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Réflexion faite - Page 76

  • Belgique : un nouveau Roi

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    Philippe, fils spirituel de Baudouin ?

     

     

    Le point de vue de Florencia Valdés Andino sur le site de « La Vie » :

    images (8).jpgDimanche 21 juillet 2013 :la Belgique a fêté la prestation de serment de son nouveau roi Philippe, succédant à son père Albert, qui a abdiqué le jour même. Façonné par son oncle, le très croyant roi Baudouin, il a dû attendre vingt ans pour accéder au trône.

     A sa mort en 1993, après 42 ans de règne, le pape Jean-Paul II a qualifié le Roi Bau­douin de Belgique de « roi exemplaire ». C'est ainsi que le souverain pontife a ré­sumé une riche vie spirituelle nourrie de prière, de discrets pèlerinages et œuvres de charité. (…)

     C'est ce monarque qui prépare le futur roi Philippe au trône. 

    Ne pouvant pas avoir de descendance, le roi le prend sous son aile et exprime haut et fort son désir de le voir régner après lui. Le tout jeune Philippe mène à bien de nombreuses missions à l'étranger où il montre son talent dans les affaires. Mais il reste considéré comme timide et maladroit. D'autant que, trop présent dans la politique, il ose critiquer les partis séparatistes et ne cache pas les convictions religieuses qu'il partage avec son mentor. (…)

    Philippe, 53 ans, pourra-t-il appliquer les enseignements de son oncle ? 

    Selon le Vicaire général du diocèse de LiègeAlphonse Borras, il ne sera pas sim­ple d'emboîter le pas de son maître : « La Belgique a vécu de nombreux change­ments et a traversé la pire crise politique de son histoire. Philippe sera prudent, ce serait mal venu d'afficher ses convictions. Cela ne contribuerait pas à la participa­tion du roi dans les débats de société. Le roi règne mais ne gouverne pas ». 

    Luc Tie­lemans, directeur général des Médias ca­tholiques francophones belges, reprend cette même devise. « Le devoir l'oblige à une très grande neutralité parfois contre ses propres convictions, analyse-t-il. Il doit être très prudent vis-à-vis des Flamands. Il est certain que sa foi va le guider, il y a quelque chose du roi Baudouin en lui. Mais son épouse, la reine Mathilde apparaît de plus en plus comme une pièce maîtresse dans sa spiritualité. Elle joue un rôle très important. » Le père Patrick Ballard, spé­cialiste en droit canonique, approuve : « Mathilde est une femme qui va beaucoup lui apporter. Elle rayonne ». (…)

    Notre commentaire :

    Un article intéressant (et qui change des banalités, plus ou moins  grotesques etimages (7).jpg malveillantes, lues dans « Le Monde » et autres faiseurs d’opinion de la presse inter­nationale).

    Philippe sera certainement, comme son oncle Baudouin, un Roi de conviction : ce qui suscite les mises en garde de deux personnages emblémati­ques du profil officiel des milieux cléricaux : Alphonse Borras, Vicaire Général du dio­cèse de Liège, et Luc Tielemans, directeur des médias francophones de l’Eglise ca­tholique belge. Mais que la "nomenklatura" se rassure : est-ce que le Roi Baudouin a jamais attenté à la liberté de pensée ga­rantie par la constitution belge ? Par ail­leurs, le Roi Philippe fera certainement ex­cellente équipe avec son Chef de Cabi­net, le baron Frans Van Daele, un diplo­mate chrétien flamand de haute volée, intelligent, ferme et discret. 

    JPSC

  • La vraie prière:

     

    paque.jpgDeux hommes s’en furent à l’église pour prier ; l’un était fidèle à la tradition catholique, l’autre moderne…

    Le fidèle traditionaliste, debout, priait ainsi en lui-même : « Mon Dieu, je vous rendstéléchargement (1).jpg grâce de n’être pas comme ces chrétiens postconciliaires qui trahissent le dépôt sacré, détruisent la sainte liturgie, inventent de nouveaux rites, suivent l’esprit du monde et minent la sainte Eglise de l’intérieur, il vaudrait mieux qu’ils fondent leur propre secte au lieu de subsister comme des tumeurs malignes au sein de l’institution divine ! Je vous remercie, mon Dieu, de n’être pas comme ces malappris qui ne s’agenouillent même pas pendant la consécration, communient dans la main et organisent des cocktails au fond de l’église. Dans vos églises, les chants grégoriens m’émeuvent, le son des guitares m’irrite, le bruit des tamtams me rend fou. En cinquante ans, ces renégats ont vidé les églises, détruit le scoutisme de mon enfance, répandu le relativisme et entraîné des millions d’âmes en enfer ! Dieu tout puissant, comment pouvez-vous supporter tout ce mal ? Pourquoi tardez-vous à punir ceux qui vous trahissent ? Je sais que vous êtes un Dieu patient et miséricordieux, mais là je ne vous comprends plus… Regardez vos vrais fidèles, ayez pitié de ceux qui forment la maigre cohorte de vos élus, le petit troupeau rescapé des horreurs de la modernité ! Ainsi, moi, je jeûne deux fois par semaine, je récite mon chapelet tous les jours et je donne volontiers de l’argent aux fraternités sacerdotales fidèles à Rome. Je fais l’aumône à quelques pauvres sympathiques et je soutiens financièrement un séminariste sud-américain qui porte le col romain. Chaque année, pendant mes vacances, je vais en pèlerinage dans un site marial ou dans un lieu d’apparition reconnu par l’Eglise. Mes enfants ont été scolarisés dans le réseau de l’enseignement catholique, je suis affilié à une mutuelle chrétienne et je fais du bénévolat dans une maison de retraite gérée par des religieuses voilées. Toute ma vie, je suis resté fidèle à vos préceptes. Me voici au soir de ma vie. Le monde me dégoûte, la corruption est partout, la tiédeur universelle. Je suis las et découragé. Donnez-moi, Dieu très bon, la récompense que vous avez promise à vos élus. »

    Le chrétien moderniste, debout, priait ainsi en lui-même : « Mon Dieu je te rends grâce que je ne suis pas comme ces chrétiens sclérosés, qui n’ont plus bougé depuis le concile de Trente, s’accrochent à des symboles dépassés, moralisent à tout crin et fuient la révolution permanente qu’est l’Evangile. Seigneur Jésus, merci de n’être pas comme ces tradis en loden, bon chic bon genre, accrochés à leur latin, égarés dans leur moyen âge spirituel… Ce sont de pauvres gens qui n’ont pas compris que ton évangile est vivant, comme toi tu es vivant ! Avec ces poids morts, ton Eglise regarde en arrière, s’alourdit d’un fatras de préceptes éculés, et surtout elle rate le train du présent. Je repense aux promesses extraordinaires du concile de Vatican II… J’étais jeune à l’époque… Quel enthousiasme ! Nous avons tout fait pour renouveler l’Eglise ! L’Esprit Saint a soufflé comme jamais ; il fallait une vraie rupture, elle a eu lieu et nous en sommes aujourd’hui les acteurs essoufflés. Nos intuitions étaient justes et bonnes, qu’en reste-t-il ? Certains jeunes me regardent comme un vieil anarchiste ringard, alors que j’ai sincèrement recherché ton royaume... Nous savons que l’aujourd’hui de Dieu ne s’encombre pas de colifichets, de code vestimentaire ni de théologie surannée. Père très bon, veux-tu faire de nous des esclaves obéissants ou des enfants émerveillés ? Il faut vivre au cœur du monde, parler aux masses et épouser son époque comme Jésus l’a fait ! Tu es la vie, donc tu es spontané, inventif, joyeux ! Nous, nous sommes le vrai peuple de Dieu ! Regarde-moi tous ces coincés qui pleurnichent en latin et processionnent dans les fumées d’encens, comme il a un siècle ! Ils font fuir les incroyants ! Ils choquent les gens normaux ! Est-ce vraiment ça que tu veux ? Et je ne te parle pas de la hiérarchie, toujours en retard d’une guerre ou deux... D’accord, je ne vais pas à la messe tous les dimanches, mais je prie pendant la journée, je pense souvent à toi. N’est-ce pas l’essentiel ? D’ailleurs pour moi, l’eucharistie est une prière qui n’a pas besoin de rite ni de formules rigides ; je prie avec mon cœur, quand j’en ai le temps, et je sais que tu me comprends. D’ailleurs toute ma vie est orientée vers toi : je dirige l’équipe liturgique paroissiale, ma femme donne le catéchisme deux fois par semaine, je suis visiteur de prison, membre actif d’Amnesty international et responsable local du magasin Oxfam, j’étais encore engagé dans mon syndicat jusqu’avant mon infarctus… Chaque mois, je distribue le journal paroissial dans les boîtes aux lettres de la paroisse… Je fais vraiment tout ce que je peux, tu le sais ; je me dépense sans compter mon temps ni mon argent. Me voici septuagénaire et je commence à sentir la fatigue ; je pense avoir bien mérité le repos éternel dans ta paix. »

    jesus_priere.jpgAu même moment, dans une autre église, deux fidèles priaient, chacun de son côté. L’un était en loden vert, l’autre en pull à col roulé. Le premier, agenouillé à distance du tabernacle, n’osait même pas lever les yeux au ciel, il se frappait la poitrine en disant : « Mon Dieu, aie pitié du pécheur que je suis, et sauve ton Eglise! Apprends-moi à prier ! Apprends-moi à t’aimer, à aimer mes frères humains! Je fais le mal que je ne veux pas faire et je ne fais pas le bien que je voudrais faire! Pitié, sauve-moi !» Le second, assis au fond de l’église, n’osait pas non plus lever les yeux au ciel, mais il se frappait la poitrine en disant : « Mon Dieu, aie pitié du pécheur que je suis, et sauve ton Eglise! Apprends-moi à prier ! Apprends-moi à t’aimer, à aimer mes frères humains! Je fais le mal que je ne veux pas faire et je ne fais pas le bien que je voudrais faire! Pitié, sauve-moi! »

     Pierre René Mélon

  • La troisième demande du Pater :

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    « fiat voluntas tua »

    images.jpg Lorsqu’on observe la logorrhée des « prières » inondant les feuilles, les ondes ou la toile informatique des médias dits chrétiens, la nausée nous saisit parfois. Le bon remède est alors de se tourner vers la source, sobre et pure de toute oraison, indiquée par Jésus lui-même :

    « Quand vous priez », dit le Seigneur au moment d’enseigner à ses disciples le Notre Père, « ne multipliez pas les paroles, comme les païens : ils s’imaginent en effet que c’est par la multitude de leurs paroles qu’ils seront exaucés. Ne leur ressemblez donc pas ; car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez. » (Mt 6, 7-8).

    Aussi les Pères de l’Eglise disent-ils avec raison que, dans sa brièveté sans emphase, l’Oraison dominicale contient en soi toutes les prières. Or la troisième de ses demandes elle-même, « que votre volonté soit faite », en est comme l’abrégé. Qui ne voit en effet que l’objet de chacune des autres demandes est bien aussi objet de la volonté du Père, et que souhaiter l’accomplissement de celle-ci, c’est souhaiter encore par le fait même tout ce que le Seigneur nous y fait demander par ailleurs.

    Ce n’est pas à dire, bien sûr, que les autres demandes  -et les autres prières-  soient à déprécier : mais leur but est au fond de nous expliciter, à nous, le vrai désir de notre être, non de le faire  connaître au Père : le Seigneur vient de le rappeler et c’est évident, il sait de quoi nous avons besoin, avant que nous le lui demandions. A travers elles, c’est donc toujours à la réalisation de la volonté du Père que nous aspirons, pour peu que notre prière soit ce qu’elle doit être.

    Il apparaît mieux dès lors à quel point toute prière est puissante, et par quoi : le fiat deimages (3).jpg la troisième demande est l’écho du « Fiat » de la Genèse (1, 3) : il nous établit comme en son axe ; et dans la mesure où nous le prononçons de tout cœur, en lui attribuant la plénitude de sa signification, il participe de son efficacité.

    On en aperçoit la suprême et exemplaire mise en œuvre dans l’évangile de l’Annonciation : la Vierge en effet ne dit autre mot que fiat, et l’Incarnation du Fils de Dieu, le plus grand des mystères réservés à notre monde, s’accomplit.

    La Passion aussi, qui va nous obtenir la rédemption, s’ouvre à Gethsémani sur ce même mot fiat : « Mon Père, si ce calice ne peut passer sans que je le boive, que votre volonté soit faite. » (Mt 26, 42) On le voit, la prière que Jésus a enseignée à ses disciples est bien aussi la sienne, en ce moment décisif. En faut-il plus pour que nous la fassions nôtre ?

     

     Mais si cette demande est si capitale, il importe d’en bien mesurer la portée. Les mots « fiat voluntas tua » résonnent souvent à nos oreilles en échos d’une résignation fort sombre : nous acceptons, soit ― puisque nous sommes chrétiens ―, mais comme un pis-aller, comme une épreuve, voire comme une punition, que cette volonté divine se réalise dans notre vie... N’est-ce pas grand aveuglement que d’envisager ainsi les choses ?

    Résignation ? Sans doute, mais résignation toute lumineuse, et dont nous ferions acte avec joie débordante, si nous pesions avec un minimum de foi les premiers mots par lesquels nous avons ouvert notre prière : « Notre Père » !

    Il a bien piètre opinion de son père, celui qui craint que la volonté de ce père à son égard lui soit préjudiciable, encore qu’il se produise quelquefois, on peut en convenir, que nos pères de la terre fassent l’une ou l’autre erreur sur ce qui est vraiment bon pour nous. Ici, rien de tel : il s’agit de Dieu...

    « Si l’un de vous demande du pain à son père, celui-ci lui donnera-t-il une pierre ? Ou, s’il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent au lieu du poisson ? Ou, s’il demande un oeuf, lui donnera-t-il un scorpion ? Si donc vous, qui êtes méchants, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père qui est dans le Ciel... » (Lc 11, 11-13)

     veronese_dieu_le_pere.jpgAinsi, prononçons ces mots « fiat voluntas tua » en plongeant nos yeux dans le regard du Père, ce regard plein de bonté et qui nous crée : alors nous pourrons les dire avec totale confiance, sachant qu’il nous réserve infiniment mieux que ce que nous pourrions imaginer de meilleur, parce qu’il nous aime, et qu’il est notre Père.

    Mais voilà, Sénèque l’avait déjà observé en dehors de toute Révélation : l’homme préfère « se dresser en avocat de son propre mal. » (De vita beata, 1, 5) Et de fait, nous avons si bien pris l’habitude de préférer notre sentiment propre à celui du prochain, que nous ne sommes plus capables de faire autrement : nous n’épargnons pas même la Sagesse tout aimante de notre Père du Ciel, le Bon Dieu !

    Prenons plutôt conscience que cette parole de l’Oraison dominicale est une parole d’Evangile, c’est-à-dire qu’elle nous annonce quelque chose de bien et de bon. C’est une parole de résignation, certes, mais notre erreur consiste à l’entendre d’une résignation négative, alors qu’il s’agit de résignation toute positive, oui, toute lumineuse, toute de joie débordante. 

    Voilà pourquoi nous prononcerons ces mots de la troisième demande avec joie. « Hilarem datorem diligit Deus. » (2 Cor 9, 7)« Dieu aime celui qui donne avec le sourire ». Ce sourire est le reflet de sa propre bonté : il montre que nous sommes vraiment ses enfants, que nous le reconnaissons vraiment pour Père, et que notre confiance est donc sans conditions ni réserves.

     

     Ce ne sera pourtant pas nier le caractère parfois éprouvant de cet abandon dans les bras du Père. Le fait est que nous passons tous, tôt ou tard, par l’épreuve. Mais un amour vrai désire cette épreuve, il en a besoin pour s’exprimer pleinement. Car enfin, il lui semblerait faire trop peu pour le Père, s’il n’avait qu’à le servir dans les aises d’une vie correspondant aux penchants de sa volonté propre.

    Et puis, parce qu’il est amour précisément, il sait aussi qu’il a des fauimages (1).jpgtes à réparer, et se souvient que les épreuves lui sont bonne occasion de faire amende honorable : « ... que tout ce que vous supporterez de pénible vous soit à rémission des péchés... » Il accepte donc généreusement les épreuves qui lui surviennent, les reconnaissant de grand coeur pour ses alliées.

    La joie de Pâques suppose l’étape préalable du Carême : plus le Carême est fervent, plus il est austère, mais d’une austérité que cette joie irradie déjà, elle aussi, plus intensément. « Et eux, ils allaient, tout joyeux d’avoir été trouvés dignes de subir des outrages pour le nom de Jésus. » (Act 5, 41)

    La souffrance, l’amour ne la désire pas pour elle-même : il y voit le moyen de témoigner du feu qui l’anime, voire de ranimer et d’alimenter en lui ce feu. Et comme le chrétien veut en tout se conformer au Christ, il considère comme une grande grâce― même s’il lui en coûte, et parfois beaucoup ― que la Croix vienne l’éprouver. 

    On en vient donc à ce paradoxe : « Heureux homme, celui qui supporte l’épreuve ! » (Jc 1, 12)

    Mais le paradoxe n’est-il pas partout inscrit dans les splendeurs de la foi ? Verbe fait chair ; Vierge Mère ; qui perd sa vie la gagne ; mortuus regnat vivus ; felix culpa...

    « Que votre volonté soit faite », la troisième demande, est la clef d’entrée dans le monde, plus vrai que vrai, des paradoxes de Dieu : tous impossibles pour nous, mais tous signature de la Sagesse divine. C’est par l’accomplissement de la volonté de Dieu en nous que nous sortons du cadre de nos apories pour accéder à la liberté des enfants de Dieu. 

     La volonté du Père est que nul ne se perde. (Cf. Mt 18, 14) Si ma prière, en tout et toujours, est que sa volonté se fasse, que pourra-t-il bien m’importer qu’il m’arrive ceci ou cela ? En quoi craindrais-je pour ceux qui me sont chers ? pour le bien de l’Eglise ? pour la marche du monde ?

    Unam petii (Ps 26, 4), je n’ai qu’une chose à demander : que sa volonté s’accomplisse seulement, et tous nous habiterons dans la maison du Seigneur tous les jours de notre vie, à savourer les délices du Seigneur. (cf. ibidem)

     

    Quand nous abandonnons notre volonté propre pour faire place à la volonté du Père, que ce ne soit donc pas, ainsi que le remarque plaisamment saint François de Sales « comme les malades font des melons, lesquels ils ne mangent pas parce que le médecin les menace de mort s’ils en mangent ; mais ils s’inquiètent de s’en abstenir, ils en parlent et marchandent s’il se pourrait faire, ils les veulent au moins sentir, et estiment bien heureux ceux qui en peuvent manger. » (Vie Dévote, I, 7)

    Alors qu’il n’est rien de plus savoureux que la volonté de notre Père...

     

    Jean-Baptiste Thibaux