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21/07/2009

Les manifestations de la rentrée 2009: à vos agendas!

 

 

 A L'EGLISE DU SAINT-SACREMENT

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Boulevard d'Avroy, 132 à Liège

(face à la statue de Charlemagne)

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AU SAINT-SACREMENT, LE SAMEDI 12 SEPTEMBRE 2009

A l'initiative de l'Union des Etudiants Catholiques de Liège-

Cercle interfacultaire Gustave Thibon

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 Gustave Thibon 1902-2001

16 HEURES: CONFERENCE-DEBAT

sur le thème

" LITURGIE ET MODERNITE"

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animée par le Père Gabriel DIAZ

Un sujet actuel, qui soulève quelquefois les passions, sur un thème capital si, comme l'affirme le concile Vatican II, la liturgie est "la source et le sommet de la vie de l'Eglise ".

Pour l'éclairer, un orateur et praticien compétent: le Père Gabriel Diaz Patri, qui dirige un centre de recherches liturgiques à la faculté de philosophie et lettres de l'Université nationale de Cuyo à Mendoza (Argentine). Il pratique la forme tridentine du rite romain, de même que le rite byzantin à la paroisse catholique russe de la Sainte-Trinité à Paris (XVIe) dont il est actuellement le curé. Le P. Diaz a aussi été chancelier et vicaire épiscopal dans le diocèse argentin de San Luis. 

 

17 HEURES: MESSE DU SAINT-ESPRIT

(missel romain de 1962)

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célébrée par le P. Gabriel Diaz

à l'occasion de la rentrée académique, scolaire et professionnelle

La messe sera chantée en grégorien et en polyphonie classique, avec le concours de l'Ensemble vocal des Jeunes du Brabant wallon (dir. Charlotte MESSIAEN). Au programme: le propre de la "missa votiva de Spiritu Sancto ", le kyriale de la "missa brevis " pour voix d'enfants et orgue de L. Delibes (1836-1891) ainsi que trois motets: "Jesu, Meine Freude " de J.S. Bach (1685-1750), "Panis Angelicus" de César Franck (1822-1890), "Ave Maria "d'Otto Fischer (1911-1985), "Jubilate Deo" de Léo Halmos (1945). Les orgues du Saint-Sacrement seront tenues par leur titulaire, Patrick WILWERTH, professeur au conservatoire de Verviers.

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       L'ensemble vocal des jeunes du Brabant wallon en tournée, à New-Delhi

 

L'Union Royale des Etudiants Catholiques de Liège, fondée en 1873, est aujourd'hui une association sans but lucratif dont les statuts ont été révisés en 2006. L'Asbl reconnaît et soutient actuellement deux cercles interfacultaires: l'Ordre du Torè qui perpétue les traditions du folklore estudiantin liégeois et le Cercle Gustave Thibon qui organise des formations sous forme de conférences, projections de films et débats confrontant la pensée chrétienne et la modernité à la lumière de la pensée de ce philosophe-paysan autodidacte, né en 1902 et dont  l'académie française couronna l'oeuvre en 2000, un an avant sa mort.

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photo de la messe du 135e anniversaire de l'Union des étudiants catholiques 

(église du saint-sacrement, samedi 08.03.08)

 

AU SAINT-SACREMENT, LE DIMANCHE 13 SEPTEMBRE 2009

A 16 HEURES

RECITAL D'ORGUE

Geneviève Chapelier, professeur à l'académie de musique de Visé, donnera un récital d'orgue illustrant l'oeuvre de quelques compositeurs anciens et modernes qui figurent au répertoire du patrimoine liégeois.

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l'orgue du Saint-Sacrement

au programme: Thomas Babou (1646-1740), André-Modeste Grétry (1741-1813), César Franck (1822-1890) ainsi que des compositeurs contemporains qui ont écrit des pièces sur des thèmes anciens et connus: Patrick Wilwerth (1959), Pierre Froidebise (1914-1962), Edouard Senny (1923-1980)...

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    Grétry                        Franck     
  Froidebise.jpgNouvelle image.JPGSenny.jpg 
Froidebise,  Wilwerth , Senny

Cette initiative s'inscrit dans le fil du thème des 21e Journées du Patrimoine en Wallonie: "Patrimoine et Modernité" 

Entrée libre

 

09/02/2009

Académie de Chant grégorien à Liège

A L'EGLISE DU SAINT-SACREMENT

Boulevard d'Avroy, 132, à Liège

(face à la statue équestre de Charlemagne)

 

Saint-Sacrement Liège.jpg

 

LE SAMEDI 28 MARS 2009

de 09h45 à 17h00

JOURNEE DE SEMINAIRE 

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LE CHANT GREGORIEN

DANS SON CONTEXTE HISTORIQUE ET LITURGIQUE

sous la présidence de Dom Michel JORROT

Père-Abbé de l'Abbaye Saint-Maurice de Clervaux

(Luxembourg)

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crosse de l'Abbé de Clervaux 

 

PROGRAMME DE LA JOURNEE

 

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09h45 Accueil

10h00  Introduction: "Historique et spécificité du chant grégorien"

           par Dom Michel Jorrot, Père-Abbé de Clervaux

10h30  "Le chant grégorien dans la liturgie de la messe: exposé sur la structure de la liturgie et du graduel romains"

           par Dom Michel Jorrot, Père-Abbé de Clervaux

11h30  Pause-café

11h45  Ateliers de chant

          dirigés par Stéphan Junker, professeur au conservatoire de Verviers et Gérald Messiaen, professeur de l'académie de chant grégorien à Louvain-la-Neuve

12h30 Déjeuner pris en commun au restaurant "Les Terrasses"(en face de l'église, Av.Rogier, 1)

14h00 "Le chant grégorien dans la liturgie des heures: exposé sur la structure de l'office et de l'antiphonaire romains"

          par François Fierens, juriste d'entreprise, membre de l'académie de chant grégorien

15h00 Pause-café

15h15 Ateliers de chant

          dirigés par Stéphan Junker, professeur au conservatoire de Verviers et Gérald Messiaen, professeur de l'académie de chant grégorien à Louvain-la-Neuve

16h00 Messe de clôture célébrée par Dom Michel Jorrot

         chantée par les participants: Kyriale XVII, Propre du dimanche de la passion (Ve du carême). A l'orgue: Patrick Wilwerth, professeur au conservatoire de Verviers.

 

CONDITIONS DE PARTICIPATION

 

 ouvert à tous, quel que soit le niveau de connaissance

  

RENSEIGNEMENTS ET INSCRIPTIONS

 

-s'adresser à M. Jean-Paul Schyns (secrétariat de l'académie à Liège), Quai Churchill, 42/7, 4020 Liège. E-mail jpschyns@skynet.be ou tél. 04.344.10.89 (en cas d'absence, tél. GSM 0498.33.46.94 de M. Ghislain Lahaye)

-ou s'inscrire en ligne sur le site de l'académie: http://www.gregorien.be

L'initiative de ce séminaire, prise dans le cadre du cycle 2008-2009 des cours de l'Académie de Chant grégorien à Liège, a pour but de combler une lacune: trop souvent, les sessions de chant grégorien sont axées sur les seuls aspects musicologiques ou de techniques vocales et passent sous silence la finalité naturelle de ce chant: la prière liturgique. La journée du 28 mars a pour objet de faire le lien entre les deux. Elle est ouverte à tous les élèves de l'Académie, ceux de Liège comme de Louvain-la-Neuve et de Bruxelles ainsi qu'aux anciens élèves et, en définitive, à tous ceux qui, dans les paroisses ou ailleurs, sont soucieux de promouvoir la pratique d'un chant lié à l'esprit même de la liturgie depuis près de quinze siècles.

LE CHANT GREGORIEN DANS LA LITURGIE

Bible 12e siècle (Bibl. Mazarine-Paris).gif

L'Eglise catholique connaît, en son sein, de nombreux rites liturgiques. Celui qui prévaut pour l'Eglise latine est le rite romain, qui comporte deux formes organisées par le droit ecclésiastique: l'une, appelée "extraordinaire", emploie les livres liturgiques en usage à l'ouverture du concile Vatican II; l'autre, dite "ordinaire", suit les livres liturgiques réformés après ce concile. La forme extraordinaire se célèbre en latin, la forme ordinaire dans les langues vernaculaires, sans exclure le latin.

Quelle que soit la forme du rite, "l'Eglise reconnaît dans le chant grégorien le chant propre de la liturgie romaine: c'est lui qui, dans les actions liturgiques, toutes choses égales d'ailleurs, doit occuper la première place "(constitution "sacrosanctum concilium" du concile Vatican II, n°116).

Les livres liturgiques procurent l'expression écrite des actes du culte: sacrements, messe et office.

matines de pâques.jpgLa célébration des sacrements qui ponctuent la vie chrétienne (baptême, pénitence, eucharistie, confirmation, ordre, mariage, onction des malades ou extrême-onction) trouvent place dans le pontifical ou le rituel, selon qu'ils sont conférés par l'évêque ou par le prêtre. Quant à la notation musicale, ces deux livres ne contiennent que les récitatifs propres au célébrant et quelques antiennes, repons et psaumes. Les plus utilisées de ces pièces exécutables par la schola figurent aussi dans un autre livre: le liber usualis, évoqué à la fin de cette présentation.

Par ailleurs, au centre de la journée liturgique se trouve le sacrifice de la messe, qui rend le Christ substantiellement présent dans l'Eglise, et la prière de l'office des heures: matines ou vigiles, pendant la nuit; laudes, au lever du soleil; prime, en début de journée; tierce, avant la messe solennelle du matin; sexte, à midi; none, dans l'après-midi; vêpres, au coucher du soleil; complies, en fin de journée. On distingue les "petites heures", prime, tierce, sexte et none, des "grandes heures", liées au soleil: laudes et vêpres. Matines et complies n'entrent pas dans cette distinction. Par ailleurs, dans la réforme postconciliaire, l'heure de prime n'existe plus et les autres "petites heures" sont souvent remplacées par un "office du milieu du jour".

Deux livres liturgiques contiennent l'intégralité des messes et des offices: le missel et le bréviaire mais les parties musicales des chantres et du choeur se trouvent ailleurs: dans le graduel pour la messe, dans l'antiphonaire et le nocturnal pour l'office.

Le bréviaire, appelé liturgie des heures dans sa version postconciliaire, contient l'office complet sous forme lue et non chantée; dans sa version traditionnelle, il est complété par le martyrologe évoquant, pour être lu à prime, le saint de chaque jour. Pour l'office chanté, on a recours à l'antiphonaire, qui couvre les heures de laudes à complies. Les matines sont reprises dans un volume séparé: le nocturnal. Les pièces grégoriennes que l'on trouve dans ces deux livres sont: les antiennes, la psalmodie, les récitatifs (capitule, versets, lectures, oraisons), les hymnes et les répons.

Mais le centre de la liturgie du jour est évidemment la messe: les deux livres liturgiques de la messe sont le missel et le graduel. Le missel m-missel_1.jpgcontient le texte complet de toutes les messes (les formulaires) ainsi que les partitions grégoriennes revenant au célébrant (préfaces, oraisons etc.). Les autres pièces grégoriennes de la messe chantées, selon le cas par la schola ou le choeur des fidèles, se trouvent dans le graduel. On y distingue les prières du propre (introït, graduel, alléluia, trait, séquence, offertoire, communion) et celles de l'ordinaire (asperges me, vidi aquam, kyrie, gloria, credo, sanctus, agnus, ite missa est, benedicamus).

Pour terminer, citons aussi les livres "paraliturgiques", parallèles aux livres officiels: l'hymnaire, extrait de l'antiphonaire et du nocturnal; le processionnal, florilège d'antiennes et de répons; le psautier, permettant d'antiphoner l'introït, l'offertoire et la communion de la messe; et, à l'usage du paroissien romain, le liber usualis, vénérable synthèse de tous les livres cités.

 

POST-SCRIPTUM: BACH AUX MINIMES A BRUXELLES 

Le blog de l'église des minimes à Bruxelles http://paroissiensdesminimes.blogspot.com a eu la gentillesse de relayer l'information ci-dessus. A titre de réciprocité, signalons le concert exceptionnel donné dans cette église bruxelloise, par l'Ensemble "La Chapelle des Minimes",  le jeudi 26 mars prochain à 20 heures.

Au programme, Jean-Sebastien et Jean-Christophe BACH:

Kyrie, Gloria, Missa Brevis BWV 236

Sehet, wir gehn hinauf gen Jerusalem, cantate BWV 159

Jesu meine Freude, Motet BWV 227

Mein Freund ist mein und ich bin sein, Motet (Jean-Christoph Bach)

Les bénéfices du concert sont destinés à la rénovation de cette superbe église, qui sert principalement de lieu de culte mais aussi de rencontre et de culture.

Prix des places: 12€ par versement anticipé au compte 979-2485438-12 et 15€ le soir du concert

Renseignements:  portable 0475.57.70.25

courriel: marjanamandi@hotmail.com ou chantal.matthys@gmail.com

Il vous est également loisible de faire partie du Comité de Patronage, que préside la princesse Charles-Louis de Mérode, en versant 250€ au compte indiqué ci-dessus

 

05/01/2009

A l'initiative de l'Union des Etudiants Catholiques de Liège (Cercle Gustave Thibon)

 UNE GRANDE CONFERENCE A L'UNIVERSITE DE LIEGE

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place du XX août

LE LUNDI 19 JANVIER 2009 A 19 H 30

POLITIQUE ET RELIGION: UN RAPPORT EN MUTATION

par Bernard Dumont, directeur de la Revue "Catholica" (Paris) 

Charlemagne_small.jpgComment rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ? La distinction entre le rôle de l'Eglise et celui de l'Etat est propre au christianisme. Ceci implique-t-il l'absence de relation entre eux ? Est-ce aussi à dire que César aurait pour seuls devoirs ceux qu'exprime la loi positive qu'il se prescrit à lui-même selon ses propres règles de gouvernement ? Quelle est la réponse apportée aujourd'hui à ces deux questions dans les Etats membres de l'Union européenne et singulièrement en Belgique ? En quel sens un Etat peut-il ou doit-il être laïc ? A l'heure du pluralisme et du sécularisme, l'Eglise n'a-t-elle plus rien à dire à l'Etat ni à la société civile? Sont-ils à ce point séparés?

Une actualité récente (dépénalisation de l'euthanasie au Luxembourg, évolution "positive" de la laïcité en France) a remis ces questions brûlantes à l'ordre du jour.

Pour en débattre, l'Union des Etudiants Catholiques de Liège (Cercle Gustave Thibon) organise le lundi 19 janvier 2009 à 19h30 à l'Université de Liège, place du XX août (salle Gothot) une grande conférence animée par Bernard DUMONT, directeur de la Revue française "Catholica" (Paris).

Bernard DUMONT est la cheville ouvrière des traductions françaises de l'oeuvre du philosophe italien Augusto Del Noce et l'organisateur de plusieurs congrès internationaux de philosophie politique à Paris et à Lausanne.

 

Université de Liège, place du XX août, auditoire Gothot

Entrée gratuite et ouverte à tous. Parcours fléché à partir de l'entrée principale.

  Web: http://cerclegustavethibon.hautetfort.com

 

EGLISE, ETAT ET SOCIETE

UNE REPONSE DE JOSEPH RATZINGER-BENOÎT XVI

AU JOURNALISTE PETER SEEWALD

 

Peter Seewald: Par la séparation de l'Eglise et de l'Etat, le XIXe siècle a déclaré que la foi était quelque chose de subjectif, et donc une affaire privée. Beaucoup considèrent que le processus continu de sécularisation menace la foi et l'Eglise dans leur survie. Si le temps où l'Etat réglementait la religion est terminé, n'est-ce pas aussi une nouvelle chance pour l'Eglise et la foi? "Il est conforme à l'essence de l'Eglise, dites-vous, d'être séparée de l'Etat et que la foi ne soit pas imposée par l'Etat, mais repose sur une conviction librement acquise"...

Joseph Ratzinger: L'idée de la séparation de l'Eglise et de l'Etat n'est entrée dans le monde que grâce au christianisme. Jusque là, il y avait seulement identité entre la constitution politique et la religion. Pour toutes les cultures, il était évident que l'Etat portait en soi un caractère sacré et était le véritable et suprême gardien de l'univers sacral. Cela valait aussi pour les racines préchrétiennes du nouveau testament. En Israël, les deux  ont d'abord fusionné. C'est seulement lorsque la foi d'Israël sort de ce peuple et devient la foi de tous les peuples qu'elle se détache de son identification politique et représente un élément supérieur aux divisions et différences politiques. C'est aussi le point de confrontation proprement dit entre le christianisme et l'Empire romain: L'Etat tolérait parfaitement les religions privées, à la condition toutefois qu'elles reconnaissent le culte de l'Etat lui-même, la cohésion du ciel des dieux sous l'égide de Rome, et la religion officielle comme accolade placée au-dessus de toutes les religions privées.

Le christianisme n'a pas accepté cela, il a ôté à l'Etat l'exclusivité de l'univers sacral et a mis ainsi en question la conception fondamentale de l'Empire romain, voire du monde antique en général. Cette séparation est donc, en fin de compte, unfr-sarkozy-benoit-xvi_1213718363.jpg legs de l'origine du christianisme et aussi un facteur décisif de liberté. Ainsi l'Etat n'est pas lui-même la puissance sacrale, mais il est seulement un ordre qui trouve ses limites dans une foi qui adore non pas l'Etat, mais un Dieu qui lui fait face et le juge. C'est cela la nouveauté. Cela peut naturellement prendre des formes différentes selon les constitutions des sociétés. En ce sens, le développement qui s'est produit depuis les Lumières, qui ont inauguré le modèle de la séparation de l'Eglise et de l'Etat, a un côté positif. Ce qui est négatif, là, c'est que la modernité entraîne avec soi la réduction de la religion au subjectif -et rend ainsi de nouveau un caractère absolu à l'Etat, ce qui devient très évident chez Hegel.

D'une hlv grand duc Henri.jpgpart, le christianisme n'a jamais voulu se considérer comme religion d'Etat, du moins dans ses commencements, mais se distinguer de l'Etat. Il était prêt à prier pour les empereurs, mais non à leur offrir des sacrifices. D'autre part, il a toujours officiellement tenu à ne pas être un sentiment subjectif -"le sentiment est tout" dit Faust- mais il voulait être une Vérité propagée au coeur de l'opinion publique, qui lui donne des critères de valeur et qui, dans une certaine mesure, engage aussi l'Etat et les puissants de ce monde (*). Je crois qu'en ce sens le développement de la modernité apporte un côté négatif: le retour de la subjectivité...

Extrait de "Le sel de la terre". Entretiens du Cardinal Ratzinger avec Peter Seewald. Flammarion/Cerf, 1997.

 (*) nous surlignons ces passages, décisifs à notre sens, de la pensée du Saint-Père.