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01/03/2013

Liège et Malmédy: messes de carême et grégorien et polyphonie ancienne

 

DIMANCHE 3 MARS 2013

Premier Dimanche du Mois

IIIe DIMANCHE DE CARÊME 

A LIEGE

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EGLISE DU SAINT-SACREMENT

Boulevard d’Avroy, 132  

10h, Messe en latin

célébrée (missel de 1962) par M. l’abbé Jean Schoonbroodt

Propre grégorien de la messe « Oculi mei », Kyriale XVII« Salve ».

Credo I (XIe s.) et Repons « Media Vita » (Xe s.)

par la Schola du Saint-Sacrement, Kaisu Hynninen (soprano solo)

et Patrick Wilwerth (professeur d’orgue au conservatoire de Verviers)

 

11h15, Messe en Français

Célébrée (missel de 1970) par M. l’abbé Claude Germeau

Chants grégoriens: Kyriale XVIII, Hymne de Carême « attende Domine »)

Orgue: Mutien Houziaux, ancien titulaire à la cathédrale de Liège

 

A MALMEDY 

 

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ÉGLISE DES CAPUCINS

Ruelle des Capucins à 4960 Malmedy 

18h., Messe en latin

Célébrée (missel de 1962) par M. l’abbé Claude Germeau 

Propre grégorien de la messe « Oculi mei »

Kyriale XVII« Salve ». Credo I (XIe s.)

Motets « Ecce homo » à trois voix (Géréon Stein, 1853), « Adoramus Te »  (P.J. Vandamme), « O heilige Seelenspeise » et « Vive Jésus, vive sa Croix »

par la Schola de Saint-Lambert (Verviers) et la Schola des Capucins (Malmedy)

Orgue : Michèle Baron et Léonard Aussems, professeur hre à l’académie de Malmedy 

  

 

09/02/2013

Ouverture du Carême 2013 à l'église du Saint-Sacrement

 

 

EGLISE  DU SAINT-SACREMENT

Boulevard d’Avroy, 132 à Liège

 

 

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"Devictus vincit" 

 

MERCREDI 13 FEVRIER 2013 À 18 HEURES

MESSE DES CENDRES 

Grégorien:

 Kyriale XVIII. Hymne Attende Domine

à l'orgue, Thierry de Marneffe

 

 

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« memento quia pulvis es » 

Bénédiction et imposition des Cendres aux fidèles

par Monsieur l’abbé Claude Germeau 

 « Feria Quarta Cinerum » 

Comme toute fête de l’année au calendrier chrétien, le mercredi des cendres, par lequel débute le carême,  se situe en référence à la fête des fêtes qu’est Pâques qui célèbre le passage de la mort à la résurrection de notre Seigneur Jésus Christ. Fête tellement importante qu’elle est célébrée durant cinquante jours (de là vient le mot Pentecôte), et qu’elle est précédée d’une préparation de quarante jours. Le mot "carême" est la contraction du mot latin quadragesima, qui signifie quarantième -sous-entendu : jour, le quarantième jour étant le jour de Pâques.

Cette préparation est un temps de cheminement spirituel, tout entier orienté vers Pâques, pour ceux qui se préparent à être baptisés à la veillée pascale et pour tous les fidèles. Il est marqué par le jeûne (privation), la prière et le partage (charité, solidarité), et pas seulement comme pratique à observer - d’ailleurs le plus discrètement possible (voir Matthieu 6, 5-18 "Quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu… mais parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes") - mais véritable démarche spirituelle. La durée de quarante jours est d’ailleurs à mettre en relation avec les 40 jours de Jésus au désert précédant sa vie publique, eux-mêmes en relation symbolique avec les quarante ans de traversée du désert par les Hébreux avant l’entrée en Terre promise.

C’est pour tenir les quarante jours de jeûne et de privation, en dehors des dimanches qui sont toujours jour de fête et de résurrection - même en temps de Carême - que le début de celui-ci fut avancé au mercredi avant le 1er dimanche de carême. La cendre évoque la faiblesse de l’homme (cf. Genèse 3, 19 "Souviens-toi que tu es poussière…"), elle évoque aussi le péché et la fragilité de l’homme (cf. Sagesse 15, 10 ; Ézéchiel 28, 18 ; Malachie 3, 21) et son regret du péché (cf. Judith 4, 11-15 ; Ézéchiel 27, 30). Pour les chrétiens, l’imposition des cendres est avant tout, un rite pénitentiel dont la signification est portée par la phrase que prononce le prêtre en faisant le geste : "Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle." (Marc 1, 15).  

"Ne tarde pas, dit le Seigneur, convertis-toi à Dieu, et ne diffère pas de jour en jour." Ce sont les paroles de Dieu et non les miennes; vous ne les avez pas entendues de moi, mais moi je les entends avec vous : "Ne tarde pas, dit-il, convertis-toi au Seigneur." Mais toi tu réponds : "Demain! demain!" (dans le latin du texte : "Cras! cras!") Quel croassement de corbeau! Comme le corbeau envoyé de l'arche n'y est pas revenu et, maintenant qu'il est vieux, dit encore : Demain! demain! C'est le cri du corbeau : tête blanche et coeur noir. Demain! demain! c'est le cri du corbeau : le corbeau n'est pas revenu à l'arche, la colombe est revenue. Qu'il se perde donc, le croassement du corbeau, et que se fasse entendre le gémissement de la colombe." Saint Césaire d'Arles, 470-542

 

31/01/2013

Le temps de la septuagésime

EGLISE DU SAINT-SACREMENT
Boulevard d’Avroy, 132 à Liège

DIMANCHE 3 FÉVRIER 2013 A 10 HEURES

Premier Dimanche du Mois

 

MESSE DE LA SEXAGÉSIME

Célébrée selon le missel de 1962

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Évangile : lecture de la parabole du Semeur (Luc, 8, 4-15)

 

Propre grégorien de la messe « Exsurge, Domine »

Kyriale XI « Orbis Factor » (XIVe s.), Credo I (XIe s.)

Repons « Media Vita » (Xe s.)

 

Chants interprétés par la Schola du Saint-Sacrement

A l’orgue, Patrick Wilwerth, professeur au conservatoire de Verviers  

 Media vita, répons pour le temps de la Septuagésime, composé par Notker le Bègue,  moine de Saint-Gall († 912).

Media vita in morte sumus, quem quaerimus adjutorem, nisi Te adjutorem, nisi Te, Domine, qui pro peccatis nostris juste irasceris.
Vivants, nous sommes sans cesse menacés par la mort. Qui nous assistera, si ce n'est Toi, Seigneur, Toi qui es justement irrité contre nous à cause de nos péchés?

In Te speraverunt patres nostri, speraverunt, et liberasti eos.
R. Sancte Deus.
Nos pères ont espéré en Toi, ils ont espéré et Tu les as sauvés.
R. Dieu saint
 

 

Qu'est-ce que le temps de la Septuagésime ?

Supprimé dans le rite de Paul VI, le temps de la Septuagésime est, dans la liturgie traditionnelle, une période de trois semaines qui précède l’ouverture du carême.

Le temps de la Septuagésime commence toujours la neuvième semaine avant Pâques et compte trois dimanches qui sont respectivement appelés dimanches de la Septuagésime, de la Sexagésime et de la Quinquagésime. Ces appellations proviennent du système de comptage en usage dans l’antiquité et désignent la décade dans laquelle tombe chacun de ces dimanches : si en effet l’on divise les neufs semaines qui précèdent Pâques en séries de dix jours, on constate que le premier de ces neuf dimanches tombe dans la septième dizaine, le deuxième dimanche dans la sixième dizaine, le troisième dimanche dans la cinquième dizaine ; de là viennent leurs noms respectifs de dimanches in Septuagesimain Sexagesima et in Quinquagesima.

Avec le temps de la Septuagésime nous quittons définitivement le cycle de Noël pour entrer dans le cycle Pascal. Les rites extérieurs propres à cette nouvelle saison liturgique : suppression du Gloria à la messe, suppression du joyeux Alléluia, ornements violets, tout cela est singulièrement évocateur et suffirait à caractériser l'atmosphère où va désormais se dérouler toute la liturgie : c'est maintenant l'esprit de pénitence qui va - et de plus en plus à mesure que l'on approchera des jours saints où se célèbre le mystère de la passion du Seigneur - marquer de son sceau la prière de l'Eglise. Comme le Carême est la préparation à la Semaine Sainte, le temps de la Septuagésime est la préparation au Carême. Il en est comme une sorte d'anticipation. l'Eglise nous fait faire un examen de conscience, de notre misère foncière devant Dieu que reflète l'admirable liturgie grégorienne chantée des trois dimanches de ce temps. Mais on peut y voir également, ainsi que dans la liturgie de Carême, comment l'Eglise comprend la pénitence, faite, bien entendu, de la douleur des fautes commises, mais aussi d'une confiance invincible en la miséricorde infinie