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01/11/2014

Une méditation de Toussaint par Benoît XVI…

Nous célébrons aujourd'hui avec une grande joie la fête de Tous les Saints. 
En visitant une pépinière botanique, on reste stupéfait devant la variété de plantes et de fleurs, et il nous vient spontanément à l'esprit la fantaisie du Créateur qui a fait de la terre un merveilleux jardin. 
Un sentiment analogue "nous cueille" lorsque nous considérons le spectacle de la sainteté : le monde y apparaît comme un "jardin", où l'Esprit de Dieu a suscité avec une merveilleuse fantaisie une multitude de saints et saintes, de chaque âge et condition sociale, de chaque langue, chaque peuple et culture. Chacun est différent de l'autre, avec la singularité de sa personnalité humaine et de son charisme spirituel. Tous cependant portent imprimé le " sceau" de Jésus (cf Ap 7.3), c'est-à-dire l'empreinte de son amour, témoigné à travers la Croix. 

1ernovembre_lbs.jpgIls sont tous dans la joie, dans une fête sans fin, mais, comme Jésus, ce but, ils l'ont atteint en passant à travers les difficultés et l'épreuve (cf Ap 7.14), chacun affrontant sa part de sacrifice pour participer à la gloire de la Résurrection. 

La solennité de la Toussaint est venu pour affirmer au cours du premier millénaire chrétien la célébration collective des martyres. Déjà en 609, à Rome, le Pape Boniface IV avait consacré le Panthéon, le dédiant à la Vierge Marie et à tous les Martyres. 
Ce martyre, par ailleurs, nous pouvons l'entendre au sens large, c'est-à-dire comme amour pour le Christ sans réserves, amour qui s'exprime dans le don total de soi à Dieu et à ses frères. Ce but spirituel, auquel tous les baptisés sont appelés, se rejoint en suivant la voie des "béatitudes" évangéliques, que la liturgie nous indique dans la solennité de ce jour (cf Mt 5,1-12a). 

C'est la voie même tracée par Jésus et que les saints et les saintes se sont efforcés de parcourir, bien que conscients de leurs limites humaines. Dans leur existence terrestre, en effet, ils ont été pauvres en esprit, peinés pour les péchés, indulgents, affamés et désireux de justice, miséricordieux, purs de coeur, artisans de paix, persécutés pour la justice. Et Dieu les a fait participer à sa félicité : ils l'ont goûtée dans ce monde et, dans l'au-delà, ils en jouissent dans la plénitude. Ils sont maintenant consolés, héritiers de la terre, rassasiés, pardonnés, ils voient Dieu dont ils sont les enfants. En un mot : "en eux est le Règne des Cieux"(cf Mt 5,3.10). 
En ce jour, nous sentons se raviver en nous l'attraction vers le Ciel, qui nous pousse à hâter le pas de notre pèlerinage terrestre. Nous sentons s'allumer dans nos coeurs le désir de nous unir pour toujours à la famille des saints, dont nous avons maintenant déjà la grâce de faire partie. Comme le dit un célèbre chant spiritual : "Lorsque viendra la troupe de tes saints, oh comme je voudrais, Seigneur, être parmi eux ! ".

Puisse cette belle aspiration brûler en tous les chrétiens, et les aider à dépasser chaque difficulté, chaque peur, chaque tribulation! 
Mettons, chers amis, notre main dans la main maternelle de Marie, Reine de tous les Saints, et laissons nous mener par Elle vers la patrie céleste, en compagnie des esprits bienheureux " de chaque nation, chaque peuple et chaque langue" (Ap 7.9). 
Et unissons déjà dans la prière le souvenir de nos chers défunts que demain nous commémorerons

source: une méditation de Toussaint (site web Benoît et moi)

02/10/2014

Liège, dimanche 12 octobre 2014 à 10h: le Collegium Mergelland chante la messe grégorienne à l'église du Saint-Sacrement

 

 

EGLISE DU SAINT-SACREMENT 

 Boulevard d’Avroy, 132 à Liège

DIMANCHE 12 OCTOBRE 2014 À 10 HEURES

Mergelland au St Sacrement198.jpg 

GRANDE MESSE GREGORIENNE “ DA PACEM”

célébrée selon le missel de 1962

Propre du  XVIIIe dimanche après la Pentecôte,  Kyriale “Orbis Factor”

avec le concours du

COLLEGIUM GREGORIANUM MERGELLAND

0201_heuvelland_03.jpgLe Mergelland est cette région frontalière du Sud-Limbourg néerlandais qui étend son paysage de marnes, collines, vergers et pâturages entre Maastricht, Vaals et Kerkrade. 

Le Collegium Gregorianum de ce “pays de marnes” (mergelland) a été fondé en 1977.  Il poursuit un triple but: approfondir la spiritualité chrétienne personnelle par le chant grégorien, améliorer la connaissance des fondements du chant grégorien et son interpretation authentique, pratiquer le chant gregorien dans la liturgie de nos jours.

Actuellement le Collegium comprend de 13 membres. Il est dirigé par  Peter Schroen etcantors.blog_.jpg son assistant Robert Boersema. Plusieurs membres du collegium se sont perfectionnés au Centre grégorien de Drongen (Tronchiennes, près de Gand). Peter Schroen et Robert Boersema ont acquis leur formation chez le professeur Alfons Kurris au conservatoire de Maastricht. Les choristes participent régulièrement aux journées d’études de la ‘Stichting Musica Gregoriana’ de Roermond (NL).  

Le Collegium n’est pas lié à une église particulière, mais il contribue régulièrement aux offices de paroisses et couvents, aux Pays Bas comme en Belgique. Sur demande il se produit aussi volontiers en concert.

Renseignements: roboma@hetnet.nl et werrijmeisen@hetnet.nl

 Tel. sursum corda: 04.344.10.89

24/06/2014

Triduum de la Fête-Dieu à Liège : près d’un demi-millier de Liégeois à l’église du Saint-Sacrement avec Monseigneur Delville (samedi 21 juin)

Après le millier de fidèles présents le jeudi 19 mars à la basilique Saint-Martin pourIMG_6586.JPG la messe et la procession dans les rues de la ville jusqu'à la cathédrale, plus de quatre cents Liégeois (photo) se sont encore retrouvés avec leur Evêque le samedi 21 juin à 18h à l’église du Saint-Sacrement pour la célébration de la Fête-Dieu selon la forme extraordinaire du rite romain : une messe priante où au chant des fidèles répondait celui de l’Ensemble « Praeludium » (issu du Chœur universitaire de Liège) et des Voix féminines du Chœur grégorien de Paris. On retiendra, en particulier une superbe interprétation, souple et déliée, du « Lauda Sion » dont la  monodie était entrelacée tantôt par le déchant, tantôt par l’ison tenu en sourdine. Une mention toute spéciale revient aussi à la belle illustration des antiennes de l’office primitif de cette solennité ainsi qu’au florilège de polyphonies sacrées offert par les universitaires liégeois.

P1010258.JPGDans le transept de l'église, une exposition  de gravures anciennes, pièces d’orfévrerie et ornements liturgiques appartenant pour la plupart au Trésor de la Cathédrale de Liège illustrait le thème « Liège et la Fête-Dieu » : on a pu la visiter durant tout le week-end.

Sans vouloir anticiper le bilan que feront les autorités ecclésiastiques, on retiendra que, loin de se faire concurrence, ces manifestations et sans doute aussi les autres inscrites au programme de ce « Triduum de la Fête-Dieu à Liège » ont eu un effet cumulatif.  Belle preuve, en tout cas, qu'on peut faire l'unité dans la diversité.

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Nous formons des vœux pour qu'on progresse ainsi dans l'avenir, de sorte que le renouveau de cette fête au cœur de la Cité de l’Eucharistie s'inscrive vraiment dans la durée et la même convivialité.

Voici le texte de l’homélie prononcée par Monseigneur Jean-Pierre Delville lors de la messe qu’il a célébrée à l’église du Saint-Sacrement :

Homélie de la Fête Dieu à l' église du Saint Sacrement

1 Cor 11,23-30 ; Jn 6,56-58

Jean-Pierre Delville, évêque de Liège

21 juin 2014

 « Chers Frères et Sœurs,

IMG_6585.JPGC’est une joie toute particulière qui marque notre célébration, puisque nous fêtons aujourd’hui trois anniversaires ! Le premier, c’est le vôtre, puisque l’an dernier, à la même date, vous m’aviez invité à célébrer ici la Fête-Dieu, alors je n’étais pas encore ordonné évêque. Le second anniversaire est plus important : nous célébrons cette année les 750 ans de l’universalisation de la Fête-Dieu, par le pape Urbain IV en 1264 ! Ce sont donc les 750 ans de la bulleTransiturus, qu’il écrivit à cette occasion, et de la lettre Scimus, o filia, adressée à Ève, recluse à S.-Martin à Liège, qui accompagnait un exemplaire de la bulle; dans ce mot personnel d’accompagnement, le pape écrit ceci : « Nous savons, ô Fille, que votre âme a désiré d’un grand désir qu’une fête solennelle du très saint Corps de notre Seigneur Jésus-Christ soit instituée dans l’Église de Dieu […]. Réjouissez-vous aussi parce que le Dieu tout-puissant vous a accordé le désir de votre cœur et que la plénitude de la grâce céleste ne vous a point frustrée de la volonté que vos lèvres avaient exprimée ! » Le pape souligne la dimension de désir qu’avait Eve d’une telle fête. Il décrit dans la bulle Transiturus comment le sacrement du Corps et du Sang du Christ nous fait passer du désert de la mort vers la force de la vie. Je cite : « Ô digne mémorial, dans lequel nous nous rappelons la mort de notre mort et la destruction de notre destruction ! » Le pape continue à montrer la force de vie de l’eucharistie en comparant Adam et le Christ: « L’homme (Adam) était tombé par la nourriture de l’arbre empoisonné, l’homme (par le nouvel Adam) a été relevé par la nourriture de l’arbre de vie. Là (chez Adam) était suspendu l’appât de la mort, ici (avec Jésus) est suspendu l’aliment de la vie. Le repas de l’un causa la blessure, le goût de l’autre apporta le salut. Le goût a blessé et le goût a guéri ».

Ce mystère de vie est aussi un mystère d’amour, l’amour de Dieu pour nous, qui se manifeste dans le don que Jésus nous fait de son corps et de son sang, c’est-à-dire le don de toute sa vie. Nous découvrons que nous sommes des gens qui sont aimés, et non pas des gens lancés dans la vie par le hasard des choses. Chacun de nous est aimé par le Christ et nous sommes invités à répondre à cet amour en communiant avec lui et en recevant son corps. Jésus nous a aimés le premier. Il est mort pour nous, c’est-à-dire qu’il est allé jusqu’au bout de sa vie d’amour, il n’a pas reculé au dernier moment. Mais il a voulu donner un signe du fait qu’il offrait sa vie pour nous. Ce signe a tellement marqué les disciples qu’il a fait l’objet d’une transmission officielle. Déjà 15 ans à peine après la mort de Jésus, S. Paul écrit aux Corinthiens : « J’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai transmis ensuite ». Et S. Paul raconte alors la dernière Cène de Jésus et comment, Jésus a pris du pain, l’a rompu et l’a donné à ses disciples en disant : ceci est mon corps, faites cela en mémoire de moi. L’eucharistie est un geste d’espérance pour tous les disciples, malgré la mort qui va frapper Jésus. Come dit Paul : « Toutes les fois que vous mangerez ce pain et boirez ce calice, vous annoncerez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne ». Jésus annonçait sa résurrection et son retour, son retour dans chacune de nos vies et son retour à la fin des temps. Il ne nous abandonne pas et son message n’est pas mis aux archives, classé dans un classeur sur une étagère. Jésus est présent et nous soutient par la nourriture qu’il nous donne. Donc ce que nous célébrons aujourd’hui s’est transmis depuis le tout début du christianisme. Et cela, c’est le troisième anniversaire que nous fêtons aujourd’hui : l’anniversaire de l’institution de l’eucharistie par Jésus. Si je compte que Jésus est mort à 33 ans, nous célébrons le 1981eanniversaire de l’institution de l’eucharistie. Un anniversaire un peu décalé dans le temps, puisque le jeudi de la Fête-Dieu est une solennisation du Jeudi Saint, un peu comme une réplique, qui place la célébration de la dernière Cène de Jésus, non plus dans le temps de la passion, mais comme couronnement du temps pascal.

Cependant l’eucharistie n’est pas qu’un anniversaire, un mémorial. Elle est aussi un envoi en mission. C’est ce que souligne le pape François, dont nous avons eu la joie de recevoir le message jeudi 19 juin ; il souligne la dimension missionnaire de l’eucharistie : « Jésus parle en silence dans le mystère de l’eucharistie et nous rappelle chaque fois que Le suivre signifie sortir de nous-mêmes et faire de notre vie un don à Lui et aux autres » (Pape François, Homélie de la Fête Dieu, 30 mai 2013). « Devant ce mystère inépuisable d’amour et de vie, puissions-nous être toujours reconnaissants et conscients du trésor qui nous est confié, fidèles à nous en nourrir dans la communion tout à la fois sacramentelle et spirituelle, heureux de porter chaque jour dans l’adoration la mission de l’Eglise, qui est d’annoncer l’évangile à tous les hommes. »

Donc le principe même de la messe est de nous renvoyer hors de l’église pour témoigner de notre foi dans le monde et pour la vivre au quotidien. Le mot « messe » signifie d’ailleurs « envoi ». Soyons fiers de cet envoi en mission, qui donne à notre vie tout son sens et qui transmet au monde le salut. Amen. Alleluia ! »

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