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25/02/2015

La famille en débat à l’Université de Liège (ULg). Nature et culture : l’équivoque freudo-marxiste

 

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Invitation  

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La famille, nature et culture : l’équivoque freudo-marxiste

Lunch débat à l’Université de Liège, le mercredi 4 mars 2015 à 18h00  

Famille, solution ou problème ? Après le succès de la rencontre organisée le 28 janvier dernier avec Mgr André-Joseph Léonard, l’Union des étudiants catholiques de Liège et le Groupe Ethique sociale accueillent à l’Ulg, le mercredi 4 mars 2015 à 18hPaolo Sorbi, professeur à l’Università Europea de Rome. Réponse, cette fois, d’un sociologue catholique italien qui avait adhéré à l’idéologie marxiste dans les années ’60  et redécouvrit les valeurs sociales chrétiennes et de la famille naturelle, à la lumière de ses affinités intellectuelles avec le magistère de Benoît XVI .

PROGRAMME 

« La famille, nature et culture : l’équivoque freudo-marxiste », 

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par le sociologue Paolo Sorbi

professeur ordinaire à l’Università Europea de Rome

            
Apéritif à 18h00
Exposé suivi du lunch-débat de 18h15 à 20h30 

La rencontre se tient à la salle des professeurs dans le bâtiment du Rectorat (photo) de l’Université de Liège, place du XX août, 7, 1er étage (accès par la grande entrée : parcours fléché). 

Participation aux frais : 10 € (à régler sur place); 2 € pour les étudiants 

Inscription nécessaire au plus tard le 27 février 2015:

soit par téléphone : 04 344 10 89 (de l’étranger +32.4.344.10.89)
soit par email : info@ethiquesociale.org
soit via le site internet : http://www.ethiquesociale.org/conference/la-famille-nature-et-culture-lequivoque-freudo-marxiste/

  

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Paolo Sorbi : de Marx à Ratzinger

Extrait de l’interview accordée par Paolo Sorbi à l’Agence Zenit (2013): 

« […]  la vie du sociologue italien Paolo Sorbi se définit comme « une révolution » continue, passée à courir derrière de grands idéaux fondant l’humanité, « conquis » à travers les protestations de 68 ou les doctrines sociales de l’Eglise catholique. Et aujourd’hui encore, après avoir quitté l'negagement militant, et s’être « assagi », il continue à se faire entendre, « s’exprimant librement sur la situation politique et sociale de l’Italie et du monde aujourd’hui.

Paolo Sorbi fait partie du mouvement italien appelé avec humour par un quotidien « marxistes ratzingeriens », dont les membres sont tous des «  convertis »  à la « vision anthropologique » du pape Benoît XVI, en faveur de la défense de la vie « depuis la conception jusqu’à la mort naturelle » et du mariage comme union entre un  homme et une femme.

Il donne ici son diagnostic sur les prochaines élections politiques en Italie mais aussi sur la « Manif pour Tous » organisée dimanche dernier, 13 janvier, à Paris et dans de nombreuses villes du monde.

Zenit – Plus de 800.000 personnes sont descendues dans la rue dimanche, à Paris, pour manifester « contre » le projet de loi du gouvernement de M. Hollande sur le mariage entre personnes du même sexe et l’adoption d'enfants. En tant qu’expert des mouvements collectifs, quel est votre regard sur cet événement ?

Paolo Sorbi – Je trouve très original le fait qu’une grande manifestation pour des idéaux ou des valeurs émerge d’une situation européenne en grande dépression sociale (…). Cette manifestation est en fait une bouffée d’air, avant tout par l’importance du nombre des participants, mais aussi par l’originalité de la participation laïque, non homophobe et anti-radicale, c’est-à-dire contre une proposition sans valeurs issue du parti socialiste. C’est un événement très positif aussi parce qu’y participent des mouvements homosexuels qui ne veulent rien savoir du mariage gay - qui est d’ailleurs une contradiction de termes – sans compter de nombreuses forces laïques et environ 27 représentants du parti socialiste qui n’acceptent pas « les yeux fermés » cette proposition nihiliste. Enfin, la forte présence de musulmans, a été très manifeste, de même que la communauté juive, en la présence du grand Rabbin de France, Gilles Bernheim.

Ce dernier point confirme qu’il ne s’agit pas d’une protestation « pieuse » des catholiques, comme le suggèrent de nombreux media, mais qu’il s’agit de l’affirmation de valeurs universelles qui vont au-delà des croyances de chacun ? 

Certainement. La Manif pour tous se déroule sur un plan laïque et rationnel, où le discours catholique n’entre pas en ligne de compte. Les catholiques y sont présents en tant que citoyens et hommes de bonne volonté, et de même pour les musulmans, les juifs, etc. Les valeurs en question ne sont pas exclusives de la foi ou de la religion d’appartenance, mais elles ont un caractère anthropologique et humain. Il y a toute une instrumentalisation de la culture majoritaire, répandue en Europe, de type radical-nihiliste, c’est-à-dire sans valeurs. Nous devons comprendre que nous sommes une minorité au-delà des 800.000 participants, qui est un chiffre élevé pour une manifestation, mais pas pour des élections ou des votes (…).

Je reviens sur une expression que vous venez d’utiliser : « le mariage gay est une contradiction de termes ». Que voulez-vous dire ?

Je veux dire que si deux personnes homosexuelles veulent avoir une vie en commun, c’est tout-à-fait légitime, même si, personnellement, je ne suis pas d’accord parce que je ne partage pas l’idée de l’homosexualité. Mais importer cela dans le mariage, vraiment, non ! C’est une contradiction dans la mesure où il est prévu, en France aussi, qu’un mariage ne soit pas entre le « géniteur 1 » et le « géniteur 2 », comme l’indique le projet de loi, mais qu’il soit composé d’un homme et d’une femme en vue de la procréation. Et, toujours en France, le droit civil souligne très bien cela. C’est un principe naturel qui ne doit pas être déformé par des projets et des désirs d’une communauté minoritaire comme la communauté homosexuelle. 

Comment expliquez-vous le récent jugement de la Cour de cassation italienne, qui a établi qu’un mineur peut grandir de manière équilibrée, même dans une famille homoparentale ?

Nous expliquons cela comme de l’irrationalisme et une mauvaise interprétation des recherches et des sondages de la part des magistrats qui, comme tout le monde, peuvent se tromper. J’estime beaucoup la magistrature italienne, mais dans ce cas-ci, je crois qu’il s’agit vraiment d’une énorme « bourde » juridique.

En ce qui concerne les élections du mois prochain, en Italie, nombreux sont les catholiques qui regardent le panorama que leur offre la politique italienne et qui se sentent « désorientés ». A votre avis, sur la base de quels critères un catholique devrait-il voter ? 

Liberté de conscience ! Un catholique doit faire un discours d’identité publique, non intégriste, mais à partir de son identité de chrétien. Les critères sont subjectifs, le chrétien doit faire une médiation… Je ne suis pas d’accord, et je ne l’ai jamais été, avec l’unité politique des catholiques ; en revanche je partage pleinement l’idée qu’ils soient répartis sur tous les fronts.

Vous faites partie du fameux groupe des « marxistes-ratzingériens ». De quoi s’agit-il précisément ?

Expliquons tout d’abord que ceci est une étiquette sympathique de « marketing politique » que nous a collée le Corriere della Sera, mais qui ne reflète pas la réalité. Nous sommes un groupe composé de quatre personnes : moi-même et les professeurs Tronti, Vacca et Barcellona, tous issus du parti communiste et qui ont témoigné – trois en tant que non-croyants et moi-même en tant que croyant – le primat de la personne humaine depuis toujours, même dans les décennies pendant lesquelles j’étais un militant actif. On nous appelle « ratzingériens » parce que nous estimons (personnellement, pour des raisons de foi, mes amis par grand respect) l’élaboration doctrinale et anthropologique de Joseph Ratzinger.

Nous pensons, en particulier, que le rapport entre foi et raison, élaboré par ce grand intellectuel européen qu’est le Saint-Père, tout comme les réflexions sur l’actualité de la crise économique qu’il a formulées dans Caritas in veritate, sont une contribution fondamentale aux perspectives futures de l’humanité et de la nouvelle évangélisation […] ».

 Salvatore Cernuzio

Traduction d'Hélène Ginabat, avec Isabelle Cousturié 

Zenit.org 

12/01/2015

Monseigneur Léonard à l’Université de Liège le 28 janvier 2015 : Synode sur la famille. Echos et perpectives

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Madame, Monsieur, Chers amis,

Vous êtes cordialement invités à prendre part au cycle de lunch-débats 2015 organisé à l’Université de Liège sur le thème « La famille : solution ou problème ? », par le Groupe de réflexion sur l’éthique sociale et le Cercle interfacultaire de l’Union des étudiants catholiques de Liège, avec le concours du Forum de conférences Calpurnia.

Cette année, nous nous posons la question de savoir si les liens familiaux constituent un problème pour la société actuelle caractérisée par une culture relativiste qui porte aux extrêmes l’individualisme totalitaire du moi ou si c’est justement la famille la solution à la crise culturelle de notre société. Nous recherchons cette solution dans la révélation que Dieu a donnée de la famille et que notre monde a un urgent besoin de connaître. Ci-joint, veuillez trouver le programme du nouveau cycle.

Comme premier conférencier, nous avons le privilège de recevoir, Monseigneur André-Joseph Léonard, archevêque de Malines-Bruxelles, membre du synode extraordinaire des évêques sur la famille. Cette première rencontre aura lieu le mercredi 28 janvier 2015 dans les conditions indiquées ci-dessous et aura comme thème :

Synode sur la famille : échos et perspective

« Un des enjeux principaux du synode est de tenir ensemble amour et vérité, avoir une proximité pastorale et en même temps une rectitude et une fidélité sur le plan doctrinal. Tous les pères synodaux veulent cela, avec des dièses ou des bémols. Je crois que l’unité se fera » (Monseigneur Léonard, in « Famille Chrétienne », 17.10.2014) 

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Archevêque de Malines-Bruxelles, Membre du synode extraordinaire des évêques sur la famille.

PROGRAMME
Apéritif à 18h00
Exposé suivi du lunch-débat de 18h15 à 20h30

La rencontre se tient à la salle des professeurs dans le bâtiment du Rectorat de l’Université de Liège, place du XX août, 7, 1er étage (accès par la grande entrée : parcours fléché).

Participation aux frais : 10 € (à régler sur place); 2 € pour les étudiants
Inscription nécessaire trois jours ouvrables à l’avance (23 janvier 2015) :
soit par téléphone : 04 344 10 89
soit par email : info@ethiquesociale.org
soit sur notre nouveau site internet :www.ethiquesociale.org

 

Union des étudiants catholiques de Liège - Jean-Paul Schyns - Quai Churchill, 42 - 4020 Liège - Tel. 04.344.10.89  - jpschyns@skynet.be

Groupe de réflexion sur l’éthique sociale - Elio Finetti - Quai Orban, 34 - 4020 Liège -  Tel. 0475 83 61 61 -finetti@ethiquesociale.org

Calpurnia - Forum de conférences, débats - Philippe Deitz - Rue Henri Maus, 92 - 4000 Liège - Tel. 04.253. 25.15 -calpurnia.musee@gmail.com

 

26/12/2014

Noël 2014: De l’archevêque de Malines-Bruxelles à la messe de minuit

TEMOINS

 

media_xll_6392425.jpg2014, peut-être le dernier Noël de Mgr Léonard comme archevêque de Malines-Bruxelles : la cathédrale des saints Michel et Gudule était archi-comble. Voici son message :

« Il se passe toujours d’étonnantes merveilles la nuit et le jour de Noël. En lisant les chroniques de la Grande Guerre, j’ai lu, comme vous, comment, un soir de Noël, par-dessus les tranchées qui les séparaient, des combattants anglais et allemands ont alterné des chants de Noël et en sont venus à fraterniser entre eux. Car, ce soir-là, ils n’étaient plus des belligérants, mais des frères en humanité et, souvent, dans la même foi chrétienne. Le lendemain, hélas, les « ordres » reçus d’en-haut leur imposaient à nouveau de se tirer dessus au nom d’intérêts dits supérieurs. 

Mais, pour quelques heures, ce fut un moment d’intense humanité au milieu d’un océan de barbarie collective. Pour un instant s’était vérifiée la prophétie d’Isaïe entendue à la messe de minuit : « Toutes les chaussures des soldats qui piétinaient bruyamment le sol, tous leurs manteaux couverts de sang, les voilà brûlés : le feu les a dévorés ! » (Is 9, 4).  Et cela simplement parce que « Oui ! Un enfant nous est né, un fils nous été donné ! » (Is9, 5). Tout nouveau-né soutire de ses parents des merveilles de générosité et de tendresse. Ah ! Les trésors d’amour et de patience qu’un nourrisson peut susciter même au milieu des bombes et de la violence !

 Il en va de même quand l’amour de Dieu fait homme est déposé dans une mangeoire pour animaux dans la nuit du premier Noël. Que de cœurs s’attendrissent devant une crèche ! Certes, beaucoup fêtent « Noël », c’est-à-dire la « naissance » de Jésus, sans même lui souhaiter « bon anniversaire » et sans même penser à le rejoindre dans l’Eucharistie et la communion, alors que, dans sa « mangeoire », l’Enfant-Jésus leur dit déjà, sans paroles : « Prenez et mangez, ceci est mon corps qui est livré pour toi ».

Mais beaucoup se laissent attirer. Mes confrères et moi avons été impressionnés de constater qu’en plein milieu des « plaisirs d’hiver » (Winterpret) à Bruxelles, des milliers de personnes entrent dans l’église Sainte-Catherine sur le Vismet, pour regarder, visiter, mais aussi allumer un cierge, prier un instant devant le Saint-Sacrement, et même se confesser. Et cela se passe en bien d’autres lieux encore.

Oui ! Ce n’est pas pour rien qu’en ce jour « la grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes » (Tite 2, 11). Quand le Verbe éternel de Dieu se fait chair dans le temps et vient habiter parmi nous, plein de grâce et de vérité (cf. Jn 1, 14), cela touche le cœur humain et suscite des sursauts d’amour et d’oubli de soi. Je pense aux équipes qui, en ce jour, sillonnent les rues des grandes villes pour y offrir accueil, chaleur et douceurs de Noël aux personnes sans abri.  Je pense à la détenue qui, lors de mon premier Noël en prison, à Namur, m’a confié : « Moi aussi, je suis née à nouveau, en prison. Je suis entrée ici en odieuse criminelle. Mais, grâce à des visiteurs de prison, j’ai rencontré Jésus. Et, même si je dois demeurer enfermée ici jusqu’à la fin de ma vie – et je le mérite – je suis désormais une femme libre. Jésus m’a permis de renaître en prison ». Je garde aussi le souvenir ému d’un Noël à la prison d’Ittre. Au moment de la prière universelle, un détenu s’est exprimé ainsi : « Je devrais être heureux aujourd’hui. C’est le soir de Noël et demain je verrai ma famille. Mais je ne peux pas être pleinement heureux. Je pense aux gens qui, à Bruxelles, vont dormir dans la rue, sur un carton, dans le froid. Moi, je loge dans une cellule chauffée et je dispose d’un lit. Seigneur, je te prie de veiller sur eux ». Quelle splendide prière de Noël !

Et, à titre tout à fait personnel, je te remercie, Jésus, pour ce jour de Noël 1946. J’avais 6 ans et demi. Ce fut ma toute première communion. Après la messe, au pied de la crèche, tu as obtenu de moi ce mot d’enfant, devenu ensuite l’idéal et la réalité de toute ma vie d’homme : « Jésus, pour toi je serai prêtre ! ». Merci, Seigneur, pour tout ce que tu obtiens de notre cœur à chacun. De mes frères détenus. Et même de moi, aussi. Surtout en ce jour de Noël !

+ ANDRÉ-JOSEPH LÉONARD,