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11/05/2010

le printemps liégeois du chant grégorien

 

UN BRIN D'ETERNITE A LIEGE

LE SAMEDI 8 MAI 2009

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Concert à l'église des Bénédictines

Soleil printanier pour le plain-chant, ce samedi 8 mai à Liège! Les trente élèves de l'Académie de Chant grégorien à Liège, dirigés par Stéphan Junker avec le concours de Gérald Messiaen, ont-ils bénéficié de l'effet mobilisateur de la fête de l'orgue ? Toujours est-il qu'ils ont rassemblé près de quatre cents personnes malgré la "concurrence" des nombreuses manifestations musicales organisées au centre ville durant tout le week-end.

A l'église des Bénédictines, à 16 heures, devant la Mère Abbesse et une centaine d'auditeurs, Patrick Wilwerth (à l'orgue baroque "Le Picard") et Stéphan Junker (baryton) ont d'abord illustré la musique du siècle de Louis XIV (avec des oeuvres de Campra, Charpentier et Geoffroy). En seconde partie, les élèves du cours liégeois de l'Académie de Chant grégorien et la soliste Erna Verlinden (soprano) ont fait découvrir au public les métamorphoses du plain chant au fil des époques (chant gallican, grégorien, déchant) et selon les fonctions (dans la messe et l'office des heures). Unité dans la diversité: toutes les pièces se rapportaient aux deux prochaines fêtes du calendrier liturgique, l'ascension et la pentecôte.

Messe à l'église du Saint-Sacrement

Cette belle musique pour l'éternité, près de trois cents fidèles l'ont retrouvée à 18 heures, en l'église du Saint-Sacrement par l'écoute et leur participation aux chants de la messe du cinquième dimanche après Pâques, célébrée selon le missel de 1962 par l'abbé Jean-Pierre Delville (professeur à la faculté de théologie de l'université de Louvain) qu'assistaient l'abbé Jean Schoonbroodt (diacre), l'abbé Claude Germeau (sous-diacre) et quatre acolytes pilotés par Jacques Braive et le Fr. Jérémie-Marie de l'Eucharistie.

Une réception chaleureuse a conclu ces manifestations, dont un enregistrement vidéo et un disque compact garderont la trace pour les amis de la musique sacrée et d'une liturgie toute imprégnée de la joie pascale. Une joie perceptible aussi dans la prédication de l'abbé Delville, dont nous reproduisons les termes ci-après:

 

MUSIQUE ET FOI CHRETIENNE

 

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 église du saint-sacrement: angelot du tabernacle

 

« Vocem jucunditatis annuntiate ! ».« Annoncez une parole de joie ! », avons-nous entendu dans l’introit de cette messe ! Puis, le psaume ajoutait : « Jubilez en Dieu toute la terre ! Dites un psaume à son nom ! ». Et l’antienne de communion ajoutera : « Cantate Domino ! Chantez au Seigneur ! ». Ainsi donc les chants d’aujourd’hui nous invitent à chanter ! Cela tombe bien en ce jour où nous nous retrouvons ici avec l’Académie de chant grégorien de Liège, qui vient de donner son concert, puis participe par le chant à la célébration de cette messe.

 

Pourquoi une telle insistance sur la musique et les chants? C’est que la musique ouvre la porte à l’indicible. Elle ouvre notre esprit à ce qui dépasse le matériel, à ce qui dépasse la simple raison. La musique nous invite à la contemplation, parce qu’elle arrête le temps. Alors que d’habitude nous sommes pressés, nous courons pour 36 choses dans la vie, avec la musique, et spécialement le chant grégorien, nous sommes invités à nous arrêter à chaque mot, à méditer chaque parole. C’est spécialement vrai pour l’alleluia. Chaque alleluia de cette messe que nous chantons aujourd’hui est différent de l’autre, chacun est un arrêt sur image, qui nous fait voir d’une manière toujours nouvelle cette réalité mystérieuse qu’il énonce : « Louez le Seigneur, Allelu-Ya ! » Pourquoi louer Dieu dans un monde qui court ? Pourquoi passer du temps pour Dieu ? En a-t-il tellement besoin ?

 

La première raison, je l’appellerai l’admiration ; c’est le son A ! comme « Ah ! Comme c’est beau ! ». La deuxième raison, je l’appellerai la conversion ; c’est le son O ! comme « Oh ! Qu’est-ce que je dois faire ? »

 

Commençons par l’admiration. Le A. Quand je donnais catéchisme, j’ai eu une fois un enfant qui n’arrêtait pas de dire : « Ah ! C’est bien ! » Encore aujourd’hui, il a cette expression à la bouche. J’ai baptisé sa petite fille et il m’a dit : « Ah ! C’est bien ! »  Quand nous louons Dieu, nous disons : « alleluia ! » En d’autres mots : « ah c’est bien ! » En nous centrant sur Dieu, nous nous décentrons de notre préoccupation pour nous-même et nous nous tournons vers Lui, qui est tout amour. Chacun de nous est constamment tenté de penser à soi-même, à ses problèmes, à ses désirs, à ses joies, à ses peines, à ses émotions. Mais à force de trop penser à soi même, on dépérit, on se tracasse, on s’énerve. Le Seigneur nous donne la clé du bonheur : se décentrer de soi-même et penser à lui, le contempler, le louer, c’est-à-dire le féliciter, le remercier,  car il est la source de l’amour : comme disait encore l’introit : « Liberavit Dominus populum suum », « le Seigneur a libéré son peuple », il nous libère de l’esclavage du mal et de l’égoïsme. Cela vaut la peine de le remercier ! « Ah, c’est bien ! » Dire merci nous rend heureux, c’est un signe de joie.

 

La deuxième raison de chanter et de louer Dieu, c’est le son O ! « Oh ! Qu’est-ce que je dois faire ? » C’est l’étonnement, puis la conversion. À la fin du graduel, vous avez entendu la vocalise sur le O, le o final de « sanguine suo », « il nous a rachetés par son sang ». Nous disons : Oh ! Nous nous étonnons : il a versé son sang ! À cette parole, nous sommes interpellés, nous sommes touchés. Comme les premiers disciples, nous disons : Seigneur, que devons-nous faire ? La réponse aujourd’hui est dans la lettre de S. Jacques (1,26-27) : « Si quelqu’un bavarde sans arrêt et se croit religieux, sa religion est vaine ! » Car la vraie religion, continue-t-il, « c’est de visiter les orphelins et les veuves au milieu de leurs tracas ». La parole de Dieu nous fait aimer notre prochain, elle nous tire de nos défauts et nous met sur la route des pauvres. C’est le Oh de compassion devant les difficultés des autres. Voilà un message peu banal dans le monde d’aujourd’hui ! On se dit qu’on a d’autres chats à fouetter ! Qu’on a des choses plus urgentes. Mais la parole de Dieu nous oriente vers les autres. Elle nous invite avant tout à prier pour eux, c’est ce que Jésus dit dans l’évangile. « Ce que vous demanderez au Père en mon nom il vous l’accordera » (Jn 16,23). Elle nous invite aussi à bouger, à visiter le voisin en difficulté. Jésus lui-même s’est fait pauvre, il a donné son sang : le calice sur l’autel le rappelle !

 

Ce mystère nous dépasse, mais le fait de le chanter nous ouvre à sa réalité. Jésus nous dit que lui-même relaie notre prière auprès du Père : « Le Père vous aime puisque vous m’avez aimé et vous avez cru que je viens du Père » (Jn 16,27). Le Père nous aime et nous entraîne dans la communion avec lui, grâce à Jésus. Toute vie humaine est appelée à la communion avec Dieu. Voilà ce que nous dit la liturgie que nous célébrons et le chant que nous chantons. C’est le A de l’admiration. Mais cette communion passe par l’amour des pauvres : c’est le O de la conversion.  A, O, chantons la gloire de Dieu qui attendrit notre cœur et nous donne la vraie joie: celle de se mettre à l’écoute de sa Parole, pour la mettre en pratique! C’est ce que nous a dit la lettre de saint Jacques. Amen!

 

22/04/2010

Un brin d'éternité...ça vous chante ?

 

 

MUSIQUE SACRÉE À LIÈGE

 

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  ange du tabernacle de l'église du saint-sacrement

 

LE SAMEDI 8 MAI 2010

 

 

1. 

 

Concert à l’église des Bénédictines

Boulevard d’Avroy, 54 à Liège

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Samedi 8 mai 2010 à 16 heures

  

 

MOTETS CLASSIQUES ET ORGUE

 

 

Patrick WILWERTH, choral sur un thème de J.S. Bach, Gib dich sufrieden

André CAMPRA (1660-1744), « O dulcis amor »

Marc-Antoine CHARPENTIER (1643-1704), « Salve Regina »

Jean-Nicolas GEOFFROY (1633-1694), Offertoire en fanfare

 

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 interprétés par Stéphan JUNKER, baryton

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et Patrick WILWERTH à l’orgue liégeois « Le Picard » (XVIIIe siècle)

 

 

« LES MÉTAMORPHOSES DU PLAIN-CHANT »

 

 

● chant gallican ● grégorien ● déchant

pour les fêtes de l’ascension et de la pentecôte

 

 

« Viri Galilaei », introït de la messe de l’Ascension ● « Ascendens Christus in altum », repons bref de l’office de l’Ascension ● « Gloria », hymne gallicane du VIe siècle ● « Sanctus » du Kyriale Dominator Deus ● « In ascensione Domini », conduit paraliturgique en déchant ● « Kyrie Rex immensae », tropes en déchant ● « Emitte Spiritum », offertoire de la messe de vigile de la pentecôte ● «Veni Sancte Spiritus » alleluia et séquence de la messe de la pentecôte ● "Factus est repente ", communion  de la messe de la pentecôte● « Veni Creator Spiritus », hymne des vêpres de la pentecôte. 

  

 interprétées par

 

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L’ACADÉMIE DE CHANT GRÉGORIEN À LIÈGE

 

trente élèves dirigés par Stéphan Junker (professeur au Conservatoire de Verviers)

 avec le concours d' Erna Verlinden (soprano solo)

Les pièces seront préludées à l’orgue par Patrick Wilwerth

 sur les thèmes festifs de l’ascension et de la pentecôte. 

 

  2.

 

Messe à l’église du Saint-Sacrement

Boulevard d’Avroy, 132

(face à la statue de Charlemagne)

 

Samedi 8 mai 2010 à 18 heures

 

 

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MESSE GREGORIENNE DU TEMPS PASCAL

 

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célébrée selon le missel de 1962 

 

par

 

Monsieur l’Abbé  Jean-Pierre Delville

  

Professeur à la Faculté de Théologie

de l’Université Catholique de Louvain (U.C.L.)

historien (Ulg) et organiste

 

homélie : le rôle de la musique dans la liturgie

 

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LES CHANTS DE LA MESSE :

 

 

Propre grégorien du Ve dimanche après Pâques

 

Introït « Vocem iucunditatis » (3e mode)

Alleluia « Surrexit Christus » (1er mode)

Alleluia « Exivi a Patre » (7e mode)

Offertoire « Benedicite gentes » (2e mode)

Communion « Cantate Domino » (2e mode)

 

Tropes en déchant « Rex immensae »

 

Kyriale « Dominator Deus »

 

Gloria gallican (VIe siècle), Sanctus et Agnus Dei XV

 

Credo III

  

 

Antienne finale 

 

« Regina caeli » pour le temps de Pâques

 

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interprétés par

 

L’ACADÉMIE DE CHANT GRÉGORIEN À LIÈGE

trente élèves dirigés par Stéphan Junker (professeur au Conservatoire de Verviers)

solistes: Erna Verlinden (soprano solo) et Stéphan Junker (baryton)

 

 

Motets baroques

 

« O dulcis amor » (André Campra, 1660-1744),

 « Salve Regina » (Marc-Antoine Charpentier, 1643-1704) 

 

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plafond de la nef de l'église du Saint-Sacrement

 

interprétés par 

 

 STÉPHAN JUNKER

baryton

 

 et, à l’orgue Thomas du Saint-Sacrement,

 PATRICK WILWERTH

Professeur au Conservatoire de Verviers

 

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l'orgue Thomas du Saint-Sacrement 

 

 

Après la messe, une réception sera offerte par l’Académie (entrée libre)

 

Ces manifestations sont organisées par l’Académie de Chant grégorien

avec le concours de l'asbl "Liège les Orgues"

 

 

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Entrée libre et gratuite

 

Renseignements: 

tél. 04.344.10.89 ou laissez un commentaire ci-dessous 

 

 

 

 

19/04/2010

Pour Benoît XVI

 

PASTOR BONUS

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C'était hier le dimanche du "Bon Pasteur", veille du cinquième anniversaire de l'élection du pape Benoît XVI au Souverain Pontificat. Voici un extrait de l'homélie prononcée à cette occasion par le P. Jos Vanderbruggen, o. praem., à l'église Saint-Lambert de Verviers lors de la grand'messe dominicale chantée à 11 heures, suivant le missel de 1962:

"(...) Soyons fidèles à la volonté du Bon Pasteur. Les Evangiles en témoignent: le Christ a confié son Eglise à ses Apôtres et spécialement à saint Pierre. "Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux: tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux" (Mt. 16, 19).

" En cette année sacerdotale, qui voit l'image du prêtre défigurée par les scandales, les médias prennent prétexte des affaires de pédophilie pour attaquer, pêle-mêle, le sacrement de pénitence, la morale sexuelle, la gouvernance de l'Eglise etc. Dans une "panique morale", on parle de prêtres pédophiles, de rumeurs et d'allégations, en persistant à tenter d'impliquer des personnes proches du pape et le souverain pontife lui-même.

"Le Saint-Père, qui guide l'Eglise dans la voie de la rigueur et de la vérité, mérite le respect et le soutien de nous tous. Il est le pasteur en mesure d'affronter avec rectitude et sûreté ce moment difficile, par delà critiques et insinuations. Accompagnons-le, en apprenant de lui la constance nécessaire pour grandir en vérité et transparence, pour affronter les drames de ce monde et répondre avec patience à l'avalanche de révélations supposées telles ou pour le moins partiales, dont le but est d'affaiblir sa crédibilité, celle de l'institution ecclésiale et d'autres membres de la hiérarchie.

"La tentative médiatique d'impliquer le souverain pontife dans la question de la pédophilie n'est que le plus récent parmi les signes de l'hostilité que beaucoup nourrissent contre le pape. Il faut se demander comment il est possible que ce pape, malgré sa douceur évangélique et l'honnêteté, la clarté de ses paroles, la profondeur de sa pensée et de ses enseignements, suscite de plusieurs côtés des sentiments de hargne et des formes d'anticléricalisme que l'on croyait dépassées. Et, il faut le dire, la surprise et même la douleur sont encore plus grandes quand ceux qui ne veulent pas suivre le pape et en dénoncent les prétendues erreurs, sont des hommes d'Eglise, qu'ils soient théologiens, prêtres ou laïcs.

"Vendredi dernier, c'était l'anniversaire du pape; cette semaine-ci, nous commémorons l'anniversaire de son élection et de son intronisation (le 19 et le 24 avril 2005). Le Saint-Père, successeur de Pierre, est la pierre sur laquelle le Christ construit son Eglise. Aujourd'hui et chaque jour, il a besoin de notre prière"

 

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 Jos Vanderbruggen, o.praem

                 Recteur du Prieuré de Tancrémont  et Chapelain

 au Sanctuaire de Banneux et à Saint-Lambert (Verviers)

Saint-Lambert, rue du collège, à Verviers