]

    JPSC

  • Communiqué de presse des évêques de Belgique : le 3 juin 2020 le Conseil national de Sécurité décidera de la date et des conditions dans lesquelles la célébration publique du culte sera à nouveau autorisée

    « Nous traverserons ensemble la crise du coronavirus

    conference_episcopale_de_belgique-300x170-1.jpgLe 3 juin, le Conseil national de Sécurité décidera de la date où tous les cultes de notre pays pourront à nouveau se réunir pour tenir des services religieux. Entretemps, les mesures de sécurité qui devront être appliquées, ont été approuvées. Elles seront transmises dès aujourd’hui à tous les responsables pastoraux locaux. Ils pourront ainsi entreprendre les préparatifs nécessaires à la reprise des célébrations.

    Ce weekend, nous célébrons la grande fête de la Pentecôte. Nous ne pourrons pas encore la célébrer ensemble dans nos églises, mais cela ne nous empêchera pas de prier le Père d’envoyer son Esprit sur l’Église et sur le monde. Voici le fruit de l’Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, douceur, maîtrise de soi, dons qui nous font grandir au service des autres.

    La première phase délicate de sortie du confinement pour nos églises pourra maintenant espérons-le, débuter bientôt. Pour cette première phase, le gouvernement a fixé un nombre maximum de 100 fidèles par célébration. Une distance entre les fidèles d’1,5 mètre dans tous les sens devra également être respectée, ce qui réduira peut-être leur nombre dans les petites églises. Ce ne sera pas facile mais il y va de la sécurité et la santé de tous.

    Toutes ces mesures rendront sans aucun doute nos célébrations un peu moins cordiales dans un premier temps. Nous n’en serons pas moins nourris de la Parole de Dieu et de son Pain de vie, dans le souffle de l’Esprit. Et pour ceux dont la santé est fragile ou qui hésitent à participer à l’Eucharistie dans ces conditions restrictives, il va de soi que les célébrations à la radio et à la télévision se poursuivront.

    Les lignes directrices pour célébrer ensemble sont rassemblées dans un « protocole », élaboré sous la direction d’experts et approuvé par les autorités. Les responsables pastoraux locaux recevront ce protocole dès aujourd’hui. Il est par ailleurs consultable sur Cathobel et sur Kerknet. Pour une information plus concrète sur les lieux et heures de célébration de l’eucharistie locale, il est souhaitable de contacter le responsable local.

    Ce nouveau ‘vivre ensemble’ qui marque la sortie progressive de la crise du coronavirus, exige créativité et engagement. Il suppose une attention soutenue pour ceux qui subissent de plein fouet la crise dans ses dimensions sanitaires, économiques et sociales.

    Une fois de plus, nous remercions tous ceux qui s’engagent pour leurs semblables, qu’ils soient proches ou plus éloignés. Nous en avons eu de bons exemples en de nombreux endroits, ces dernières semaines.

    La crise du coronavirus est et sera plus légère si nous continuons à la traverser ensemble.

    Sainte fête de Pentecôte

    Les Évêques de Belgique"

    SIPI – Bruxelles, vendredi 29 mai 2020

    À lire en cliquant ci-dessous :

    Le texte du « protocole » (en PDF)

  • Liège : pas de confinement pour la rénovation de l’église du Saint-Sacrement au Boulevard d’Avroy !

    l'église du saint-sacrement bientôt rénovée          686.jpg

    Malgré les aléas engendrés par les mesures prophylactiques exigées par la lutte contre la pandémie de coronavirus, le chantier de restauration de ce monument emblématique du XVIIIe siècle liégeois, ouvert le lundi 2 mars dernier, n’a jamais été interrompu !

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    A ce jour, les échafaudages sont montés, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur du bâtiment, et les premiers travaux sont en cours, tant pour les renforcements structurels que pour le nettoyage de la façade et la restauration de ses superbes sculptures. Les grilles, les portes monumentales et l’escalier du perron ont, par ailleurs, été démontés pour être remis en état.

    Entretemps, un sas d’entrée provisoire a aussi été aménagé de manière à rendre l’église toujours accessible au public durant les travaux, moyennant le respect des conditions sanitaires prescrites (ouverture tous les mardis de 17h à 19h, jeudis de 10h à 12h et de 14h à 17h, vendredis de 12h à 14h, samedis, de 14h00 à 17h00 et dimanches, de 14h00 à 17h00 : la présence d'un prêtre est assurée).

    20200330_155230 - Copie.jpg

    Pour la couverture des frais incombant à l’association de fidèles « Sursum Corda asbl » dans le budget ajusté (980.000 €) de la restauration de l’édifice, une somme de 25.000 euros doit encore être trouvée : si proche du but, l'association compte sur un dernier élan de solidarité de tous les amis de notre patrimoine, tant religieux qu’artistique, pour trouver ce solde.

    Comme annoncé, la Fondation Roi Baudouin a accepté d'ouvrir un compte sur lequel vous pouvez verser vos dons pour la restauration de l'église du Saint-Sacrement: le compte IBAN: BE10 0000 0000 0404 - BIC: BPOTBEB1 de la Fondation Roi Baudouin, rue Brederode, 21, 1000 Bruxelles, avec en communication la mention (indispensable): 128/2980/00091.

    Tous les dons faits sur ce compte de projet à partir de minimum 40€ par an sont déductibles des revenus imposables: en faisant ce geste, vous bénéficierez d'une réduction d'impôt de 45% du montant effectivement versé (art. 145/33 du code de l'impôt sur les revenus).

    Manifestez votre intérêt en regardant la vidéo accessible

    en cliquant ici :

     

    Une aide utile serait aussi de diffuser cette vidéo, avec un mot de recommandation, dans le cercle de vos amis et connaissances.

    Pour tous renseignements, vous pouvez contacter le Secrétariat de l’asbl « Sursum Corda » (04 344 10 89) qui se tient à votre disposition. En toute solidarité dans ces moments pas toujours simples pour aucun d’entre nous !

    _________________

    Sursum Corda asbl, association pour la sauvegarde de l’église du Saint-Sacrement au Boulevard d’Avroy, 132 à Liège. Siège social : Rue Vinâve d’île, 20 bte 64. Tel. +32 (0)4 344.10.89

    E-mail : sursumcorda@skynet.be

    Web : http://eglisedusaintsacrementliege.hautetfort.com/archive/2019/02/04/restauration-de-l-eglise-du-saint-sacrement-a-liege-l-eveque-6126346.htm

    JPSC

  • Mesures en prévision de la reprise du culte en Belgique

    Sous la signature de Sophie Delhalle, "Cathobel", le site web des diocèses francophones de Belgique, a communiqué, hier 20 mai 2020, le texte qui suit :  

    « En prévision d’une prochaine reprise des célébrations liturgiques, la conférence des évêques de Belgique a dressé une liste des mesures sanitaires à suivre par l’ensemble des lieux de culte.

    Lesdites mesures devront être communiquées à tous ceux qui participent au service religieux au moyen d’affiches placardées à l’entrée de l’église (à l’extérieur et à l’intérieur). Les symboles clairs seront préférés aux longs textes. Les mesures pourront être également publiées en temps voulu dans le journal paroissial.

    Eviter les contacts

    La réouverture des églises sera aussi l’occasion idéale pour un nettoyage en profondeur à l’eau et au savon.

    Afin d’éviter un maximum de contact, la distribution de livres de chants, de prospectus, de dépliants ou autres, sera interdite de même que leur transmission de main en main. Les évêques conseillent même de les retirer de l’église. A noter aussi que les bénitiers restent inutilisables jusqu’à nouvel ordre.

    Plan de circulation

    Concernant les installations sanitaires dans l’église, il est conseillé de les fermer complètement. En cas d’impossibilité, une personne sera chargée de la désinfection systématique des toilettes, robinets et poignées de portes. Le matériel adéquat sera prévu.

    Les UP et paroisses devront également réfléchir à un plan de circulation dans l’église : où et comment faire entrer les fidèles dans l’église, comment se rendent-ils à leur chaise, déroulement de la circulation lors de la communion, où et comment se déroule la sortie. Pour un respect de la distance sociale, il est préférable de différencier porte d’entrée et porte de sortie. Lors de la distribution de la communion, dans certaines églises, seule une file sera possible pour respecter les mesures de distanciation. A cet effet, une signalisation claire devra être établie : panneaux de signalisation, fléchage, autocollants, délimitation des allées, …

    Impliquer les fidèles

    En matière d’hygiène, il faudra prévoir à chaque entrée de l’église des lieux de désinfection bien visibles ainsi qu’un équipement de désinfection supplémentaire au cas où, par exemple, les fidèles qui vont à la communion doivent se désinfecter les mains. Prêtre, enfants de chœur et lecteurs devront aussi se désinfecter les mains.

    Le respect d’une distance d’1,5 m dans tous les sens entres les personnes restera sans doute encore obligatoire pendant un certain temps. Les chaises devront donc être placées en fonction.

    La conférence des évêques estime également que, dans un premier temps, il sera préférable de « se passer » de chorale. Le recours à un chantre restant néanmoins envisageable.  Pas de contact ni d’échange lors du signe de paix.

    Les évêques soulignent également l’importance d’impliquer la communauté des fidèles dans le processus.

    Voici le texte intégral de la note de travail relatif aux mesures d'hygiène proposées:

    1. "Communication des mesures

    Toutes les mesures décidées seront communiquées à tous ceux qui participent au service religieux. Ces mesures seront affichées très clairement à l’entrée de l’église (à l'extérieur et à l'intérieur). Les mesures à afficher ailleurs seront discutées (par exemple, ce qui concerne la désinfection des mains avant la communion peut être affichée à l'avant près du produit désinfectant). Les symboles clairs seront préférés aux longs textes difficiles à lire quand on est dans l’église. Les mesures pourront être publiées en temps voulu dans le journal paroissial. On évitera de les imprimer et de les distribuer.

    Grand nettoyage de Pâques 

    Il est coutume dans de nombreuses églises d’organiser un grand nettoyage peu avant Pâques. Il n’a pas toujours pu avoir lieu cette année. La réouverture des églises est l’occasion idéale pour un nettoyage en profondeur à l’eau et au savon. Comme il faut tout bouger autant tout laver.

    Livres et livrets

    Il faut éviter les surfaces touchées. La distribution de livres de chants, de prospectus, de dépliants ou autres, sera interdite de même que leur transmission de main en main. Il faut absolument les retirer de l'église. Laisser des étagères de livres de chants avec un avis indiquant qu’on ne peut pas les utiliser, n’a pas de sens. Il est préférable de les ranger dans un endroit inaccessible pour éviter que les visiteurs les prennent par inadvertance ...

    Bénitiers

    Les bénitiers sont rendus inutilisables jusqu’à nouvel ordre.

    Sanitaires

    Les installations sanitaires dans l'église sont un problème. On conseille de les fermer complètement. En cas d’impossibilité, une personne sera chargée de la désinfection systématique des toilettes, robinets et poignées de portes. Le matériel adéquat sera prévu.

    1. Plan de circulation

    Un examen attentif des éléments suivants sera nécessaire : où et comment faire entrer les fidèles dans l'église, comment se rendent-ils à leur chaise, déroulement de la circulation lors de la communion, où et comment se déroule la sortie. Pour un respect de la distance sociale, il est préférable de différencier porte d’entrée et porte de sortie. Il faudra également tenir compte de la distance entre les personnes assises ainsi que par rapport à la file qui les longe lors de la communion. Dans certaines églises, seule une file sera possible alors que normalement on distribue la communion à deux endroits.

    Une signalisation claire devra être établie. Eventuellement à l’aide de panneaux de signalisation, d’un fléchage, d’autocollants, d’une délimitation des allées…

    1. Mesures d’hygiène

    Les personnes qui entrent dans l'église devront pouvoir se désinfecter les mains. Il faudra donc prévoir à chaque entrée des lieux de désinfection bien visibles (par exemple : 2 tables séparées avec des flacons de gel hydroalcoolique ou un distributeur accroché au mur ou à un poteau). Prévoir aussi un équipement de désinfection supplémentaire au cas où, par exemple, les fidèles qui vont à la communion doivent se désinfecter les mains. (de préférence du gel hydroalcoolique qui sèche rapidement dans l’allée de communion ). Ne pas oublier que le prêtre, les enfants de chœur et les lecteurs ont aussi besoin de gel hydroalcoolique pour se désinfecter les mains.

    Les désinfectants sont disponibles en pharmacie ou en société spécialisée dans ce type de matériel.

    1. Mesures de distanciation

    Le respect d'une distance d’1,5 m dans tous les sens entres les personnes restera sans doute encore obligatoire pendant un certain temps. Il faudra réfléchir à sa mise en œuvre et bien l’expliquer.

    Chaises

    Placerez-vous les chaises à 1,5 m l'une de l'autre avec enlèvement des chaises en trop ? Ou allez-vous scotchez 3 chaises à côté de la chaise où une personne est autorisée à s'asseoir ? Allez-vous scotcher une rangée de chaises sur deux jusqu’au fond de l’église ? Ou allez-vous tourner les chaises que l’on ne peut occuper ? Allez-vous travailler en ligne droite ou en zigzag? Allez-vous mettre toutes les chaises les unes contre les autres dans les parties latérales pour ne mettre que le nombre de chaises autorisées dans la partie centrale ? Dans une petite église, on peut organiser une entrée d'un côté et une sortie de l'autre côté pour chaque rangée de chaises, donc pas d'allée centrale. Si l’église est pourvue de bancs (fixes), comment s’assurer que la distance sociale soit respectée et comment éviter que les gens dussent se croiser ?

    Files

    Indiquer d'une manière ou d'une autre, dans les allées centrale et latérales, des repères de distance d’1,5 m, pour les personnes qui font la file pour la communion ou l’offrande ? (des autocollants de sol ou du ruban de couleur existent). Voir aussi plus haut sous plan de circulation.

    Familles

    Faut-il demander aux familles de respecter la distance entre les chaises, ou peuvent-elles prendre place ensemble ? Comment l’expliciter clairement ?         

    Chœur et chantre

    Pour les chœurs, des règles de distanciation spécifiques s'appliquent. Pour les personnes qui chantent, une distance minimale de 8 mètres sera vraisemblablement à respecter ! Si c'est le cas, nos premières célébrations devront sans doute avoir lieu sans chorale. Eventuellement avec un chantre ?

    1. Pour la célébration elle-même

    Si chaleureuse que soit la célébration souhaitée, nous ne pourrons pas nous donner la main lors du Notre Père dans un premier temps lors de la reprise des célébrations, ni serrer les mains ou nous embrasser lors du don de la paix. Une certaine créativité est permise sans oublier toutefois que nous célébrons la liturgie...

    Une ou des personnes devront être désignées pour la gestion des diverses mesures. Au début, il faudra s'assurer que chacun connait et applique les mesures, qu'il s’y retrouve dans les plans de circulation, qu'il sait ce qu'on attend de lui. Une aide est toujours bienvenue.

    Pour l'instant, il n'est pas encore possible de discuter autour d'un café après la célébration. Il est interdit aussi de faire la causette devant l'église tant que les rassemblements ne sont pas autorisés. Il est important d’impliquer la communauté des fidèles dans le processus."

  • Déconfinement des lieux de culte : deux cents jeunes catholiques interpellent le Conseil d’État de Belgique pour lever l’interdiction de rassemblements dans les églises

    Le site web « Belgicatho » et le quotidien « La Libre Belgique » rapportent ce qui suit :  

    « 20-05-2020

    En France et en Allemagne, la démarche a porté ses fruits. Qu’en sera-t-il en Belgique ? Plus de 200 jeunes catholiques ont cosigné et introduisent une requête auprès du Conseil d’État (sous la forme d’un recours en suspension) contre le confinement qui se poursuit pour les lieux de culte. Le gouvernement, qui a permis la reprise des activités dans les commerces, dans les musées ou dans les parcs zoologiques notamment, n’a en effet toujours pas levé l’interdiction de rassemblement pour les cultes.

    "La liberté de culte est dans notre pays un droit fondamental garanti par la constitution, qui ne saurait être soumise à des impératifs économiques, explique Joseph Junker, porte-parole francophone des requérants. Nous trouvons intolérable que notre gouvernement témoigne un tel mépris envers les libertés des citoyens, en particulier celles des catholiques et de leurs spécificités. Cette décision est profondément injuste, disproportionnée et paternaliste, d'autant plus que les catholiques ont prouvé être parfaitement capables de prendre eux-mêmes des mesures de protection, et d'organiser des célébrations eucharistiques de manière sûre et dans le respect des règles de sécurité. La liberté religieuse est garantie par notre Constitution et la Convention européenne des droits de l'homme. 

    En Allemagne et en France, des recours ont abouti à un sévère désaveu du gouvernement de ces pays par la Justice, qui a jugé ces interdictions du culte complètement illégales. Nous avons donc décidé de nous aussi demander justice, et d'introduire une procédure auprès du Conseil d'État. Notre objectif est de faire annuler l'interdiction telle qu'elle est en vigueur en Belgique pour violation de la Constitution. Nos avocats ont étudié les chances de succès et ont préparé une requête qui est introduite en ce moment."

    Les chefs des cultes négocient

    Aura-t-elle des chances d’aboutir ? Les requérants pourront-ils convaincre le Conseil d’État que ce maintien du confinement pour les cultes serait "disproportionné, incohérent et insuffisamment motivé" ? Les prochaines semaines le diront. Mi avril, les professeurs de théologie Louis-Léon Christians (titulaire de la chaire Droit et religions à l’UCLouvain), et Adriaan Overbeeke (UAntwerpen) estimaient "qu’était respecté un équilibre adéquat entre les mesures sanitaires et la garantie de la liberté de culte". Cela, "dans la mesure où les arrêtés semblaient se limiter à l’interdiction des cérémonies collectives tout en maintenant ouverts les lieux de cultes à des pratiques individuelles respectueuses des distances de sécurité." La situation a cependant évolué alors que le déconfinement s’élargit, estime aujourd’hui Louis-Léon Christians qui reconnaît que c’est aussi le non-respect du principe de "non-discrimination" que pourraient épingler les croyants.

    Pour rappel, si ce sont ici des laïcs qui ont entamé cette démarche, les évêques, en compagnie des chefs des autres cultes reconnus, ont entamé des négociations avec le gouvernement pour relancer les célébrations publiques. Ils ont également remis un protocole au Conseil national de sécurité pour clarifier les mesures qui seront prises dans les lieux de culte afin que les célébrations puissent reprendre dans le respect des normes sanitaires. »

    La persistance de l’état d'exception visant le secteur religieux alors que le processus du déconfinement de la société est amorcé partout ailleurs est-elle conforme aux dispositions constitutionnelles relatives aux libertés de culte et de réunion mais aussi à l’égalité des citoyens devant la loi ? Une réponse autorisée en droit serait en effet la bienvenue.

    Sursum Corda

  • HORAIRES DES CELEBRATIONS OU ACTIVITES RECURRENTES

     EGLISE DU SAINT-SACREMENT 

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    Boulevard d'Avroy, 132 à Liège

    -Tous les dimanches et jours de fête d'obligation, à 10h00 messe en latin et chants grégoriens (missel de 1962) et à 11h15 messe en français et chants grégoriens (missel de 1970). Des messes  sont aussi célébrées durant la semaine à 08h30 (mardi, jeudi, samedi) ou 18h00 (lundi, mercredi, vendredi), : consultez à cet égard le calendrier ci-dessous (*) ou téléphonez soit au n° fixe 04 344 10 89 soit au n° gsm 0470 94 70 05).


    -Tous les mardis, de 17h00 à 19h00, adoration eucharistique et confessions (vêpres grégoriennes à 17h00, chapelet à 18h00 et bénédiction du saint-sacrement à 18h45)


    -Tous les jeudis, église ouverte de 08h00 à 12h00 (8h30 messe, 9h30 confessions jusqu'à 11h30), de 14h00 à 17h00 (adoration du Saint-Sacrement) et de 20h00 à 22h00 (office de complies suivi de la répétition de la schola grégorienne: la schola chante le propre grégorien à la messe dominicale de 10h. Apprendre à chanter le répertoire: tel.04.344.10.89).

    -Le 1er samedi de chaque mois (sauf exception mentionnée dans le calendrier) , de 14h00 à 15h30:  méditation du rosaire par le groupe de prière Notre-Dame de Fatima, suivi de la célébration de la messe (de 15h30 à 16h00)

    ______ 

    (*) calendrier des célébrations

     communication importante

    Chers fidèles de l’église du Saint-Sacrement, 

    Suite aux mesures contraignantes de lutte contre l’épidémie de coronavirus prises par le conseil national de sécurité et aux décisions corollaires arrêtées par les évêques de Belgique, toutes les célébrations liturgiques publiques ont d'abord été suspendues sur l’ensemble du territoire national à partir du samedi 14 mars jusqu’au  vendredi 3 avril au moins.

    Par une nouvelle directive, datée du lundi 23 mars, les évêques de Belgique ont ensuite décidé de proroger du samedi 4 avril jusqu'au dimanche 19 avril inclusivement la suspension de toutes les célébrations religieuses publiques.

    Enfin, une décision du Conseil National de Sécurité du 15 avril a été avalisée par une communication des évêques diffusée le jeudi 16 avril: elle notifie que toutes les mesures prises par les autorités civiles et religieuses concernant les célébrations religieuses ou activités ecclésiales sont maintenues jusqu'au 3 mai au moins.

    Dès modification des mesures générales par un prochain Conseil National de Sécurité, le Conseil permanent de la Conférence des Évêques examinera avec les autorités civiles comment l'Église peut modifier ses propres mesures, en quels lieux et dans quelles conditions. Une nouvelle communication sur ce sujet suivra alors dès que possible. Entretemps toutes les célébrations religieuses publiques demeurent suspendues sine die.

    Les messes à l'église du Saint-Sacrement sont naturellement concernées par ces dispositions  prophylactiques.

    Pour tous renseignements, vous pouvez contacter le Recteur (04 70 94 70 05) ou le Secrétariat (04 344 10 89).

    Réflexion pour un temps d'épidémie:

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    LA COMMUNION SPIRITUELLE 

    Une situation d’exception que vous n’avez pas choisie et dont vous souffrez

    Vous êtes habitués à participer à la messe le dimanche, voire en semaine.

    Vous désireriez toujours assister à la messe et continuer de communier. Mais à cause de la suspension des célébrations publiques dans les églises (en vue de tenter d’enrayer la propagation de l’épidémie), cela ne vous est plus possible et vous en souffrez.

    QUE FAIRE DANS NOTRE SITUATION ?

    Il n’y a aucune faute de votre part.

    Si vous n’avez pu participer à la messe et communier, ce n’est pas par suite d’un choix de votre part. Vous subissez une situation que vous n’avez pas choisie.

    Il n’y a évidemment aucun péché de votre part. Car vous vous retrouvez dans l’impossibilité de sanctifier sacramentellement votre dimanche, jour du Seigneur.

    Cette situation d’exception nous fait rejoindre les conditions que connaissent les chrétiens en périodes de persécution (par exemple sous la Révolution française, dans les terres de mission au XIXe siècle ou sous les dictatures communistes du XXe siècle).

    En ces heures d’épreuves, essayons de garder paix de l’âme et confiance en Dieu en approfondissant ce que la Communion spirituelle met à notre disposition.

    1) D’où provient cette notion de « communion spirituelle ?

    2) Qu’est-ce que la « communion spirituelle » ?

    3) Propositions concrètes

     Annexes : suggestions de prières pour la communion spirituelle

     

    1) D’OU PROVIENT CETTE NOTION DE  "COMMUNION SPIRITUELLE ?"

    Exposée par saint Thomas d’Aquin, retenue par le concile de Trente, reprise par l’enseignement constant des papes, cette doctrine a été recommandée par plusieurs saints et maîtres de vie spirituelle.

    A. Saint Thomas d’Aquin, Docteur de l’Eglise († 1274)

    « Dans la manducation de ce sacrement, deux choses sont à considérer : le sacrement en lui-même, et son effet. Nous avons déjà parlé des deux. La manière parfaite de manger ce sacrement est celle où on le reçoit de telle façon qu’on perçoit son effet. Mais il arrive parfois, nous l’avons dit, qu’on soit empêché de percevoir l’effet de ce sacrement ; et cette manière de le manger est imparfaite. Puisque la différence entre le parfait et l’imparfait est un principe de division, la manducation sacramentelle, par laquelle on consomme le sacrement sans obtenir son effet, est distinguée, par opposition, de la manducation spirituelle par laquelle on perçoit l’effet de ce sacrement, lequel unit spirituellement au Christ par la foi et la charité. »

    Somme théologique, III, q. 80, a. 1

    B. La 13e session du concile de Trente (11 octobre 1551, chapitre 8)

    « Ceux qui mangent par le désir ce pain céleste qui leur est présenté, en perçoivent le fruit et l’utilité, grâce à leur foi vivante, que la charité rend agissante » (DS 1648).

    « Il y en a d’autres, dit le Catéchisme du concile de Trente, qui ne participent à l’Eucharistie que spirituellement : ce sont ceux qui, animés de cette foi vive qui opère par la charité, se nourrissent de ce Pain céleste par des désirs et des vœux ardents. S’ils ne retirent pas de ce sacrement tous les fruits qu’il contient, ils en reçoivent néanmoins de très considérables ».

    C. Saint Jean-Paul II († 2005)

    « L’Eucharistie apparaît donc comme le sommet de tous les Sacrements car elle porte à sa perfection la communion avec Dieu le Père, grâce à l’identification au Fils unique par l’action du Saint-Esprit. Avec une foi pénétrante, l’un des grands auteurs de la tradition byzantine [Nicolas Cabasilas, La vie en Christ, IV, n. 10] exprimait cette vérité à propos de l’Eucharistie : Ainsi ce mystère est parfait, à la différence de tout autre rite, et il conduit à la cime même des biens, puisque là se trouve aussi la fin suprême de tout effort humain. Car c’est Dieu lui-même que nous rencontrons en lui, et Dieu s’unit à nous de l’union la plus parfaite. C’est précisément pour cela qu’il est opportun de cultiver dans les cœurs le désir constant du Sacrement de l’Eucharistie. C’est ainsi qu’est née la pratique de la « communion spirituelle », heureusement répandue depuis des siècles dans l’Église et recommandée par de saints maîtres de vie spirituelle. »

    Et de citer sainte Thérèse de Jésus (cf. F, ci-dessous).

    Encyclique Ecclesia de Eucharistia (17 avril 2003), n° 34

    D) Benoît XVI

    « Quand il n’est pas possible de s’approcher de la communion sacramentelle, la participation à la Messe demeure cependant nécessaire, valable, significative et fructueuse. Dans ces circonstances, il est bon de cultiver le désir de la pleine union avec le Christ, par exemple par la pratique de la communion spirituelle, rappelée par Jean-Paul II et recommandée par de Saints maîtres de vie spirituelle [saint Thomas d’Aquin ; sainte Thérèse de Jésus] ».

    Exhortation Apostolique post-synodale Sacramentum Caritatis sur l’eucharistie source et sommet de la vie et de la mission de l’Eglise (22 février 2007), n° 55

     E) L’Imitation de Jésus-Christ

    « Tout fidèle peut aussi communier en esprit tous les jours, à toute heure, avec beaucoup de fruit. (…) Il se nourrit invisiblement de Jésus-Christ celui qui médite avec piété les mystères de l’Incarnation et de la Passion et qui s’enflamme en son amour ».

    Livre IV, ch. 10, n° 6

     F) Sainte Thérèse de Jésus (sainte Thérèse d’Avila), Docteur de l’Eglise († 1582)

    « Mais lorsque vous ne recevrez pas la Communion à la messe que vous entendrez, communiez spirituellement ; vous en retirerez de grands profits. De même, recueillez-vous ensuite au-dedans de vous ; vous imprimerez ainsi en vous un amour profond pour Notre-Seigneur. Dès lors que vous vous préparez à le recevoir, il ne manque jamais de vous faire quelque faveur par une foule de voies mystérieuses.

    Nous approcher de lui, c’est nous approcher du feu. Bien qu’un feu soit très ardent, si vous vous en tenez éloignées et vous cachez les mains, il ne vous réchauffera pas beaucoup ; cependant vous sentirez plus de chaleur que si vous étiez dans un appartement où il n’y a pas de feu. Mais c’est une chose bien différente quand nous nous approchons de l’Eucharistie. Si l’âme est bien disposée, si elle a le désir véritable de chasser le froid qu’elle ressent et reste là un instant, elle se trouvera réchauffée pour plusieurs heures. »

    Chemin de la perfection, ch. XXXVII

    (Œuvres complètes, éd. du Seuil, p. 766)

     G) Saint François de Sales, Docteur de l’Eglise († 1622)

    « Mais quand vous ne pourrez pas avoir ce bien de communier réellement à la sainte messe, communiez au moins de cœur et d’esprit, vous unissant par un ardent désir à cette chair vivifiante du Sauveur. »

    Introduction à la vie dévote, 2e partie, chap. 21

     H) Le saint Curé d’Ars saint Jean-Marie Vianney († 1859)

    « Si nous sommes privés de la communion sacramentelle, remplaçons-la, autant qu’il se peut, par la communion spirituelle que nous pouvons faire à chaque instant ; car nous devons toujours être dans un désir brûlant de recevoir le bon Dieu. La communion fait à l’âme comme un coup de soufflet à un feu qui commence à s’éteindre, mais où il y a encore beaucoup de braise : on souffle, et le foyer se rallume. Après la réception des sacrements, lorsque nous sentons l’amour de Dieu se ralentir, vite la communion spirituelle !... Lorsque nous ne pouvons venir à l’église, tournons-nous du côté du tabernacle ; le bon Dieu n’a pas de mur qui l’arrête. »

    (cf. Esprit du Curé d’Ars, M. Vianney dans ses catéchismes, ses homélies et sa conversation, 1864)

     

    2) QU’EST-CE QUE LA « COMMUNION SPIRITUELLE » ?

    Une communion spirituelle est une « communion au Christ présent dans l’Eucharistie, non pas en le recevant sacramentellement, mais par le seul désir procédant d’une foi animée par la charité ».

    Il y a donc dans cette démarche :

    a) un acte de foi vive en la présence réelle du Christ en la Sainte Eucharistie ;

    b) un acte de charité envers le Christ eucharistique ;

    c) un désir sincère de recevoir la sainte Eucharistie d’une manière sacramentelle, si c’était possible, et de s’unir ainsi intimement au Christ.

    Dans la communion spirituelle, le signe sacramentel n’est pas reçu, mais la grâce du sacrement de l’eucharistie, l’unité avec le Christ, est donnée.

    Rappelons-nous comment le Seigneur a opéré des guérisons sans se rendre physiquement présent au chevet du malade :

    Comme Jésus était entré à Capharnaüm, un centurion s’approcha de lui et le supplia : « Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé, et il souffre terriblement. » Jésus lui dit : « Je vais aller moi-même le guérir. » Le centurion reprit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. Moi-même qui suis soumis à une autorité, j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : “Va”, et il va ; à un autre : “Viens”, et il vient, et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. »

    À ces mots, Jésus fut dans l’admiration et dit à ceux qui le suivaient : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi. Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du royaume des Cieux, mais les fils du Royaume seront jetés dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. » Et Jésus dit au centurion : « Rentre chez toi, que tout se passe pour toi selon ta foi. » Et, à l’heure même, le serviteur fut guéri.

    (Mt 8, 5-13)

    3) PROPOSITIONS CONCRETES

    - Le dimanche,

    * méditer la messe du jour dans son missel

    * suivre une messe retransmise par les médias (télévision, radio, site).

    - Tous les jours, lire l’oraison et les lectures de la messe.

     

    • Réciter avec ferveur des prières de l’Eglise que vous aimez :

    * l’Oraison dominicale (Notre Père, Pater)

    * le Magnificat

    * les prières du chapelet : Pater, Je vous salue Marie (Ave Maria), Gloire à Dieu (Gloria), Je crois en Dieu

    * les prières de la messe (Je confesse à Dieu, Kyrie, Gloire à Dieu, Credo, Notre Père, Seigneur je ne suis pas digne…)

    * les actes de foi, d’espérance, de charité

    * les prières et psaumes proposés en annexe, ci-dessous.

     

    • Demander au Seigneur de vous donner la grâce que vous auriez reçue en communiant sacramentellement.

    - Rendre grâce au Seigneur (Le remercier) de la même manière qu’à la messe.

    → Vous pouvez faire votre communion spirituelle
    quotidiennement.

    ANNEXE:

    SUGGESTIONS DE PRIERES POUR LA COMMUNION SPIRITUELLE

    Acte de communion spirituelle composé par Monseigneur Raymond Centène, évêque de Vannes

    « Seigneur Jésus, je crois fermement que Tu es présent dans le Saint Sacrement de l’Eucharistie. Je T’aime plus que tout et je Te désire de toute mon âme. « Après toi languit ma chair comme une terre assoiffée » (psaume 62)

    Je voudrais Te recevoir aujourd’hui avec tout l’amour de la Vierge Marie, avec la joie et la ferveur des saints.

    Puisque je suis empêché de Te recevoir sacramentellement, viens au moins spirituellement visiter mon âme.

    En ce temps de carême, que ce « jeûne » eucharistique auquel je suis contraint me fasse communier à Tes souffrances et surtout, au sentiment d’abandon que Tu as éprouvé sur la Croix lorsque Tu t’es écrié : « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ».

    Que ce jeûne sacramentel me fasse communier aux sentiments de Ta Très Sainte Mère et de Saint Joseph quand ils T’ont perdu au temple de Jérusalem, aux sentiments de Ta Sainte mère quand elle Te reçut, sans vie, au pied de la Croix.

    Que ce « jeûne » eucharistique me fasse communier aux souffrances de Ton Corps mystique, l’Église, partout dans le monde où les persécutions, ou l’absence de prêtres, font obstacle à toute vie sacramentelle.

    Que ce jeûne sacramentel me fasse comprendre que l’Eucharistie est un don surabondant de Ton amour et pas un dû en vue de mon confort spirituel.

    Que ce « jeûne » eucharistique soit une réparation pour toutes les fois où je T’ai reçu dans un cœur mal préparé, avec tiédeur, avec indifférence, sans amour et sans action de grâce.

    Que ce jeûne sacramentel creuse toujours davantage ma faim de Te recevoir réellement et substantiellement avec Ton corps, Ton sang, Ton âme et Ta divinité lorsque les circonstances me le permettront.

    Et d’ici là, Seigneur Jésus, viens nous visiter spirituellement par Ta grâce pour nous fortifier dans nos épreuves.

    Maranatha, viens Seigneur Jésus.

    Acte de saint Alphonse de Liguori, Docteur de l’Eglise († 1787) pour la communion spirituelle

    Jésus, je vous crois présent dans le Saint-Sacrement. Je vous aime par-dessus toutes choses, et je désire de toute mon âme vous recevoir. Puisque je ne puis maintenant vous recevoir dans le sacrement, descendez du moins spirituellement dans mon cœur. Je vous accueille avec toute l’affection de mon cœur et je m’unis à vous tout entier, comme si vous étiez déjà venu dans mon âme. Préservez-moi du malheur de me séparer jamais de vous.

    Les Visites au Saint-Sacrement, introduction

    Prière à Jésus Crucifié

    Me voici, ô bon et très doux Jésus, prosterné en votre présence ; je vous prie et vous conjure avec toute l’ardeur de mon âme d’imprimer dans mon cœur de vifs sentiments de foi, d’espérance et de charité, un vrai repentir de mes fautes et une très ferme volonté de m’en corriger ; tandis qu’avec un grand amour et une grande douleur, je considère et contemple en esprit vos cinq plaies, ayant devant les yeux ces paroles que déjà le prophète David vous faisait dire de vous-même, ô bon Jésus : « Ils ont percé mes mains et mes pieds ; ils ont compté tous mes os » (Ps 21, 17-18).

     

    Prière enseignée par l’ange du Portugal aux trois enfants de Fatima (1916)

    « Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je Vous adore profondément et je Vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de Notre Seigneur Jésus-Christ, présent dans tous les tabernacles du monde en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels Il est Lui-même offensé. Par les mérites infinis de son Cœur Sacré et du Cœur Immaculé de Marie, je Vous demande la conversion des pauvres pécheurs »,

    Psaume 41

    Comme un cerf altéré cherche l’eau vive, * ainsi mon âme te cherche toi, mon Dieu.

    Mon âme a soif de Dieu, le Dieu vivant ; * quand pourrai-je m’avancer, paraître face à Dieu ?

    Je n’ai d’autre pain que mes larmes, le jour, la nuit, * moi qui chaque jour entends dire : « Où est-il ton Dieu ? »

    Je me souviens, et mon âme déborde : * en ce temps-là, je franchissais les portails !

    Je conduisais vers la maison de mon Dieu la multitude en fête, * parmi les cris de joie et les actions de grâce.

    Pourquoi te désoler, ô mon âme, et gémir sur moi ? * Espère en Dieu ! De nouveau je rendrai grâce : il est mon sauveur et mon Dieu !

    Si mon âme se désole, je me souviens de toi, * depuis les terres du Jourdain et de l’Hermon, depuis mon humble montagne.

    L’abîme appelant l’abîme à la voix de tes cataractes, * la masse de tes flots et de tes vagues a passé sur moi.

    Au long du jour, le Seigneur m’envoie son amour ; * et la nuit, son chant est avec moi, prière au Dieu de ma vie.

    Je dirai à Dieu, mon rocher : « Pourquoi m’oublies-tu ? * Pourquoi vais-je assombri, pressé par l’ennemi ? »

    Outragé par mes adversaires, je suis meurtri jusqu’aux os, * moi qui chaque jour entends dire : « Où est-il ton Dieu ? »

    Pourquoi te désoler, ô mon âme, et gémir sur moi ? * Espère en Dieu ! De nouveau je rendrai grâce : il est mon sauveur et mon Dieu !

     

    Psaume 62, 2-9

    Dieu, tu es mon Dieu, je te cherche dès l’aube : mon âme a soif de toi ; après toi languit ma chair, terre aride, altérée, sans eau.

    Je t’ai contemplé au sanctuaire, j’ai vu ta force et ta gloire.

    Ton amour vaut mieux que la vie : tu seras la louange de mes lèvres !

    Toute ma vie je vais te bénir, lever les mains en invoquant ton nom.

    Comme par un festin je serai rassasié ; la joie sur les lèvres, je dirai ta louange.

    Dans la nuit, je me souviens de toi et je reste des heures à te parler.

    Oui, tu es venu à mon secours : je crie de joie à l’ombre de tes ailes.

    Mon âme s’attache à toi, ta main droite me soutient.

     

    Psaume 83

    De quel amour sont aimées tes demeures, Seigneur, Dieu de l’univers !

    Mon âme s’épuise à désirer les parvis du Seigneur ; * mon cœur et ma chair sont un cri vers le Dieu vivant !

    L’oiseau lui-même s’est trouvé une maison, et l’hirondelle, un nid pour abriter sa couvée : tes autels, Seigneur de l’univers, mon Roi et mon Dieu !

    Heureux les habitants de ta maison : ils pourront te chanter encore !

    Heureux les hommes dont tu es la force : des chemins s’ouvrent dans leur cœur !

    Quand ils traversent la vallée de la soif, ils la changent en source ; * de quelles bénédictions la revêtent les pluies de printemps !

    Ils vont de hauteur en hauteur, ils se présentent devant Dieu à Sion.

    Seigneur, Dieu de l’univers, entends ma prière ; écoute, Dieu de Jacob.

    Dieu, vois notre bouclier, regarde le visage de ton messie.

    Oui, un jour dans tes parvis en vaut plus que mille. J’ai choisi de me tenir sur le seuil, dans la maison de mon Dieu, * plutôt que d’habiter parmi les infidèles.

    Le Seigneur Dieu est un soleil, il est un bouclier ; * le Seigneur donne la grâce, il donne la gloire. Jamais il ne refuse le bonheur à ceux qui vont sans reproche.

    Seigneur, Dieu de l’univers, heureux qui espère en toi !

     

    Psaume 100

    Je chanterai justice et bonté : * à toi mes hymnes, Seigneur !

    J’irai par le chemin le plus parfait ; * quand viendras-tu jusqu’à moi ?

    Je marcherai d’un cœur parfait avec ceux de ma maison ; * je n’aurai pas même un regard pour les pratiques démoniaques.

    Je haïrai l’action du traître qui n’aura sur moi nulle prise ; * loin de moi, le cœur tortueux ! Le méchant, je ne veux pas le connaître.

    Qui dénigre en secret son prochain, je le réduirai au silence ; * le regard hautain, le cœur ambitieux, je ne peux les tolérer.

    Mes yeux distinguent les hommes sûrs du pays : ils siégeront à mes côtés ; * qui se conduira parfaitement celui-là me servira.

    Pas de siège, parmi ceux de ma maison, pour qui se livre à la fraude ; * impossible à qui profère le mensonge de tenir sous mon regard.

    Chaque matin, je réduirai au silence tous les coupables du pays, * pour extirper de la ville du Seigneur tous les auteurs de crimes.

     

    Psaume 142

    Seigneur, entends ma prière ; + dans ta justice écoute mes appels, * dans ta fidélité réponds-moi.

    N’entre pas en jugement avec ton serviteur : aucun vivant n’est juste devant toi.

    L’ennemi cherche ma perte, il foule au sol ma vie ; il me fait habiter les ténèbres avec les morts de jadis.

    Le souffle en moi s’épuise, mon cœur au fond de moi s’épouvante.

    Je me souviens des jours d’autrefois, je me redis toutes tes actions, * sur l’œuvre de tes mains je médite.

    Je tends les mains vers toi, me voici devant toi comme une terre assoiffée.

    Vite, réponds-moi, Seigneur : je suis à bout de souffle ! Ne me cache pas ton visage : je serais de ceux qui tombent dans la fosse.

    Fais que j’entende au matin ton amour, car je compte sur toi. Montre-moi le chemin que je dois prendre : vers toi, j’élève mon âme !

    Délivre-moi de mes ennemis, Seigneur : j’ai un abri auprès de toi.

    Apprends-moi à faire ta volonté, car tu es mon Dieu. Ton souffle est bienfaisant : qu’il me guide en un pays de plaines.

    Pour l’honneur de ton nom, Seigneur, fais-moi vivre ; à cause de ta justice, tire-moi de la détresse.

    A cause de ton amour, tu détruiras mes ennemis ; tu feras périr mes adversaires, car je suis ton serviteur.

     

    Prière de saint Pie de Pietrelcina (« Padre Pio ») († 1968)

    Restez avec moi, Seigneur, car il est nécessaire de Vous avoir présent pour ne pas Vous oublier.

    Restez avec moi, Seigneur, parce que je suis faible et j’ai besoin de Votre force pour ne pas tomber si souvent.

    Restez avec moi, Seigneur, car Vous êtes toute ma vie et sans Vous, je suis sans ferveur.

    Restez avec moi, Seigneur, parce que Vous êtes ma lumière et sans Vous, je suis dans les ténèbres.

    Restez avec moi, Seigneur, pour que j’entende Votre voix et que je Vous suive.

    Restez avec moi, Seigneur, parce que je désire Vous aimer et être toujours dans Votre compagnie

    Restez avec moi, Seigneur, parce que si pauvre que soit mon âme, elle désire être pour Vous un lieu de consolation et un nid d’amour.

    Restez avec moi Jésus, parce qu’il se fait tard et que le jour décline ; la vie passe, la mort, le jugement, l’éternité approchent. Je crains les ténèbres, les tentations, les sécheresses, les croix et les peines. Oh ! combien j’ai besoin de vous dans cette nuit de l’exil ! Que la communion eucharistique soit la lumière qui dissipe les ténèbres, la force qui me soutienne et l’unique joie de mon cœur.

    Restez avec moi, Jésus, je ne demande pas les consolations divines parce que je ne les mérite pas, mais le don de VOTRE PRESENCE, ô oui, je vous le demande.

    Restez avec moi Jésus, c’est Vous seul que je cherche, Votre Amour, Votre Grâce, Votre Cœur, Votre Esprit, parce que je vous aime et ne demande d’autre récompense que de vous aimer toujours davantage.

     

    LE VERITABLE AMI

    Jésus, Vous êtes le seul et véritable ami.

    Vous prenez part à mes maux, vous vous en chargez, vous savez le secret de me les tourner en bien, vous m’écoutez avec bonté, lorsque je vous raconte mes afflictions, et vous ne manquez jamais de les adoucir.

    Je vous trouve toujours et en tout lieu ; vous ne vous éloignez jamais ; et si je suis obligé de changer de demeure, je ne laisse (manque) pas de vous trouver où je vais.

    Vous ne vous ennuyez jamais de m’entendre ; vous ne vous lassez jamais de me faire du bien. Je suis assuré d’être aimé, si je vous aime. Vous n’avez que faire de mes biens, et vous ne vous appauvrissez point en me communiquant les vôtres. Quelque misérable que je sois, un plus noble, un plus bel esprit, un plus saint même ne m’enlèvera point votre amitié ; et la mort, qui nous arrache à tous les autres amis, me doit réunir avec vous.

    Toutes les disgrâces de l’âge ou de la fortune ne peuvent vous détacher de moi ; au contraire, je ne jouis jamais de vous plus pleinement, vous ne serez jamais plus proche que lorsque tout me sera le plus contraire.

    Vous souffrez mes défauts avec une patience admirable ; mes infidélités mêmes, mes ingratitudes ne vous blessent point tellement que vous ne soyez toujours prêt à revenir si je le veux. O Jésus, accordez-moi de le vouloir, afin que je sois tout à vous, pour le temps et pour l’éternité.

    Saint Claude la Colombière († 1682)

    ACTE DE CONFIANCE EN DIEU

    Pour moi, mon Dieu, je suis si persuadé que vous veillez sur ceux qui espèrent en vous et qu’on ne peut manquer de rien, quand on attend de vous toutes choses, que j’ai résolu de vivre à l’avenir sans aucun souci et de me décharger sur vous de toutes mes inquiétudes : Pour moi, mon Dieu, je dormirai et me reposerai dans la paix que je trouve en vous ; parce que vous m’avez, Seigneur, affermi d’une manière toute singulière dans l’espérance que j’ai en votre divine bonté (Ps 4, 9-10). Les hommes peuvent me dépouiller, et des biens, et de l’honneur ; les maladies peuvent m’ôter les forces et les moyens de vous servir ; je puis même perdre votre grâce par le péché ; mais jamais je ne perdrai mon espérance ; je la conserverai jusqu’au dernier moment de ma vie, et tous les démons de l’enfer feront à ce moment de vains efforts pour me l’arracher : Pour moi, mon Dieu, je dormirai et me reposerai dans la paix que je trouve en vous… Les autres peuvent attendre leur bonheur de leurs richesses ou de leurs talents ; d’autres s’appuient sur l’innocence de leur vie, ou sur la rigueur de leurs pénitences, ou sur le nombre de leurs aumônes, ou sur la ferveur de leurs prières ; parce que vous m’avez, Seigneur, affermi d’une manière toute singulière dans l’espérance.

    Pour moi, Seigneur, toute ma confiance c’est ma confiance même. Cette confiance ne trompa jamais personne : Sachez que personne qui a espéré dans le Seigneur n’a été confondu dans son espérance (Si 2, 11).

    Je suis donc assuré que je serai éternellement heureux, parce que j’espère fermement de l’être, et que c’est de vous, ô mon Dieu, que je l’espère : C’est en vous, Seigneur, que j’ai espéré ; ne permettez pas que je sois confondu à jamais (Ps 30, 2). Je connais, hélas ! je ne connais que trop, que je suis fragile et changeant ; je sais ce que peuvent les tentations contre les vertus les plus affermies ; j’ai vu tomber les astres du ciel et les colonnes du firmament. Mais tout cela ne peut m’effrayer tant (tandis) que j’espérerai ; je me tiens à couvert de tous les malheurs et je suis assuré d’espérer toujours, parce que j’espère encore cette invariable espérance.

    Enfin, je suis sûr que je ne puis trop espérer en vous et que je ne puis avoir moins que ce que j’aurai espéré de vous. Ainsi, j’espère que vous me tiendrez dans les penchants les plus rapides, que vous me soutiendrez contre les plus furieux assauts et que vous ferez triompher ma faiblesse de mes plus redoutables ennemis. J’espère que vous m’aimerez toujours, et que je vous aimerai aussi sans relâche ; et, pour porter tout d’un coup mon espérance aussi loin qu’elle peut aller, je vous espère vous-même de vous-même, ô mon Créateur, et pour le temps et pour l’éternité. Ainsi soit-il !

    Saint Claude la Colombière († 1682)

     

    Abbé  Marc-Antoine DOR,

    Recteur de l'église du Saint-Sacrement à Liège

    L'abbé Marc-Antoine Dor partage des feuillets quotidiens pour accompagner spirituellement les fidèles qui souhaitent en profiter durant ce temps de confinement.

    Outre la version pdf du feuillet du 15 mars publié ci-dessus, voici celles des feuillets quotidiens publiés les 16, 17,18,19, 20 ,21, 22, 23,24,25,26,27, 28, 29, 30, 31 mars, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23,24, 25, 26, 27, 28, 29, 30 avril, 1er, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9 ,  10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23,24, 25, 26, 27, 28, 29, 30, 31 mai, 1 juin (pour les lire, cliquez sur le lien):

     

    Copie de église du st sacrement - Copie.JPG

    Eglise du Saint-Sacrement à Liège

    Catéchisme année 2019-2020:

     

    Préparation à la Confirmation

    chaque samedi, de 11h à 12h,

    à l’église du Saint-Sacrement

     

    Préparation à la Profession de foi

    chaque vendredi, de 19h à 20h,

    à l’église du Saint-Sacrement

     

    Pour les autres niveaux,

    des précisions ultérieures seront données

    (abbé M.A. Dor portable 0470 94 70 05)

     

    Autres renseignements: l. 04.344.10.89 (de l'étranger: +32.4.344.10.89)

    courriel sursumcorda@skynet.be

    L'église du Saint-Sacrement à Liège est un sanctuaire appartenant à l'association de fidèles "Sursum Corda" dont les statuts ont été canoniquement reconnus par l'évêque de Liège. La desserte pastorale de ce sanctuaire est confiée à trois prêtres diocésains: l'abbé Marc-Antoine Dor (recteur du sanctuaire et conseiller spirituel de l'association), l'abbé Jean Schoonbroodt, (chapelain et président de l'association) ainsi que l'abbé Claude Germeau (vicaire et directeur du foyer d'accueil des jeunes à Herstal).

    Succédant à l’ancienne église Sainte-Anne (XVIe s.) des Augustins qui la firent ériger au XVIIIe siècle, l’église du Saint-Sacrement au Boulevard d’Avroy présente cette particularité d’être aujourd’hui la seule à être consacrée sous ce vocable à Liège.