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16/03/2013

Des Rameaux à Pâques: votre semaine sainte à Liège

LA SEMAINE SAINTE ET PÂQUES 2013

 À L’ÉGLISE DU SAINT-SACREMENT

Boulevard d’Avroy, 132 à Liège

(face à la statue équestre de Charlemagne)  

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24 mars, dimanche des rameaux

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09h45 : Procession et distribution du buis bénit

Chants grégoriens de la bénédiction des rameaux (schola) : antiennes « Hosanna Filio David », « Pueri Haebreorum ». Hymne «  Gloria Laus » de S. Théodulphe d’Orléans, IXe siècle

10h00 :  Messe (latin) selon le missel de 1962

Plain chant et orgue (schola) : propre grégorien de la messe « Ne longe ». Psalmodie dialoguée de la Passion selon saint Matthieu. Kyriale XVII. Credo I. Hymne « Vexilla Regis » (Venance Fortunat, VIe siècle). Motets du répertoire classique: Vivaldi, Mozart, Chausson (Micheline Viellevoye, soprano solo)

11h15 : Bénédiction et distribution des rameaux de buis, suivies de la Messe (français) selon le missel de 1970

Plain-chant :hymne "Gloria Laus". Kyriale XVII Lecture de la Passion selon saint Matthieu. Œuvres pour violoncelle et orgue. 

La procession des rameaux, accompagnée plus tard de leur bénédiction est d’institution antique et apparaît à Jérusalem au lendemain de la paix constantinienne (313).Tôt répandue en Orient, elle semble avoir fait son entrée en Occident par la liturgie wisigothique.

La comparaison entre la liturgie hiérosolymitaine, dont nous avons la description détaillée par Euchéria ( + 384), et nos cérémonies romaines montre bien le génie propre de la Tradition à Rome : fidélité exacte au dépôt liturgique immémorial et assimilation profonde, l’amenant à une plus grande perfection.

Au cours de la procession, les fidèles chantent en alternance avec la schola l’hymne célèbre Gloria laus, composée par Théodulfe, évêque d’Orléans († 821).

Le caractère joyeux de la cérémonie des rameaux fait place à l’austérité de la messe, entièrement consacrée à la Passion du Sauveur, dont on chante le texte en saint Matthieu.

Toutefois, l’Eglise n’oublie pas que cette Passion est génératrice de salut.  Saint Léon l’a rappelé aux lectures des Matines : « La solennité de la Passion du Seigneur, désirée par nous et désirable pour le monde entier est arrivée : elle ne nous permet point de garder le silence parmi les transports des joies spirituelles qu’elle procure à nos âmes. »

Aussi le souvenir du Christ souffrant ne peut effacer celui du Christ triomphant dans les textes liturgiques.

 

 

26 mars, mardi-saint

 detail-maitre-autel-saint-sacrement.jpg17h à 19h : confessions pascales et adoration

 Vêpres grégoriennes à 17h, chapelet à 18h., bénédiction du Saint-Sacrement à 18h45

Tout au long de son règne, notre pape émérite Benoît XVI a recommandé  l'adoration eucharistique, pour y trouver « force, consolation et joie ».

 « En nous souvenant de sainte Julienne de Cornillon renouvelons nous aussi la foi dans la présence réelle du Christ dans l'Eucharistie », a exhorté le pape. L'Eglise, a-t-il fait observer, doit une « grande reconnaissance » à sainte Julienne « non seulement en raison de sa sainteté de vie, mais également parce qu'à travers sa grande ferveur, elle a contribué à l'institution d'une des solennités liturgiques les plus importantes de l'année, celle du Corpus Domini. »

Surtout, le pape s'est réjoui de ce qu'il appelle un « printemps eucharistique»  spécialement chez les jeunes : « Combien de personnes demeurent en silence devant le Tabernacle, pour s'entretenir dans une conversation d'amour avec Jésus ! Il est réconfortant de savoir que beaucoup de groupes de jeunes ont redécouvert la beauté de prier en adoration devant le Très Saint Sacrement" et le Saint-Père Benoît d'ajouter: " Je prie afin que ce «printemps» eucharistique se répande toujours davantage dans toutes les paroisses, en particulier en Belgique, la patrie de sainte Julienne ".

 

28 mars, jeudi-saint

 20h00:  Messe de la Dernière Cène (français) , selon le missel de 1970

boutscene.jpgChants grégoriens : kyriale IV,  introït « nos autem gloriari », kyriale IV,  graduel « Christus factus est », Chant ambrosien : « O sacrum convivium » (Patricia Moulan, alto solo). Motets classiques : « O salutaris hostia » de Léo Delibes,1836-1891, et « Panis angelicus » de César Franck, 1822-1890, (Patricia Moulan, alto solo)

A la fin de la messe: translation du St-Sacrement au reposoir (autel de la Vierge). Adoration (un quart d'heure).Chant grégorien : « Pange lingua ». 

Le Saint-Sacrifice était primitivement célébré trois fois en ce premier jour du triduum pascal.  La première messe était celle de la réconciliation des pénitents ; la deuxième, celle de la célébration des saintes huiles et de la consécration du saint Chrême ; la troisième enfin commémorait l’anniversaire de la dernière Cène au cours de laquelle Jésus institua l’Eucharistie et l’Ordre.

Pendant le Gloria, les cloches se font entendre une dernière fois avant d’entrer dans le grand deuil du Seigneur.

Comme le saint sacrifice ne célèbre pas le vendredi saint, c’est ce jeudi que l’on consacre les hosties pour la communion du lendemain.  Les fidèles qui viennent de revivre l’institution du mystère de Foi en prolongent la solennité par l’adoration de la sainte Réserve au reposoir.

 

29 mars, vendredi-saint

bosch_10.jpg 15h, chemin de la croix suivi des confessions pascales: méditation des 14 stations avec les abbés Claude Germeau et André Arimont

 Chant : extraits du Stabat Mater de Pergolèse, 1736 (Patricia Moulan, alto solo)

 

Cette cérémonie est, effectuée en s'arrêtant devant 14 tableaux, crucifix et autres symboles disposés soit autour de l'église ou d'un lieu attenant (généralement une voie reproduisant la montée au Calvaire, soit, le plus souvent, dans l'église elle-même

Le chemin de croix a son origine dans la liturgie du vendredi saint des chrétiens de Jérusalem. Les Franciscains présents en Terre Sainte depuis 1220 suivirent eux-mêmes le rite traditionnel en usage dans l'Église orthodoxe locale, ils le transposent progressivement dans leurs églises en Italie. C'est seulement sous le pape Clément XII, en 1731, que la permission fut donnée de créer des chemins de croix dans d'autres églises que celles des Franciscains et le rite se popularisa au point que l’on connaît encore aujourd’hui.

N.B: Il n’y a pas d’ "office des Présanctifiés" le soir à l’église du Saint-Sacrement : les fidèles qui le souhaitent  sont invités à se joindre à la cérémonie organisée dans les rues de Liège (18h,départ de Saint-Pholien) jusqu’à la  Cathédrale Saint-Paul (office à  19h30) 

30 mars,  samedi-saint

resurrection1.jpg20h, vigile pascale et messe de la Résurrection (missel de 1970) : bénédiction du feu nouveau, exultet suivi de quatre lectures, liturgie baptismale, messe.

Chants grégoriens : gloria du temps pascal, triple alleluia de Pâques, litanie des saints, antiennes « Vidi aquam » et « Dextera Domini », sanctus du temps pascal, alleluia et chant du psaume 150  « Laudate Dominum ». 

 

La Nuit de Pâques est, comme le dit saint Augustin, « la mère de toutes les saintes vigiles, en laquelle veille le monde entier. »  Elle s’ouvre sur la bénédiction du feu nouveau, signe de résurrection, et du cierge pascal, qui figure au milieu de nous la présence du Christ en son corps glorieux.  La flamme du cierge pascal se transmet aux cierges des fidèles, exprimant que la vie de Jésus ressuscité est donnée en partage à ceux qui sont renouvelés en lui.  Inondé de cette clarté, le célébrant procède à la grande proclamation de l’Exsultet, où l’Eglise laisse déborder la joie de son cœur.  

On reprend ensuite provisoirement les ornements violets pour rappeler par des lectures de l’Ancien Testament le premier état du monde et l’annonce de l’Alliance nouvelle. Encadrée par le chant des litanies, vient alors la rénovation des vœux de Baptême.

Avec le Gloria, c’est le retour des cloches qui saluent à toute volée la résurrection du Sauveur.

A la fin de l’épître, éclate enfin le triple alléluia.  Et la messe pascale se poursuit dans la joie pour finir sur le chant des laudes.

 

31 mars, dimanche de Pâques

3miraflo.jpg10h00 :  Messe du Jour (latin) selon le missel de 1962

Plain chant et orgue : propre grégorien de la messe « Resurrexi » du Jour de Pâques. Kyriale I « Lux et origo ». Credo I . Motets classiques: Vivaldi, Mozart, Chausson (Micheline Viellevoye, soprano solo)

11h15: Messe du Jour (français) selon le missel de 1970

Chants grégoriens: Kyriale du temps pascal. Œuvres pour violoncelle et orgue

Les mélodies grégoriennes chantent le triomphe du Christ sur la mort : l’Agneau a racheté les brebis (Agnus redemit oves ) : il nous entraîne à sa suite, affranchis, pardonnés, purifiés en Lui.  Car le Christ notre Pâque a été immolé ( pascha nostrum immolatus est Christus ) pour que nous le recevions in azymis sinceritatis et veritatis : sous les apparences du pain azyme, symbole de pureté et de vérité hérité de la tradition juive.  Hors du mystère pascal, auquel nous unit chaque messe, nous sommes perdants face au mal à la souffrance et à la mort.  Seul un Dieu crucifié peut demander que, là, nous nous en remettions à Lui car il nous l’affirme : Resurrexi et adhuc tecum sum.  Je suis ressuscité et je suis avec toi pour toujours. 

« Le Fils de l’homme, quand il reviendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » Question du Christ lui-même (dans S. Luc, 18, 8).

 

Rens. Tél. 04.344.10.89

 ou votre message par e-mail en cliquant ici:

sursumcorda@skynet.be

 

 

 

 

01/03/2013

Liège et Malmédy: messes de carême et grégorien et polyphonie ancienne

 

DIMANCHE 3 MARS 2013

Premier Dimanche du Mois

IIIe DIMANCHE DE CARÊME 

A LIEGE

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EGLISE DU SAINT-SACREMENT

Boulevard d’Avroy, 132  

10h, Messe en latin

célébrée (missel de 1962) par M. l’abbé Jean Schoonbroodt

Propre grégorien de la messe « Oculi mei », Kyriale XVII« Salve ».

Credo I (XIe s.) et Repons « Media Vita » (Xe s.)

par la Schola du Saint-Sacrement, Kaisu Hynninen (soprano solo)

et Patrick Wilwerth (professeur d’orgue au conservatoire de Verviers)

 

11h15, Messe en Français

Célébrée (missel de 1970) par M. l’abbé Claude Germeau

Chants grégoriens: Kyriale XVIII, Hymne de Carême « attende Domine »)

Orgue: Mutien Houziaux, ancien titulaire à la cathédrale de Liège

 

A MALMEDY 

 

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ÉGLISE DES CAPUCINS

Ruelle des Capucins à 4960 Malmedy 

18h., Messe en latin

Célébrée (missel de 1962) par M. l’abbé Claude Germeau 

Propre grégorien de la messe « Oculi mei »

Kyriale XVII« Salve ». Credo I (XIe s.)

Motets « Ecce homo » à trois voix (Géréon Stein, 1853), « Adoramus Te »  (P.J. Vandamme), « O heilige Seelenspeise » et « Vive Jésus, vive sa Croix »

par la Schola de Saint-Lambert (Verviers) et la Schola des Capucins (Malmedy)

Orgue : Michèle Baron et Léonard Aussems, professeur hre à l’académie de Malmedy 

  

 

09/02/2013

Ouverture du Carême 2013 à l'église du Saint-Sacrement

 

 

EGLISE  DU SAINT-SACREMENT

Boulevard d’Avroy, 132 à Liège

 

 

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"Devictus vincit" 

 

MERCREDI 13 FEVRIER 2013 À 18 HEURES

MESSE DES CENDRES 

Grégorien:

 Kyriale XVIII. Hymne Attende Domine

à l'orgue, Thierry de Marneffe

 

 

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« memento quia pulvis es » 

Bénédiction et imposition des Cendres aux fidèles

par Monsieur l’abbé Claude Germeau 

 « Feria Quarta Cinerum » 

Comme toute fête de l’année au calendrier chrétien, le mercredi des cendres, par lequel débute le carême,  se situe en référence à la fête des fêtes qu’est Pâques qui célèbre le passage de la mort à la résurrection de notre Seigneur Jésus Christ. Fête tellement importante qu’elle est célébrée durant cinquante jours (de là vient le mot Pentecôte), et qu’elle est précédée d’une préparation de quarante jours. Le mot "carême" est la contraction du mot latin quadragesima, qui signifie quarantième -sous-entendu : jour, le quarantième jour étant le jour de Pâques.

Cette préparation est un temps de cheminement spirituel, tout entier orienté vers Pâques, pour ceux qui se préparent à être baptisés à la veillée pascale et pour tous les fidèles. Il est marqué par le jeûne (privation), la prière et le partage (charité, solidarité), et pas seulement comme pratique à observer - d’ailleurs le plus discrètement possible (voir Matthieu 6, 5-18 "Quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu… mais parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes") - mais véritable démarche spirituelle. La durée de quarante jours est d’ailleurs à mettre en relation avec les 40 jours de Jésus au désert précédant sa vie publique, eux-mêmes en relation symbolique avec les quarante ans de traversée du désert par les Hébreux avant l’entrée en Terre promise.

C’est pour tenir les quarante jours de jeûne et de privation, en dehors des dimanches qui sont toujours jour de fête et de résurrection - même en temps de Carême - que le début de celui-ci fut avancé au mercredi avant le 1er dimanche de carême. La cendre évoque la faiblesse de l’homme (cf. Genèse 3, 19 "Souviens-toi que tu es poussière…"), elle évoque aussi le péché et la fragilité de l’homme (cf. Sagesse 15, 10 ; Ézéchiel 28, 18 ; Malachie 3, 21) et son regret du péché (cf. Judith 4, 11-15 ; Ézéchiel 27, 30). Pour les chrétiens, l’imposition des cendres est avant tout, un rite pénitentiel dont la signification est portée par la phrase que prononce le prêtre en faisant le geste : "Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle." (Marc 1, 15).  

"Ne tarde pas, dit le Seigneur, convertis-toi à Dieu, et ne diffère pas de jour en jour." Ce sont les paroles de Dieu et non les miennes; vous ne les avez pas entendues de moi, mais moi je les entends avec vous : "Ne tarde pas, dit-il, convertis-toi au Seigneur." Mais toi tu réponds : "Demain! demain!" (dans le latin du texte : "Cras! cras!") Quel croassement de corbeau! Comme le corbeau envoyé de l'arche n'y est pas revenu et, maintenant qu'il est vieux, dit encore : Demain! demain! C'est le cri du corbeau : tête blanche et coeur noir. Demain! demain! c'est le cri du corbeau : le corbeau n'est pas revenu à l'arche, la colombe est revenue. Qu'il se perde donc, le croassement du corbeau, et que se fasse entendre le gémissement de la colombe." Saint Césaire d'Arles, 470-542