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La Vierge de Fatima a fait salle comble à l’église du Saint-Sacrement à Liège : le vendredi 27 mars à 20h, près de 200 personnes ont assisté à la projection du film « M et le 3e secret » du journaliste d’investigation Pierre Barnérias (France 2, France 3, RTL) : un documentaire orchestré de main de maître, avec une mise en scène très dynamique et moderne qui plût spécialement aux jeunes. La soirée s’est conclue par un vibrant « Je vous salue Marie » repris par toute la foule avec beaucoup de conviction. Merci aux producteurs qui ont permis cette animation de carême étonnante avant de lancer le film dans le circuit commercial belge.
La soirée a inspiré ces clichés à un ami photographe, présent lors de la projection du film :
la lune, symbole de la vie de l'Eglise sur terre
Le perron du Saint-Sacrement et la rue des Augustins dans la nuit
les "putti" de la voûte de l'église
images du film
les organisateurs répondent aux questions
le ciel étoilé surplombant l'autel majeur du sanctuaire
Voici le jour que le Seigneur a fait ; exultons et réjouissons-nous en lui.
Psaume 117 Haec dies, quam fecit Dominus: exsultemus, et laetemur in ea. V. Confitemini Domino, quoniam bonus: quoniam in saeculum misericordia eius.
Voici le jour, celui que fit le Seigneur : exultons et réjouissons-nous en lui. V. Confessez le Seigneur, car il est bon ; car sa miséricorde est pour les siècles.
On ne peut chanter ce graduel de la messe de Pâques sans se laisser gagner par la grâce de Pâques. L'atmosphère si tendre du matin de la Résurrection nous guette à chaque mot ; chaque note semble avoir été le témoin direct de ces instants exquis qui ont changé le monde.
Les offices des jours saints nous avaient jeté à la figure la brutalité de la mort du Christ ; ils avaient laissé en notre âme un arrière-goût amer, une sensation de tristesse, de lourdeur et de douloureuse incompréhension. À la mort du Christ, l'univers, consterné par ces flots de haine jaillis du cœur de l'homme, s'était arrêté de respirer, l'œil plongé dans l'obscurité : Tenebrae factae sunt : il se fit des ténèbres. On ne voyait plus de sens à rien, tout devenait absurde.
Mais en ce matin de Pâques, tout reprend vie, la chair du monde retrouve des couleurs. Les saintes femmes courent au tombeau, les visages défaits. Pourtant, sur leur passage, les sentiers embaument, annonçant déjà la nouvelle fulgurante de la Résurrection. Vous rendez-vous compte : à en croire les anges, le Christ serait ressuscité ! Pierre et Jean ne se rendent justement pas compte de ce qui vient de se passer dans la nuit, – c'est tellement incroyable -, mais ils doivent établir la vérité sur ce que les femmes viennent de rapporter. Ils courent eux aussi ; le plus jeune arrive le premier. Et ils virent et ils crurent. Ce qu'ils voient là ne peut pas avoir d'autre sens : le Maître est forcément ressuscité par la puissance divine.
Ça, c'est le jour qu'a fait le Seigneur, le jour neuf où le corps du Christ désormais glorieux irradie, chaque parcelle de la création.
Étrangement, le mode qu'a choisi le grégorien pour ce psaume est un mode mineur, généralement grave ; c'est celui du grand trait du Vendredi Saint ! Mais par un tour dont le grégorien a le secret, la mélodie s'envole malgré tout, cédant à la joie, parce que le Seigneur est bon de nous avoir donné tout cela. Alors c'est comme si le parfum des saintes femmes se répandait tout entier sur chaque note, comme si la bonne odeur du Christ ressuscité imprégnait tous les mots. Ce qui était grave devient profond, ce qui était lancinant devient enivrant, ce qui était pénombre devient lumière matutinale.
Cela se voit, cela s'entend ! On voudrait que ces instants de grâce parfaite ne cessent jamais.