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08/04/2012

Pour ceux qui aiment les chiffres

La fréquentation de l’église du Saint-Sacrement à Liège

durant la Semaine Sainte 2012 : 

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On a dénombré cette année encore plus de 500 participants aux offices : 130 le dimanche des Rameaux et 170 le Jour de Pâques, auxquels il faut ajouter 80 personnes à la messe du Jeudi-Saint, 50 à la Veillée pascale, 30 à l’adoration du Mardi-Saint (confessions) et 50 le Vendredi-Saint à 15h (confessions assurées par deux prêtres).

Par rapport à l’an dernier : le nombre de confessions a sensiblement augmenté, de même que l’assistance aux messes du Jeudi-Saint et du Jour de Pâques. Pour la fréquentation de la Veillée pascale, cependant très soignée et fort bien chantée par Patricia Moulan et ses amis, "peut mieux faire" : 50 personnes, c’est trop peu. Le chemin de croix du Vendredi-Saint (100 personnes l’an dernier) avait été supprimé cette année, par solidarité avec l’initiative de M. le Doyen de Beukelaer, à laquelle les fidèles du Saint-Sacrement avaient eux aussi été instamment invités (affiches, flyers et monitions). Son grand chemin de croix public dans les rues de Liège (plus de mille participants:voir ci-dessous) est une réussite qui nous réjouit sans réserve.

Pour mémoire, l'église du Saint-Sacrement à Liège est un sanctuaire jusqu'ici sans statut canonique précis, appartenant à une association de fidèles, l'asbl "Sursum Corda", qui l’a sauvée de la désaffectation programmée en 2003. La responsabilité pastorale de ce sanctuaire est confiée à deux prêtres diocésains: l'abbé Jean Schoonbroodt, chapelain et président de l'asbl, ainsi que l'abbé Claude Germeau, directeur du foyer d'accueil de Herstal. Cette église ne bénéficie d’aucun subside de fonctionnement, public ou autre, et vit uniquement de la charité de ses fidèles, amis et bienfaiteurs.

Compte IBAN BE58 0003 2522 9579  BIC BPOTBEB1 

de "Sursum Corda" asbl, Rue Vinâve d'île, 20 bte 64 à B-4000 Liège

 

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Vendredi Saint :un chemin de croix dans les rues de Liège

29/03/2012

MARCHE POUR LA VIE, LE 25 MARS 2012 A BRUXELLES: ET APRES ?

La « Marche pour la Vie » de ce dimanche 25 mars à Bruxelles après celle organisée la veille par les « pro IVG », aurait rassemblé, selon la RTBF, sensiblement le même nombre de personnes : 2.000, de part et d’autre. Match nul, comme par hasard. Les organisateurs « pro vie » contestent les chiffres et avancent celui de 4.000 personnes à leur marche dominicale: nous étions parmi celles-ci. Difficile d’évaluer exactement.

Le succès un peu paradoxal cette initiative est d’avoir (pour la première fois, cette année) suscité une marche "réactionnaire" des « pro-choice », subsidiée par les pouvoirs publics (en l'occurrence la « Fédération Wallonie-Bruxelles »). Le débat est donc rouvert. Mais le dossier ? Pas encore, sans doute, au regard de la loi du nombre qui gouverne la société civile.

Pour autant qu'on puisse en juger, les manifestants de dimanche étaient surtout des catholiques issus des nouvelles communautés (charismatiques, traditionalistes ou "traditionalisants" de toutes obédiences), mais peu ou pas de mobilisation des structures séculières (paroissiales ou autres) de l’Eglise. Et moins encore, semble-t- il, des communautés se réclamant d’autres cultes. La présence islamique annoncée (entre autres) nous est apparue comme anecdotique.

La hiérarchie catholique s’est exprimée à la tribune par la voix de Mgr Harpigny, évêque de Tournai, en quelques mots pas toujours audibles. Pour le reste, beaucoup de prêtres, religieux et religieuses dont l’habit affichait clairement l’identité : donc en marge de la posture «conciliaire ». Parmi eux, comme dans le public, beaucoup de jeunes aussi car les communautés nouvelles attirent là où l’establishment conformiste indiffère.

Reste à donner un grand coup de chapeau à la générosité des étudiants qui ont construit cette initiative. Ils mériteraient mieux, à l’avenir, que ce regard du balcon où se réfugie souvent l’Eglise établie. Mais ceci est une autre histoire. Confions en le souci à la prière de Marie: on célébrait ce 25 mars la fête de l’Annonciation.

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12/03/2012

A l’initiative d’un « collectif d’étudiants »

TROISIEME MARCHE POUR LA VIE

LE DIMANCHE 25 MARS 2012 A BRUXELLES

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A priori on se demande si tout cela sert vraiment à grand’chose. Les contre-manifestants seront sans doute là aussi (en tout cas ils organiseront une marche "pro choice" la veille).On se comptera, on échangera des slogans. La RTBF ira filmer plus ou moins tendancieusement les uns et les autres. Trois petits tours et puis s’en vont ? Et pourtant…

Le professeur Michel Ghins nous explique de façon convaincante pourquoi l’association « Action pour la famille », dont il est le président, se joindra à la manifestation "pro life". Un ton au dessus de la propagande, et qui donne à réfléchir. Faut-il rappeler que Michel Ghins est professeur de philosophie à l’Ucl et président du centre de philosophie des sciences de cette université ?  Voici son texte :

« Action pour la famille soutient la Marche pour la vie organisée par un collectif d’étudiants qui partira le dimanche 25 mars à 14h du Mont des Arts (près de la statue du roi Albert I) à Bruxelles. Pour plus d’informations http://www.marchforlife.be

Malgré les campagnes en faveur de l’usage des contraceptifs et des cours d’éducation affective et sexuelle dans les écoles, le nombre d’avortements ne cesse de progresser en Belgique. Selon les chiffres du dernier rapport de la commission d’évaluation sur l’interruption de grossesse, nous sommes passés de 13 474 avortements en 2003 à 19 421 en 2009, alors que le nombre de femmes en âge d’avoir des enfants est en diminution constante. Plus inquiétant encore : la proportion de jeunes femmes (moins de 25 ans) qui subissent une IVG ne cesse d’augmenter.

Ne nous voilons pas la face : que l’on soit pro-choice ou pro-life, nous devons admettre qu’il y a un problème de l’avortement en Belgique. Plusieurs décennies d’utilisation de plus en plus répandue et efficace de méthodes contraceptives nous montrent qu’elles sont impuissantes à enrayer cette tendance à la hausse.

Les propositions d’Action pour la famille :

1. Aider en priorité la femme qui demande une interruption volontaire de grossesse à garder son enfant. Il est frappant de constater le grand nombre de femmes qui invoquent comme raison d’une IVG de « ne pas souhaiter d’enfant pour le moment » (4659 en 2009). Or la loi de 1990 stipule que l’avortement n’est dépénalisé que pour les femmes que « leur état place dans une situation de détresse » avérée et qu’il revient au médecin qui pratiquerait l’IVG, et au médecin seul, d’apprécier cet état de détresse. La loi précise également que la femme qui souhaite interrompre sa grossesse a le droit d’être clairement et complètement informée sur les « droits, aides et avantages garantis par la loi aux familles, aux mères célibataires ou non, et à leurs enfants, ainsi que sur les possibilités offertes par l’adoption de l’enfant à naître. »

Plutôt que de simplement prendre acte d’un « état de détresse » il faut en premier lieu de tout faire pour aider la femme à sortir de cette détresse en gardant l’enfant, éventuellement en décidant de le confier à terme à l’adoption, tout en bénéficiant de l’accompagnement psychologique indispensable à une telle décision. La possibilité de l’adoption ainsi que l’aide psychologique nécessaire sont clairement mentionnées par la loi. Une écoute déculpabilisante et généreuse de son cœur et de son temps est absolument indispensable. Le plus souvent, une femme doit affronter seule l’épreuve de l’avortement. Ceci est d’autant plus préoccupant pour les mineures d’âge qui ont accès à l’avortement sans avoir à en informer leurs parents.

 2. Rappeler que l’avortement n’est pas un droit. La loi de 1990 n’instaure pas un « droit à l’avortement » mais une dépénalisation dans des conditions précises. Un tel droit impliquerait l’obligation à quiconque de pratiquer un avortement pourvu que les conditions légales soient remplies. Or, le législateur dit bien qu’ « aucun médecin, aucun infirmier ou infirmière, n’est tenu de concourir à une interruption de grossesse ». Certainement, une femme, comme chacun d’entre nous, est libre d’opérer ses propres choix. Mais ce choix doit s’effectuer dans des conditions qui n’imposent pas une décision dans un sens ou dans un autre, et en ayant toujours en vue qu’en principe, une femme voudrait d’abord garder son enfant. Rappelons également, que le choix d’une IVG n’engage pas seulement la femme, mais une autre vie humaine : celle qu’elle porte en elle.

3. Briser le tabou sur les conséquences psychologiques d’un avortement. Une véritable loi du silence empêche les femmes de s’exprimer sur les difficultés psychologiques et relationnelles qui surviennent souvent suite à une interruption de grossesse. Cependant, de plus en plus de femmes ont le courage de faire état publiquement des difficultés éprouvées à surmonter une IVG, des difficultés d’autant plus importantes que l’avortement est tardif et qui se manifestent parfois de nombreuses années après. Or, l’expression d’une souffrance aide considérablement à la surmonter et peut permettre à d’autres de l’éviter. Les femmes qui demandent une interruption de grossesse ont le droit d’être informées clairement et complétement sur les conséquences psychologiques possibles d’une IVG et les personnes qui les accueillent ont le devoir de lui communiquer cette information. Action pour la famille est opposée à tout allongement du délai légal actuel de 12 semaines.

4. Dispenser dans les écoles des cours d’éducation sexuelle et surtout affective qui mettent en valeur la beauté du don de soi à l’autre et la joie qui l’accompagne. L’amour qui vise le bien de l’autre conduit tout naturellement à une attitude de respect et à une prise de conscience de ses responsabilités. S’engager dans des relations sexuelles à un âge précoce ou dès le début d’une relation peut entraîner des conséquences dommageables pour l’équilibre affectif. De tels comportements peuvent aussi porter préjudice à la réussite future d’une relation amoureuse stable.

5. Garantir davantage les droits et la protection des femmes enceintes à l’égard de leur employeur et assurer leur retour au travail dans de bonnes conditions. Des décisions politiques doivent aider à concilier la vie familiale avec la vie professionnelle, aussi bien pour les hommes que pour les femmes. Action pour la famille est favorable à l’instauration du salaire parental.

Action pour la famille asbl est une association citoyenne, pluraliste et indépendante qui ne reçoit aucune subvention d’organisations publiques ou privées. Visitez notre site internet

Pour se rendre à cette marche à Bruxelles (rassemblement le 25 mars à 14h au Mont des Arts, près de la Gare centrale : rendez-vous

 

depuis Liège  -hall de la gare des Guillemins, à 12h45 (afin de prendre le train de 13h pour Bruxelles)

▶ depuis Verviers - devant la gare, à 12h15 (afin de prendre le train de 12h37 pour  Bruxelles)

Contacts pour Liège-Verviers: Mme Monique Crismer tél  04.263.59.44  e-mail jean.crismer@skynet.be