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11/08/2011

Festival de promenade à Liège , du 19 au 28 août 2011

 

 

 

 

 Vous voulez pratiquer l'art de la promenade en cet fin d'été ? Investissez l'espace qui revient à chaque promeneur à la ville comme à la campagne et partez bon pied bon oeil; le pied pour assurer tous les kilomètres que vous allez parcourir et l'oeil pour ne rien manquer de ce que vous allez découvrir..., du 19 au 28 août. Au menu de la 8ème édition du Festival de Promenade, nous vous proposons une centaine d'activités qui mêlent balade, histoire, patrimoine, urbanisme, architecture, nature, environnement, contes, art, artisanat, littérature, musique... pour 10 jours de découverte d'un bout à l'autre de Liège mais également à Ans, Awans, Crisnée, Flémalle, Grâce-Hollogne, Saint-Nicolas et Seraing.

 

Informations

à la Maison du Tourisme du Pays de Liège, place Saint-Lambert, 35 – 4000 Liège
 
 04/237 92 92
et
à l'Office du Tourisme de la Ville de Liège, Féronstrée 92 – 4000 Liège
 
04/221 92 21

 

 

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Jeudi 25 août 2011, de 10 à 13 heures :

« Diversité des lieux de culte à Liège »

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St-Sacrement, fronton aux armes du prince-évêque Charles-Louis d'Oultremont (XVIIIe s)

Départ : Eglise du Saint-Sacrement, Boulevard d’Avroy, 132, à 10 heures. 

Durée du circuit: 3 h - PAF : 3 €

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St-Sacrement, tableau à l'effigie de saint Augustin (XVIIe s)

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St-Sacrement, sainte Anne et saint Joachim: médaillons sculptés de la porte d'entrée monumentale, Antoine-Pierre Franck (XVIIIe s)

P1100161_edited.jpgP1010267.JPGmesse-016.jpg 

St-Sacrement, de gauche à droite: saint Jean Berchmans, 1599-1621 (toile début XIXe s); culte de sainte Julienne de Cornillon,initiatrice de la fête de Saint-Sacrement,1192-1258; célébration traditionnelle de la messe 

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St-Sacrement, tribune, médaillon XVIIIe s. 

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maître-autel surmonté de l'ostensoir du st-sacrement 

Ne manquez pas de visiter en cette matinée des lieux de culte parfois méconnus. Cette balade vous permettra de comparer, analyser et comprendre leur spiritualité, leurs différences. 

Réservation obligatoire au 04/237 92 92 (Maison du Tourisme du Pays de Liège) 

Organisation :  échevinat de l’Urbanisme, de l’Environnement, du Tourisme et du Développement durable de la Ville de Liège

 

15/02/2010

Rapport d'activités:

 

LETTRE ANNUELLE 2010 AUX AMIS 

 

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DE L’EGLISE DU SAINT- SACREMENT

Boulevard d’Avroy, 132 à Liège

 

 

 

Madame, Monsieur, Chers Amis,

 

 

6a00d83451619c69e20120a6eb1200970b-800wi.jpgL’association qui anime l’église du Saint-Sacrement à Liège a été baptisée « Sursum Corda ». Quel est le sens de cette antique exclamation chrétienne qui ouvre la préface du canon de la messe ? Le pape Benoît XVI l’a rappelé lui-même en ces termes, dans son homélie pascale à Saint-Pierre de Rome : «  Sursum corda : élevons nos cœurs hors de tous les enchevêtrements de nos préoccupations, de nos désirs, de nos angoisses, de notre distraction : nous devons toujours de nouveau faire en sorte que notre cœur soit soustrait à la force de gravité qui le tire vers le bas et que nous l’élevions vers le haut, dans la vérité et l’amour ». En quelques mots, le Saint-Père a résumé l’esprit qui guide aussi notre action depuis le 26 novembre 2003, date à laquelle nous avons racheté ensemble l’église du Saint-Sacrement des mains de ceux qui avaient mis cette belle église liégeoise à l’encan.

 

Veuillez trouver ci-après le point de la situation depuis notre dernier rapport (automne 2008) sous le triple aspect de nos engagements : religieux, culturel et patrimonial.

 

 

célébration de la foi

 

Les messes dominicales

 

L’horaire des célébrations à l’église du Saint-Sacrement est enfin repris dans l’annuaire officiel de l’évêché : 10h (selon le missel de 1962) par l’abbé Jean Schoonbroodt (chapelain) et 11h15 (selon le missel de 1970) par l’abbé Claude Germeau (desser3745020977_7ab926b376.jpgvant).

 

 Au cours de l’année 2009, le nombre des fidèles s’est nettement accru. Il atteint désormais la centaine à 11h15 et la cinquantaine à 10h lors des prestations de la chorale grégorienne. Cette chorale (10 inscrits) répète au Saint-Sacrement tous les jeudis (de 20h30 à 22h. : avis aux amateurs). Le service régulier des orgues est assuré à la messe de 10h. par P. Wilwerth (professeur au conservatoire de Verviers) et à la messe de 11h15 par M.-O. Houziaux (ancien organiste de la cathédrale de Liège), avec le concours d’O.Morea (violoncelle). Sans oublier l’équipe de l’acolytat ni tous ceux qui se dévouent pour assurer les chants chaque dimanche, à l’une et l’autre messe.

 

 

 

Les confessions, l’adoration eucharistique, le chemin de la croix et les messes d’enteprodigue_rembrandt.jpgrrement

 

 

Chaque mardi, de 17 à 19h, l’église demeure ouverte pour les confessions et l’adoration du Saint-Sacrement exposé, avec la présence de deux prêtres : les abbés Jean Schoonbroodt et Claude Germeau, assistés du Frère Jérémie-Marie de l’Eucharistie. Ce moment de prière et de silence hebdomadaire est fréquenté par des personnes de tous âges et conditions (17h., vêpres grégoriennes suivies d’un temps de méditation ; 18h., chapelet suivi des litanies du Sacré-Cœur ; 18h45, bénédiction du Saint-Sacrement suivie de l’angélus). Une démarche qui porte ses fruits et mériterait d’être mieux connue.

A noter aussi le chemin de croix du vendredi-saint (15h., pour une centaine de fidèles, avec l’abbé Germeau, l’abbé Arimont et le Fr. Jérémie) ainsi que la célébration des messes d’enterrement, selon la forme extraordinaire du rite romain, pour les familles qui en font la demande (contacter l’abbé Jean Schoonbroodt).

 

 

 

 

 

Les récollections et rencontres spirituelles

 

Le cercle interfacultaire « Gustave Thibon » a programmé quelques rencontres de ce type. La question a été posée de savoir si d’autres initiatives ne pourraient pas être également accueillies. A ce titre, une journée de récollection de carême, prêchée par l’abbé Germeau, est prévue le samedi 20 mars 2010, de 9h30 à 17h.

 

Les événements majeurs

 

Voici la chronologie des grandes célébrations organisées au cours de l’année écoulée :

 

Samedi 3 janvier 2009 : solennité de l’Épiphanie

 

Près de deux cents fidèles y assistèrent le samedi 3 janvier à 17 heures, de même qu’à la procession à la crècheP1010040.JPG qui la précédait. Plus de la moitié d’entre eux vinrent aussi, après la messe, partager la galette des rois avec la Chorale de Warsage : un geste qui rendit hommage à son excellente prestation (messe en ut majeur de Gounod et noëls traditionnels) durant l’office. La beauté des ornements anciens, le plain-chant et la forme extraordinaire du rite romain –célébré par Monseigneur Michel Dangoisse avec les abbés Jean Schoonbroodt (diacre), Arnaud de Boisse (sous-diacre), Claude Germeau (chapier) et quatre acolytes- ont aussi donné un bel éclat à cette cérémonie. Dans son homélie, le doyen du chapitre cathédral de Namur a rappelé le sens du message que le récit évangélique apporte au monde en ce jour (universalité de l’Eglise, lien entre la raison et la foi). Le texte de ce sermon percutant est disponible sur demande

 

 

Samedi 28 mars 2009 : journée de séminaire sur « Le chant grégorien dans la liturgie »

 

Dom JORROT METZ_GOUDJI_V3.jpgL’initiative de ce séminaire revient à l’académie de chant grégorien qui a réuni pour la circonstance, dans les locaux de l’église du Saint-Sacrement, une soixantaine de congressistes, sous la présidence du T.R.P. Dom Michel Jorrot, abbé de l’abbaye bénédictine de Clervaux (Luxembourg). Des communications ont été faites sur « le chant grégorien, un joyau au service de la prière » (Dom Michel Jorrot), « le chant grégorien dans la liturgie de la messe » (Dom Michel Jorrot) et « le chant grégorien dans la liturgie des heures » (François Fierens, membre fondateur de l’académie). Ces exposés alternaient avec des ateliers pratiques (dirigés par trois professeurs de l’académie : Erna Verlinden, Stephan Junker, Gérald Messiaen) préparatoires au chant de la messe de clôture (kyriale XVII et propre du dimanche de la passion) par tous les participants et ceux qui les rejoignirent (en tout, une centaine de personnes). Cette messe fut célébrée en latin par le Père-Abbé, à l’autel majeur, tourné vers la croix et le tabernacle. La brochure contenant les actes de la manifestation est disponible sur simple demande.

 

 

Samedi 9 mai 2009 : messe de clôture des cours 2008-2009 de l’académie de chant grégorien à Liège

 

P1010246.JPGAprès le concert (16h.) organisé à l’église des Bénédictines, place fut faite à la liturgie chantée pour 180 personnes réunies à l’église du Saint-Sacrement (18h.). Les élèves ont interprété le kyriale « lux et origo » du temps pascal et, durant la communion, le déchant (XIIe siècle) de la séquence «victimae paschali laudes ». L’excellent soliste Hendrik Vanden Abeele (directeur de l’Ensemble « Psallentes ») et un groupe de six chanteurs dirigés par Gérald Messiaen ont alterné les pièces du propre de la messe du IVe dimanche après Pâques. A l’élévation, un autre soliste professionnel, le baryton Stéphan Junker, a interprété un motet baroque accompagné à l’orgue par Patrick Wilwerth. La messe selon la forme extraordinaire du rite romain était célébrée au maître-autel par Monseigneur Roger Gryson, doyen ém. de la faculté de théologie de l’Université catholique de Louvain, entouré des abbés Jean Schoonbroodt (diacre) et Arnaud de Boisse (sous-diacre). Pour la circonstance, Monseigneur Gryson a consacré son homélie à ce qu’est le véritable esprit de la liturgie. Le texte de cette remarquable méditation est disponible sur simple demande.

 

 

 

Samedi 13 juin 2009 : solennité de la Fête-Dieu

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La solennité de la Fête-Dieu célébrée, selon le missel de 1962, à l’église du Saint-Sacrement à Liège, le samedi 13 juin 2009 (17 h.) a rassemblé 30 choristes et plus de 150 fidèles conduits par trois prêtres officiant à l’autel majeur. La célébration était présidée par M. l’abbé Jean-Pierre Herman, chapelain aux sanctuaires de Beauraing, assisté par les abbés Jean Schoonbroodt (diacre) et Arnaud de Boisse (sous-diacre). Les servants de messe étaient dirigés par M. Jacques Braive, cérémoniaire attentif et compétent.

 

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Cette année, la solennité était rehaussée par la participation de la « Schola gregoriana Leodiensis » (dir. Erna Verlinden) et l’ensemble vocal « Praeludium » (dir. Patrick Wilwerth.) Ces deux chœurs ont alterné les mélodies en plain-chant et des polyphonies en usage à Liège au temps des princes-évêques de la maison de Bavière (Johannes Claux, Peter Philips, Gilles Hayne, Pierre Bonhomme). L’exposition du Saint-Sacrement à la fin de la messe fut accompagnée par un extrait vibrant du « Lauda Sion » à quatre voix mixtes créé par Félix Mendelssohn en 1846 à la collégiale Saint-Martin de Liège et suivie du traditionnel « Tantum ergo liégeois ».

 

  

 

Samedi 12 septembre 2009 : messe de rentrée de l’Union des étudiants catholiques.

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Cette messe a réuni, une fois encore, quelque cent cinquante personnes. Elle fut célébrée selon le missel de 1962 par le Père Gabriel Diaz, curé de la paroisse catholique russe de la Sainte-Trinité à Paris (XVIe arrondissement). La liturgie a bénéficié du concours de l’Ensemble voP1010032.JPGcal des jeunes du Brabant wallon (dir. Charlotte Messiaen). Au programme : le propre grégorien de la « missa votiva de Spiritu Sancto », le kyriale de la « missa brevis » pour voix d’enfants et orgue de L. Delibes (1836-1891) ainsi que quatre motets polyphoniques de J.-S. Bach (1685-1750), César Franck (1822-1890), Otto Fischer (1911-1985) et Léo Halmos (1945). Les orgues du Saint-Sacrement étaient tenues par leur titulaire, Patrick Wilwerth, professeur au conservatoire de Verviers.

 

 

 

 

promotion de la culture chrétienne

 

 

Le calendrier des principales manifestations et activités culturelles organisées en 2009 au Saint-Sacrement s’établit comme suit :

 

Samedi 4 et dimanche 5 avril 2009 : exposition d’icônes.

 

Le week-end des Rameaux 2009, l’Atelier Saint-Séraphim de Sarov (direction : Annette Gottschalk) a exposé cette année encore au Saint-Sacrement une centaine d’icônes contemporaines, fruit du travail remarquable de ses élèves (vernissage le vendredi 3 avril à 19h, avec le Père Guy Fontaine, recteur de l’église orthodoxe russe du Laveu).

 

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Samedi 9 mai 2009 : clôture du cycle 2008-2009 des cours de l’académie de chant grégorien.

 

Le samedi 9 mai 2009, 250 personnes ont pris part à la journée de clôture du cycle de cours 2008-2009 de l’académie de chant grégorien à LiègePsallentes1.jpg. A l’église conventuelle des Bénédictines (16h.), 70 auditeurs attentifs ont applaudi à l’écoute du programme (« du plain-chant au déchant ») présenté par les 30 élèves liégeois de l’académie, dirigés par Stéphan Junker (conservatoire de Verviers), avec le concours de Gérald Messiaen. En seconde partie, le public a découvert de larges extraits de l’office liégeois dep1000340.jpg la fête de saint Lambert interprétés par l’Ensemble « Psallentes » conduit par Hendrik Vanden Abeele (conservatoire d’Amsterdam). Entre les deux prestations Patrick Wilwerth (conservatoire de Verviers) a fait sonner le bel orgue Le Picard (XVIIIe siècle) avec de la musique baroque espagnole. Le même jour, après le concert, place à la liturgie chantée à 18 heures pour 180 personnes réunies  sous la présidence de Monseigneur Gryson, à l’église du Saint-Sacrement.

 

 

Mercredi 26 août : festival de promenades.

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Dans le cadre du « Festival de promenades » initié par l’échevinat du tourisme de la Ville de Liège, les organistes Geneviève Chapelier, Anne Froidebise, Joëlle Sauvenière et Patrick Wilwerth ont organisé, pour une soixantaine de personnes, un circuit de visite commentée autour de quelques orgues liégeois. La promenade a débuté à 15h au Saint-Sacrement. Elle s’est poursuivie chez les Bénédictines puis dans l’église du Séminaire pour se terminer à la cathédrale Saint-Paul.

 

 

 

 

Samedi 12 et dimanche 13 septembre 2009 : XXIe journées du patrimoine, sur le thème « patrimoine et modernité » 

 

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Le samedi 12 septembre 2009 à 16h., le Cercle interfacultaire « Gustave Thibon » a organisé dans l’église du Saint-Sacrement une conférence-débat intitulée « Liturgie et modernité » : unsujet actuel, qui soulève quelquefois les passions sur un thème capital si, comme l’affirme le concile Vatican II, la liturgie est  « la source et le sommet de la vie de l’Eglise ».Pour l’éclairer, un orateur et praticien compétent : le Père Gabriel Diaz Patri, qui dirige un centre de recherches liturgiques à la faculté de philosophie et lettres de l’université nationale de Cuyo à Mendoza (Argentine). Le texte de cetteP1010057.JPG conférence a été publié par nos soins. Il est disponible sur simple demande.

 

 

 

 

 

 

Le lendemain dimanche 13 septembre, à 16h., un récital donné à l’orgue du Saint-Sacrement par Geneviève Chapelier (professeur à l’académie de musique de Visé) a aussi montré en quoi des compositeurs wallons d’aujourd’hui (Patrick Wilwerth, 1959 ; Edouard Senny, 1923-1980 ; Pierre Froidebise, 1914-1962) peuvent se situer dans la grande tradition des anciens (Thomas Babou, 1646-1740 ; André-Modeste Grétry, 1741-1813 ; César Franck, 1822-1890).

 

 

Vendredi 25 septembre 2009 : soirée musicale baroque

 

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Le 25 septembre 2009 à 20h15, le Consort Henry Dumont (dir. : Vincent Grégoire) et Jean-Luc Thellin (orgue) ont interprété des œuvres de Gabrieli, Froberger et Frescobaldi (XVIIIe siècle) devant un public d’une centaine de mélomanes.

 

Dimanche 27 septembre 2009 : fête de la Communauté française de Belgique

 

A l’occasion de cette fête, un concert a été donné au Saint-Sacrement, le dimanche 27 septembre 2009 après-midi, à l’initiative d’Octavian Morea, par deux quatuors à cordes, Lambert Demez (orgue), Sandrine Desmet (flûte) et Daniel Pugnolli (clarinette) avec un programme très éclectique (de Bach à Devienne en passant par Mozart et Mercadante).

 

 

Samedi 14 novembre 2009 : 30 inscrits pour un nouveau cycle de cours de chant grégorien

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Le samedi 14 novembre 2008 à 15 heures, l’académie de chant grégorien a ouvert ses portes pour un 7n663488723_6811.jpge cycle (2009-2010) de cours dans les locaux du Saint-Sacrement, avec une trentaine d’inscrits (dont 14 nouveaux) : de novembre 2009 à mai 2010, dix samedis de 14h. à 18h.30 ; professeurs : Stéphan Junker (conservatoire de Verviers) et Gérald Messiaen ; thème : « les métamorphoses du chant grégorien » ; option supplémentaire facultative : travail individualisé de la voix (16 inscrits) ; manifestation de clôture le samedi 8 mai 2010. Une journée festive est également prévue en septembre 2010 avec la Schola Metensis : « les splendeurs de Metz au temps des carolingiens ».

 

 

Samedi 28 novembre 2009 : des jeunes musiciens de Liège et Louvain la Neuve se rencontrent au Saint-Sacrement

 

038_-_G009_reduce.jpgLe samedi 28 novembre 2009 à 20h., deux formations de jeunes musiciens : les quarante choristes de la Chorale universitaire de Louvain-la-Neuve (chef de chœur : Charlotte Messiaen) et l’Orchestre Jean-Noël Hamal se sont mobilisés, sous la direction de Cyril Englebert, au profit de la restauration de l’église du Saint-Sacrement . Cent quarante personnes ont assisté à leur concert. Au programme : le « Magnificat » de Jean-Sébastien  Bach, avec en prélude le Magnificat d’Antonio de Cabezon (versets alterP1010258.JPGnés à l’orgue par Fabien Moulaert) et la 1ere suite pour violoncelle en sol majeur de J.S. Bach (par Guillaume Lagravière, violoncelle solo).

 

Samedi 19 décembre 2009 : concert de Noël

 

Le samedi 19 décembre 2009 à 17heures, l’Ensemble « Praeludium » (orgue et direction : Patrick Wilwerth) a donné un concert célébrant la Nativité : « Noël à travers les âges », avec la participation de Steve Laird (chants et cornemuse) dont le talent chaleureux fut apprécié de tous.

 

 

Site d’information sur les activités au Saint-Sacrement

 

La consultation sur internet du blog électronique de l’église du Saint-Sacrement http://eglisedusaintsacrementliege.hautetfort.com a considérablement augmenté en 2009 : de 3.359 visites en 2008 (moyennes mensuelle de 280), elle est passée à 12.401 visites en 2009 (moyenne mensuelle de  1.033). L’insertion de video-reportages et d’enregistrements sonores pourrait améliorer encore la performance. Appel aux techniciens bénévoles.

 

 

sauvegarde du patrimoine

 

 

L’église du Saint-Sacrement (1766) est un bâtiment classé dont l’asbl « Sursum Corda » assure, en tant que proprétaire, l’entretien et la restauration. A cet égard, l’année 2009 a été marquée par :

 

l’aménagement, à l’entresol des locaux annexes, d’une chambre pour le logement du chapelain (avec installation sanitaire, électrique et chauffage) ;

 

les soucis causés par la construction d’un parking en sous-sol et en surface de la cour jouxtant l’église : coupure des conduites d’eau et de gaz, déplacement des compteurs, accès  à la chaudière et à la porte latérale de l’église bloqué pendant des mois, travaux non autorisés dans les fondations de celle-ci ; déstabilisation du bâtiment (sol affaissé dans le transept, chutes répétées de platras et de stucs décoratifs) qui a nécessité des mesures d’urgence pour la sécurité.

 

le suivi de l’instruction de la demande déposée à la Région wallonne (direction du Patrimoine) en vue d’une réhabilitation globale de l’église :

 

A cet égard,  « Sursum Corda », en tant que maître d’œuvre, a choisi l’architecte Alain Crevecoeur comme auteur de projet et le comité d’accompagnement de ce projet (maître d’œuvre, auteur de projet, commission des monuments et sites, direction wallonne du patrimoine, urbanisme de la ville de Liège) s’est réuni le 24 juin 2009. Il a analysé la fiche sanitaire du bâtiment établie par l’architecte et marqué son accord pour le dépôt de trois dossiers subsidiables par la Région wallonne sur base d’un triple cahier de charges :

 

□ un cahier général portant sur la rénovation de la façade (mur de pierres, porte monumentale, perron et grilles d’entrée) pour introduire une demande de subsides régionaux sur base d’un certificat de patrimoine ;

  un cahier spécial concernant les bas-reliefs et les armoiries décoratives de cette façade (en fonction de recherches historiques aux archives de la Région wallonne)  ;

□ un second cahier spécial, pour une étude parallèle de la stabilité du bâtiment.

 

 

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Le dépôt de ces cahiers de charges par l’auteur de projet devant le comité d’accompagnement, est attendu dans le courant du mois de février 2010.

 

 

financement du budget annuel

 

 

Le budget annuel des dépenses de l’asbl « Sursum corda »  s’élève actuellement à 25.000 € dont 3.300 € pour alimenter le fonds de réserve destiné à couvrir notre quote-part (60.000 €) dans le coût global estimé (150.000 € dont 90.000 subsidiés par la Région wallonne) de la rénovation de l’immeuble. Actuellement notre réserve s’élève à 34.000 € (sur les 60.000 € à atteindre).C’est dire que notre effort annuel pour l’alimenter doit se poursuivre.

 

Les prévisions de recettes pour équilibrer le budget annuel de 25.000 €  incluent un appel aux dons à concurrence de 17.100 € (13.800 € affectés aux dépenses ordinaires+3.300€ pour alimenter le fonds de restauration du bâtiment).

 

Cette année notre appel s’adresse à quelque 350 destinataires, anciens et nouveau venus rejoindre la liste des contributeurs. Si chacun d’eux accepte de donner (en moyenne) 50 € (à verser au compte 000-3252295-79 de l’asbl « Sursum corda » à Liège) les comptes pourront se présenter en équilibre.

 

Naturellement, chacun donne selon ses moyens et l’ « obole de la veuve » a aussi sa valeur : la plus précieuse, celle de son cœur.

 

Veuillez cependant considérer que les seules ressources dont dispose notre œuvre émanent de la générosité de nos amis en bienfaiteurs (collectes dominicales, dons annuels et cotisations, recettes de concerts) :l’association n’émarge à aucun subside fonctionnel des pouvoirs publics ou religieux.

 

Confiants que, pour la septième année consécutive, nous pourrons relever ensemble le défi, nous vous adressons, Madame, Monsieur, Chers Amis, nos souhaits d’heureuse années 2010 et l’expression de nos sentiments les meilleurs.

 

 

 

 

 

 

Abbé Jean SCHOONBROODT                                                               Patrick WILWERTH

        Président                                                                                          Vice-Pésident

 

 

 

       Anne-Marie BENOIT                                                                           Jean-Paul SCHYNS

          Administrateur-Trésorier                                                                       Administrateur-Secrétaire

 

 

 

 

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SURSUM CORDA

asbl 

 

Siège social : Rue Vinâve d’île, 20/64

4000 Liège

Tél. 04.223.54.11 ou 04.344.10 .89

e-mail : sursumcorda@skynet.be

web : http://eglisedusaintsacrementliege.hautetfort.com

ccp : 000-3252295-79

 

 

 

 

 

 

11:04 Publié dans Historique | Lien permanent | Commentaires (2)

11/11/2008

patrimoine religieux

 

 

DECOUVRIR

L'EGLISE DU SAINT-SACREMENT A LIEGE

Boulevard d'Avroy, 132

 

1. LES JOURS ET HEURES D'OUVERTURE

 

Messes dominicales: 10h00 en latin (missel de 1962), choeur grégorien le 1er dimanche du mois. 11h15 en français (missel de 1970).

Confessions et adoration eucharistique: tous les mardis de 17h00 à 19h00 (17h00, vêpres grégoriennes suivies d'un temps de méditation; 18h00, chapelet suivi des litanies du Sacré-Coeur; 18h45, bénédiction du Saint-Sacrement suivie de l'angélus.

Visites guidées (groupes de 5 personnes minimum): tél. asbl "Sursum Corda" 04.344.10.89, courriel sursumcorda@skynet.be

 

2. UN PEU D'HISTOIRE

 

couvent détail031.jpgA partir de 1497, selon l'historien Joseph Daris, un prieuré des Augustins chaussés se construisit à Liège, sur la rive du bras de Meuse comblé au XIXe siècle et devenu le boulevard d'Avroy. Mais l'église de la communauté ne fut consacrée qu'en 1527, sous le règne du prince-évêque Erard de la Marck. L'édifice fut dédié à sainte Anne, la mère de la Vierge Marie ( plan Mérian, 1650, n° 47 ci-contre).

Trop vétuste, ou ne répondant plus au goût évolué de ses possesseurs, l'église "du quai des augustins" fut, dans, dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, condamnée (1757) à disparaître et à faire place à une construction dans le style néo-classique qui triomphait alors. Les religieux ne pouvaient mieux faire que de s'adresser à Jacques-Barthélemy Renoz (1729-1786), le meilleur -avec Digneffe et Dewez- des architectes liégeois du moment. Nous savons qu'il mena ses travaux à bonne fin vers 1766.

Pendant la révolution, en 1794 d'après des notes d'archives de l'église, le couvent servit d'entrepôt pour les transporteurs et les convois militaires. En 1796, les religieux furent expulsés, leur maison et l'église confisquées comme biens nationaux puis vendues aux enchères, par parcelles. L'église fut alors transformée successivement en moulin à ciment, en magasin à bois puis en manège d'équitation et servit même, au milieu du XIXe siècle, de salle de spectacle pour les cirques de passage à Liège, pendant la foire d'automne.

Une restauration avait bien été envisagée en 1843: par suite du développement du quartier d'avroy, le conseil de fabrique de Sainte-Véronique avait songé à y établir une succursale de l'église paroissiale, mais le conseil communal et la députation permanente de la Province donnaient leur préférence à un projet d'érection d'une nouvelle église.

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L'aquarelle ci-dessus (reproduite en carte-vue par l'association "Le Vieux-Liège", en 1930) date de 1845: elle montre, en face de l'écluse d'avroy, l'église des augustins, dont la croix du dôme a disparu, et la lithographie ci-dessous (Brindels-Huck, archives du musée de la vie wallonne) donne une idée du "quai des augustins" au début du XIXe siècle: à cette époque encore, un bras de la Meuse venant de Fragnée se partageait en deux branches à hauteur de l'église: l'une bifurquait à droite, par ce qui deviendra le boulevard Piercot, vers le lit principal actuel de la Meuse, l'autre continuait à descendre le long des quais -aujourd'hui boulevards- d'avroy et de la sauvenière pour rejoindre ensuite, par la future rue de la régence, le cours du fleuve tel que nous le connaissons aujourd'hui. Face à l'église des augustins (cfr l'aquarelle précitée), à hauteur du bras de Meuse occupant le site du boulevard Piercot, se trouvait le port marchand du "rivage des augustins", qui fonctionna jusqu'en 1860.

L'autre partie du cours d'eau, vers de pont d'Avroy et la sauvenière, était -en 1750 encore- large quai des augustins034.jpgde 35 mètres à hauteur du quai des augustins: elle portait le nom de "rivière d'avroy". Mais, dès la fin du XVIIIe siècle, sa navigabilité s'amoindrit progressivement, suite à divers travaux en amont, sur la Meuse et l'Ourthe. En 1835, on achève déjà de combler cette rivière entre l'église des augustins et le pont d'avroy pour faire place à la première section du boulevard du même nom, sous laquelle subsistait un aqueduc couvert de 2m50 de large et de 4m de haut, débouchant à ciel ouvert sur la promenade du quai de la sauvenière. Cette partie fut, à son tour, voûtée en 1844.

Le projet d'église nouvelle pour remplacer celle des augustins, dans un quartier d'avroy en pleineMère Anna de Meeus024.jpg mutation, n'aboutit pas et, en 1859, une dame Vve Dumonceau acquit l'édifice, fort délabré, "pour empêcher sa destruction et dans l'espoir de le rendre plus tard au culte". Le 30 décembre 1864, le comte Henri de Meeûs et des associés en devinrent propriétaires. Ils le destinaient à des religieuses de l'"Institut de l'Adoration perpétuelle", congrégation fondée depuis peu (1856) à Bruxelles par la soeur d'Henri de Meeûs, la comtesse Anna de Meeûs (1823-1904, photo ci-contre à droite).

L'architecte du conservatoire et de l'université de Liège, Laurent Demany (1827-1898), fut chargé de la remise à neuf du bâtiment, qui se termina le 15 décembre 1865 par la remise de la croix au sommet du dôme, après 70 ans d'absence. Monseigneur Théodore de Montpellier, évêque de Liège de 1852 à 1879, bénit solennellement l'église le 3 mars 1866 et, le 15 décembre de la même année, Monseigneur Charles de Mercy-Argenteau (Liège, 1787-1879), ancien nonce du pape en Bavière, évêque in partibus de Tyr et doyen du chapitre cathédral de Liège, la reconsacra sous le vocable du Saint-Sacrement.

Ainsi réapparaissait, dans la cité de sainte Julienne, ce titre si cher aux Liégeois et disparu depuis la démolition de l'église du collège des jésuites érigée jadis à l'emplacement de la salle académique de l'université, place du XX août.

Pendant 127 ans (1866-1993) à Liège, les dames du Saint-Sacrement se consacrèrent à la dévotion eucharistique mais aussi à la confection de vêtements du culte pour les églises pauvres et les missions ainsi qu'à l'oeuvre des catéchismes (préparation des communions solennelles, éducation des enfants des forains de la foire aux variétés, organisation de retraites et d'une pédagogie pour jeunes filles).

dernières soeurs Lg023.jpgAprès le concile "Vatican II", l'activité et les vocations déclinèrent progressivement. Les six dernières soeurs rejoignirent leur maison-mère à Bruxelles, après une messe d'adieu célébrée le 13 juin 1993 (photo ci-contre, à gauche). Les religieuses avaient vendu le couvent à l'association diocésaine du "Balloir" et lui firent don de l'église.

Dix ans plus tard, en février 2003, cette association décida de vendre le tout, menaçant ainsi l'église d'une nouvelle sécularisation. Plus de trois cents amis du patrimoine religieuP1010267.JPGx et historique se mobilisèrent pour permettre le rachat du sanctuaire par l'asbl "Sursum Corda" (hauts les coeurs) présidée par l'abbé Jean Schoonbroodt (photo ci-contre, agenouillé devant le Saint-Sacrement). La somme fixée par le vendeur fut réunie en quelques mois. La promesse de vente, signée par le chanoine Klinkenberg le 6 août 2003, le jour de la fête de sainte Julienne de Cornillon, fut exécutée par acte authentique de transfert de propriété à "Sursum Corda", le 26 novembre de la même année.

Aujourd'hui, la sauvegarde de cette église, au triple bénéfice du culte, de la mémoire historique et de la culture religieuse, est entre les mains de la seule générosité "citoyenne" des Liégeois puisqu'elle ne bénéficie d'aucun subside fonctionnel des autorités publiques ou religieuses. Outre de nombreuses activités d'inspiration chrétienne (cours, concerts, conférences, expositions), elle reste fondamentalement vouée au culte, assuré par deux prêtres diocésains. Les messes dominicales se célèbrent tous les dimanches à 10h en latin, selon le missel de 1962 (avec le concours d'un choeur grégorien le 1er dimanche du mois) et à 11h15 en français, selon le missel de 1970. Les confessions et une adoration eucharistique ont lieu tous les mardis de 17h00 à 19h00 (17h00 vêpres grégoriennes, 18h00 chapelet, 18h45 bénédicion du Saint-Sacrement).

 

ci-dessous (2008), sainte messe au maître-autel: 

P1010224.JPG 

 

3. PETITE VISITE GUIDEE

 

Extérieur hiver 3.JPGNous nous inspirons principalement ici d'une note d'archive de l'église, rédigée en 1967 par Denise Tinlot à l'occasion du centenaire de la présence des Soeurs de l'Eucharistie à Liège.

L'église actuelle (1766) du Saint-Sacrement s'appelait donc, autrefois, église Sainte-Anne. Elle fut construite, comme indiqué ci-dessus, par Jacques-Barthélemy Renoz (1729-1786) dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle pour remplacer une première église érigée au début du XVIe siècle.

Jacques-Barthélemy Renoz, architexte liégeois (Saint-Jean l'Evangéliste, Saint-André, église du Séminaire, hôtel de la société littéraire) converti aux idées néo-classiques de son temps, adopta un compromis entre les tendances fondamentales du style baroque des Pays-Bas méridionaux et une décoration inspirée de la Rome antique.

L'église étant conventuelle, la partie réservée aux religieux prit une importance presqu'aussi considérable que celle destinée au public. Jacques-Barthélemy Renoz s'inspira du plan en croix grecque, introduit dans nos régions au XVIIe siècle par le père Huyssens, et le conjugua avec un plan à une nef terminée en abside arrondie, flanquée d'une tour carrée innovée par W.Coenbergher en 1608-1615 pour l'église des dames carmélites de Bruxelles.

De l'extérieur, on observe la coupole à pans irréguliers, bombés puis incurvés, pour se relever élégamment en une pointe supportant un globe sous une croix. La tour elle-même est surmontée d'un clocheton bulbeux avec abat-son. Toute la toiture est couverte d'ardoises du pays.

La façade, construite en pierre calcaire de Meuse, est précédée d'un perron de cinq marches. Deux pilastres, surmontés deDSCF0078.JPG chapiteaux composites, supportent une large architrave portant un fronton triangulaire au centre duquel se détachent en haut-relief peint les armoiries "à un lion avec un homme sauvage et un lion comme supports" du prince-évêque régnant, Charles-Louis d'Oultremont (1723-1771).

Entre les deux piliers s'insère une porte monumentale en chêne, à deux battants: dans chacun s'inscrit un médaillon sculpté en demi-relief, l'un avec l'image de sainte Anne et l'autre de saint Joachim. Au dessus de la porte se superposent deux bas-reliefs joliment sculptés par Antoine-Pierre P2220093.JPGFranck (1723-1796). Le premier représente saint Jean écrivant sous l'inspiration divine; le second montre saint Augustin vêtu du costume monastique, comme aimaient le représenter les Frères de l'ordre. Il est debout, présentant le livre qu'il écrit:"De la Trinité"". Sous celui-ci, un autre livre, ses célèbres "Confessions". Derrière lui, le figuier, arbre sous lequel il se serait converti. Des angelots rappellent l'épisode le plus populaire de sa légende: un enfant qui lui apparaît au bord de la mer s'évertue à en épuiser l'eau avec un coquillage, symbolisant ainsi l'entreprise dérisoire d'expliquer le mystère de la Sainte Trinité (photo ci-contre ,à gauche).

On pénètre à l'intérieur de l'église par un porche à entrées centrale et latérales (seule celle de droite est usuellement disponible) donnant accès à la nef centrale.

L'intérieur de l'édifice a du style baroque l'éclat et la richesse des marbres, des stucs, des couleurs et des dorures, mais ici tout est adouci par le classicisme du Louis XVI français.

Le plan octogonal de la première partie de l'édifice est délimité par huit piliers massifs, décorés chacun deChapiteaux.JPG deux pilastres jumelés à chapiteaux composites. Une frise, où court une riche guirlande et surmontée d'une épaisse corniche portée par des consoles, souligne le pourtour du monument.

Un dôme circulaire, hémisphérique, construit en lambourdes de chêne lattées et plafonnées, est peint en bleu nuit semé d'étoiles. Il repose sur quatre pendantifs trapézoïdaux et incurvés, s'appuyant sur les huit piliers.

L'ensemble est élégant et la hauteur totale de 24m50 donne une impression de légèreté.

La lumière pénètre largement par six grandes fenêtres rectangulaires à sommet arrondi.

Plafond.JPGLe choeur, longue nef à deux travées couvertes de calottes sphériques surélevées, en maçonnerie de briques, limitées par des doubleaux, se termine par une abside semi-circulaire voûtée en cul de four (photo ci-contre).

Dans chaque travée, des fenêtres transformées en entrées du temps des Soeurs (1875) et bordées d'une galerie en chêne permirent de communiquer avec le couvent.

Dominant la frise et entourant le choeur, les blasons des anciens donateurs, sculptés en haut-relief et peints, se détachent en riches couleurs. En commençant par la gauche, nous avons: Monseigneur de Montpellier, évêque de Liège de 1852 à 1879, Jacques de Heusy, bourgmestre de Liège en 1760, et son épouse Marie-Josèphe de Lamine, Joseph-Léonard de Bonhome, chanoine tréfoncier du chapitre de la cathédrale Saint-Lambert, évêque in partibus de Caprase. Au centre: François-Charles de Velbruck, prince-évêque de Liège de 1772 à 1784, Laurent Chantraine, dernier abbé de Saint-Gilles, ensuite les blasons de la famille de Heusy et de la famille Nizet, maîtres-verriers en avroy.

Nous revenons dans la nef octogonale de l'édifice: entre les piliers, quatre grands médaillons en stuc représentant les quatre évangélistes portés par des anges et leurs emblèmes (ci-contre à droite, saint Marc et le liDSC02591.JPGon ailé). Ils sont l'oeuvre d'Antoine-Pierre Franck (1723-1796).DSC02587.JPG

Sur les piliers sont fixées les quatorze stations du chemin de croix, bas-reliefs en pierre de sable signés du sculpteur Rixgens (ci-contre à gauche).

Surplombant le jubé, on peut aussi voir les armoiries de la famille de Bicken, entourées d'une guirlande.

Le mobilier est en chême massif, teinté et ciré: il fut conçu par l'ébéniste sculpteur Janssens de Saint-Trond et placé lors de la restauration de l'église en 1866. Son unité de style confère une dignité imposante à l'ensemble.

A gauche et à droite de l'entrée du choeur, les statues de sainte Anne et de saint Joachim (photo de droite: mobilier et saint Joachim) ont été sculptées par Françob151562_std.jpgis de Tombay (1823-1899).Statue de Saint Joachim.JPG

Les deux autels latéraux dans la nef ne manquent pas d'allure, avec leurs tableaux peints: à gauche "la sainte famille", par l'artiste hutois Isidore Lecrenier (1821-1899) avec, en bas à droite, les armoiries du donateur, le chanoine Bertrand; à droite (photo ancienne ci-contre à gauche) "l'apparition de Notre-Dame de Lourdes" par Müller (école allemande, 1811-1890) avec, dans l'angle inférieur droit, les armoiries du donateur, le comte de la Rousselière.

Trois tableaux de Lecrenier recouvrent dans le choeur des encadrements en marbre sculpté du XVIIIe siècle. Ces tableaux représentent successivement "la Cène", "saint Charles Borromée" ( sous les loggias d'où les soeurs pouvaient entendre la messe, à gauche ci dessous)) et "sainte Julienne de Cornillon". "Le miracle d'Orvieto" n'est pas de ce peintre.

 

Dans la nef, Lecrenier a peint "le Bon Pasteur", au dessus du confessionnal droit (photo-ci-contre à droite), "Jésus et la Samaritaine", au dessus du confessional gauche,"le serpent d'airain", aConfessionnal.JPGu dessChoeur peinture.JPGus de la statue de saint Joachim, et "le sacrifice d'Abraham", au dessus de la statue de sainte Anne.

Toute l'attention se fixe cependant sur l'autel principal dressé au milieu de l'abside (ci-dessous au centre, photo de gauche). C'est un éblouissement de marbre blanc et d'or illuminés. Sous la table apparaît un tragique Christ au tombeau, oeuvre du maître sculpteur louvaniste Charles Geerts. Au-dessus du tabernacle en bois doré, encadré de grands chandeliers de même, une copie du célèbre tableau de Guido Reni (école de Bologne, 1575-1642), "le Christ en Croix", occupe le fond de l'abside. Autrefois, à cet emplacement se trouvait une toile représentant "les quatre docteurs de l'église latine glorifiant le Saint-Sacrement", oeuvre exécutée à Liège pour l'église des augustins par Erasme Quellin (1607-1678), peintre anversois de l'entourage de Rubens. Ce tableau, confisqué lors de la révolution, fut rendu à la ville en 1816. Il se trouve à présent à la cathédrale Saint-Paul, au-dessus de l'autel du Saint-Sacrement.

Maître-autel 2.JPGP1010246.JPG
 

Deux petits autels en marbre blanc ont été élevés a gauche et à droite du maître-autel, au niveau de la première volée de marches du choeur. Offerts en 1866 par le comte Henri de Meeûs, ils sont dominés, chacun, parune statue en marbre de Carrare, due au ciseau du grand sculpteur belge Guillaume Geefs (1805-1883): le Sacré-Coeur de Jésus et le Saint-Coeur de Marie (ci-dessus, derrière le prédicateur), oeuvres remarquables s'imposant à nous par leur classicisme simple et dépouillé.

Telle qu'elle se présente aujourd'hui, l'ancienne église sainte Anne construite par Jacques-Barthélemy Renoz au XVIIIe siècle, devenue église du Saint-Sacrement au XIXe, est digne d'admiration. La restauration entreprise en 1866 par l'architecte Laurent Demany (Liège, 1827-1898) respecta l'unité de l'oeuvre première. Laurent Demany eut le grand mérite de ne pas avoir voulu trop changer de style et le mobilier installé à cette époque, malgré quelques lourdeurs, s'harmonisa heureusement au cadre architectural.

La dernière remise en état, par l'architecte liégeois N. Leclerc, date de 1967, pour le centenaire de l'installation des Dames du Saint-Sacrement à Liège.

L'asbl "Sursum Corda", actuel propriétaire, a déposé à l'administration, le 17 mars 2008, une demande de certificat de patrimoine pour réaliser, par phases successives, un plan complet de réhabilitation de l'édifice. Un dossier est en cours d'instruction pour obtenir ce certificat qui ouvre le droit à la subsidiation (60%) des travaux de restauration par les pouvoirs publics, 40% des frais restant à charge de l'asbl propriétaire.

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"Sursum Corda", asbl pour la sauvegarde de l'église du Saint-Sacrement au boulevard d'avroy à Liège.

Siège social: rue vinâve d'île, 20 bte 64. Tél.04.344.10.89 ou 04.223.54.11. Compte bancaire: 000-3252295-79. E-mail: sursumcorda@skynet.be Web: http://eglisedusaintsacrementliege.hautetfort.com

 

QUELQUES ORIENTATIONS BIBLIOGRAPHIQUES

Brochure anonyme, pour le 75e anniversaire  de l'établissement des religieuses du Saint-Sacrement, (archives de l'église du Saint-Sacrement, 1941).

Brochure anonyme illustrée, pour le centenaire de la fondation de l'Institut de l'Adoration Perpétuelle (archives de l'église du Saint-Sacrement, 1957).

Joseph DARIS, histoire du diocèse et de la principauté de Liège pendant le XVIe siècle, éditions culture et civilisation, Bruxelles, 1974.

Théodore GOBERT, Liège à travers les âges. Les rues de Liège. Tome III, éditions culture et civilisation, Bruxelles 1976, pp. 155 à 204 (v° avroy).

Anne GODINAS-THYS, les Soeurs du Saint-Sacrement de Bruxelles à Liège, bulletin de la société royale "Le Vieux Liège", n° 317, avril-juin 2007, pp. 137 à 160.

Aurélie GODINAS, dossier du traitement de la peinture représentant saint Augustin (archives de l'église du Saint-Sacrement, 2007).

Pierre-Lambert de SAUMERY, Les délices du Païs de Liége, tome 1, L. Kints, imprimeur du Prince-Evêque de Liège, 1738.

Denise TINLOT, notes dactylographiées pour le centenaire  de l'installation des religieuses du Saint-Sacrement à Liège (archives de l'église du Saint-Sacrement, 1967).

 

 Nous accueillerons avec beaucoup de reconnaissance toutes les remarques et informations susceptibles de corriger, perfectionner ou enrichir le texte de cette note

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