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26/08/2015

Liège : découvrir l’office primitif de la fête de saint Lambert, avec Marcel Pérès

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Une initiative de l’Académie de Chant grégorien à Liège :

 

À l’abbaye de la Paix Notre-Dame (Bd d’Avroy, 54 à Liège), Marcel Pérès, directeur du Cirma (Centre itinérant de recherche sur les musiques anciennes) et de l’Ensemble vocal « Organum », animera deux week-ends de formation consacrés au chant de l’office primitif de saint Lambert (Etienne de Liège, Xe s.) : 

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- du vendredi 4 (17h00) au dimanche 6 septembre 2015 (18h00)

- du vendredi 18(17h00) au dimanche 20 septembre 2015 (18h00)

Trente places sont ouvertes pour ces deux week-ends de stage. Les cours s’adressent prioritairement aux personnes qui disposent d’une formation musicale ou d’une pratique chorale confirmée 

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Le second week-end se clôturera le dimanche 20 septembre à 16 heures par la célébration liturgique des Vêpres restituées pour la Solennité de la fête de saint Lambert, patron de la ville et du diocèse de Liège. Cette manifestation publique aura lieu à l’église du Saint-Sacrement (Bd d’Avroy, 132 à Liège). Entrée libre.

Plus de renseignements ou s'inscrire au stage :

S’adresser à Jean-Paul Schyns, Quai Churchill, 42/7 4020 Liège. Tél. 04.344.10.89 (de l’étranger :+32.4.344.10.89). E-mail : jpschyns@skynet.be Informations générales et inscriptions en ligne sur le site de l’académie : www.gregorien.com

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En savoir plus ► 

Inscription en ligne  ►

 

11/08/2015

Fête du 15 août 2015 à l'église du Saint-Sacrement à Liège

EGLISE DU SAINT-SACREMENT À LIÈGE

Boulevard d’Avroy, 132 

SAMEDI 15 AOÛT 2015 À 10 HEURES

MESSE DE LA

FÊTE DE L’ASSOMPTION DE LA SAINTE VIERGE   

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Célébrée selon le missel de 1962.

Évangile du Magnificat (Luc,1, 41-50)  

Chants  grégoriens

Propre de la messe « Signum Magnum ». Kyriale IX « Cum Iubilo ». Magnificat du ton royal (Paris, XVIIe s.). Hymne Ave Maris Stella (IXe s.)

Motets  classiques à Notre-Dame 

 par la Schola du Saint-Sacrement   

A l’orgue, Patrick Wilwerth, professeur au conservatoire de Verviers.

Autres renseignements : tél. 04.344.10.89 ou sursumcorda@skynet.be 

 

L’Assomption, une fête héritée de l'Église d'Orient

1227535017176.jpg« Nous affirmons, Nous déclarons et Nous définissons comme un dogme divinement révélé que l'Immaculée Mère de Dieu, Marie toujours vierge, après avoir achevé le cours de sa vie terrestre, a été élevée en corps et en âme à la vie céleste.». C'est par ces mots que, le 1er novembre 1950, Pie XII proclamait (photo) le dogme de l'Assomption par la constitution apostolique Munificentissimus Deus. Un événement qui prend sa source dans la tradition de l'Église, longuement mûrie par des siècles de théologie mariale.

On ne sait pourtant rien de la fin de la vie terrestre de Marie. Seul un écrit apocryphe du Ve siècle, « La Dormition de Marie », évoque ses derniers instants. Entourée par les apôtres en prière, elle est emmenée au paradis par le Christ.

 Très tôt, en effet, les chrétiens ont eu le pressentiment que la Mère de Dieu, préservée de tout péché, ne pouvait pas avoir connu la corruption de la mort. Une intuition qui sera ensuite approfondie par les Pères de l'Église, en particulier saint Jean Damascène. Au VIe siècle, la fête de la Dormition est déjà célébrée en Orient, vers la mi-janvier. Plus tard, l'empereur Maurice (582-602) la fixera définitivement au 15 août.

 La fête arrive à Rome grâce au Pape Théodore (642-649), originaire de Constantinople.assomp_peint_017.jpg Elle se diffuse petit à petit en Occident : en 813, le Concile de Mayence l'impose à l'ensemble de l'Empire franc. Peu à peu, la fête va prendre le nom d'Assomption, même si la différence entre Assomption et Dormition reste ténue et l'Église ne ressent pas le besoin d'ériger en dogme cette croyance.

C'est après la proclamation par Pie IX du dogme de l'Immaculée Conception, dans le grand courant de dévotion mariale du XIXe siècle, que des pétitions commencent à affluer à Rome pour que soit officiellement défini le dogme de l'Assomption. De 1854 à 1945, huit millions de fidèles écriront à Rome en ce sens ! Chiffre auquel il faut ajouter les pétitions de 1 332 évêques (représentant 80 % des sièges épiscopaux) et 83 000 prêtres, religieux et religieuses. Face à ces demandes répétées, Pie XII, par l'encyclique Deiparae Virginis, publiée en mai 1946, demande à tous les évêques du monde de se prononcer. La réponse est quasi unanime : 90 % des évêques y sont favorables. La plupart des 10 % restant s'interrogent sur l'opportunité d'une telle déclaration, seulement six évêques émettant des doutes sur le caractère "révélé" de l'Assomption de Marie. 

Des célébrations grandioses accompagneront la proclamation du dogme de l'Assomption. Celui-ci reste à ce jour le seul cas où l'infaillibilité pontificale, telle que définie à Vatican I, a été mise en oeuvre. 

Belgique : les cloches sonneront le 15 août pour les chrétiens d’Orient

Les évêques de Belgique invitent toutes les paroisses des différents diocèses à sonner les cloches ce samedi 15 août à 12 heures, « en signe de soutien aux chrétiens d’Orient« . Mgr Léonard appuie fermement cette démarche de solidarité initiée par la conférence épiscopale française.

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clocher de l'église du Saint-Sacrement (Liège)

A l'église du Saint-Sacrement à Liège, la sonnerie aura lieu pendant la prière mariale dédiée aux chrétiens persécutés qui a lieu à la fin de la messe de 11h15.

« Les Orientaux entretiennent souvent une forte dévotion à Marie » explique Mgr Cattenoz, archevêque d’Avignon. Il s’agira d’une prière à « Marie qui fait tomber les murs ». Selon lui, « les murs qui doivent tomber sont très vastes : ceux qui séparent les nations et les peuples qui s’entre-tuent, mais aussi ceux qui divisent les communautés entre elles, y compris en France ».  Mgr Jean-Pierre Cattenoz explique que le jour de l’Assomption a été choisi parce que « quand tout va mal, quand on n’a plus rien, c’est vers la Vierge Marie que l’on se tourne ». C’est pourquoi l’archevêque d’Avignon prie : « Très sainte mère de Dieu…, fais naître en nous et en ce monde, la civilisation de l’amour jaillie de la croix et de la résurrection de ton divin Fils, Jésus-Christ, notre Sauveur, qui vit et règne dans les siècles des siècles. Amen. »

°°°

Sub tuum praesidium

(sous l'abri de ta miséricorde) 

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la plus ancienne prière mariale partagée par les chrétiens d'orient et d'occident

Son texte fut retrouvée sur un papyrus égyptien écrit en grec et daté du IVe siecle ; on peut trouver écho aux paroles de cette hymne dans Cantiques 6:10, Esther 5:2,3 et Esther 9:22.

Ὑπὸ τὴν σὴν εὐσπλαγχνίαν, καταφεύγομεν, Θεοτόκε. Τὰς ἡμῶν ἱκεσίας, μὴ παρίδῃς ἐν περιστάσει, ἀλλ᾽ ἐκ κινδύνων λύτρωσαι ἡμᾶς, μόνη Ἁγνή, μόνη εὐλογημένη.

Sub tuum praesidium confugimus, sancta Dei Genitrix: nostras deprecationes ne despicias in necessitatibus: sed a periculis cunctis libera nos semper, Virgo gloriosa et benedicta.

Sous l'abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu. Ne méprise pas nos prières quand nous sommes dans l'épreuve,mais de tous les dangers délivre-nous toujours,Vierge glorieuse, Vierge bienheureuse. 

Sous le titre « Marie qui défait les nœuds » notre évêque, Mgr Delville a publié, pour sa part, le communiqué suivant :

Delville201307141.jpg« Face aux persécutions et massacres dont sont victimes les chrétiens d’Orient, le diocèse de Liège s’associe aux diocèses de France, à l’archidiocèse de Malines-Bruxelles et à d’autres diocèses du monde pour faire sonner les cloches des églises le 15 août à midi pendant une minute. Ces diocèses entendent ainsi exprimer leur solidarité avec ces chrétiens et prier pour eux.

 En ce jour de l’Assomption de Marie, nous sommes invités à prier la Vierge. Nous la prions comme le pape François, qui a découvert en Allemagne et introduit en Argentine la dévotion à Marie qui dénoue les nœuds. En effet, la Mère de l’Église dénoue les nœuds de la haine et de la violence qui étranglent souvent le cœur de l’homme. Elle fait tomber les murs de la violence qui séparent les peuples, les cultures et les religions. Le diocèse de Liège voue une reconnaissance particulière aux chrétiens d’Orient, puisque son premier évêque, saint Servais, était sans doute un chrétien syrien, appelé Sarbatios et venu comme missionnaire dans nos régions vers 340 ; il fut évêque de Tongres et a été enterré à Maastricht. C’est dans cet esprit de solidarité que j’invite les chrétiens du diocèse de Liège à s’associer à la prière pour les chrétiens d’Orient et à faire des gestes d’accueil à leur égard. 

+ Jean-Pierre Delville, évêque de Liège »