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24/06/2014

Triduum de la Fête-Dieu à Liège : près d’un demi-millier de Liégeois à l’église du Saint-Sacrement avec Monseigneur Delville (samedi 21 juin)

Après le millier de fidèles présents le jeudi 19 mars à la basilique Saint-Martin pourIMG_6586.JPG la messe et la procession dans les rues de la ville jusqu'à la cathédrale, plus de quatre cents Liégeois (photo) se sont encore retrouvés avec leur Evêque le samedi 21 juin à 18h à l’église du Saint-Sacrement pour la célébration de la Fête-Dieu selon la forme extraordinaire du rite romain : une messe priante où au chant des fidèles répondait celui de l’Ensemble « Praeludium » (issu du Chœur universitaire de Liège) et des Voix féminines du Chœur grégorien de Paris. On retiendra, en particulier une superbe interprétation, souple et déliée, du « Lauda Sion » dont la  monodie était entrelacée tantôt par le déchant, tantôt par l’ison tenu en sourdine. Une mention toute spéciale revient aussi à la belle illustration des antiennes de l’office primitif de cette solennité ainsi qu’au florilège de polyphonies sacrées offert par les universitaires liégeois.

P1010258.JPGDans le transept de l'église, une exposition  de gravures anciennes, pièces d’orfévrerie et ornements liturgiques appartenant pour la plupart au Trésor de la Cathédrale de Liège illustrait le thème « Liège et la Fête-Dieu » : on a pu la visiter durant tout le week-end.

Sans vouloir anticiper le bilan que feront les autorités ecclésiastiques, on retiendra que, loin de se faire concurrence, ces manifestations et sans doute aussi les autres inscrites au programme de ce « Triduum de la Fête-Dieu à Liège » ont eu un effet cumulatif.  Belle preuve, en tout cas, qu'on peut faire l'unité dans la diversité.

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Nous formons des vœux pour qu'on progresse ainsi dans l'avenir, de sorte que le renouveau de cette fête au cœur de la Cité de l’Eucharistie s'inscrive vraiment dans la durée et la même convivialité.

Voici le texte de l’homélie prononcée par Monseigneur Jean-Pierre Delville lors de la messe qu’il a célébrée à l’église du Saint-Sacrement :

Homélie de la Fête Dieu à l' église du Saint Sacrement

1 Cor 11,23-30 ; Jn 6,56-58

Jean-Pierre Delville, évêque de Liège

21 juin 2014

 « Chers Frères et Sœurs,

IMG_6585.JPGC’est une joie toute particulière qui marque notre célébration, puisque nous fêtons aujourd’hui trois anniversaires ! Le premier, c’est le vôtre, puisque l’an dernier, à la même date, vous m’aviez invité à célébrer ici la Fête-Dieu, alors je n’étais pas encore ordonné évêque. Le second anniversaire est plus important : nous célébrons cette année les 750 ans de l’universalisation de la Fête-Dieu, par le pape Urbain IV en 1264 ! Ce sont donc les 750 ans de la bulleTransiturus, qu’il écrivit à cette occasion, et de la lettre Scimus, o filia, adressée à Ève, recluse à S.-Martin à Liège, qui accompagnait un exemplaire de la bulle; dans ce mot personnel d’accompagnement, le pape écrit ceci : « Nous savons, ô Fille, que votre âme a désiré d’un grand désir qu’une fête solennelle du très saint Corps de notre Seigneur Jésus-Christ soit instituée dans l’Église de Dieu […]. Réjouissez-vous aussi parce que le Dieu tout-puissant vous a accordé le désir de votre cœur et que la plénitude de la grâce céleste ne vous a point frustrée de la volonté que vos lèvres avaient exprimée ! » Le pape souligne la dimension de désir qu’avait Eve d’une telle fête. Il décrit dans la bulle Transiturus comment le sacrement du Corps et du Sang du Christ nous fait passer du désert de la mort vers la force de la vie. Je cite : « Ô digne mémorial, dans lequel nous nous rappelons la mort de notre mort et la destruction de notre destruction ! » Le pape continue à montrer la force de vie de l’eucharistie en comparant Adam et le Christ: « L’homme (Adam) était tombé par la nourriture de l’arbre empoisonné, l’homme (par le nouvel Adam) a été relevé par la nourriture de l’arbre de vie. Là (chez Adam) était suspendu l’appât de la mort, ici (avec Jésus) est suspendu l’aliment de la vie. Le repas de l’un causa la blessure, le goût de l’autre apporta le salut. Le goût a blessé et le goût a guéri ».

Ce mystère de vie est aussi un mystère d’amour, l’amour de Dieu pour nous, qui se manifeste dans le don que Jésus nous fait de son corps et de son sang, c’est-à-dire le don de toute sa vie. Nous découvrons que nous sommes des gens qui sont aimés, et non pas des gens lancés dans la vie par le hasard des choses. Chacun de nous est aimé par le Christ et nous sommes invités à répondre à cet amour en communiant avec lui et en recevant son corps. Jésus nous a aimés le premier. Il est mort pour nous, c’est-à-dire qu’il est allé jusqu’au bout de sa vie d’amour, il n’a pas reculé au dernier moment. Mais il a voulu donner un signe du fait qu’il offrait sa vie pour nous. Ce signe a tellement marqué les disciples qu’il a fait l’objet d’une transmission officielle. Déjà 15 ans à peine après la mort de Jésus, S. Paul écrit aux Corinthiens : « J’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai transmis ensuite ». Et S. Paul raconte alors la dernière Cène de Jésus et comment, Jésus a pris du pain, l’a rompu et l’a donné à ses disciples en disant : ceci est mon corps, faites cela en mémoire de moi. L’eucharistie est un geste d’espérance pour tous les disciples, malgré la mort qui va frapper Jésus. Come dit Paul : « Toutes les fois que vous mangerez ce pain et boirez ce calice, vous annoncerez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne ». Jésus annonçait sa résurrection et son retour, son retour dans chacune de nos vies et son retour à la fin des temps. Il ne nous abandonne pas et son message n’est pas mis aux archives, classé dans un classeur sur une étagère. Jésus est présent et nous soutient par la nourriture qu’il nous donne. Donc ce que nous célébrons aujourd’hui s’est transmis depuis le tout début du christianisme. Et cela, c’est le troisième anniversaire que nous fêtons aujourd’hui : l’anniversaire de l’institution de l’eucharistie par Jésus. Si je compte que Jésus est mort à 33 ans, nous célébrons le 1981eanniversaire de l’institution de l’eucharistie. Un anniversaire un peu décalé dans le temps, puisque le jeudi de la Fête-Dieu est une solennisation du Jeudi Saint, un peu comme une réplique, qui place la célébration de la dernière Cène de Jésus, non plus dans le temps de la passion, mais comme couronnement du temps pascal.

Cependant l’eucharistie n’est pas qu’un anniversaire, un mémorial. Elle est aussi un envoi en mission. C’est ce que souligne le pape François, dont nous avons eu la joie de recevoir le message jeudi 19 juin ; il souligne la dimension missionnaire de l’eucharistie : « Jésus parle en silence dans le mystère de l’eucharistie et nous rappelle chaque fois que Le suivre signifie sortir de nous-mêmes et faire de notre vie un don à Lui et aux autres » (Pape François, Homélie de la Fête Dieu, 30 mai 2013). « Devant ce mystère inépuisable d’amour et de vie, puissions-nous être toujours reconnaissants et conscients du trésor qui nous est confié, fidèles à nous en nourrir dans la communion tout à la fois sacramentelle et spirituelle, heureux de porter chaque jour dans l’adoration la mission de l’Eglise, qui est d’annoncer l’évangile à tous les hommes. »

Donc le principe même de la messe est de nous renvoyer hors de l’église pour témoigner de notre foi dans le monde et pour la vivre au quotidien. Le mot « messe » signifie d’ailleurs « envoi ». Soyons fiers de cet envoi en mission, qui donne à notre vie tout son sens et qui transmet au monde le salut. Amen. Alleluia ! »

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20/06/2014

Succès pour le premier jour du « triduum de la Fête-Dieu 2014 » à Liège

 Le jeudi 19 juin, ce fut une belle affluence et beau succès pour le retour de la  grande procession officielle de la Fête-Dieu à Liège après une éclipse d'une quarantaine d'années. Un millier de Liégeois ont répondu à l'invitation de leur nouvel évêque et se sont retrouvés à la Basilique Saint-Martin, berceau de cette fête. La messe y a été célébrée par Mgr Jean-Pierre Delville entouré par le nonce apostolique et par plusieurs évêques dont celui de Roermond. Après une célébration très fervente, la foule a escorté le Saint-Sacrement dans les rues de Liège jusqu'à la cathédrale. On a pu constater qu'après avoir déserté la Cité Ardente pendant plusieurs décennies, cette manifestation a suscité à nouveau un très bel élan de ferveur populaire. Merci, Monseigneur !

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La fête continue 

rendez-vous ce samedi 21 juin à 18 heures à l’église du Saint-Sacrement pour la Solennité de la Fête célébrée par l’évêque lui-même selon la forme extraordinaire  du rite romain : avec le concours des voix féminines du Chœur grégorien de Paris et l’Ensemble « Praeludium » issu du Chœur universitaire de Liège : une vraie fête de la musique liturgique au service de l’Eucharistie.

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A noter aussi que, dimanche, l’évêque sera dans le quartier d’Outremeuse pour sa troisième messe de la Fête-Dieu, suivie d’une nouvelle procession...

10/06/2014

Eglise du Saint-Sacrement, samedi 21 juin 2014 à 18h00: solennité de la Fête-Dieu avec Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège

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13_05_11_18-27-10_DxO-border.jpgLe 21 juin n’est pas seulement le jour de la fête de la musique et le premier jour de l’été. On commémore aussi,  cette année, le 750e anniversaire de l’extension d’une grande fête liégeoise à l’Église universelle : la Fête-Dieu

A cette occasion, Monseigneur Jean-Pierre Delville, évêque de Liège, célébrera une messe solennelle ce samedi 21 juin à 18 heures, à l’église du Saint-Sacrement (Boulevard d’Avroy, 132, à Liège).

La liturgie se fera dans la forme extraordinaire du rite romain et sera rehaussée par une13_05_11_18-02-12_01_DxO-border.jpg prestation des voix féminines du Chœur grégorien de Paris et celle de l’Ensemble polyphonique Praeludium  issu du Chœur universitaire de Liège.

Les participants auront aussi l’occasion d’admirer, après l’office, une exposition de pièces du Trésor de la Cathédrale de Liège sélectionnées pour illustrer le thème de la fête.

 Pour prendre connaissance du programme complet des manifestations du Triduum de la Fête-Dieu à Liège, cliquez ici : Liège, 19-22 juin : Célébrons la Fête-Dieu

 

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Fête-Dieu

bannic3a8re-procession-ste-julienne.jpgLa Fête-Dieu ou Fête du Saint-Sacrement, nous invite à proclamer notre foi dans la présence réelle du Christ sous les espèces eucharistiques consacrées lors de chaque messe : sous ces humbles apparences du pain et du vin, Jésus a voulu demeurer vivant parmi nous, tous les jours et jusqu’à la fin des temps. Cette fête est née au diocèse de Liège en 1246, sous l’impulsion de sainte Julienne de Cornillon et d’Ève de Saint-Martin. Elle fut étendue ensuite au monde entier, voici 750 ans par le pape Urbain IV (bulle «Transiturus » du 11 août 1264). 

 Chants de la Messe 

Propre grégorien de la Messe de la Fête-Dieu. Plain-chant liégeois : repons « sacerdos summus » et antienne ad magnificat « Jesu bone » extraits  des vêpres de l’office primitif de la Fête-Dieu, « Tantum ergo » liégeois. Kyrie et Gloria de la « messa a quattro voci de Claudio Mon­terverdi (1567-1643), motets "O Rex gloriae" de Luca Marenzio (1553-1599 ) et "Panis angelicus" d'Henry Du Mont (1610-1684), choral " Jesus bleibet meine freude" extrait de la cantate BWV 147 de Jean-Sebastien Bach (1702-1766) et une composition (2003) de Patrick Wilwerth sur le Psaume 22 "Le Seigneur est mon berger".

 Choristes

Les Voix féminines du Chœur grégorien de Paris : Alicia Santos  est diplômée duvoix féminines du choeur grégorien de Paris.jpg conservatoire national de Colombie, du Conservatoire de Tours et de l’école grégorienne de Paris. Elle est actuellement master 2 pro Interprétation de la musique médiévale à l’Université de la Sorbonne. Mélusine de Pas est diplômée de l’école de la maîtrise de Notre Dame de Paris et du chœur Grégorien de Paris. Paloma Gutiérrez del Arroyo est master 2 professionnel d´interprétation de la musique médiévale, université de la Sorbonne-Paris IV. Elle chante principalement au sein des deux ensembles dont elle est cofondatrice: le  Puy de sons d´autrefois et l’ensemble Oiet. Sowon Kim est diplômée de l'école du chœur grégorien de Paris, du Conservatoire Francis Poulenc (XVIe arr.de Paris) et du Conservatoire de Pantin

ensemble praeludium et Patrick Wilwerth.JPGL’Ensemble vocal Praeludium :  créé en 1994 par Patrick Wilwerth, ce choeur de chambre compte une quinzaine de chanteurs, en majorité issus des classes de chant des académies de musique de la région liégeoise. Il se produit régulièrement dans le cadre  « Nuits du Château de Beloeil » et dans les principales villes belges : de Liège à Bruxelles, Malines ou Anvers, dans un répertoire de musique ancienne mais aussi romantique et contemporaine. Son chef, l’organiste Patrick Wilwerth, est diplômé des conservatoires de Liège et Bruxelles, où il fut l’élève et le disciple d’Hubert Schoonbroodt . Il est professeur au conservatoire de Verviers et dans plusieurs académies de musique et  dirige le chœur universitaire de Liège depuis 1993.

La Messa a quattro voci de Claudio Monteverdi:

 Plain-Chant: séquence "Lauda Sion":