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29/05/2015

Plain-chant sur Liège le samedi 30 mai 2015

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la schola Resupina de Vienne 

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l'académie de chant grégorien à Liège

 

LE PROGRAMME 

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16h00 concert à l’église des Bénédictines (Bd d’Avroy, 54)

par les élèves de l’académie de chant grégorien à Liège (dir. Stephan Junker) 

"Le chant romano-franc célèbre Charlemagne († 814)" : 

 Alleluia Laudate Pueri , antienne de l’office de saint Charles

Iuxta sanctarum, antienne de l’office de saint Charles

Veterem hominem,  antienne du temps de l’épiphanie introduite à Byzance sous l’impulsion de Charlemagne

O Rex Orbis, hymne de l’office de saint Charles 

Kyrie fons bonitatis, kyrie tropé en déchant, originaire de Bohème (ms Munich)

Summi Regis Archangele, séquence composée par Alcuin et dédiée à Charlemagne

Domine convertere , antienne de l’office

Ecce Virgo, antienne de communion

Lux vera lucis radium, hymne en déchant dédiée à sainte Ludmilla (Bohême)

Christus vincit , acclamations carolingiennes pour le sacre de Charlemagne

 

par la Schola Resupina de Vienne (dir. Isabell Köstler)

"Chants de l’office de la Trinité" : 

Antienne des Laudes

Improvisation sur l’antienne Benedicta sit

Repons Canticum Benedicite 

A l’orgue Le Picard (XVIIIe s.) des Bénédictines 

Patrick Wilwerth 

 

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18h00, à l'église du Saint-Sacrement (Bd d'Avroy, 132)

célébration de la messe festive de la Trinité 

selon le missel de saint Jean XXIII:

 

Introït, Graduel,  Alleluia, Offertoire

Hymne  de la Trinité, Benedictus es,  Domine Deus Patrum nostrorum

Gloria  IV cunctipotens genitor Deus et Credo IV 

chantés par la Schola Resupina

 

Kyrie en déchant,  Fons bonitatis,

Sanctus, Agnus Dei et Deo gratias de la messe Pater cuncta

Hymne en déchant  Lux vera lucis radium 

chantés par les élèves de l’académie de chant grégorien à Liège 

 

A l’orgue Thomas : Patrick Wilwerth 

 

Entrée libre à toutes les manifestations. Plus de renseignements: tel. 04.344.10.89 ou email sursumcorda@skynet.be

26/05/2015

A l’Université de Liège, le mardi 26 mai 2015 : Regards croisés des religions monothéistes sur la famille

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Judaïsme, Christianisme et Islam : quel regard les trois grandes religions monothéistes portent-elles sur la famille ? ce mardi 26 mai, une centaine d’invités ont pris part au lunch-débat organisé sur ce thème à l’université de Liège par le groupe Ethique sociale et le Cercle inter-facultaire de l’Union des étudiants catholiques.

Trois orateurs ont pris successivement la parole : Albert Guigui, grand rabbin de la communauté israélite de Bruxelles, Renée Toussaint, professeur de philosophie au séminaire de Namur et Radouanne Attiya, assistant à l’université de Liège (service de langue arabe, des études islamiques et de l’histoire de l’art musulman). Les échanges étaient modérés, avec intelligence et diplomatie, par le chanoine Armand Beauduin, ancien secrétaire général de l’enseignement catholique.

11220072_925969127446618_8529644565881435913_n.jpgPremier orateur, le grand rabbin de Bruxelles Albert Guigui a fait  observer que l’étymologie du texte hébraïque de la Genèse présente la femme à la fois comme aide et opposée à l’homme.

Pluralité et unité sont donc présentes à la racine du couple : elles postulent une connaissance mutuelle non pas du même mais de l’autre. Cette harmonie recherchée des contraires doit s’inscrire dans la logique du don et de la gratuité, seule capable de fonder un lien matrimonial durable.

Ce qui caractérise la crise actuelle du couple, c’est l’absence d’une réelle connaissance de l’autre, qui débouche sur l’incompréhension, le conflit, l’échec, le divorce. Le  mariage ne peut se réduire à un contrat, un donnant-donnant qui induit d’incessantes revendications. Il puise sa force dans la capacité de donner sans attendre de retour, pour permettre une adaptation à l’autre, comme le symbolise l’eau qui épouse les formes  du puits auprès duquel nombre d’unions bibliques se sont nouées.

Le rôle de la femme est déterminant dans la tradition familiale juive puisque la transmission de la judaïté se fait par elle : son avenir dépendant donc des femmes.  Et ce sont elles qui allument les lumières du Shabbat autant que la morale et les valeurs du judaïsme.

auton26-048c1.jpgDeuxième intervenant : Mme Toussaint, professeur au séminaire de Namur, prend appui sur la Parole du Christ. L’institution du mariage est antérieure à cette Parole mais le Christ évoque le mariage pour insister sur l’importance du lien conjugal que Dieu réalise et que l’homme ne doit pas séparer (Mt. 19).

Jésus renvoie à l’origine, au livre de la Genèse, où se trouvent deux récits de la création.  Dans le premier, Dieu dit : faisons (au pluriel : Dieu est trine) l’humain à notre image. Dans le second,  l’homme s’exprimant pour la première fois, s’émerveille de la présence de celle qui lui est donnée comme compagne : il advient comme homme (avec le langage) parce qu’il a sa femme en face de lui. Ainsi, sont-ils deux personnes radicalement différentes mais de même nature, participant à une réalité unique et binaire à la fois. Ils constituent deux espèces distinctes et non deux types culturels : la différence sexuée est constitutive de ce que sont l’homme et la femme.  Leur rencontre apporte une surabondance d’humanité , une richesse d’amour, qui se prolonge dans l’enfant à naître de cette relation : union et procréation sont intimement liées. Par essence, le mariage est, en quelque sorte, un « sacrement naturel » de l’union, surabondant par le don de la vie que les parents sont invités à exercer de façon responsable (cfr l’encyclique « Humanae vitae »).

Responsables parce que libres, l’homme et la femme ont pu aussi blesser et rompre l’alliance voulue par Dieu. Ainsi, le péché d’origine a-t-il aussi blessé leur union comme sacrement de l’alliance. De cette rupture procède l’institution civile du mariage, avec ses limites, telles que la polygamie ou le remariage.

L’ordre que Jésus restitue pour un monde nouveau est celui de la grâce qui s’exprime, notamment, par l’union sacramentelle de l’homme et de la femme. Ce sacrement rend possible le pari initial d’une fidélité indissoluble : « ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas » car, selon la Parole du Christ, ce qui est impossible à l’homme est possible à Dieu.

attiya-440x300.jpgPour le troisième intervenant, M. Radouanne Attiya, assistant et doctorant à l’université de Liège,  il est difficile de parler d’une doctrine de la famille dans l’islam qui, en cette matière, se faufile entre judaïsme et christianisme. Des textes coraniques, on peut tirer deux choses :

- D’une part, la subjectivité de l’homme et celle de la femme sont mises sur le même pied, ce qui induit une égalité au sens religieux et sotériologique : mêmes droits et mêmes devoirs devant l’Eternel ;

- D’autre part, une inégalité, au profit de l’homme, sur le plan juridique et social. Mais l’islam a fait évoluer la famille qui était à l’origine purement clanique pour faire du mariage un élément  médiateur entre l’homme et la cité : l’amour, l’affection, la compassion, la tendresse sont prises en compte dans le Coran, où la femme est présentée comme « le miroir de l’homme ». Il s’en dégage une éthique de la famille, une moralisation, attentive notamment à la progéniture et à la transmission : même si l’évolution sociale vers la monogamie n’est pas totalement aboutie.          

Les trois orateurs se rejoignent pour voir dans la sécularisation actuelle un défi qui tend à faire disparaitre la dimension religieuse de l’existence, conduisant à vivre comme si Dieu n’existait pas.

JPS

 

16/05/2015

Université de Liège : trois grandes religions confrontent leurs points de vues sur la famille, le mardi 26 mai prochain (18h00 , Bâtiment du Rectorat, Place du XX août 7, 1er étage : Salle des professeurs. Parcours fléché)

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cercle_logo.jpgInscription nécessaire  au plus tard trois jours ouvrables à l’avance (mercredi 20 mai 2015) :

soit par téléphone : 04 344 10 89,

 

soit par email : info@ethiquesociale.org

 

soit via le site web éthique sociale, en cliquant ici: La famille dans les religions monothéistes (judaisme, christianisme, islam)