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26/06/2013

Eglise du Saint-Sacrement à Liège: Solennité 2013 de la fête des Saints Pierre et Paul

EGLISE  DU SAINT-SACREMENT

 Boulevard d’Avroy, 132 à Liège  

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DIMANCHE 30 JUIN 2013 À 10 HEURES 

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SOLENNITE DE LA FÊTE DES SAINTS PIERRE ET PAUL

Missel de 1962

Propre grégorien  de la Messe « Nunc Scio Vere »,

Kyriale IV « Cunctipotens Genitor Deus », Credo IV

"Christus vincit":

acclamations carolingiennes (IXe s.) pour les Princes des Apôtres

par la Schola grégorienne du Saint-Sacrement et Patrick Wilwerth (orgue) 

 

Note de la Schola : Dimanche prochain, nous chanterons la messe  « Nunc scio vere » à l’occasion de la solennité des deux grands apôtres. Nous vous proposons (cliquez ici:)  d’écouter cet introït en ligne, mais aussi 3 autres partitions  (2 cantiques et 1 pièce grégorienne) avec fichiers PDF et fichiers MP3 pour les écoutes audio. Jetez-y un coup d’oeil tout de suite, cela ne prend que deux minutes. C'est sur le site Sacra Musica.

 

imagesCA884DCA.jpgDepuis le IIIe siècle au moins, l’Eglise unit dans une même solennité la fête de saint Pierre et celle de saint Paul. Pierre, pêcheur galiléen, frère d’André,  fut choisi par le Christ comme chef des douze apôtres, comme pierre fondamentale de l’Eglise. Paul, né à Tarse en Cilicie d’une famille juive, persécuta d’abord les chrétiens ; converti sur le chemin de Damas, vers l’an 36, il prêcha le Christ  pendant  une trentaine d’années, fondant de nombreuses églises et affermissant par ses Lettres, la fpoi de ces jeunes chrétientés.

Pierre, c’est l’homme qui s’est écrié : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » et un autre jour «  Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t’aime ! ». Et Paul, de son côté, proclamait : « Je sais en qui je crois », « Ma vie c’est le Christ » ». Cette foi et cet amour ont fait d’eux les apôtres par excellence, d’un surtout parmi les Juifs, l’autre davantage parmi les païens ; toute la terre a retenti de leur parole, ils ont été ces « temoins qui se font égorger » pour le Christ.

Après toutes sortes de persécutions, ils furent martyrisés à Rome, durant les persécutionsculpture-de-saint-paul-place-saint-pierre-basilique-saint-pierre-rome.jpg de Néron ; Pierre, condamné au supplice de la croix, obtint, selon une ancienne tradition, d’être crucifié la tête en bas, en signe d’humilité ; Paul fut décapité. En versant ainsi leur sang, ils achevaient de « planter » l’Eglise.

Après 2.000 ans, ils restent nos pères dans la foi et le culte que nous leur rendons n’est qu’un reflet de leur gloire immense dans le ciel. 

 

Oremus pro Pontifice nostro…

« Dans le passage de l’évangile de saint Matthieu qu’on lit à cette messe, Pierre fait sa confession de foi à Jésus, le reconnaissant comme Messie et Fils de Dieu ; il la fait aussi au nom des autres Apôtres. En réponse, le Seigneur lui révèle la mission qu’il entend lui confier, celle d’être la ‘pierre’, le ‘roc’, la fondation visible sur laquelle est construit l’entier édifice spirituel de l’Église (cf. Mt 16, 16-19). Mais de quelle façon Pierre est-il le roc ? Comment doit-il mettre en œuvre cette prérogative, que naturellement il n’a pas reçue pour lui-même ? Le récit de l’évangéliste Matthieu nous dit surtout que la reconnaissance de l’identité de Jésus prononcée par Simon au nom des Douze ne provient pas « de la chair et du sang », c’est-à-dire de ses capacités humaines, mais d’une révélation particulière de Dieu le Père. Par contre, tout de suite après, quand Jésus annonce sa passion, mort et résurrection, Simon Pierre réagit vraiment à partir de « la chair et du sang » : il « se mit à lui faire de vifs reproches : … cela ne t’arrivera pas » (16, 22). Et Jésus réplique à son tour : « Passe derrière moi, Satan, tu es un obstacle sur ma route » (v. 23). Le disciple qui, par don de Dieu, peut devenir un roc solide, se manifeste aussi pour ce qu’il est, dans sa faiblesse humaine : une pierre sur la route, une pierre contre laquelle on peut buter- en grec skandalon. Apparaît ici évidente la tension qui existe entre le don qui provient du Seigneur et les capacités humaines ; et dans cette scène entre Jésus et Simon Pierre, nous voyons en quelque sorte anticipé le drame de l’histoire de la papauté-même, caractérisée justement par la coexistence de ces deux éléments : d’une part, grâce à la lumière et à la force qui viennent d’en-haut, la papauté constitue le fondement de l’Église pèlerine dans le temps ; d’autre part, au long des siècles, émerge aussi la faiblesse des hommes, que seule l’ouverture à l’action de Dieu peut transformer…

 Extrait de l'homélie de Benoît XVI, 29 juin 2012

 

10/06/2013

L’académie de chant grégorien à Liège a fêté ses dix années d’existence

 

1316118213bmx.jpgLe 11 mai dernier, deux cents personnes ont fêté avec près de cinquante choristes le dixième anniversaire de l’académie de chant grégorien à Liège,  dont le siège se trouve à l’église du Saint-Sacrement, au Boulevard d’Avroy (photo ci-contre).

Pour la circonstance, l’excellent Ensemble «Psallentes ♀», dirigé par Hendrik Vanden Abeele, professeur aux Conservatoires de Leuven, Rotterdam et La Haye, s’était joint  aux trente-cinq élèves liégeois du cycle de cours de chant grégorien 2012-2013, animé avec beaucoup d’allant et de compétence par Stéphan Junker, professeur au conservatoire de Verviers.

Lors d’un concert donné à 16 heures dans l’église des Bénédictines de Liège, les deux formations ont illustré devant une nombreuse assemblée les chants de pèlerinage au temps des cathédrales, en interprétant des mélodies grégoriennes, diaphoniques et polyphoniques du XII au XVe siècles.

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Cette belle prestation fut suivie, à 18 heures, de la messe votive du Saint-Sacrement célébrée dans l’église du même nom, selon la forme traditionnelle du rite romain. Au cours de cette célébration, les choristes ont chanté, outre le propre de la messe et le kyriale « Pater Cuncta », des extraits de l’office liégeois primitif (Jean de Cornillon, 1246) de la Fête-Dieu, du Codex Callixtinus (Saint-Jacques de Compostelle, XIIe s.) et du Livre Vermeil de  Montserrat ( XIVe s.).

Comme lors du concert à l’église des Bénédictines, c’est Patrick Wilwerth, professeur au conservatoire de Verviers, qui a tenu les parties d’orgue de cette prestation.

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La  messe fut célébrée par l’abbé Jean-Pierre Delville, professeur d’histoire ecclésiastique à l’U.C.L. et lui-même premier prix d’orgue du conservatoire de Liège (classe d’Hubert Schoonbroodt).

Voici le texte de l’homélie  prononcée en cette circonstance jubilaire par celui qui est devenu, entre-temps, le 92eme évêque de Liège (nommé le 31 mai, il sera consacré le 14 juillet prochain) (1) Le futur pasteur du diocèse  commente ci-dessous les témoignages fondamentaux de saint Paul (1 Cor 11, 23-30) et de saint Jean (Jn 6, 56-58) sur la signification du très saint sacrement de l’autel

« Chers Frères et Sœurs,

C’est avant tout la joie qui marque notre célébration !

Les chorales ont mis tout leur cœur à exécuter les chants du concert qui a précédé et ceux de la messe que nous célébrons. Nous y retrouvons en particulier les œuvres de Jean de Cornillon, le prêtre qui a aidé sainte Julienne de Cornillon au XIIIe siècle à composer un office complet pour la fête du Saint-Sacrement.

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Si la joie est présente en nous, c’est aussi parce que nos chants célèbrent un mystère très profond, celui de l’amour de Dieu pour nous, qui se manifeste dans le don que Jésus nous a fait de son corps et de son sang, c'est-à-dire le don de toute sa vie. Nous découvrons que nous sommes des gens qui sont aimés, et non pas des gens lancés dans la vie par le hasard des choses. Chacun de nous est aimé par Dieu et nous sommes invités à répondre à cet amour en communiant avec lui et en recevant son corps du Christ Jésus.

Jésus nous a aimés le premier. Il est mort pour nous, c'est-à-dire qu’il est allé jusqu’au bout de sa vie d’amour, il n’a pas reculé au dernier cmoment. Mais il a voulu donner un signe qu’il offrait sa vie pour nous. Ce signe a tellement marqué les disciples qu’il a fait l’objet d’une transmission officielle. Déjà 15 ans à peine après la mort de Jésus, St. Paul écrit aux Corinthiens : « J’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai transmis ensuite ». Et St Paul raconte alors la dernière Cène de Jésus et comment Jésus a pris du pain, la rompu et l’a donné à ses disciples en disant : ceci est mon corps, faites cela en mémoire de moi. Donc ce que  nous célébrons aujourd’hui s’est transmis depuis le tout début du christianisme.

C’est un geste d’espérance pour tous les disciples, malgré la mort qui va frapper Jésus. Car Jésus dit : « Toutes les fois que vous mangerez ce pain et boirez ce calice, vous annoncerez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne ». Jésus annonçait sa résurrection et son retour, son retour dans chacune de nos vies et son retour à la fin des temps. Il ne nous abandonne pas et non message n’est pas mis aux archives, classé dans un classeur sur une étagère. Jésus est présent et nous soutient par la nourriture qu’il nous donne.

C’est ainsi qu’il avait dit, d’après l’évangile de St Jean : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui ». Jésus explique que la communion à son corps nous fait entrer dans sa vie et dans la vie de son Père. Il nous rappelle que notre vie ne vient pas de nous-mêmes, mais que nous la tenons d’un autre. Jésus lui-même dit bien qu’il vit « par le Père ». De même, nous, nous tenons notre vie de nos parents ; mais nous savons qu’il ne suffit pas d’être né physiquement pour grandir psychiquement dans la vie. Ce qui nous fait grandir et nous développer, c’est l’amour que nous avons reçu de nos parents et de tout notre entourage. Sans l’amour qu’on reçoit comme enfant, on ne se développerait pas psychiquement, on resterait même à l’état d’animal. Ce qui nous fait vraiment grandir, c’est l’amour que nous recevons. Mais d’où vient cet amour ? Ce mystère de l’amour qui donne vie ? Nous croyons qu’il vient de Dieu et se révèle spécialement en Jésus. La source de l’amour, celle qui tient en main toute l’humanité, c’est Dieu lui-même. Il nous a aimés le premier. Et Jésus nous montre que même face à l’échec, à la souffrance et à la mort, cet amour reste plus fort. Car si Jésus  a été vu vivant après sa mort, c’est que sa vie d’amour était plus forte que la mort. Le signe qu’il nous a laissé de cela, c’est le pain rompu et le vin partagé, sur lesquels il a rendu grâce, il a remercié le Père. Remercier dans ces circonstances était un défi, c’était un signe d’espérance définitif. Le remerciement de Jésus, en grec eucharisteia, l’eucharistie, est resté pour les premiers disciples et pour chacun d’entre nous le signe vital de l’amour de Dieu pour nous et le signe de la vie qu’il nous donne en plénitude.

Ainsi, Frères et Sœurs, notre joie est-elle profonde aujourd’hui de pouvoir participer à cet acte d’amour de Jésus. Nous découvrons que, comme des enfants grandissent grâce à l’amour des parents, ainsi nous grandissons jour après jour grâce à l’amour que Jésus nous manifeste. Nous répondons à cet amour en communiant au pain de vie. Nous entrons donc en communion –en union- avec le Christ. Nous participons à son geste d’amour, alors que par nos seules forces nous n’en serions pas capables. Comme dit Jésus : « Celui qui me mange vivra par moi ». « Qui mange de ce pain, vivra éternellement ».

Jésus nourrit notre vie avec sa vie. Il nous nourrit de l’amour. C’est l’amour qui tient le monde. Mais il a besoin d’être nourri ! Puissions-nous recevoir cette nourriture de vie éternelle et la diffuser autour de nous ! »

 _______________       

(1) à ce propos, voir aussi :

- Liège: Mgr Delville a célébré la solennité de la Fête-Dieu à l'église du Saint-Sacrement

- 1er juin 2013: Fête-Dieu à l'église du Saint-Sacrement à Liège

- Journée grégorienne à Liège le samedi 11 mai 2013

 Et visiter le site

http://www.gregorien.be

03/06/2013

Liège: Mgr Delville a célébré la solennité de la Fête-Dieu à l'église du Saint-Sacrement

 

Une heureuse célébration 

Ce samedi 1er juin, 13_05_11_18-27-10_DxO-border.jpgl’évêque nommé (il sera consacré le 14 juillet prochain) du diocèse de Liège a célébré, selon la forme extraordinaire du rite romain, la messe de la Fête-Dieu à l’église du Saint-Sacrement située Boulevard d'Avroy, au cœur de la cité ardente.

De longue date déjà, il était convenu que l’abbé Jean-Pierre Delville célèbre la solennité qui marque, chaque année, la fête du Saint-Sacrement dans cette église dédiée au culte eucharistique. Heureuse coïncidence, c’est la veille de cette célébration que fut annoncé le choix du Professeur Delville comme prochain évêque de Liège.

Comme l’an dernier, quelque cinq cents fidèles ont pris part à cette messe traditionnelle que le nouveau pasteur du diocèse célébra avec le concours des abbés Jean Schoonbroodt (diacre) et Claude Germeau (sous-diacre), responsables du culte dans ce sanctuaire.

L’homélie de la messe fut prononcée par le chanoine Eric de Beukelaer, doyen de Liège (rive gauche). Celui-ci commenta la nouvelle du jour, ou plutôt de la veille, comme il le fit sur son blog informatique, ici : Nouvel Evêque de Liège – « Ce qui est né de la chair est chair. Ce qui est né de l’Esprit est esprit » (Jean 3,6).

Revenant ensuite à l’objet de la fête, il en souligna l’un des sens, au départ du récit évangélique de la multiplication des pains « qui nous parle tout à la fois du don de Dieu et de partage humain. En effet, il aura fallu que quelqu’un offre ses 5 pains et deux poissons, pour que le Christ les multiplie et que la foule soit rassasiée. Comme quoi, il ne faut jamais séparer la dimension verticale de l’Eucharistie (le Christ se donne en nourriture) et sa dimension horizontale (l’Eucharistie invite au partage avec les plus démunis). Certains baptisés insistent sur le vertical. D’autres sur l’horizontal. Ces nuances sont humaines. A condition de ne pas oublier qu’il faut les deux dimensions… pour former une croix, symbole des Chrétiens ».

La messe,chantée en grégorien, plain-chant, déchant et polyphonie ancienne, par la Schola Resupina de Vienne et le Chœur d’enfants de la Basilique de Basse Wavre, fut précédée par une après-midi d’adoration eucharistique animée par des groupes venus de tous horizons ( Communauté africaine de l’Agneau de Dieu, Mouvement eucharistique liégeois, Association Sursum Corda et Communauté de l’Emmanuel ).

En leur ouvrant ses portes, l’église du Saint-Sacrement a fait sien, à sa manière, le souci fondamental, exprimé la veille par le futur évêque de Liège, de promouvoir le dialogue au sein de l’Eglise, au service de l’unique Parole de Vie  : Mgr Jean-Pierre Delville, 92ème évêque du diocèse de Liège.