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24/10/2013

Trois fêtes consécutives chantées au St-Sacrement: Christ-Roi, Toussaint, Saint Hubert

EGLISE DU SAINT-SACREMENT
Boulevard d’Avroy, 132 à Liège

 

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DIMANCHE 27 OCTOBRE 2013 À 10 HEURES

Fête du Christ-Roi

 

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La Fête du Christ Roi fut  instituée par Pie XI  en 1925 pour attirer l’attention sur le règne messianique  du Seigneur. Cette messe nous montre qu’en s’immolant sur la croix, l’Agneau de Dieu a réuni toutes les nations que le péché avait séparées, en un seul Royaume, une seule Famille, un seul Corps.

 A l’Évangile, le Christ est debout, prisonnier, devant Pilate. Le représentant officiel de l’empereur romain qui règne sur le monde est assis à son tribunal et il pose au Christ cette question : “ Es-tu roi ? ” “ Je le suis. ” La réponse ne pouvait être plus précise, plus claire ni plus vraie. Elle sortait de la bouche de celui qui allait bientôt, en signe de suprême dérision, être couronné d’épines et nanti d’un manteau et d’un sceptre de roi, et qui règne à jamais sur le trône céleste comme Roi du temps et de l’éternité. — La scène que nous venons de rappeler, extraite de l’Évangile de saint Jean, le disciple bien aimé, n’avait été chantée jusqu’ici, au cours de l’année liturgique, que dans la Passion du vendredi-saint. Elle est désormais utilisée comme Évangile dans tout le monde catholique à la grande fête royale de Notre Seigneur Jésus Christ. C’est un point culminant dans la liturgie de cette nouvelle fête solennelle

  Missel de 1962

Evangile de la royauté spirituelle de Jésus (Jean, 18, 33-37)

Propre grégorien de la messe « Dignus est Agnus »

Kyriale IV « Cunctipotens Genitor Deus » (Xe s.), Credo IV (XVe s), Acclamations carolingiennes (VIIIe s.)

 

VENDREDI 1er NOVEMBRE 2013 À 10 HEURES

Fête de la Toussaint

 

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Une fête collective de tous les martyrs, en relation avec le triomphe pascal du Rédempteur, apparaît en Syrie dès le IVe siècle. Les Byzantins la célébraient au contraire le dimanche après la Pentecôte, usage qui fut jadis introduit également à Rome, comme en fait foi le plus ancien Comes publié par D. Morin d’après le célèbre manuscrit de Würzbourg : Dominica in natale Sanctorum. Cette fête transplantée de Byzance sur les rives du Tibre fut toutefois de courte durée. Dans la semaine après la Pentecôte, une ancienne tradition imposait aux Romains le jeûne solennel des Trois-Temps avec la grande veillée dominicale à Saint-Pierre. Il était impossible, après la fatigue de cette nuit, de célébrer encore, dans la matinée, la solennité de tous les Saints. On renonça donc à l’usage byzantin. Cependant la pensée d’une solennité collective de tous les saints, et non pas simplement des martyrs, gagnait de plus en plus de terrain. Au VIIIe siècle, tandis qu’en Orient les Iconoclastes détruisaient images et reliques, et qu’en Italie, en plein Latium, les cimetières des martyrs gisaient dans l’abandon à cause des continuelles incursions des Lombards dans la campagne romaine, Grégoire III érigea à Saint-Pierre un oratoire expiatoire en l’honneur de tous les Saints, Martyrs ou Confesseurs, morts dans le monde entier. Comment Rome en vint-elle à célébrer aux calendes de novembre la fête de tous les Saints, cela n’est rien moins que clair. Ce changement se fit sous Grégoire IV (827-844), et l’action de Louis le Pieux et de l’épiscopat franc n’y fut pas étrangère ; mais il n’est pas absolument prouvé que l’initiative vînt du Pape plutôt que de l’empereur. Plus tard, Sixte IV ajouta une octave à la fête.

Le jour où l’Église fête ensemble tous les Saints, la lecture évangélique ne peut être autre que celle des Béatitudes (Matth., V, 1-12). Tous y sont compris, et chacun y reçoit une bénédiction particulière. Pour l’obtenir, point n’est besoin d’une naissance illustre, d’une grande fortune, d’une science ou d’une habileté spéciale ; au contraire, celui qui possède le moins en propre obtient davantage du don céleste, et c’est pourquoi la première bénédiction est pour les humbles et les pauvres d’esprit, c’est-à-dire pour ceux qui, en vue d’acquérir le Christ, se sont dépouillés d’eux-mêmes et se sont faits petits, comme l’enfant de l’Évangile donné par Jésus en modèle à ses Disciples. L’introït de la fête, Gaudeamus... sub honore Sanctorum omnium ,est le même qui fut primitivement assigné à la fête de sainte Agathe (5 février) : cette antienne appartient au vieux fonds primitif du chant grégorien

 

Missel de 1962

Evangile des Béatitudes (Matth. 5, 1-12)

Propre grégorien de la messe « Gaudeamus omnes »

Kyriale IV « Cunctipotens Genitor Deus » (Xe s.), Credo IV (XVe s.)

Hymne de la Toussaint « Christe Redemptor Omnium » (IXe s.) 

 

 

DIMANCHE 3 NOVEMBRE 2013 À 10 HEURES

Fête de saint Hubert, évêque de Liège

 

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Patron des chasseurs

Hubert est issu de la haute noblesse franque ; il est même probablement apparenté aux Pépinides et fut contemporain de Pépin de Herstal dont il fut proche.. À la mort de saint Lambert il fut désigné pour lui succéder à la tête du diocèse de Tongres-Maastricht. Il établit sur les lieux de l'assassinat de son prédécesseur (Liège) une institution religieuse (base de la cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Lambert de Liège), et y transféra ses reliques. Ce fait contribua probablement sur ces lieux à la création d'une ville qui devint dans le courant du viiie siècle, le nouveau siège du diocèse de Tongres-Maastricht.. L'époque la plus probable pour ce transfert est celle des 15 premières années du règne de Charlemagne, période où le futur empereur séjournait régulièrement à Herstal, proche de quelques kilomètres du lieu de l'assassinat de saint Lambert.

Hubert mourut le 30 mai 727 à Tervuren (non loin de Bruxelles) et il fut enseveli à la collégiale Saint-Pierre de Liège. Le 3 novembre 743Floribert, qui lui avait succédé comme évêque de Liège, porta ses reliques devant l’autel. C’est à l’anniversaire de cette cérémonie que fut fixée sa fête.

Cependant, la dépouille du saint n’est pas destinée à demeurer à Liège. Un siècle après la mort du saint, l’évêque Walcaud décide, en 825, de donner une partie de ses reliques au monastère d’Andage dans les Ardennes, qui prit le nom de Saint-Hubert. C’est dans ce haut lieu de chasse qu’est la forêt des Ardennes que se développa la légende du saint, qui d’évêque fut transformé en jeune seigneur chasseur.

Missel de 1962

Evangile de la parabole des talents (Matth., 25, 14-23)

Propre grégorien de la messe des confesseurs pontifes « Statuit »,  Kyriale IV (Xe siècle), Credo IV (XVe s.)

Airs de chasse à l’orgue  

AVEC LE CONCOURS DE LA SCHOLA DU SAINT-SACREMENT

À L’ORGUE, PATRICK WILWERTH, professeur au Conservatoire de Verviers et Mutien-Omer HOUZIAUX, ancien organiste titulaire de la cathédrale de Liège

Livrets à votre disposition sur la table au fond de l’église pour suivre la messe 

11/10/2013

Vient de paraître: Vérité et Espérance/Pâque Nouvelle 3e trimestre 2013

 

 

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SOMMAIRE

 Editorial : qu’est-ce qui est essentiel pour la foi ? 

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L’encyclique « Lumen Fidei » : écrite à quatre mains

Rio : les remèdes du docteur François

Rome et la liturgie : sur quel pied danser ?

Belgique : un nouveau Roi  Philippe, fils spirituel de Baudouin

Liège accueille Mgr Delville

Fontgombault : essaimage frontalier

 

La K.U.L. va former des imams

 

Benoît Poelvoorde : profession de foi 

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La vraie prière

La troisième demande du Pater: « fiat voluntas tua »

Quand l'Université s'intéresse au chant grégorien:

Révisons notre catéchisme : Benoît XVI expose le dogme du péché originel…

 

 

Secrétaires de Rédaction : Jean-Paul Schyns et Ghislain Lahaye

Editeur responsable: SURSUM CORDA a.s.b.l. , Vinâve d’île, 20 bte 64 à B- 4000 LIEGE.

 

La revue est disponible gratuitement sur simple demande :

Tél. 04.344.10.89  e-mail : sursumcorda@skynet.be 

Les dons de soutien sont reçus au compte IBAN:  BE58 0016 3718 3679   BIC: GEBABEBB de Vérité et Espérance 3000, B-4000 Liège

 

 

10/10/2013

L’encyclique « Lumen Fidei » :

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Première du pape François

ou dernière du pape Benoît ?

 

Signée le 29 juin par le pape François et publiée sous son nom le 5 juillet suivant, cetteimages (2).jpg ency­clique (une introduction et quatre chapitres, en tout une cinquantaine de pages) a été rédi­gée "à quatre mains" avec son prédécesseur le pape Benoît XVI.

C’est un document didac­tique sans être ennuyeux, clair et profond à la fois, une porte ouverte sur l'acte de foi, la ré­flexion spirituelle et la prière. Tout ce qu’il faut pour plaire aux « zelanti » et déplaire aux « poli­ticanti », lesquels ne manqueront pas de le snober, car il ne comporte aucune « avancée » doctrinale sur les incessantes controverses (nature du sacerdoce presbytéral, ordination des femmes, mariage homosexuel, statut ecclésial des divorcés remariés etc.) qui agitent l'Eglise postconciliaire.

Il s’agit « seulement » d’une méditation sur ce que comporte et implique l’acte de croire, ce que l’on appelait dans le petit catéchisme de notre enfance le « Je crois en Dieu. JPSC

Comme l’observe l’abbé Guillaume de Tanoüarn sur son metablog (07.07.2013)  cette encyclique est, en réalité, le dernier document qui soit rédigé par le pape Benoît : « On reconnaît et son style, archi-documenté que ce soit dans l'ordre sacré ou dans l'ordre profane (Nietzsche, Rousseau,Wittgenstein), et sa manière, douce ne prenant jamais l'adversaire de front mais ne lui laissant aucune chance, et aussi sa volonté de faire le point sur tous les sujets afférents au sujet principal, comme on le fait dans un cours bien professé : salut par la foi, rapport foi et science, foi et société, foi et Eglise etc. C'est tout Benoît XVI, cela. Un peu difficile à lire ? C'est vrai, avouons-le. Comme ses trois autres encycliques d’ailleurs (ndlr : Deus caritas est, Spe  Salvi, Caritas in Veritate). Mais pour celui qui veut se donner la peine de la lire, quelle fécondité ! »

Denis Sureau l’a commentée (23.07.2013) sur le site du bimensuel « L’Homme Nouveau », dont il est le directeur. Voici un condensé de sa lecture :

L'encyclique s'ouvre sur un beau rappel : la foi est une lumière car le Christ est le vrai soleil. La lumière de la foi est plus brillante que la foi dans les Lumières. La foi est « une lumière pour nos ténèbres ».

 Histoire de la foi

 Le premier chapitre  (« Nous avons cru en l'amour »), exercice de théologie narrative, commence par évoquer Abraham, « notre père dans la foi : la foi d'Abraham anti­cipait la venue du Christ, la foi étant « confession que Jésus est le Seigneur », qu'il est mort par amour pour les hommes et que Dieu l'a ressuscité. Croire, ce n'est pas seulement croire en cela, mais c'est aussi participer à la manière de voir de Jésus. C'est s'ouvrir à un amour qui nous précède et nous transforme intérieurement. Le pape insiste ici sur un point important : la forme ecclésiale de la foi. « La foi n'est pas un fait privé, une concep­tion individualiste, une opinion subjective », car elle se confesse en communion, entre croyants au sein de l'Église qui, selon la belle formule de Romano Guardini, « est la porteuse historique du regard plé­nier du Christ sur le monde ».

Foi, vérité, amour et raison

images (10).jpgLe deuxième chapitre (« Si vous ne croyez pas, vous ne comprendrez pas ») expose le lien étroit entre foi et vérité : « La foi, sans la vérité, ne sauve pas ». Or, aujourd'hui, la vérité est « souvent réduite à une authenticité subjective de chacun, valable seulement pour la vie individuelle ». 

Une vérité commune est identifiée avec « l'imposition intransigeante des totalitarismes ». 

Mais, si elle est l'amour de Dieu qui lui ne s'impose pas par la violence, la vérité n'écrase personne, et le croyant ne peut être arrogant – la vérité le rend humble.

Reprenant une formule chère à Joseph Ratzinger, l'encyclique dit que « la foi élargit les horizons de la raison » et invite la science à s'ouvrir à toute la richesse de la Création.

Elle permet également la rencontre avec les adeptes des autres reli­gions ainsi qu'avec les incroyants qui« désirent croire et cherchent sans cesse ». La théologie inter­vient ici comme science de la foi, comme « participation à la con­naissance que Dieu a de lui-même ». 

L'encyclique rappelle qu'elle est au service de la foi des chrétiens et ne doit pas considérer le Magistère comme une limite à sa liberté.

Transmettre la foi

Le troisième chapitre (« Je vous transmets ce que j'ai reçu »)  traite de la transmission de la foi. Qui s'est ouvert à l'amour de Dieu ne peut le garder pour lui. La foi se transmet « de personne à per­sonne, comme une flamme s'al­lume à une autre flamme », de gé­nération en génération, à travers une chaîne ininterrompue de té­moins, au sein de la communauté qu'est l'Eglise. « Il est impossible de croire seul ». 

Avec le Credo, le Décalogue et le Notre Père, les sa­crements jouent un rôle particu­lier : « par eux, une mémoire incar­née est communi­quée ». 

Le Pape  insiste sur l'unité de la foi (la foi est une car Dieu est un) et son inté­grité : « Étant donné qu'il n'y a qu'une seule foi, celle-ci doit être confessée dans toute sa pureté et son intégrité. ». Le dépôt de la foi doit être transmis dans sa totalité : avis aux catéchistes ! Retirer quoique ce soit à la foi serait le re­trancher de la vérité de commu­nion.

 La foi dans la cité

Le quatrième chapitre (« Dieu pré­pare pour eux une cité ») affirme que la foi a uneimages (11).jpg incidence so­ciale, « au service concret de la justice, du droit et de la paix ». Elle est un  « bien commun » qui a « apporté de nombreux bienfaits à la cité des hommes ». D'abord dans la fa­mille, « union stable de l'homme et de la femme dans le mariage » (certains jour­naux n'ont retenu de l'encyclique que cette phrase pour dire que le Pape était contre le mariage homo !). Puis dans les autres rapports sociaux : la reconnais­sance d'un Père com­mun peut seule as­surer une frater­nité que la modernité tente en vain de fonder sur l'égalité.

Quand la foi diminue, les fondements mêmes de la vie communautaires s'amoin­drissent. D'où l'impérative néces­sité de confesser Dieu publique­ment :  « Peut-être aurions-nous honte d’appeler Dieu notre Dieu ? Peut-être est-ce nous qui ne Le confessons pas comme tel dans notre vie publique, qui ne propo­sons pas la grandeur de la vie en commun qu’il rend possible ? »

L'encyclique s'achève, après une méditation sur la foi comme « force de consolation dans la souf­france », sur une prière à Marie, Mère de Jésus, Mère de l’Église et Mère de notre foi.