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28/09/2010

conférence et messe de rentrée à l'église du Saint-Sacrement

 

DEUX CENTS FIDÈLES RÉUNIS À LIÈGE

POUR EVOQUER LA PENSEE DE BENOÎT XVI 

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Près de deux cents fidèles ont pris part à la manifestation  organisée le 25 septembre par l'Union des Etudiants Catholiques, à l’église du Saint-Sacrement de Liège. Au cours de celle-ci l’abbé Éric Iborra, vicaire à l’église Saint-Eugène (Paris IXe), a exposé les linéaments de la pensée de Benoît XVI et les a illustrés en célébrant ensuite la messe dans le même esprit. Il était secondé à l'autel par les abbés Jean-Pierre-Herman, membre du secrétariat de l’archevêque de Malines-Bruxelles Mgr André-Joseph Léonard et Claude Germeau, directeur du foyer d’accueil de Herstal, chargé de la pastorale à l’église du Saint-Sacrement, qui officiaient respectivement comme diacre et sous-diacre. Cette messe bénéficiait aussi du concours de l’Ensemble vocal Praeludium et de la Schola du Saint-Sacrement, qui ont alterné l’interprétation des chants liturgiques, en grégorien, déchant et polyphonie ancienne puisée dans le répertoire liégeois. 

eric%20iborra.jpgLe texte intégral de la conférence prononcée par l’abbé Iborra et celui de son homélie lors de la messe, seront publiés dès que nous les recevrons. Entre-temps voici, notées au vol, quelques indications résumant la teneur de ses propos : 

1. D’un professeur universitaire de qualité, Benoît XVI possède les meilleures caractéristiques : maîtrise et précision, profondeur et clarté, sagesse et simplicité d’expression. 

2. Parce qu’il a du renoncer à sa carrière académique dès 1977, pour devenir cardinal-archevêque de Munich (1977-1981), préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi ensuite (1981-2005) et, depuis 2005, souverain pontife de l’Église catholique romaine, Joseph Ratzinger n’a pu développer de grands traités, ni de manuels exposant de manière systématique le cœur de sa pensée (à l’exception, peut-être, de La mort et l’Au-delà, court traité d’espérance chrétienne, paru chez Fayard en 2006).

3. Sa pensée doit beaucoup à celle du docteur séraphique, saint Bonaventure (1224-1274), auquel il a consacré une thèse d’habilitation (1) et surtout celle de saint Augustin (354-430), objet de sa première thèse (2). Ces deux docteurs de l’Église l’inspirent  plus qu’un troisième : le docteur angélique, saint Thomas d’Aquin (1224-1274) et surtout ses avatars néo-thomistes.

4. La spiritualité de Joseph Ratzinger n’est pas fondée sur la règle de vie particulière de l’un ou l’autre ordre religieux (celle de Jean-Paul II était carmélitaine, celle de Pie XII plutôt jésuite) mais saint Augustin inspire sa piété au même titre que son intelligence de la foi.

5.  Son œuvre abondante est faite de touches impressionnistes et de fulgurances magistrales mais elle reste décousue et liée aux aléas de ses fonctions pastorales. Il est néanmoins possible d’en dégager quelques lignes de force.

6. Premier axe : l’homme d’aujourd’hui a besoin d’une conception renouvelée de la raison. La théologie de Joseph Ratzinger est centrée sur le Christ comme Logos : raison et Verbe incarné, communiquant le vrai et le beau à son Église. La raison est d’abord extérieure au sujet connaissant. C’est le Logos divin, créateur du cosmos et donc de l’homme. Par la raison participée de ce dernier, l’univers intelligible sait qu’il existe et peut découvrir les lois naturelles qui régissent son être. En réduisant l’usage de la raison aux techniques mesurables et quantifiables, la modernité abandonne la métaphysique  et l’anthropologie à la subjectivité et au relativisme. Comme le montrent les impasses totalitaires ou consuméristes contemporaines, sans Dieu la raison positiviste ou le rationalisme scientifique égarent la société et déconstruisent l’homme, au même titre que la religion lorsqu’elle est privée d’une raison ouverte sur la totalité de l’être.

7. Deuxième axe : l’Eglise. Comme Augustin, le Docteur Ratzinger s’est fait ensuite pasteur, avec le souci de préserver la foi authentique des petits et des humbles. Dans son enseignement, il insiste sur la théologie du Verbe divin. Ce Logos qui fait l’Église nous est accessible, par-delà l’épaisseur de l’histoire, dans l’Eucharistie qui actualise sa présence et nous inclus de la sorte dans le dialogue intra-trinitaire lui-même. Dans l’acte liturgique, les verba multa de l’Écriture deviennent le Verbum Unum, le lieu même de l’alliance entre l’intelligence et la vie. Cette découverte est à la racine de la conversion d’un John-Henry Newman (1801-1890) que le Saint-Père vient de béatifier à Birmingham, le 19 septembre dernier. 

8. Des deux axes précédents découle un troisième : une théologie du culte chrétien qui consiste à rendre à Dieu une logikè latreia, un culte raisonnable. La beauté du geste du Père qui offre son Fils et celle du geste du Christ qui s’offre, avec nous, à son Père doivent transparaître dans la beauté du culte : celle-ci n’est pas subjective, elle participe du fondement rationnel de l’être. C’est pourquoi Joseph Ratzinger déplore la créativité liturgique qui hypertrophie la dimension anthropologique du culte au détriment de ses dimensions cosmologiques et théologiques. A cet égard, il dénonce la danse des nouveaux Hébreux (clercs et laïcs) autour du veau d’or, favorisée par une certaine permissivité des livres liturgiques réformés. Il milite aussi pour une redécouverte de la célébration orientée face au Christ ressuscité et une participation des fidèles moins agitée par les bruits du monde et favorisant un silence intérieur propice à l’union et à la conversion des cœurs. 

9. Devenu Benoît XVI,  l’ancien préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi a apporté quelques inflexions dans la permanence de sa pensée, en insistant sur : 

-  le primat de la charité dans la vérité (encycliques Deus Caritas est et Caritas in Veritate) ;

-   l’herméneutique de la continuité dans l’interprétation des actes du concile Vatican II (discours de Noël 2005 à la Curie romaine) ; 

-   l’ouverture nécessaire de la modernité à la question du sens : elle ne peut se contenter des sous-produits de la raison constitués par les performances techniques (discours de Ratisbonne du 12 septembre 2006) ; 

-   la place exacte de l’homme (anthropologie) dans l’univers (cosmologie) : pour une écologie environnementale et humaine qui redécouvre la loi morale naturelle (dans la ligne de ses sermons de carême publiés chez Fayard sous le titre « Au commencement Dieu créa le ciel et la terre ») ; 

-    des développements originaux sur l’eschatologie (dans l’encyclique Spe salvi) ; 

-    les excès de l’exégèse historico-critique (dans le 1er tome de son œuvre « Jésus de Nazareth »)

-    le patient racommodage, enfin, de la tunique déchirée du Christ, entrepris au sein de l’Église et avec les communautés qui en sont séparées. 

 

Jean-Paul SCHYNS

 

_________________

 

(1)   Acceptée non sans controverse en 1957, cette thèse portait sur le concept de révélation chez saint Bonaventure.

(2)   En 1953, sur le concept d’Église chez saint Augustin.

16/09/2010

Une initiative de l'Union des Etudiants Catholiques de Liège

 

A L'EGLISE DU SAINT-SACREMENT

Boulevard d'Avroy, 132, à Liège

(face à la statue de Charlemagne)

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SAMEDI 25 SEPTEMBRE A 16 HEURES

CONFERENCE ET MESSE DE RENTREE 

L’Union des Étudiants Catholiques de Liège organise sa traditionnelle manifestation de rentrée. Elle aura lieu le samedi 25 septembre prochain, en l’église du Saint-Sacrement, Boulevard d’Avroy, 132 à Liège.

 

Au programme :

  

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 A eric%20iborra.jpg16 heures, conférence du Père Éric IBORRA, professeur à l’École cathédrale de Paris, au Collège des Bernardins : « Benoît XVI, une pensée théologique pour notre temps ». Thème des débats : faut-il brûler Vatican II ? la liturgie a-t-elle un sens aujourd’hui ? Existe-t-il encore des raisons de croire ? Vers une religion séculière ?

 

À 17 heures, messe du Saint-Esprit, chantée en grégorien, organum et  polyphonie ancienne, avec Erna Verlinden (soprano solo), la schola du Saint-Sacrement et l’Ensemble vocal Praeludium (direction et orgue : Patrick Wilwerth, professeur au conservatoire de Verviers). Plain-chant De Spiritu Sancto, Kyriale Cunctipotens genitor Deus, Œuvres de Pierre Bonhomme (Liège, XVIe siècle) et Henry Du Mont (Liège-Paris, XVIIe siècle) . La messe sera célébrée par l'abbé Iborra, suivant le missel de 1962. Les abbés Jean-Pierre Herman (secrétaire adjoint de Mgr Léonard, archevêque de Malines-Bruxelles) et Claude Germeau (directeur du foyer des jeunes à Herstal) l'assisteront, comme diacre et sous-diacre.

 

  

 

BENOÎT XVI :

UNE PENSÉE THÉOLOGIQUE POUR NOTRE TEMPS

 

Comme chaque année après les vacances d’été, l’Union des Étudiants Catholiques de Liège organise à l’église du Saint-Sacrement (Boulevard d’Avroy, 132 à Liège) une conférence de rentrée, suivie de la messe du Saint-Esprit.

 

Le samedi 25 septembre à 16 heures, le Père Éric IBORRA présentera les principaux axes de pensée selon lesquels le pape Benoît XVI s’efforce aujourd’hui de recentrer la vie de l’Église sur des bases plus classiques :

 

-         pertinence d’une réforme de la liturgie postconciliaire afin qu’elle exprime mieux le mystère de Dieu et celui de sa rencontre intime avec l’homme ;

-         valorisation de la portée métaphysique de la raison, face au réductionnisme scientiste qui la cantonne à la technique et lui dénie toute autorité définitive au-delà ;

-         vision postmoderne et à cet égard critique de l’optimisme postconciliaire face au nihilisme qui menace la société occidentale ;

-         interprétation du concile Vatican II selon une herméneutique de continuité et de développement organique de la Tradition.

 

Le Père Éric IBORRA est un spécialiste de l’œuvre de Joseph Ratzinger, dont il a traduit en français de nombreuses publications ainsi que l’importante « Introduction à la théologie de Benoît XVI » que le dominicain britannique Aidan Nichols, professeur à Oxford, Cambridge et à l’Angelicum de Rome, a fait paraître aux éditions Ad Solem.

 

Le Père IBORRA lui-même dispense à l'école cathédrale de Paris, au collège des Bernardins, un cours sur la pensée de Joseph Ratzinger, dont il fait bénéficier également les paroissiens de l'église Saint-Eugène-Sainte Cécile (Paris IXe) où il est vicaire.

 

 

 

 LA MESSE DU SAINT-ESPRIT 

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L’ouverture d’un nouveau cycle académique, scolaire et professionnel après la trêve estivale se place traditionnellement sous l’invocation du Saint-Esprit. Pour l’occurrence, c’est donc la missa votiva de Spiritu Sancto qui sera célébrée, suivant le missel de 1962, à l’église du Saint-Sacrement le samedi 25 septembre 2010 à 17 heures.

Le propre de la messe et le kyriale cunctipotens genitor Deus seront chantés, en grégorien et en organum, par la Schola du Saint-Sacrement, avec le concours d’Erna Verlinden (soprano) et Patricia Moulan (alto).

L’Ensemble polyphonique Praeludium, placé sous la direction de Patrick Wilwerth, interprétera aussi des motets de deux compositeurs liégeois : Pierre Bonhomme (1555-1617), qui fut chanoine à la collégiale Sainte-Croix, et Henry Du Mont (1610-1684), qui devint maître de chapelle de Louis XIV à Versailles.

Erna Verlinden est professeur de l’Académie de chant grégorien à Bruxelles. Elle a étudié le plain-chant au Centrum Gregoriaans de l’abbaye de Drongen (près de Gand) et sous la direction de Frans Mariman (chef du chœur grégorien de Leuven).

Les membres de l’Ensemble vocal Praeludium sont, pour la plupart, issus des académies de musique de la région liégeoise. Cette phalange, fondée en 1994 par Patrick Wilwerth,  se produit régulièrement sous sa direction, tant avec des œuvres de musique ancienne que du répertoire romantique ou contemporain.

Patrick Wilwerth, organiste, compositeur et professeur au Conservatoire de Verviers, est un disciple d’Hubert Schoonbroodt auquel il succéda aussi à la tête du Chœur universitaire de Liège, après le décès accidentel de son maître en 1992.

 

Renseignements : tel. 04.344.10.89 ou sursumcorda@skynet.be

 consultez aussi http://cerclegustavethibon.hautetfort.com

 

 

 

19/03/2010

La pensée sociale de Benoît XVI

 

MONSEIGNEUR MICHEL SCHOOYANS, ROCCO BUTTIGLIONE

ET HERMAN VAN ROMPUY

TROIS REGARDS SUR L'ENCYCLIQUE "CARITAS IN VERITATE"

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MAINTENANT UNE VIDEO ET UN LIVRE:

Le 19 octobre 2009, à la salle académique de l'Université de Liège, l'ancien Premier ministre belge et actuel Président du Conseil Européen Herman Van Rompuy, s'est exprimé aux côtés de Rocco Buttiglione, Vice-Président de la Chambre des députés d'Italie, sur la pensée sociale de Benoit XVI exposée dans la dernière encyclique papale CARITAS IN VERITATE. Mgr Michel Schooyans, professeur émérite à l'U.C.L. et membre de l'académie pontificale des sciences sociales, introduisait la conférence. Celle-ci était organisée par le Groupe Ethique Sociale et le Cercle Gustave Thibon (Union des Etudiants Catholiques de Liège).

Les interventions des trois conférenciers viennent d'être publiées aux éditions "Fidélité" sous le titre : "Un développement humain intégral. La pensée sociale de Benoît XVI dans l'Encyclique Caritas in Veritate."

Pour obtenir ce document (prix: 6 euros) vous pouvez nous laisser un message (courriel sursumcorda@skynet.be ) ou prendre contact avec les édition Fidélité (www.fidelite.be)

 

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La vidéo de l'ensemble de la conférence est ,par ailleurs, disponible sur le compte dailymotion du "Cercle Gustave Thibon (Union des Etudiants Catholiques de Liège)",co- organisateur de la conférence du 19 octobre dernier avec le groupe Ethique sociale

 

Pour voir cette video cliquez ici, sur:

 

http://www.dailymotion.com/playlist/x19jvt_cerclegustavet...

 

 

et pour consulter le site Gustave Thibon, ici : http://cerclegustavethibon.hautetfort.com 

ou celui du Groupe de réflexion sur l'éthique sociale, ici: http://www.ethiquesociale.org