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11/07/2020

Sous peine de sanctions pénales : le port du masque devient obligatoire dans les églises belges à partir du 11 juillet 2020

Eglise-et-masques-c-diocese-de-Tournai-200x200.jpgL’Eglise catholique s’aligne sur la décision prise par le Comité de concertation intergouvernemental et rend le port du masque obligatoire lors des offices et, de manière générale, dans l’ensemble des églises du pays. Le port du masque sera effectif dès le samedi 11 juillet 2020

Dès cette date, les personnes qui refusent ou négligent de porter un masque dans un lieu public encourent le risque d’être sanctionnées pénalement. La Conférence des évêques de Belgique précise, dans un communiqué, que le port du masque n’empêche pas de se conformer aux autres mesures sanitaires en vigueur, parmi lesquelles le lavement régulier des mains et le maintien d’une distance sociale d’un mètre cinquante.

Pour rappel, depuis le 1er juillet, 200 personnes maximum sont autorisées à se rassembler dans un lieu de culte, pour autant que la capacité des locaux le permette et moyennant le respect de la distanciation sociale.

Le protocole mis en place lors des célébrations liturgiques est consultable ici.
Le communiqué officiel publié par la Conférence des évêques de Belgique en date du 10 juillet est accessible ici.

15/06/2020

Liège : le déconfinement du culte sous le signe de la Fête-Dieu célébrée par Mgr Delville en l’église du Saint-Sacrement le samedi 13 juin à 19h00

Conformément aux « normes sanitaires » imposées, près de 80 fidèles, de tous âges et de tous milieux, ont pu se réunir autour de l’évêque de Liège pour assister à cette grande fête d’origine liégeoise. La messe était chantée selon la forme extraordinaire du rite romain.

Plus d'informations, ici:

https://liegefetedieu.be/programme/eglise-du-saint-sacrement/

https://rcf.fr/spiritualite/priere/solennite-de-la-fete-dieu-celebree-selon-le-missel-romain-de-1962

Voici le texte de l’homélie prononcée par Monseigneur Delville :

Chers Frères et Sœurs,

La Fête-Dieu de cette année est placée sous le signe des retrouvailles. C’est la première fête que nous pouvons célébrer en étant corporellement présents, même si notre nombre est limité. C’est pourquoi cette messe est aussi retransmise par les médias pour tous ceux qui n’ont pas pu être matériellement présents. Nous avons découvert durant la période de confinement combien la participation directe à la liturgie nous manquait et combien nous désirions la communion au corps du Christ. Le sens même du sacrement, comme signe sacré de la grâce de Dieu, nous apparaissait d’autant plus que nous en étions privés. Or voici que nous pouvons nous retrouver lors de la seule fête liturgique qui soit consacrée à un sacrement, la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ, la Fête-Dieu.

Si sainte Julienne de Cornillon a reçu l’inspiration de faire célébrer cette fête, c’est qu’elle avait compris combien le sacrement actualise en nous la vie du Christ. En effet la vie du Christ ne se résume pas à son aspect historique ; elle se prolonge en chacun de nous par un signe qui nourrit chacune de nos vies. Nous fêtons donc aujourd’hui autant le signe – l’hostie consacrée – que la réalité personnelle qu’elle représente, le Christ lui-même.

Or ce fut la volonté de Jésus lui-même que de prolonger sa vie terrestre par un signe perpétuel. C’est le geste qu’il a fait à la dernière cène, comme nous le raconte saint Paul dans sa 1e lettre aux Corinthiens (1 Cor 11,23-26) : « Le Seigneur Jésus, la nuit même où il fut livré, prit du pain et rendant grâces, le rompit et dit : prenez et mangez, ceci est mon corps, qui sera livré pour vous ; faites ceci en mémoire de moi ». Donc Jésus, face à la souffrance et à la mort, partage le pain et le vin, en tant que son corps et son sang. Face à la fragilité de sa vie, à l’échec apparent de sa mission, face à la pauvreté des disciples qui vont se sentir abandonnés, Jésus ne baisse pas les bras, il ne tombe pas dans la déprime, encore moins dans la fuite. Il partage cette nourriture essentielle d’un repas, que sont le pain et le vin, en disant qu’ils sont son corps et son sang. Ils représentent une vie fragile, une vie qui va être enlevée. Mais ils représentent en même temps un partage de cette vie et une démultiplication de ses effets : « faites ceci en mémoire de moi ». Le corps et le sang du Christ, donnés en communion, nous associent aujourd’hui à sa vie, à sa mort et à sa résurrection. Notre pauvreté est dépassée, nous sommes rassasiés ; nous recevons une vie nouvelle, par notre communion à la pauvreté du Christ.

Certes, on pourrait se moquer de l’eucharistie et dire : « Mais ce n’est qu’un bout de pain, que voulez-vous que cela fasse ? Pourquoi le vénérez-vous tellement ? » Et pourtant nous déployons toute une liturgie et toute une vénération, comme ce soir, pour ce bout de pain. Pourquoi ? Parce que c’est la pauvreté partagée par le Christ, et ce partage nous révèle sa divinité. Dieu est dans ce partage de la pauvreté et nous communique sa divinité. Et c’est pourquoi, en abrégé, nous appelons « Fête-Dieu » la fête d’aujourd’hui. Nous la célébrons ici dans cette église du Saint-Sacrement d’une manière particulièrement solennelle, dans la forme extraordinaire du rite romain, parce qu’elle a nous permet de garder la richesse de la liturgie ancienne, dans la beauté de ses gestes, ses mots et de ses chants, qui évoquent le mystère d’amour de Dieu qui se donne à nous.

Cette communion au Christ par la liturgie nous invite à l’action concrète, puisque le Christ nous dit : « faites ceci en mémoire de moi ». Comme lui-même s’est livré à nous et s’est donné à nous, il nous invite à nous donner aux autres. Nous rejoignons l’intuition de sainte Julienne de Cornillon qui, au 13e siècle, était d’abord au service des malades comme directrice d’un hôpital, la léproserie de Cornillon, avant d’être aussi la promotrice de la fête du Saint-Sacrement, fête destinée à favoriser l’union du chrétien au Christ par la communion eucharistique. Et nous portons fortement dans notre prière tous ceux qui se sont donnés pour leurs frères et sœurs durant cette crise du coronavirus. Je pense au personnel soignant, aux personnels des maisons de retraite, à tous ceux qui ont accompagné une personne en difficulté. Cette période difficile nous a aussi stimulés à trouver des gestes nouveaux pour nous soutenir les uns les autres. Elle a fait apparaître l’importance de l’affection et de la solidarité, surtout quand celles-ci faisaient défaut.

Frères et Sœurs, cette pauvreté partagée est un secret de vie. Jésus nous dit (Jn 6,56-59) : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui. Celui qui mange ce pain vivra éternellement ». Dans la communion au Christ nous trouvons la vraie vie, et dans la communion à celui qui souffre, nous trouvons la vraie joie. Plusieurs personnes me l’ont dit durant cette période : les services d’entraide ont accueilli de nouveaux bénévoles ; leur venue était particulièrement appréciée, car il y avait parfois plus de service à assurer, plus de repas à distribuer ; et ces bénévoles y ont trouvé une vraie joie. Ainsi la communion au Christ débouche dans une communion en Église.

Alors recevons avec foi le corps du Christ qui nous est donné en communion et soyons des témoins de la vraie vie dans notre monde !

Amen ! Alleluia !

08/06/2020

FÊTE-DIEU 2020 À LIÈGE

La Fête-Dieu de cette année sera la première grande messe publique après 3 mois de confinement :

C’est une belle coïncidence pour cette fête du Corps et du Sang du Christ née au diocèse de Liège en 1246, sous l’impulsion de sainte Julienne de Cornillon et d’Eve de Saint-Martin, avant d’être étendue à l’Eglise universelle par une constitution du pape Jean XXII en 1317.

Les festivités 2020 sont simplifiées et font preuve de créativité pour permettre au plus grand nombre d’y participer compte tenu des contraintes sanitaires. Le programme complet des festivités est repris sur le site www.liegefetedieu.be

LiegeFeteDieu_Programme-2020-27x10-v3.jpg

L’une d’elles, présidée par Mgr Delville, aura lieu en l’église du Saint-Sacrement au Bd d’Avroy le samedi 13 juin à 19h00 :

Copie de P1011232.JPG

EGLISE DU SAINT-SACREMENT
Boulevard d’Avroy, 132

SAMEDI 13 JUIN 2017 À 19 HEURES

MESSE SOLENNELLE

célébrée selon le missel de saint Jean XXIII par 

MONSEIGNEUR JEAN-PIERRE DELVILLE

Evêque de Liège

Au programme de la célébration : 

Propre grégorien de la fête (XIIIe s.), plain-chant liégeois, motets eucharistiques et répertoire baroque pour orgue et violons.

La messe se conclura par un moment d’adoration et la bénédiction du Saint-Sacrement

Autres détails accessibles ici : http://liegefetedieu.be/programme/eglise-du-saint-sacrement/

Compte tenu du nombre de places limitées par les mesures sanitaires de « distanciation sociale », les  réservations sont recommandées  via :

téléphone 04 344 10 89  ou email  sursumcorda@skynet.be

ou SMS : 04 70 94 70 05